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"Machine pour le traitement de la ramie et des textiles à pellicules".
La ramie (Boehmaria nivea, Boehmaria tenacissima etc**) est un textile remarquable à beaucoup de points de vue; il donne, sous certains climats, jusqu'à sept coupes par an; il est d'une culture facile et d'une récolte aisée; enfin et surtout, il fournit une fibre très résistante et remarquable par sa longueur:
La rareté de son emploi provient de la difficulté que l'on éprouve à traiter cette plante pour en extraire la fi- bre; celle-ci, en effet, est recouverte d'une pellicule qui résiste à tous les traitements chimiques.
Dans certains pays, la fibre est débarrassée grossière @
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ment de sa pellicule aussitôt après la coupe, à la main, en raclant la tige avec un couteau; le produit obtenu est déni.% gné sous le nom de "china-grass". Mais le rendement d'un tel traitement est trop faible pour prendre une grande extension industrielle-*
On connait le procédé de traitement de la ramie qui consiste essentiellement à laisser sécher les tiges après la coupe et à les traiter ultérieurement à l'état sec par des procédés mécaniques.
La ramie est coupée pendant la belle saison, aux époques convenables; toutes les tiges sont aussi;! tôt mises à sécher telles que récoltées et engerbées, pour être reprises plus tard, au moment du traitement; elles sont alors effeuillées, débarrassées de leur bois et amenées à l'état de lanières; ces dernières sont ensuite dépouillées,' par un traitement mécanique approprié de leur pellicule et d' une partie de leur gomme.
Cette méthode présente, entre autres avantages, celui de réserver aux mois de mauvaise saison le traitement du produit laissant ainsi toute la main d'oeuvre disponible pour la. récolte-.
La présente invention a pour objet une machine pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, applicable à la ramie et à tous les textiles à pellicules et autres, débarrassant le textile de sa pellicule et de la plus grande partie de sa gommé et donnant un produit marchand supérieur au "china-grass et pouvant servir également à l'assouplissement de tous tex- tiles.
Cette machine est essentiellement caractérisée en ce qu'- elle obligé la fibre à se replier sur elle-même et la soumet à des frottement, répétés, à la fois sur elle-même et sur des organes disposés à cet effets
Une forme de réalisation d'une telle machine est repré.: sentée à titre d'exemple, sur-le dessin annexée
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La figure.1 représenté l'appareil destiné à débarrasser les tiges de leur bois.
Les figures 2 et 3 représentent en détail les mâchoires de la machine à dépelliculer.
Les figures 4 et 5 représentent l'ensemble de la machine.
Les figures 6 et 7 en sont un détail, montrant le méca- nisme de relevage du rouleau d'entraînement.
Les tiges sont débarrassées de leur bois en brisant celui-ci, soit avec une simple broie, soit avec une machine très simple, représentée figure 1 et composée essentielle. ment de deux rouleaux à cannelures profondes 1 et 2 tournant en sens inverse; les tiges 3 étant introduites entre les rouf* leaux subissant des flexions qui brisent le bois en fragmente qui tombent à terre, tandis que la ramie sort de la machine en 4 sous forme de lanières composées de la fibre recouverte de sa gomme et de sa pellicule.
Le dépellioulage est ensuite effectué dans une machine dont les organes principaux sont des mâchoires disposées de telle sorte que, par le mouvement de certaines d'entre elles, la fibre se replie et vienne frotter, à la fois sur elle-même et sur les mâchoires fixes et mobiles. La disposition peut être celle représentée sur les figures 2 et 3 dans lesquelles les mâchoires 5,5.,6,6' sont fixes, tandis que les mâchoires 7 et 8 sont animées d'un mouvement alternatif. La surface des foires peut être cannelée, afin d'augmenter l'efficacité du frottement.
La gerbe de ramie étant disposée comme l'indique la figure 2, lorsque les mâchoires 7 et 8 redescendent, la fibre 9 se replie sur elle-même, comme le montre la figure 3, et par le frottement qu'elle subit, se débarrasse à la fois de la pelli.. cule et de la plus grande partie de la gomme qui la recouvre.
Afin d'éviter l'échauffement qui nuirait à la qualité de la fibre obtenue, les mâchoires peuvent être creuses et parcourues
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par une circulation d'eau ou d'un réfrigérant quelconque.
Les organes accessoires destinés à compléter le dispos!*! tif'ci-dessus décrit, sont représentés figures 4à7, Dansces figures, on n'a pas représenté le bâti de la machine ni les glissières dans lesquelles coulissent les différents organes afin de ne pas nuite à la clartés
Le mécanisme de commande des mâchoires mobiles 7 et 8 se compose essentiellement d'un arbre 10 ( figures 4 et 5) animé d'un mouvement de rotation sur lui-même et muni d'une manivelle, sur le maneton II de laquelle s'articule une biele le 12 terminée par un tourillon 13, Ce dernier est maintenu sensiblement dans un plan vertical au moyen diane seconde bielle 14 s'articulant sur un axe fixe 15,
Le tourillon 13 peut coulisser dans la rainure 16 d'un balancier 17, mobile autour d'un axe 18 et qui porte en ou ,
tren sur le bras opposé, une rainure 19 dans laquelle peut coulisser un tourillon 20 et *ne rainure 21 dans laquelle peut coulisser un tourillon 22; les deux rainures 19 et 21 ne sont par parallèles, mais elle* s'écartent l'une de l'au- tre en se rapprochant de l'axe 18.
La tourillon 20 est relié à la mâchoire mobile supérieur re 7 par une tringle 23 et le'tourillon 22, à la mâchoire mobile inférieure 8, par une tringle non vue sur la figure.
L'axe 18 du balancier 17 est relié à une table 24 pou- vant se déplacer dans son -plan horizontal, pour se rappro, cher des mâchoires ou s'en éloignera
Lorsque la table 24 est dans la position représentée sur la figure 4, c'est-à-dire éloignée des mâchoires le balancier 17 reçoit un mouvement alternatif du tourillon 13. il le transmet aux tourillons 20 et 22 qui entrainent les mâchoire.
7 et 8 dans un mouvement simultané; c'est la position de travail.
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Lorsque la table 24 est dans la position représentée sur la figure 5, c'est-à-dire rapprochée des mâchoires, le balancier 17 qui s'est déplacé avec elle reçoit toujours un mouvement d'oscillation du tourillon 13 mais l'amplitude est plus faible, parce que le point d'appui de ce dernier s'est éloigné de l'axe d'articulation 18; en outre, cette oscil- lation du balancier 17 ne se transmet plus aux tourillons 20 et 22 car l'axe d'articulation 18 est maintenant dans le plan vertical passant par ces tourillons. Les mâchoires 7 et 8 restent donc immobiles, mais elles se sont écartées l'une de l'autre, du fait de l'écartement progressif des rainures 19 et 21.
C'est la position de reposa
Les figures 4 et 5 représentent, en outre, un mécanisa me relevant automatiquement les mâchoires fixes 5 et 5'. lorsque la table 24 s'en rapproche. Ce mécanisme se compose d'un levier de forme spéciale 25, mobile autour d'un 'axe fixe 26 et relié par une biellette 27 à un levier 28; mobile autour d'un axe fixe 29 et dont le second bras 30 peut sou- lever la mâchoire 5 par l'intermédiaire d'une biellette 31.
Le levier 28 porte, en outre, un secteur denté 32 engrenât avec un secteur analogue 32' qui, au moyen du bras 30' et de la biellette 31' peut soulever la mâchoire 5'.
Lorsque la table est rapprochée des mâchoires comme l'- indique la figure 5, une cheville 33, qu'elle porte, vient soulever le grand bras 34 du levier 25 et le mouvement se transmettant par l'intermédiaire de la biellette 27, des leviers 28,30 et 30' et des biellettes 31 et 31' les mâchoi. res 5 et 5' se soulèvent.
Lorsque la table 24 est éloignée des mâchoires, comme l'indique la figure 4, l'ensemble retombe par son propre poids et les mâchoires 5 et 5' prennent la position la plus basses
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Les figures-6 et 7 représentent un mécanisme destiné â entrainer lentement la gerbe de ramie afin d'en faire passer successivement toutes les parties entre les mâchoires. Ce méca- nisme se compose de deux rouleaux cannelés ou non, en caoutchouc ou en toute autre matière, disposée derrière les mâchoires. Le rouleau inférieur 35 se tourne d'un mouvement lent dans le sens de la flèche 36. Le rouleau supérieur 37, dont l'axe 38 est sup- porté par un bras 39. est amené en contact avec le rouleau in.. férieur 35 par un ressort 40.
Le bras 39 s'articule sur un axe horizontal fixe 41-autour duquel peut également pivoter un bras
42 portant à son extrémité un doigt en saillie 43 et ramené par un ressort 44 en contact avec le bras 39. Enfin, la table 24 porte, à son extrémité antérieure, une rampe 45 venant en regard du doigt 43.
Lorsque la table 24 est avancée vers les mâchoires, dans le sens de la flèche 46 (figure 6) et avant qu'elle n'arrive à l'extrémité de sa course, la rampe 45 soulève progressive- ment le doigt 43 et, par suite, les bras 42 et 39 et le rou- leau 37; la gerbe de ramie 9 s'engage alors librement entre les deux rouleaux 35 et 37. Quand la table arrive tout à fait à fond de course, le doigt 43 n'est plus soutenu par la rampe
45 et l'ensemble retombe à sa position première, sous l'action du ressort 40; la gerbe de ramie 9 se trouve alors pincée entre les deux rouleaux.
Lorsque la table 24 s'éloigne des mâchoires dans le sens de la flèche 47 (figure 7) le doigt 43 s'engage sous la rampe 45 et le bras 42 faisant fléchir le ressort 44 s'abaisse sans agir sur le bras 39.
La manoeuvre de la machine se fait alors de la manière suivante: (figures 4 à 7)
Une gerbe 9 étant engagée entre les mâchoires et la table 24 se trouvant dans la position de la figure 4. les mâchoires 7 et 8 reçoivent, comme il est expliqué plus haut un mouvement d'oscillation simultané du balancier 17. Entrainée lentement
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par la rotation des rouleaux 35 et 37, la gerbe 9 se' 'débarrasse de sa pellicule et de sa gomme par frottement sur elle-même et sur les faces cannelées des mâchoires.
Pendant ce temps, l'ouvrier dispose une seconde gerbe 9' sur la table 24, de manière que l'extrémité antérieure des brins arrive en face d'un repère 48. Quand la gerbe a été trai- tée en entier, l'ouvrier pousse la table en avant, dans le sens de la flèche 46. Dans ce mouvement et comme il a été ex- pliqué plus haut:
1 l'amplitude des oscillations des mâchoires 7 et 8 diminue progressivement en même temps qu'elles s'écartent l'une de l'autre, pour atteindre la position représentée figure 5'.
2 Les mâchoires fixes supérieures 5 et 5' de soulèvent.
3 Le rouleau supérieur 37 se soulève, puis, lorsque la table 24 arrive tout à fait en fin de course, il retombe, em- prisonnant l'extrémité de la gerbe 9'.
L'ouvrier ramenant ensuite doucement la table 24 en arriè- re, dans le sens de la flèche 47, les mouvements suivants se produisent:
1 Les mâchoires fixes supérieures 5 et 5' retombent à leut position de repos (figure 4).
2 les mâchoires mobiles 7 et 8 prennent progressivement une amplitude croissante, tout en se rapprochant l'une de l'au* tre. Cette progressivité de l'amplitude est importante en ce qu'elle évite de briser la fibre.
La nouvelle gerbe se débarrasse alors comme la précédente de sa pellicule et de sa gomme et les opérations se succèdent à nouveau comme précédemment: '
Les mouvements d'avance et de recul de la table pourraient être rendus automatiques et se produire par la simple manoeuvre d'un levier.
Les dispositions ci-dessus ne sont données qu'à titre d'- exemple et,pourront être modifiées à volonté, sans sortir pour cela du cadre de 1'invention: