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JOHN BRIGHT & BROTHERS LIMITED, résidant à ROCHDALE (Gde Bretagne).
PERFECTIONNEMENTS AUX DISPOSITIFS POUR ETIRER LES CABLES, FILS ET ANALOGUES.
La présente invention concerne des dispositifs pour étirer des câbles, fils et analogues et a pour but de fournir des dispositifs permet- tant d'étirer des câbles, fils et analogues jusqu'au degré d'allongement désiré et de les maintenir à ce degré d'allongement.
Pour certaines applications, il est nécessaire d'étirer des câ- bles, fils et analogues, appelés ci-après câbles pour plus.de facilité, et des machines pour effectuer cet étirage au moyen de cônes d'étirage sont bien connues, mais la difficulté consiste à maintenir ou à fixer l'étirage auquel le câble a été soumis. Afin d'obtenir un câble ayant une capacité d'allongement de 5 % - ce chiffre étant choisi à titre d'exemple seulement- on étire habituellement le câble beaucoup plus qu'il n'est nécessaire dans l'espoir qu'il se fixe au pourcentage d'allongement requis.
Pour effectuer ce premier étirage, on mouille habituellement le câble et on l'étire à 1' état humide, le soumettant ainsi à des efforts importants qui ont souvent pour conséquence des casses, en particulier lorsqu'on désire obtenir un câble à très faible capacité d'allongement.
Après avoir été étiré, le câble est enroulé à l'état humide sur des bobines et contient souvent jusqu'à 20% d'humidité. Le câble se contrac- te dans cet état sur les bobines ; de ce fait une grande partie de l'effet de l'étirage appliqué par les cônes est perdue. Dans certaines opérations, le câble est entraîné à l'état humilde des bobines se trouvant sur un cantre sur un métier où il passe sur des séchoirs pour le sécher immédiatement avant de le tisser.
On remarquera que le câble humide sur les bobines sèche plus à l'extérieur qu'à l'intérieur lorsqu'il est exposé pendant un temps quel- conque à l'atmosphère. En outre, il faut normalement plusieurs jours pour obtenir un nombre de bobines suffisant pour équiper un cantre de tissage.
La teneur en humidité des différentes bobines placées sur le cantre pjeut donc varier appréciablement suivant le temps écoulé entre le début du tis-
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sage et la formation du fil étiré, De cette manière des câbles ayant dif- férentes teneurs en humidité arrivent en même temps au séchoir de cantre et par conséquent on obtient un séchage irrégulier. Lorsque les fils de chaîne du tissu atteignent finalement la même teneur en humidité, ce qu'il faut après un certain temps, certains fils sont plus tendus que d'autres parce qu'un câble humide qui sèche s'allonge. C'est là une des principales causes des irrégularités dans les tissus formés de câbles pneu.
Si on couvre les câbles pour éviter cette perte d'humidité de la surface des bobines, il existe un danger iras sérieux de moisissure des bobines, qui entraîne des dégâts considérables pour le fil. Lorsque les métiers sont arrêtés jusqu'au lendemain ou pendant le repos hebdomadaire, les bobines prêtes au tissage subissent un nouveau séchage superficiel avec les résultats indiqués.
Les séchoirs qu'on utilise normalement derriare les métiers sont chauffés électriquement et il est difficile de les maintenir toutjours à la température nécessaire pour obtenir un séchage uniforme des câbles à tis- ser.
La présente invention fournit un dispositif surmontant entièrement ou dans une large mesure les difficultés indiquées, et un procédé moins coû- teux et meilleur pour obtenir des câbles prêts à être tissés, éliminant l'em- ploi d'un appareil de chauffage derrière le métier et réduisant ainsi l'es- pace et l'énergie nécessaires.
La présente invention comprend un procédé d'étirage de cibles et analogues suivant lequel une longueur continue de câble humide avance en boucles de plus en plus grandes sous tension, tandis que le câble est chauf- fé, et conserve cette tension jusqu'à ce que le câble soit-séché au degré voulu.
L'invention comprend également un appareil pour mettre en oeuvre le procédé indiqué ci-dessus, dans lequel le jâble ou analogue s'enroule autour et s'étend entre deux poulies, rouleaux ou tambours, dont les axes sont sensiblement parallèles, chaque poulie ou rouleau comprenant une par- tie à gcrges de diamètre croissant et une partie à gorges de diamètre ma- ximum uniforme, le câble ou analogue étant amené d'abord dans les gorges de petit diamètre puis dans les gorges de diamètre plus grand et finalement dans les gorges de diamètre maximum uniforme, l'une ou les deux poulies étant chauf- fées,pour sécher le câbla pendant l'étirage afin de fixer cet étirage.
De préférence, le diamètre d'une des poulies ou rouleaux est plus grand que celui de l'autre et les gorges sont proportionnelles pour que les vitesses superficielles, gorge pour gorge, soient les mêmes.
L'invention sera décrite ci-après avec référence aux dessins annexés représentant de façon schématique un exemple d'appareil pour étirer des câbles suivant l'invention. Dans ces dessins :
Fig. 1 est une vue en élévation de côté et
Fig. 2 une vue en plan à plus grande échelle des deux poulies, rouleaux ou tambours à gorges montrant comment le câble s'y enroule.
Comme le montrent les dessins, l'appareil comprend deux rouleaux a,b à plusieurs gorges,montés respectivement sur des arbres parallèles a1; b1,chacun de ces rouleaux comportant une partie tronconique et une partie cylindrique, dans lesquelles sont ménagées des gorges annulaires périphéri- ques, les gorges des parties coniques étant désignées par les lettres de ré- férence a2, b2 et les gorges des parties cylindriques par les lettres a3, b3,Les gorges des rouleaux sont proportionnelles de façon à tournerà la même vitesse superficielle, gorge pour gorge.
On remarquera que dans les deux rouleaux, les gorges de la partie conique augmentent en diamètre et celles de la partie cylindrique ont un dia- mètre maximum uniforme., Le rouleau b, d'un diamètre inférieur au rouleau a, est
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entraîné par une source d'énergie quelconque par l'intermédiaire de la roue dentée ± qui peut être attachée au rouleau par un moyen approprié ou ne former qu'une seule pièce avec lui.
Le rouleau avant a, de plus grand diamètre) est creux et équipé d'un moyen de chauffage intérieur (non représenté) qui peut être électri- que, à gaz, à vapeur, eau chaude ou autre liquide. Le procédé préféré con- siste à utiliser un rouleau à chauffage électrique par induction, ce moyen de chauffage pouvant être facilement réglé et modifié suivant les besoins du séchage de différents numéros de câbles.
Le câble x à étirer est dévidé d'une bobine d sous une tension déterminée et passe sur des rouleaux de guidage e,f, et dans un bain ± d'eau ou autre solution de fixage, qui peut être ou contenir une solution d'imprég- nation, ou sur un rouleau mouilleur humecté d'eau ou de solution de fixage.
Si l'on désire effectuer un étirage maximum, le câble sortant du bain g pas- se dans la plus petite gorge du petit rouleau 12 puis autour du rouleau a dans la plus petite gorge, puis dans la gorge un peu plus grande du petit rouleau et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il quitte la dernière des gorges de diamètre maximum du grand rouleau, en ayant suivi des boucles de plus en plus grandes sous tension. Si l'on désire effectuer un étirage moins fort, on fait passer d'abord le câble dans la deuxième ou la troisième* des petites gorges du petit rouleau puis dans la gorge correspondante du rouleau fou.
On remarquera que l'étirage du câble humide s'effectue à mesure que le câble passe autour des rouleaux dans les gorges de diamètre de plus en plus grand et on remarquera également que pendant cet étirage le câble est chauffé. Il est encore chauffé lorsqu'il passe dans les gorges de dia- mètre maximum uniforme des deux rouleaux et lorsqu'il quitte la dernière gorge du grand rouleau chauffé, il est étiré, fixé à la longueur désirée et séché au degré voulu et peut être enroulé sur la bobine d'envidage et utilisé immédiatement sur le métier sans autre séchage, ou peut être emma- gasiné jusqu'au moment de l'emploi.
REVENDICATIONS
1. Procédé d'étirage de câbles, fils et analogues, caractérisé en ce qu'on fait avancer une longueur continue de câble humide en boucles de plus en plus grandes sous tension pendant qu'on le chauffe et on main- tient cette tension jusqu'à ce que le câble soit séché au degré voulu.
2. Appareil pour l'étirage continu de câbles fils et analo- gues, à l'état humide, caractérisé en ce quon fait passer le câble sur et entre deux poulies, rouleaux ou tambours, dont les axes sont pratiquement parallèles, chaque poulie ou rouleau comprenant une partie à gorges de dia- mètre de plus en plus grand et une partie à gorges de diamètre maximum unifor- me,, le câble ou analogue passant d'abord dans les gorges de petit diamètre puis dans les gorges de diamètre plus grand et finalement dans les gorges de diamètre maximum uniforme, et une ou les deux poulies ou rouleaux étant chauffés pour sécher le câble et fixer l'étirage.