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PERFECTIONNEMENTS A DES AGENTS THERAPEUTIQUES ET A LEUR PREPARATION.
La présente invention est relative à des compositions et des composés biologiquement actifs. Elle concerne, en particulier, des mélanges et des produits de réaction formés de streptomycine et de composés à ba- se d'isonicotinyl-hydrazine (isoniazide)o
La streptomycine s'est révélée être un puissant agent antagonis- te pour les mycobactéries. On a également constaté que l'isonicotinyl-hydra- zine (également appelée "isoniazinde") et certains composés chimiquement appa- rentés, tels que son dérivé isopropylique, possèdent aussi une telle activité.
Toutefois,ces matières tendent à produire certaines réactions toxiques, lors d'une administration prolongée ou lors de l'administration de doses particu- lièrement élevéeso Dans le cas de la streptomycine, le système nerveux peut être affecté, pendant un traitement prolongé. D'un autre côté, si des doses élevées d'isonicotinyl-hydrazine sont administrées,, il se produit fréquemment des spasmes, ou convulsions, de l'hyperréflexie, etc...
uh facteur spécia- lement désavantageux réside dans le fait que chacun'de ces types de composés peut donner lieu à la formation de microorganismes résistants,
On a constaté à présent que des compositions formées d'un anti- biotique à base de streptomycine et d9isoniazide possèdent une activité par- ticulièrement efficace contre les mycobactéries et présentent, lorsqu'elles sont utilisées de manière convenable, des avantages définis et inattendus, par rapport aux résultats obtenus par remploi de l'un ou 1-'autre des compo- sés individuels.¯ Dans le présent mémoire, l'expression "antibiotique à base de streptomycine" désigne non seulement 1'antibiotique de base, mais égale- ment ses sels, tels que sulfate, chlorhydrate, sel double de chlorure calci- que, etc...
ainsi que les dérivés, tels que la dihydrostreptomycine, dont Inactivité est comparable à celle de l'antibiotique. Le terme "isoniazide", tel qu'il est employé,dans le présent mémoire, englobe également les sels de ce produit, tels que acétate, sulfate, chlorhydrate, etc... de même que la base.
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On a constaté que les compositions contenant d'environ o,5 à envi- ron 2 moles d'isoniazide par mole de streptomycine conviennent particulièrement aux buts décrits plus haut. Ces matières peuvent être mélangées l'une à l'autre sous la forme de poudres ou de solides cristallins et le produit peut alors être dissous ou mis en suspension dans un milieu approprié pour l'administra- tion par la voie buccale ou par les voies parentérales. La voie parentérale est la plus favorable,car l'absorption de composés du type de la streptomy- cine par le tractus intestinal n'est pas suffisamment élevée pour donner une teneur généralement acceptable de l'antibiotique dans le sang, pour la théra- peutique de la tuberculose. Divers milieux injectables stériles peuvent être utilisés pour les présentes compositions.
Parmi ces milieux, on peut citer non seulement l'eau distillée, les solutions salines et les solutions de glucose, mais également des milieux non aqueux, tels que l'huile de sésame, etc.. En général, on a constaté que la dose journalière convenable pour un adulte est celle d'une composi- tion contenant 1 gramme de streptomycine comme base. Il peut être souhai- table d'administrer la composition moins fréquemment que journellement, mais ceci peut être déterminé par l'état du patient, par la gravité de l'infec- tion, etc...
On a constaté également que certaine nouve aux composés chimiques peuvent être préparés par la réaction d'isonicotinyl-hydrazine ou d'un déri- vé actif de ce composé avec de la streptomycine, un de ses sels ou une autre forme biologiquement active possédant un groupe aldéhydique disponible pour la réaction. Le groupe aldéhydique de la molécule de streptomycine se combi- ne à un des atomes d'azote hydraziniques de la molécule d'isoniazide de ma- nière à former une nouvelle classe de produits de condensation, qui sont ob- tenus avec un bon rendement. Ces produits peuvent être obtenus sous forme de bases ou de sels avec un ou plusieurs acides inorganiques ou organiques différents. La forme basique peut subséquemment être convertie en un sel ou un produit initial du type sel peut subséquemment être, si on le désire, transformé en la base libre.
Ainsi, on peut préparer le sulfate, le chlor- hydrate, le phosphate et d'autres sels de cette nature. De plus, on peut obtenir des sels contenant diverses proportions d'un ou plusieurs acides.
Ainsi, on peut préparer des composés contenant une molécule de la base ainsi que trois équivalents d'acide sulfurique. Un trichlorhydrate ou un chlorhy- drate comportant une plus faible proportion de cet acide inorganique peut être obtenu.
Les composés solides, qui peuvent être obtenus par le procédé suivant la présente invention, possèdent des avantages très marquants par rapport à d'autres agents antituberculeux. Ces composés sont stables.
Ils ont une composition très définie et constituent une matière antituber- culeuse hautement active en quantités contrôlées. De plus, les produits solides, en particulier sous forme cristalline, possèdent des avantages -marquants, en ce qui concerne la facilité avec laquelle on peut en prépa- rer des solutions à administrer par la voie parentérale. Ainsi, si on pré- pare un mélange de sulfate de streptomycine et d'isoniazide en proportions moléculaires, on constate qu'un tel mélange se dissout lentement. Si une solution claire n'est pas obtenue avant d'aspirer la matière dans une serin- gue hypodermique, l'aiguille hypodermique risque de se boucher ou bien de grosses particules solides risquent d'être injectées dans le muscle, où elles peuvent provoquer de l'irritation.
Par contre. les produits de la présente invention, tels que le sulfate de streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazine, sont beaucoup plus aisément solubles dans l'eau. Lors de l'addition du di- luant au composé cristallin solide, une solution claire et facile à adminis- trer se forme en très peu de temps et avec un minimum d'agitation. Ceci est des plus avantageux pour les médecins et autres personnes, qui doivent exécuter des nombres élevés d'injections à des patients tuberculeux, par exemple dans les hôpitaux.
Par ailleurs, les composés solides, en particu- lier sous forme cristalline, semblent posséder une meilleure stabilité que celle que possèdent les mélanges des deux composants utilisés pour la prépa- ration des composéso
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Les composés cristallins, préparés par le présent procédé, possè- dent un degré de pureté élevée Ainsi, ces produits peuvent être préparés au départ de streptomycine possèdant un moindre degré de pureté et, par cris- tallisation des nouveaux composés, il se forme un produit de pureté accrue .dans une mesure appréciable. Ainsi, les produits de la présente Invention possè- dent une valeur importante, comme moyens grâce auxquels la streptomycine peut être purifiée et isolée sous la forme de dérivés nouveaux et précieux.
Des solutions brutes de streptomycine, obtenues par divers stades de purifica- tion préliminaires, tels que adsorption sur carbone et élution, adsorption
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sur produits d-96change ionique et élution, peuvent être concentrées jusqu'à présenter la teneur voulue en streptomycine, par exemple par concentration sous vide. La solution peut alors être traitée par le procédé suivant la pré- sente inventionde manière à former les nouveaux composés sous forme solide purifiée, souvent sous forme cristalline. Ainsi, le procédé suivant la pré- sente invention peut être utilisé pour transformer le sel double de chlorure calcique du chlorhydrate de streptomycine (qui est utilisé industriellement comme intermédiaire dans la purification de l'antibiotique) en.streptomy-
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cylidène-isonïcotinyl-bydrazine sous forme hautement purifiée.
Ceci supprime plusieurs stades opératoires du procédé, qui sont par ailleurs nécessaires.
Le composé solide purifié peut être retransformé en sels de streptomycine sim- ples, par exemple en sulfate, si on le désire.
Le produit primaire, préparé selon la présente invention, est
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connu sous la dénomination de "streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazine" et cet- te expression sera employée, dans le présent mémoire, pour désigner non seule- ment la base, mais également les divers sels, qui peuvent être formés à par- tir de ce produit. Ces produits peuvent être préparés à partir de strepto-
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mycine ou de divers sels de streptomycine, avec de l'ïson.cotinyl-hydrazine ou ses divers sels. Les termes "streptomycine!! et "isonicotinyl-hydrazine" sont utilisés, dans la présente description et dans les revendications ci-an- nexées, pour désigner l'une ou l'autre de ces diverses formes actives au dé- rivés, sauf indication contraire.
La préparation des produits suivant la présente invention peut se faire, soit dans des systèmes aqueux, soit dans divers solvants organi- ques, c'est-à-dire dans des solvants, dans lesquels les réactifs sont au moins partiellement solubles et qui ne réagissent pas avec ces réactifs ou avec les produits de la réaction. Le solvant doit également être raisonna- blement volatil ou soluble dans un solvant volatil, de façon à pouvoir¯être éliminé du produit. Parmi les solvants, les alcools aliphatiques inférieurs,
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c'est-à-- dire les alcools contenant de 1 à 4 atomes de carbone dans leurs chal- nes droites, conviennent particulièrement. Si les produits de la présente in- vention sont préparés dans 1'eau, il est souhaitable d'utiliser des concen- trations assez élevées des réactifs.
On a constaté qu'un état d'équilibre
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existe entre la streptomycine ou ses sels, l9ïsonicotïnyl-hydrazïne ou ses sels et la streptomycy7ïdèneïson.cotinylmhydrazïne ou ses sels en solution aqueu- se. Les proportions des deux réactifs et du produit dépendent de la concen- tration de ces matières, de la température du mélange,de la proportion des réactifs l'un par rapport à l'autre et d'autres"facteurso En général, plus la concentration des réactifs est élevée, plus il se forme de streptomycyli-
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dène-lsoniootinyl-hydrazine. En général, on préfère utiliser des proportions sensiblement équimoléculaires d'isoniazide et de streptomycine, à une concen- tration totale dans Peau d'au moins 20 % en poids, afin de former une quanti- té appréciable du produit de réaction.
Des concentrations plus élevées peu- vent être souhaitables dans la préparation à grande échelle des produits.
Non seulement, on peut utiliser de l'eau comme milieu de réaction, mais on peut aussi employer un mélange d'eau et de solvants organiques inertes,
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miscibles à l'eau, tels que méthanol, éthanol, isopropanol, etc. Des solvants réactifs, tels que 19acétone, sont exclus, car ils tendraient à se condenser avec 1'isoniazide ou à retarder la formation des nouveaux produits suivant
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l9invntiono
On préfère opérer la condensation dans des conditions légèrement acides à basiques. Le pH du mélange réactionnel doit être d'au moins 5 environ et ne doit pas excéder 10,5. Pendant la réaction, on peut appliquer de la cha-
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leur pour accélérer la condensation des deux molécule s. Une température comprise entre 30 et 1000 C environ est satisfaisante.
Un chauffage pro- longé du produit m'est pas souhaitable, bien que ces composés soient très stables.
Lorsqu'un solvant organique est employé comme milieu de réaction, il convient de conduire la réaction dans des conditiors telles que l'eau, qui se forme comme sous-produit de la condensation, soit chassée par distilla- tion du mélange réactionnel. Cette mesure contribue à accélérer la forma- tion d'un pourcentage élevé du produit de condensation désiré. Le produit peut exister sous forme hydratée, sous forme d'une base de Schiff, ou sous forme d'un mélange de ces deux types. Si on emploie un alcool aliphatique inférieur, comme solvant pour la réaction, l'eau peut être chassée par dis- tillation avec une partie du solvant, en chauffant le mélange réactionnel dans un appareil approprié. Ou bien, un solvant, capable d'entraîner de grandes quantités d'eau pendant sa distillation, peut être ajouté au mélange réactionnel.
Le benzène, le toluène et le xylène constituent des exemples d'un tel solvant.
Lorsqu'on emploie de 1-'eau ou un mélange d'eau et d'un solvant organique pour le présent procédé, l'équilibre est atteint à température am- biante, en un temps relativement court. En général, dans des solutions plus diluées, cet équilibre est atteint au bout de 3 heures environ au maximum.
Des températures¯élevées peuvent être appliquées pour que. l'équilibre soit atteint plus rapidement en milieu aqueux ou dans des solvants. Si un solvant, tel que le méthanol, est utilisé à la température de reflux, l'équilibre est atteint en une demie-heure au moins. Diverses méthodes peuvent être utilisées pour suivre le déroulement de la réaction, notamment la mesure du spectre d'ab- sorption en ultra-violet ou l'isolement du produit formé à partir d'échantil- lons du mélange réactionnel, prélevés à des intervalles-réguliers.
Dans les systèmes aqueux, la présence de concentrations élevées en isoniazide et en streptomycine contribue à la formation du produit de con- densation. Un excès de l'un ou l'autre réactif par rapport à la proportion moléculaire provoquera un déplacement de l'équilibre vers la formation du com- posé. Etant donné que l'isoniazide est un produit moins coûteux que l'anti- biotique, il peut être préférable d'utiliser un excès d'isoniazide. En exé- cutant le procédé dans des conditions propres à permettre la séparation du pro- duit decondensation solide, l'équilibre est déplacé et une plus grande quan- tité de produit est formée. De cette manière, il est possible de convertir sensiblement une proportion moléculaire entière de chacun des réactifs, en pro- duit de condensation.
Le produit, qui se sépare, possède généralement une pureté supérieure à celle de la streptomycine employée pour la réaction et le produit solide présente une valeur appréciable,, à cause de sa plus grande stabilisé, de sa pureté, de la facilité avec laquelle il est soluble dans l'eau et de la proportion constante d'agent antituberculeux actif y contenu.
Le produit formé pendant ces réactions peut être isolé de diver- ses manières. Si on emploie un alcool aliphatique inférieur comme milieu de réaction, des sels, tels que le chlorhydrate, du nouveau composé se séparent, à condition qu'on fasse usage d'une solution suffisamment concentrée. Ceci peut être facilité par l'application d'une faible température, par exemple d'environ 0 C, lorsque la réaction est terminée. Ou bien, un sel du produit de réaction, possèdant une faible solubilité dans le milieu réactionnel, peut être formé et séparé de la solution; ainsi, le sulfate est relativement peu soluble dans le méthanol et peut aisément être séparé de ce milieu par addi- tion d'un sulfate soluble dans le méthanol, tel que le sulfate de triéthylami- ne, au mélange réactionnel.
D'autres solvants peuvent être utilisés à cette fin. Si la réaction est conduite en solution aqueuse, l'eau peut être élimi- née, par exemple par séchage à partir de l'état gelé, ou bien un non+.solvant pour le produit formé peut être ajouté au mélange réactionnel, de manière à pré- cipiter le produit. Ainsi, si une solution aqueuse concentrée de sulfate de streptomycylidene-isonicotinyl-hydrazine est préparée, l'addition de méthanol provoquera la séparation du produit. Ces sels peuvent souvent être obtenus sous forme cristalline.
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On a constaté que les composés décrits dans le présent mémoire conviennent particulièrement pour inhiber la croissance de mycobactéries.
Ces composés possèdent une activité et des propriétés, qui ne pouvaient être déduites de l'activité et des propriétés connues des matières à partir des- quelles ils sont préparés, à savoir la streptomycine et l'isonicotinyl-hydra- zinea En premier lieu, on a constaté que des microorganismes devenus résis- tants à la streptomycine ou à l'isonicotinyl-hydrazine n'offrent plus la même résistance au* composés de la présente invention, En second lieu, les compo- .sés, qui ont été décrits dans le présent mémoire, constituent des agents par- ticulièrement appropriés pour l'inhibition des mycobactéries.
Les composés peuvent être administrés par la voie buccale, sous forme de tablettes, de cap- dules, d'élixirs ou de solutions de types divers, ou par injection, soit par la voie intramusculaire, soit par la voie sous-cutanée. Le sulfate de strep- tomyclidène-isonicotinyl-hydrazine présente un intérêt particulier et peut être mis en flacons sous forme stérile et sèche. L'addition d'eau stérile pro- cure une solution aisément injectable pour le traitement de la tuberculose.
L'emploi de composés contenant l'équivalent d'un gramme de streptomycine, par jour, pour un adulte s'est avéré satisfaisant. Les doses appropriées peu- vent être déterminées par un minimum d'expérimentation sur le sujet particu- lier à traiter. En général, des doses journalières de 5 à 30 mg. environ par kg de poids du sujet doivent être administrées.
En particulier, les compositions suivant la présente invention fournissent un procédé très commode pour le traitement de la tuberculose, grâce au fait que des proportions déterminées et exactes de streptomycine et d'isoniazide sont combinées sous une forme simple, appropriée et facile à administrer, fournissant avec chaque gramme de streptomycine (dose journa- lière habituelle) une proportion d'isoniazide, dont 2'activité est comparable à celle que l'on recommande souvent, lorsque ce médicament est utilisé seul.
En plus de l'action thérapeutique accrue et du retardement de l'apparition de souches résistances de mycobactéries, il se produit une perte minime du sens de Inouïe. Des essais cliniques ont montré que les compositions sui- vant la présente invention conviennent, dans une mesure appréciable, pour le traitement de la tuberculose.
Les exemples suivants ne sont donnés qu'à titre d'illustration et ne doivent pas être considérés comme les seules formes d'exécution de l'in- vention. -Il va de soi que l'invention n'est limitée que par la portée des revendications terminant le présent mémoire.
EXEMPLE 1.
Un mélange de 15 gr. de chlorhydrate de streptomycine et de 3,0 gr d'isonicotinyl-hydrazine dans 100 cc de méthanol est chauffé sous reflux pendant 4 1/2 heures. Le mélange est alors laissé au repos pendant 2 1/2 jours à température ambiante. Le mélange de couleur ambre est filtré et le filtrat est dilué jusqu'à un volume de 150 cc à l'aide de méthanol Un chromatogramme sur papier de la solution révèle la présence du chlorhy- drate désiré de streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazine. La solution est placée dans une glacière et des cristaux du produit se séparent lentement de la solution. Le produit présente certaines différences par rapport à la streptomycine ou à l'isonicotinyl-hydrazine, dans le spectre infra-rouge, en particulier à 6,4 u.
Le produit fond en se décomposant à environ 215 C et se révèle biologiquement actif. .
Analyse calculé pour C27H47N10012C13:
C = 40,0%; H = 5,85% N = 17,29%; Cl = 13, 13%. trouvé C = 40,01 % H = 5,90%; N = 17,19%;
C1 = 13, 09%.
EXEMPLE II.
Un mélange de 20 gr de chlorhydrate de streptomycine et de 32 gr d'isonicotinyl-hydrazine dans 350 cc de méthanol sec est chauffé au bain-marie à 70 - 75 C, pendant 1 heure. Le mélange est refroidi et l'excès d'isonico-
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tinyl-hydrazine est filtrée Le filtrat est traité par une solution méthanoli- que de sulfate de triéthylamine. Le produit désiré, à savoir le sulfate de streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazine, précipite. Il est filtré, lavé au méthanol et séché dans un dessicateur sur chlorure de calcium. L'activité microbiologique de ce composé, titrée après hydrolyse préliminaire, en utili- sant du Klebsiella pneumoniae, dans un essai turbidimétrique, est d'environ 600 - 630 meg/mg.
L'analyse révèle qu'il s'agit bien du produit désiré.
EXEMPLE III.
Des solutions aqueuses sont préparées à partir de sulfate de streptomycine et d'isoniazide contenant diverses concentrations de ces réac- tifs. Les solutions sont laissées au repos à température ambiante et sont analysées à des intervalles périodiques, afin de déterminer si 1'équilibre a été atteint. Le tableau suivant indique la concentration en streptomycyli- dène-isonicotinyl-hydrazine, qui devrait être atteinte, si la réaction était terminée. Dans la seconde colonne de ce tableau figure le degré d'avancement de la réaction, c'est-à-dire le degré d'achèvement atteint à l'équilibre. On notera qu'à une concentration calculée pour fournir un gramme de streptomycy- lidène-isonicotinyl-hydrazine, par 100 cc de solution, la réaction est ache- vée à raison de 78 %.
En d'autres termes, 0,78 gr du composé se sont formés et le restant des réactifs est présent dans la solution sous forme de sulfate de streptomycine libre et d'isoniazide libre. Si une partie du produit for- mé est séparée de la solution, une quantité supplémentaire des matières de départ entrera en réaction, jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli, sensible- ment au même niveau. Ce tableau indique que, même en utilisant des solutions très diluées, notamment des solutions d'un gramme par 100 ce, la réaction a progressé relativement loin dans le sens de la formation du nouveau composé, au moment où est atteint l'équilibre.
Il est évidemment plus pratique d'uti- liser des concentrations appréciablement plus élevées, lors de la préparation du produit sur une grande échelle, étant donné que le point d'équilibre se trouve plus loin dans le sens de la formation du produit plutôt que des réac- tifs et que l'équilibre est atteint en un temps beaucoup plus court.
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Concentration <SEP> calculée <SEP> de <SEP> % <SEP> de <SEP> SIH <SEP> formée <SEP> à
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<tb> SIH <SEP> * <SEP> Réaction <SEP> terminée <SEP> l'équilibre <SEP> . <SEP>
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1,000 <SEP> g/100 <SEP> ml. <SEP> 78
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<tb> 0,500 <SEP> 70
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<tb> 0,2500 <SEP> 59
<tb>
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<tb> 0,100 <SEP> 50
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<tb>
<tb> 0,050 <SEP> 41
<tb>
<tb>
<tb> 0,025 <SEP> 27
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* Streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazene.
La constante d'équilibre calculée dans cet essai, est de l'ordre de 1400.
EXEMPLE IV.
On dissout le sel double de chlorure de calcium et de trichlorhy- drate de streptomycine dans 160 cc d'eau contenant 8,5 gr. d'isoniazide. Le mélange est laissé au repos à température ambiante pendant une 1/2 heure.
85 cc d'une solution de sulfate de triéthylamine dans du méthanol (1,98 molai- re en ions sulfate et à un pH de 5) sont ajoutés en agitant. Une partie du calcium précipite sous forme de sulfate de calcium. La précipitation du sul- fate de calcium est achevée, par l'addition graduelle de 255 cc de méthanol, en l'espace d'une heure. Le mélange est agité pendant toute l'addition. Le sulfate de calcium précipité est filtré, lavé avec une petite quantité d'un mélange de 2 Volumes de solution méthanolique de sulfate de triéthylamine, 2 volumes d'eau et 3 volumes de méthanol. Le filtrat est traité avec 100 cc supplémentaires de méthanol ou avec une quantité supplémentaire de cet alcool,
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pour qu'un léger trouble sa forme dans la solution.
Le mélange est laissé au repos à température ambiante pendant plusieurs heures, de manière à amor- cer la formation de cristaux, 2 litres de méthanol sont alors ajoutés gra- duellement en agitant et le sesquisulfate cristallin blanc du produit est filtrée lavé au méthanol et séché sous vide. On obtient un rendement de
36 gr (75%). Ce produit fond en se décomposant à environ 230 C.
Analyse calculé pour : C27H44N10012.3/2H2SO4:
C = 38,25%; H = 5559%; N = 16e52%; S = 5,67%. trouvé s C = 38,04%; H = 5,74%, N = 16,22%
S = 5,63 %.
Il est à noter que les sels cristallins de streptomycylidène- isonicotinyl-hydrazine, en particulier le sulfate et le chlorhydrate, cons- tituent des formes très utiles de l'agent chimiothérapeutique. Ces sels peuvent 8tre obtenus sous forme cristalline à pureté élevée et constituent des agents antituberculeux très efficaces, permettant le traitement de la maladie à l'aide d'une matière de composition constante et d'efficacité con- nue.
EXEMPLE V.
De la streptomycine est récupérée par adsorption sur une résine d'échange ionique du type acide carboxylique, en effectuant l'élution au moyen d'acide chlorhydrique dilué. La solution chlorhydrique est concentrée et Peau est remplacée par du méthanol. La matière insoluble est filtrée et le concentrat méthanolique brut de chlorhydrate de streptomycine est en- suite évaporé jusqu'à siccité. 21,3 gr du produit brut (490 mcg/mg) sont chauffés dans 150 cc de méthanol. 4,26 gr de charbon décolorant sont ajou- tés et la solution est agitée pendant une demi-heure avant filtration. La solution filtrée est traitée avec 3 gr d'isoniazide et le mélange est chauf- fé au reflux pendant 20 minutes.
La solution est refroidie, ensemencée avec une petite quantité de cristaux de chlorhydrate de streptomycylidène-isonico- tinyl-hydrazine et le mélange est laissé au repos, pendant une nuit, à tempé- rature ambiante. Le lendemain matin, le produit cristallin est filtré, lavé et séché. Il pèse 7,49 gr. Le produit est beaucoup plus pur, sur une base pondérale, que le chlorhydrate de streptomycine brut utilisé pour sa prépara- tiono
EXEMPLE VI.
Un bouillon de fermentation de streptomycine est filtré et l'an- tibiotique est adsorbé sur une résine d'échange ionique du type acide carbo- xylique. Le chlorhydrate de streptomycine est élue au moyen d'acide chlorhy- drique dilué et, après ajustement du pH, la solution est séchée par pulvéri- sationo 110,6 gr de cette matière, titrant 230 mcg/mg., sont agités dans 200 cc de méthanol bouillant. Le mélange est refroidi et le sel inorganique insoluble est filtré. La solution méthanolique est concentrée jusque à la moitié de son volume et une nouvelle fraction de sel précipité est filtrée.
6,0 gr d'isoniazide sont ajoutés à la solution de streptomycine et 8,5 g de charbon décolorant sont ajoutés. Après agitation du mélange pendant une de- mi-heure, ce mélange est filtré, ensemencé avec des cristaux de chlorhydrate de streptomycylidène-isonicotinyl-hydrazine et emmagasiné dans une glacière.
On obtient une première récolte de produit cristallin pesant 14,6 gr. Ce produit présente une pureté beaucoup plus élevée que la streptomycine brute, à partir de laquelle il a été préparé.
Les exemples suivants sont relatifs à la formation de mélanges ou de compositions, plutôt qu'à la formation de produits de réaction.
EXEMPLE VII.
100 gr. de sulfate de streptomycine stérile, sous forme sèche et finement divisée, sont mélangés à 50 gr d'isoniazide stérile dans un récipient agité de manière appropriée. Le mélange est malaxé vigoureuse- ment, de manière à obtenir un produit uniforme. La composition est mise
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dans de petits flacons en verre, dans des conditions stériles. Les flacons sent bouchés et scellés. Chaque flacon contient l'équivalent de 1,0 gr de streptomycine base. L'administration journalière du contenu d'un flacon de la composition à des adultes, sous la forme d'une solution aqueuse sté- rile, s'est révélée être très satisfaisante pour'le traitement de la tuber- culo se.
EXEMPLE VIII.
200 gr. de dihydrostreptomycine, sous forme de sulfate cristal- lin stérile, sont mélangés à 50 gr d'isoniazide stérile. Le mélange est malaxé dans un appareil stérile, jusqu'à obtenir un produit finement divisé et complètement uniforme. Des portions de la matière obtenue sont placées, dans des conditions stériles, dans de petits flacons en verre. Les flacons sont bouchés et scellés. L'utilisation de ce produit par injection intramus- culaire, après l'addition d'eau, s'est révélée hautement efficace dans le traitement de la tuberculose.
REVENDICATIONS.
1. - Procédé, dans lequel on condense, au sein d'un solvant, de la streptomycine et de l'isonicotinyl-hydrazine et on sépare le produit de condensation sous forme solide.