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DISPOSITIF POUR L'AMENDEMENT AMMONIACAL.
Il est connu d'employer pour l'amendement du sol, du gaz ammoniac,, qui est enfoui dans le sol à l'aide de dispositifs appropriés. On se sert à cet effet d'un cultivateur derrière le soc duquel aboutissent des tuyaux de gazp dont s'échappe le gaz pour pénétrer dans le sol.
Le gaz ammoniac utilisé pour l'amendement est puisé sous forme liquide dans une bonbonne sous pression. Il se détend dans les tuyères utilisées pour le réglage de la quantité de gaz. Pour cette raison il est nécessaire, pour déterminer la quantité transportée, de tenir compte de la pression d'origine dans la bonbonne. Celle-ci dépend à son tour dans une grande mesure de la température. On n'obtient un rendement en ammoniac correspondant à la quantité transportée que lorsque la température et la pression restent constantes.
Les procédés d'amendement à l'ammoniac connus présentent l'inconvénient, résidant dans le fait que l'on ne tient pas compte de l'état de cohésion variable de l'ammoniac pendant la détente, et que pour cette raison la quantité répandue ne peut pas être dosée exactement.
La présente invention a pour but de créer un dispositif distributeur pour l'amendement à l'ammoniac qui satisfait aux conditions suivantes.- 1/- la quantité distribuée est fonction de la vitesse de déplacement de l'instrument d'amendement.
2/- Le réservoir d'ammoniac, c'est-à-dire la bonbonne sous pression, n'est pas sous l'influence-de la température extérieure et de la pression.
3/- Réglage progressif de la quantité distribuée.
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La condition indiquée sous 1/ est, il est vrai, déjà satisfaite par des dispositifs d'amendements à l'ammoniac connus.
Il faut, dans ce cas toutefois employer une pompe à plusieurs pistons avec un grand réservoir d'air, parce que dans une pompe à piston la pression de charge varie et que ces variations doivent être compensées pour obtenir un courant d'ammoniac uniforme. Pour cette raison la forme d'exécution connue est compliquée et coûteuse. Ces inconvénients sont également supprimés par le dispositif suivant l'invention pour l'amendement à l'ammoniac.
Ce dispositif est caractérisé par le fait que le transport de 1, ammoniac liquide du réservoir d'ammoniac jusqu'à l'échappement du gaz ammoniac des tuyères de l'instrument d'amendement, a lieu grâce au remplissage et à la vidange alternés de deux réservoirs, commandés automatiquement et par voie hydraulique, ces réservoirs étant chacun subdivisés par une membrane élastique en deux chambres, dont l'une ne contient que l'ammoniaque liquide et l'autre ne contient que le liquide de travail - par exemple de l'huile - qui est mis en circulation continue de préférence à l'aide d'une pompe à piston connue en soi, à course variable, avec tambour de piston monté excentriquement dans le carter, et avec piston-tiroir, ces éléments tournant en fonction de la vitesse de l'instrument d'amendement.
La commande hydraulique du remplissage et de la vidange alternatifs des chambres de la pompe à membrane à double action est réalisée à l'aide d'un tiroir rotaf, qui est entraîné par l'arbre de la pompe à piston tournant par l'intermédiaire d'une transmission connue en soi, fonctionnant par à-coups, par exemple une transmission à croix de Malte commutant par à-coups.
Comme l'indique l'exemple de réalisation décrit plus loin, une rotation de 360 du tiroir tournant peut être réalisée par douze pas de commande. Dix en sont des courses à vide et deux sont des courses de commandes. Comme la commutation du tiroir tournant d'une position de travail dans l'autre doit avoir lieu par à-coups, une rotation continue du tiroir tournant n'est pas possible.
Dans le dispositif suivant l'invention on a prévu dans la chambre d'aspiration du carter du tiroir rotatif une tuyère de détente calibrée appropriée, qui doit empêcher la vidange trop rapide des chambres à huile de la pompe à membrane lors du nouveau remplissage des chambres d' ammoniac, car dans le cas contraire l'ammoniac liquide passant du réservoir d'ammoniac vers la chambre à ammoniac se vaporiserait. Afin d'éviter une poussée axiale.sur le tiroir rotatif on a prévu une conduite de compensation de pression entre les chambres extérieures du carter du tiroir rotatif. Dans les deux réservoirs de la pompe à membrana.qui de préférence forment ensemble un corps fermé, les membranes de transport sont disposées verticalement et les chambres à huile de préférence en forme de calotte sont disposées à 1' extérieur.
Comme l'ammoniac passe de la bonbonne sous pression vers la pompe à membrane, il n'est pas nécessaire de faire fonctionner exactement en rythme alternatif entre l'aspiration et le refoulement, mais il est suffisant que le remplissage de la chambre à ammoniac soit effectué indé- pendamment de la vidange. Les membranes peuvent s'appliquer entièrement contre la paroi extérieure du réservoir, et il n'y a pas'de risque qu'elles puissent se dilater de manière inadmissible,.
Le transport de l'ammoniac par une pompe à membrane combine l'avantage résidant dans le fait que là membrane élastique en caoutchouc permet de séparer hermétiquement le liquide de transport (par exemple l'huile) et l'ammoniac. L'ammoniac ne vient pas du tout en contact avec des éléments mobiles de machine, et ne peut être souillé ni par les impuretés, ni par l'huile de graissage. La naissance de fuites est également impossible, fuites qui sont inévitables dans les pompes à membrane après un usage prolongé et qui provoquent des pertes de gaz.
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D'autres détails de l'invention résultent de l'exemple de réalisa- tion de l'invention décrit ci-après avec référence au dessin.
Fig. 1 représente une vue d'ensemble schématique du dispositif suivant l'invention pour l'amendement de l'ammoniac.
Fig. 2 est une coupe à travers la pompe à piston rotatif employée.
Fig. 3 et 4 représentent deux coupes longitudinales décalées de
90 à travers le carter du tiroir rotatif et
Fig. 5 et 6 représentent les coupes transversales correspondantes suivant les plans I-I de la Fig. 3 et II-II de la Figo 4.
Fig. 7 représente une coupe suivant la direction axiale à tra- vers les roues de la transmission à croix de Malte.
Fig. 8 et 9 représentent deux vues en plan différentes de ces roues de transmission; dans la Fig. 9 on peut reconnaître le verrouillage des roues.
Dans le réservoir d'huile 1 est logée la pompe à piston rota- tif 2,dont l'excentricité et la quantité transportée peut être réglée progressivement à l'aide du levier 3. La coupe transversale, représentée par la Fig. 2, à travers la pompe à piston rotatif permet de voir un tambour 5 disposé dans le carter cylindrique 4, et des pistons glissants 7 sont montés élastiquement dans les fentes 6 du tambour 5. Ces pistons glissants 7 forment un joint hermétique avec la paroi du cylindre.
En modifiant l'excentricité du tambour 5 par rapport au carter cylindrique 4, on peut obtenir une chambre de transport 8 plus ou moins grande. De cette manière on peut régler progressivement la quantité transportée de 0 à un maximum.
A travers le tube 9 de l'huile est aspirée à partir du réservoir 1 sous pression atmopshérique par la pompe à piston rotatif 2. L' huile passe par le condensateur 10 et par un tiroir rotatif 11 également monté dans le réservoir 1 alternativement à travers les conduites 12 et 13 dans les chambres à huile 14 et 15 de la pompe à membrane 16. Entre la conduite 12 et 13 et la chambre à huile 14 ou 15 il n'y a pas de soupape.
La fermeture des chambres à huile 14 et 15 est uniquement réalisée par le tiroir rotatif 11, qui tourne par à-coups à l'aide d'une transmission 17 connue en soi. La roue de commande de la transmission 17 est montée sur le même arbre que la roue de chaîne 18, qui par l'intermédiaire de la chaîne 19 est reliée à la roue à chaîne 20 qui est montée sur l'arbre de roue 22 de l'instrument d'amendement portant les roues de circulation 21. La roue à chaîne 18 entraîne par l'intermédiaire des roues dentées 23 également la pompe à excentrique 2.
Comme l'indiquent les Figs. 3 à 6, le tiroir rotatif Il est composé du carter 24 et du corps du tiroir rotatif 25. Ce dernier est muni d'un arbre 26 qui est séparé hermétiquement du carter 24 du tiroir rotatif par un pressse-étoupe 27. L'huile transportée par la pompe à piston rotatif 2 pénètre par la conduite 10 dans la chambre de pression 28 du tiroir rotatif. De là l'huile passe par l'alésage 29 dans la chambre 30 et par 1' alésage 31 dans la chambre 32. La chambre d'aspiration 33 du tiroir rotatif est reliée par l'alésage 34 à la chambre 35 et par l'alésage à 36 à la chambre 37. Dans la position du tiroir rotatif représenté par les Fig.
3 à 6 la chambre 30 contenant de l'huile sous pression est reliée par 1' ouverture 38 du carter 24 du tiroir rotatif et la conduite 13 à la chambre à huile 15 de la pompe à membrane 16. La chambre à huile 14 de la pompe 16 est en communication avec la chambre 35 par l'intermédiaire de la
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conduite 12 et l'ouverture 39 du carter 24 du tiroir rotatif, et avec la chambre à pression 33 par Intermédiaire de l'alésage 34. De là l'huile retourne par la tuyère 40 dans le réservoir d'huile 1. Pour ne pas exercer une poussée axiale sur le corps du tiroir rotatif, la chambre à pression 33 est reliée par la conduite de compensation de pression 41 à l' autre chambre extérieure 42 du tiroir rotatif.
Une communication du courant d'huile transporté par la pompe à piston rotatif 2 a lieu lorsque le corps du tiroir rotatif 25 a effectué une rotation de 180 . ' ' ' ' ' - @ Dans ce cas, il existe en effet une liaison directe de la conduite d'huile 10 par la chambre de pression 28, l'alésage 29, la chambre 30, l'alésage 31, la chambre 32, l'ouverture 39 du carter de tiroir rotatif 24, la conduite d'huile 12 avec la chambre à huile 14 de la pompé à membrane 16. La chambre à huile 15 de la pompe à membrane 16 est alors reliée par la conduite 13, l'ouverture 38 du carter 24 du tiroir rotatif, la chambre 37, l'alésage 36, la chambre 35, l'alésage 34, la tuyère 40, avec le réservoir d'huile 1.
Les Fig. 7, 8 et 9 représentent les engrenages de commande et dispositifs de verrouillage pour l'arbre de commande 26 du tiroir rotatif. Sur cet arbre est clavetée la roue à. chaîne 43, qui est solidaire d'une couronne de verrouillage 44. Avec les dents de la roue à chaine 43 est en prise un rouleau 49 qui est monté sur un boulon 48. Ce boulon est fixé sur un disque 47, monté sur l'arbre de transmission 45. Les fraisages 51 de la couronne de verrouillage 44 se déplacent dans le disque de verrouillage 46 qui est solidaire du disque 47.
@ Le disque de verrouillage 46 présente un fraisage 50, pour que la couronne de verrouillage 44 puisse être tournée pendant la commutation. La couronne de verrouillage 44 est nécessaire pour que la position des dents de la roue à chaîne 43 ne varie pas pendant que le disque 47 tourne avec le boulon 48 et le rouleau 49. La rotation de l'arbre du tiroir rotatif 26 a lieu en douze phases, étant donné que la roue à chaîne 43 qui est représentée par la Fig. 8 comporte douze dents.
L'ammoniac liquide est refoulée à partir de la bonbonne de réserve 53 sous l'action de la pression qui y règne, alternativement par les soupapes de retenue 54 et 55 dans les chambres d'ammoniac 56 et 57 de la pompe à membrane 16. Les chambres à huile et ammoniac associées 14, 56 et 15, 57 respectivement, sont séparées l'une de l'autre par les membranes 58 et 59.
Le tube plongeur 64 dans la bonbonne de réserve 52 a pour effet que seul de l'ammoniac liquide puisse être transporté dans les chambres 56 et 57. De ces chambres l'huile refoule alternativement l'ammoniac à travers les soupapes à membrane 60 et 61 se trouvant sous l'action de la bonbonne de réserve 52 dans la ligne distributrice 62. Grâce à l'existence de ces soupapes à membrane, la pression de l'huile pour le transport de l'ammoniac ne doit jamais être sensiblement supérieure à la pression de 1'ammoniac dans la bonbonne de réserve 52 qui est fonction de la température.
Pour refroidir la pompe à. membrane 16, on pourrait faire passer l'ammoniac venant des soupapes à membrane 60 et 61 à travers une enveloppe entourant tout le carter de la pompe à membrane - enveloppe non représentée dans la Fig. 1 - et ne l'envoyer qu'ensuite dans la ligne distributrice.
Il est conseillé de procéder à la détente de l'ammoniac liquide en deux étages, pour éviter qu'en cas de détente trop forte de l'ammoniac dans les deux soupapes de pression 60 et 61, celles-ci ne gèlent. Pour cette raison on monte de préférence dans la ligne distributrice 62 une tuyère de détente calibrée 63, qui est calculée de manière telle que dans la conduite entre les soupapes 60 et 61 et cette tuyère 63 il puisse encore
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régner une pression substantielle. Par le montage d'ailettes de refroidisse- ment, on peut en outre faire en sorte que le transfert de chaleur est ren- forcé sur cette distance.
REVENDICATIONS.
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1. Dispositif pour l'amendement à l'ammoniac., dans lequel à l'aide d'une pompe on procède au transport de l'ammoniac en fonction de la vitesse de déplacement de l'instrument d'àmendement, caractérisé en ce que le transport continu de l'ammoniac liquide à partir du réservoir d' ammoniac (52) jusqu'à échappement du gaz ammoniac des tuyères de l'instru- ment d'amendement a lieu par remplissage et vidange automatique alterna- tif,, à commande hydraulique, de deux réservoirs, qui sont chacun divisés par une membrane élastique (58 ou 59) en deux chambres, dont l'une (56 ou 57 ne contient que l'ammoniac liquide et dont l'autre (14 ou 15) ne contient que le liquide de travail - par exemple de l'huile-, qui est de préférence mis en circulation continue par une pompe à piston rotatif (2) connue en soi,
à course réglable, en fonction de la vitesse de déplacement de l'instrument d'amendement.