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PROCEDE DE FORMATION DE FUSEAUX DE CIGARE AU MOYEN DE FORMES ET DISPOSITIF
DESTINE A LA MISS EN OEUVRE DE CE PROCEDE.
Lors de la fabrication de cigares., on forme en général des fuseaux à partir d'une certaine quantité de tabac, fuseaux qui sont déposes dans des formes. Il y sont pressés et, après un certain temps, ils sont retournés et pressés à nouveau. Ces formes sont constituées en général par un certain nombre d'éléments appelés coquilles qui sont fixés l'un à cote de l' autre sur une base rigide, lesquelles coquilles travaillent de concert avec un certain nombre de coquilles supérieures formées de la même façon et fixés à un organe supérieur., coquilles supérieures dont les bords viennent s'appuyer contre les parois des coquilles inférieures. Ce procédé est en fait non-continu et l'on doit avoir à sa disposition un grand nombre de formes dans lesquelles les fuseaux doivent être conservées un long laps de temps.
L'invention vise à présenter un procédé et un dispositif qui permettent de formerdes fuseaux d'une manière simple et pratique. Selon l'invention, lors de la formation de fuseaux de cigare, une des demi-formes et, de préférence., les deux demi-formes, sont chauffées tandis que les demi-formes sont actionnées périodiquement de façon à les rapprocher et à les éloigner l'une de l'autre. Ce dernier mouvement doit être exécuté de façon qu'il suffise que, une demi-forme restant immobile, l'autre demi-forme soit actionnée par rapport à la première.
De préférence, après qu'ils ont été placés dans la forme inférieure, les cigares sont avancés de façon continue sous une garniture de coquilles supérieures, lesquelles sont périodiquement abaissées vers les coquilles inférieures., de façon que lors du mouvement d'abaissement., une coquille supérieure coopère avec une coquille inférieure ut, lors d'un mouvement d'abaissement ultérieur. avec une coquille adjacente.
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Pendant le mouvement de soulèvement et d'abaissementl'air humide a l'occasion de s'échapper. Tandis que d'après les procédés connus, les fuseaux doivent rester environ 3 heures dans la forme., selon le procédé de 1' invention, le fuseau peut être enlevé de la forme dans l'espace de quelques minutes. Par suite du traitement par la chaleur, on n'obtient pas un séchage proprement dit, mais plutôt un figeage du fuseau.
L'invention est décrite plus clairement et de façon plus détaillée au moyen du dessin annexé.
Le dessin représente en perspective un dispositif destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
Les coquilles inférieures 1 sont fixées sur une courroie sans fin qui peut être avancée d'une manière qui n'est pas décrite plus en détail.
Les coquilles sont d'une forme correspondant à celle que l'on veut donner au cigare et cela conformément aux formes à cigares connues, qui sont constituées d'un certain nombre de coquilles fixées sur une base. Un certain nombre de coquilles inférieures prennent, lors de l'avancement de la courroie sans fin., une position telle que les coquilles forment une surface plane. Les coquilles supérieures 2 sont fixées à un support rigide 3. Ce support est fixé à des bras à charnières 4 qui peuvent s'articuler aux charnières 5.
Ces charnières sont fixées de façon telle et les bras à charnières sont courbés de façon telle qu'il soit possible de placer les coquilles supérieures 2 et le support 3 dans une position parallèle au-dessus des coquilles 1 et de manière que les bords des coquilles 2 viennent se placer dans les coquilles 1 qui se trouvent en une surface plane sous le support 3.
Dans le dessin, le support 3 est représenté, pour plus de clarté, complètement ouvert. Dans la pratique, les coquilles 2 ne se trouvent qu'à une courte distance des coquilles 1 quand elles sont dégagées de ces dernières.
Les fuseaux sont placés en 6 dans la forme inférieure, qui se déplace dans le sens de la flèche P. Sur une partie du parcours des coquilles
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inférieures, les coquilles sut)érieures -2"1 peuvent. é opérer 'avec.: les'coquilles inférieures 4 correspondantes.. - @ . Le mouvement de la courroie sans fin est tel que les coquilles inférieures sont déplacées pas à pas et ce chaque fois de la distance qui sépare les axes de deux coquilles adjacentes. Quand donc, dans la position d'abaissement, la coquille supérieure A est en contact avec la coquille inférieure a. la coquille supérieure B sera en contact avec la coquille inférieure B.
Si alors la garniture supérieure 3 est soulevée et que la courroie sans fin se déplace. les coquilles viennent dans une position où la coquille supérieure B coopère avec la coquille inférieure A. Après que la courroie sans fin s'est déplacée sur quelque distance et que la coquille inférieure A a pris la place de la coquille initiale C (ou N). la coquille supérieure C (ou N) vient en contact avec la coquille inférieure A. Il est clair que, de cette manière, une coquille déterminée peut entrer en rapport avec toutes les coquilles supérieures adjacentes du support 3.
Le support 3 et les coquilles supérieures se déplacent chaque fois vers le haut et le bas lors de chaque déplacement, de façon qu'une coquille inférieure et son contenu soient pressés par une coquille supérieure autant de fois qu'il y a de coquilles supérieures fixées au support 3. Les coquilles supérieures 2 sont chauffées. Dans ce but, on peut pourvoir le support 3 d'un fil chauffant électrique interne. tandis que les coquilles peuvent être réalisées en métal. De préférence, les coquilles inférieures sont également chauffées. Dans ce but, le même moyen peut être appliqué que pour le chauffage des coquilles supérieures'. La courroie et les coquilles inférieures peuvent aussi, par exemple, être amenées à passer sur une plaque chauffée.
Il est à conseiller de réaliser les coquilles en une matière meilleure conductrice de chaleur que le bois. On peut naturellement employer une autre source de chaleur que l'électricité.
Même quand les coquilles supérieures sont chauffées aussi bien que
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les coquilles inférieures,, le danger existe de courber les fuseaux. Du fait du soulèvement régulier des coquilles supérieures, les faces supérieures des fuseaux sont en effet refroidies différemment de leurs côtés inférieurs.
Après que les fuseaux ont effectué une fois, de la manière décrite, le tra- jet sous le support 3 portant les coquilles, les fuseaux sont extraits des coquilles inférieures, retournés et placés dans une deuxième bande sans fin, pourvue de coquilles, ceci en vue d'éviter cette courbure des fuseaux.
Le façonnage des fuseaux est alors repris.
On peut alors, comme la pratique l'a démontré, produire une vingtaine de fu- seaux à la minute. Il està recommander de refroidir les fuseaux travaillés chauds avant de les libérer. Il semble en effet qu'une faible quantité d' humidité quitte les fuseaux et qu'en fait, le tabac n'est que figé. On peut alors considérer le refroidissement comme une opération de retrait.
Pour le retournement des fuseaux façonnés une première fois et pour l'extraction des fuseaux façonnés deux fois, on fait usage de pré- férence d'un dispositif qui fait l'objet d'une demande néerlandaise copendante.
Pour plus de clarté,le mouvement de levage et d'abaissement du support 3, muni des coquilles supérieures 2. n'est pas représenté sur le des- sin. Ce mouvement peut être obtenu de différentes manières, soit à l'aide d' un excentrique, de l'air comprimé ou par tout autre moyen.
Un avantage supplémentaire est que, en vue d'une bonne conductibilité de la chaleur, on choisit des coquilles d'un autre matériau que le bois.
Dans ce but, on emploie du métal ou, par exemple, une matière artificielle bonne conductrice de chaleur. Pour ne pas rendre la courroie sans fin trop lourde, on emploie de préférence un métal léger. Les coquilles métalliques peuvent avoir des bords relativement aigus, de sorte que, contrairement aux formes en bois., on n'obtient pratiquement pas de marque du joint ou barbe sur les cigares.
Le long de la courroie sans fin, on peut disposer un dispositif de coupage afin de couper en même temps les têtes ou bouts des fuseaux. Les couteaux peuvent alors glisser le long des côtés extérieurs et postérieurs des fuseaux. Les couteaux seront alors montés près de l'extrémité du support 3.
Vu que les formes doivent être retournées et de préférence,, en outre, être refroidies par après, un dispositif selon l'invention est de préférence agencé de façon que trois courroies sans fin sont montées l'une à côté de l'autre, courroies entre lesquelles se trouvent alors des dispositifs de retournement de fuseaux. On peut fixer les coquilles inférieures sur des chaînes qui, en vue d'un mouvement périodique, sont déplacées d'un chaînon à la fois. Dans un tel dispositif, les deux premières courroies servent au chauffage et au pressage des fuseaux, la troisième courroie, qui est de préférence refroidie, sert alors au refroidissement des fuseaux façonnés.
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