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WURTTEMBERGISCHE METALLWARENFABRIK, résidant à GEISLINGEN (Allemagne) .
PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX PROCEDES ET DISPOSITIFS POUR LE FINISSAGE DES SURFACES DE PIECES OU D'OUVRAGES.
L'invention a pour objet des perfectionnements apportés aux sup- ports pour maintenir des lames de couteaux ou des ouvrages analogues en vue de permettre leur finissage, par meulage et polissage par exemple, ces per- fectionnements étant en supplément à ceux qui font l'objet du brevet princi- pal n 496. 994.
Conformément au brevet principal, on fait tourner une masse libre d'un produit convenant au meulage, au polissage ou tout autre traitement ana- logue, cette masse étant de préférence à l'état pulvérulent, granuleux ou pâ- teux, dans un tambour centrifuge afin que cette masse, par l'effet de la force centrifuge, forme un ensemble annulaire qui reste néanmoins libre en soi et dans lequel l'ouvrage à traiter est plongé tout au moins en partie.
De cette manière, le produit de meulage et de polissage, qui tourne et qui est mainte- nu sous pression par l'effet de la force centrifugée vient toucher les surfa- ces à travailler de l'ouvrage et se déplace le long de ces surfaces, ce qui produit le travail de finissage voulu des surfaces de 1-'ouvrage. Celui-ci doit, dans ce cas, être maintenu par un support, de préférence un bras qui est arti- culé au bord du tambour centrifuge et qui peut être déplacé angulairement vers l'intérieur et vers l'extérieur de celui-ci.
Pour des ouvrages, tels que des lames de couteaux, des cuillers et anlogues, des surfaces déterminées, plus spécialement la face avant et la face arrière, doivent être travaillées complètement, c'est-à-dire doivent être soumises, sur toute leur étendue, à l'action du produit utilisé pour le traitement. On doit veiller, en outre, à ce que ces ouvrages soient main- tenus d'une manière absolument rigide et certaine.
Les ouvrages étaient, jusqu'ici, maintenus généralement en au
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moins deux endroits par des moyens de serrage en forme de pinces ou ana- logues qui recouvraient toutefois la surface à travailler aux endroits correspondants ou empêchaient leur polissage en ces endroits. La surface de l'ouvrage n'était donc pas travaillée aux endroits où se faisait le ser- rage et l'ouvrage devait être desserré, après une première phase de travail, pour être serré à nouveau en étant maintenu à d'autres endroits afin que les parties de la surface, qui n'étaient pas encore traitées, puissent être tra- vaillées ultérieurement au cours d'une deuxième phase de travail. Ce traite- ment est compliqué et demande beaucoup de temps.
En outre, on ne peut pas éviter que les endroits de serrage, traités ultérieurement, se remarquent par rapport à la surface travaillée définitivement.
Le dispositif de serrage des lames de couteaux ou analogues, éta- bli selon l'invention, comprend, par contre et essentiellement, un support qui soutient au moins l'extrémité avant de la lame de couteau ou analogue, la surface d'appui de ce support ayant une courbure concave correspondant à la flexion élastique de la lame alors que son extrémité arrière comporte un outil qui est propre à serrer la queue de la lame et qui, en étant action- né, serre la lame, par flexion élastique, contre la surface d'appui concave du support.La lame subit ainsi une tension préalable qui est suffisante pour la maintenir d'une manière immuable sur le support et sans que son extrémité avant doive également être serrée.
La face latérale entière de la lame, qui doit être travaillée, est ainsi libre et peut être meulée ou polie en une seule opération par la masse tournante servant au traitement. On fait ainsi une économie considérable de travail et de dépenses.
L'outil, qui sert à maintenir la queue de la lame de couteau et à faire fléchir celle-ci élastiquement, peut être constitué de différentes manières. On peut utiliser, par exemple, une pince réglable dans laquelle la queue est engagée, quand la lame occupe sa position normale sans flexion, et est serrée, le cas échéant, à fond. On déplace ensuite cette pince angu- lairement ou par translation de manière telle que la lame fléchisse élasti- quement en soit serrée contre la surface d'appui du soutien, cette surface ayant une courbure correspondant à celle de la lame.
Suivant un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention,on combine de manière telle les moyens qui servent au serrage de la queue de la lame et à la production,de la flexion élastique de la la- me, qu'en même temps qu'on obtient le serrage de la queue on provoque éga- lement la flexion de la lame et l'application de celle-ci, sur toute son étendue, contre la surface d'appui concave.
Ceci peut se faire d'une manière simple, à l'aide d'un excentrique qui est établi à l'extrémité arrière du support de la lame et qui peut être déplacé angulairement dans son logement, cet excentrique, en étant manoeuvré, appuyant la queue de manière telle con- tre une butée, que la queue soit serrée à fond et exerce en même temps un couple sur la lame rectiligne de façon que celle-ci fléchisse élastiquement et soit appliquée contre son soutien curviligne. Après le traitement de la face latérale exposée de la lame dans la masse du produit entraîné par la force centrifuge, on écarte le support de la lame, hors du tambour centri- fuge, par déplacement angulaire, on enlève la lame, on la retourne et on la serre à nouveau afin que l'autre face puisse également être travaillée.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, un mode de réali- sation de l'invention.
La fig. 1 montre, en vue de côté, un dispositif de support et de serrage d'une lame de couteau, ce dispositif étant établi conformément à 1' invention.
La fig. 2 montre, semblablement (parties en coupe), ce même sup- port après serrage de la lame.
La fig. 3 est une coupe transversale suivant A-B fige 2.
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La fig. 4 montre, en élévation, une lame de couteau traitée selon le procédé connu avec les points de serrage sur la surface travail- lée.
La fig. 5 montre, semblablement, une lame serrée et travaillée à l'aide du dispositif qui fait l'objet de l'invention.
Le dispositif de serrage comprend, essentiellement, un support
1 dont la forme est adaptée à celle de l'ouvrage à travailler, ce support étant rendu solidaire d'un bras de obtenue 2 par exemple. A l'aide de ce bras
2, qui comporte un trou trasnversal 3, on peut fixer le support 1 sur un bras oscillant dans des positions angulaires différentes ou en pivotement, ce bras oscillant pouvant être déplacé, en pivotant sur un appui fixe qui se trouve à l'extérieur du tambour centrifuge contenant le produit utilisé pour le traitement, de manière telle que le support ainsi que l'ouvrage puissent être introduits dans le tambour ou dégagés hors de celui-ci.
Le support 1 ou tout au moins sa surface d'appui 4 présente une courbure concave dont la forme est telle qu'une lame de couteau 5, en étant déformée par flexion élastique, puisse venir s'appliauer exactement et sans jeu sur cette surface 4 qui elle, est serrée, depuis le côté de la garde 6 de la lame, avec une tension préalable suffisante contre le support 1. Cet effet est obtenu, conformément à l'invention, à 1-'aide d'un outil de serra- ge établi à l'extrémité arrière du support 1, cet outil étant propre à ser- rer la queue 7 de la lame et à exercer sur celle-ci un effort qui serre la lame, par flexion élastique, contre la surface d'appui curviligne du support.
Pour le mode de réalisation particulièrement avantageux et tel que montré ; fait comporter, à cet effet, à l'extrémité arrière du support
1 deux mâchoires 8 entre lesquelles est engagé un rouleau excentré 10 qui peut tourner autour d'un axe fileté 9 et qui est calé, à l'aide d'une gou- pille 11, sur cet axe. L'axe peut, à l'aide de sa tête hexagonale 12, être déplacé angulairement avec l'excentrique 10 et peut être immobilisé par serrage. L'excentrique 10 comporte une gorge périphérique 13, de section semi-circulaire, qui est munie de crans transversaux, comme visible sur la partie en coupe de la fig. 2.
La gorge 13 a des dimensions telles que la queue 7, de section circulaire, de la lame 5 puisse venir se loger dans la gorge et puisse venir en contact avec les crans de celle-ci,
En regard du roseau excentré 10 est établie une butée 14 qui, peut faire partie des mâchoires 8 ou qui, comme montré, peut être soudée sur celles-ci. Tout au moins la face de la butée 14, qui est exposée tout particulièrement au courant du produit utilisé pour le travail dans le tam- bour centrifuge, porte un revêtement 15 en un métal dur pour éviter que le dispositif de serrage s'use trop rapidement. En regard de la gorge périphé- rique 13 du rouleau excentré 10, on peut ménager dans la face interne de la boutée 14 une rainure longitudinale 16, de section sensiblement semi-circulaire dans laquelle vient se logen la partie supérieure de la queue 7.
Pour serrer une lame de couteau 5, on engage la queue 7 entre le rouleau excentré 10 et la butée 14 dans la gorge périphérique 13 et la rainure longitudinale 16. On fait ensuite tourner le rouleau excentré 10, à l'aide de sa tête hexagonale 12, dans le sens de la flèche 17 (fig. 2). Le rouleau 10 serre ainsi la queue 7 fortement contre la face interne de la butée 14 ou dans la rainure 16 de celle-ci. La face interne de la butée 14 est orientée de manière telle que la lame 5, si la surface d'appui concave n'existait pas- serait dirigée en ligne droite et sans flexion, suivant l'axe 18 montré sur la fig, 2.
A cause de la courbure de la surface d'appui 4, la lame de couteau 5 doit fléchir élastiquement quand sa queue 7 est serrée contre la butée 14, de sorte qu'elle s'adapte à la courbure judicieusement choisie de la surface d'appui et vient s'appliquer contre celle-ci, comme visible sur la fig. 2.
La lame subit ainsi une tension puissante par laquelle elle est fixée rigide- ment sur le support 1.
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1/excentrique 10 a également pour effet que la queue 7; lors du serrage, est tirée vers l'arrière par les crans de la gorge périphéri- que 13 jusqu'à ce que la garde 6 vienne buter contre la face avant de la butée 14 et contre la paroi du dispositif qui se trouve en dessous de la butée. Entre cette paroi de butée et le bord arrière de la surface d'appui 4, on ménage dans le support 1 une encoche 19 qui facilite l'introduction de la queue 7 et de la garde 6.
Comme visible sur la fig. 5, la lame 5, serrée conformément à l'invention, ne comporte pas de parties servant au serrage sur ses faces travaillées. Par contre, la lame 5' montrée sur la fig. 4 et maintenue de la manière adoptée jusqu'ici, présente à proximité de sa pointe un ou deux points de serrage 20 qui doivent être travaillés ultérieurement au cours d'une deuxième phase de travail, après que l'ouvrage est maintenu en @ place par serrage en d'autres endroits.
Par ailleurs, le dispositif de @ serrage, établi selon l'invention, permet, par un réglage convenable du trajet circulaire suivi par le produit utilisé pour le travail et, le cas échéant, par un mouvement propre supplémentaire, que l'ouvrage soit orienté suivant l'angle qui convient le mieux au meulage ou au polissage de la surface de la lame à l'aide du courant moyen du produit susdit. Ceci peu être obtenu en montant ou en tourillonnant le bras de retenue 2 du support 1 dans un porte-ouvrage, de préférence, un bras mobile angulaire- ment.
Le dispositif, faisant l'objet de l'invention, convient, avant tout, au travail de lames de couteaux engagées dans un tambour centrifuge rempli partiellement avec un produit de meulage ou le polissage. Il peut toutefois être utilisé également, en étant constitué d'une manière analo- gue, pour le travail de finissage d'ouvrages similaires.
REVENDICATIONS
1) Dispositif de serrage pour des lames de couteaux ou analogues, en vue de permettre leur finissage par meulage et polissage à l'aide d'une masse tournante d'un produit servant au traitement et contenu dans un tambour centrifuge, les ouvrages à traiter étant plongés, tout au moins partiellement, dans ladite masse, comme spécifié dans le brevet principal n 496.994, caracté- risé par le fait qu'il comprend un support (1) propre à soutenir au moins l'ex- trémité avant d'une lame de couteau ou analogue (5), la surface d'appui (4) de ce support (10 ayant une courbure concave correspondant à celle obtenue par une flexion élastique de la lame alors que son extrémité arrière comporte un outil qui est propre à serrer la queue (7) de la lame (5) et qui, lorsqu' il est actionné serra la lame, par flexion élastique,
contre la surface d' appui concave (14) du support (1).par.