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A. STERTHUES9 résidant à WUPPERTAL-BARMEN (Allemagne) FIL EN CAOUTCHOUC, OU AYANT L'ELASTICITE DU CAOUTCHOUC, A INCORPORER DANS DES ARTICLES TEXTILES ET SON PROCEDE DE PRETRAITEMENT.
Dansla fabrication d'articles textiles ayant l'élasticité du caoutchouc,on utilise aussi bien des fils de caoutchouc "nus" (c'est-à-dire non guipes) que des fils de caoutchouc guipés. A cet effet les fils de caoutchouc sont d'habitude tissés,entrelacés ou tressés à l'état étiré, donc sous tension, ou respectivement ils sont incorporés'dans des tissus à mailles études tissus tricotés, etc. Après le façonnage,les fils de caout- chouc se contractent de nouveau et il en va évidemment de même pour l'arti- cleet cela dans la mesure où le permet l'enveloppement ferme produit par les fils textiles (agissant pour ainsi dire comme un "bandage" pour les fils individuels de caoutchouc). Ceci a pour conséquence qu'il subsiste une cer- taine tension résiduelle dans les fils de caoutchouc, tant que l'enveloppe textile est sèche.
Si on soumet un tel article,ayant l'élasticité du caout- chouc, à un traitement humide, il se produit alors un rétrécissement indési- rable de l'article qui doit être attribué d'une part au rétrécissement commun aux produits textiles, mais aussi d'autre part à la tension résiduelle des fils de caoutchouc qui poursuit son action. A cause de l'humidité, la liai- son des fibres textiles devient plus lâche et les fils de caoutchouc devien- nent glissants au point qu'ils peuvent se déplacer les uns par rapport aux autres, c'est-à-dire que les fils de caoutchouc peuvent perdre complètement leur tension résiduelle forcée tandis qu'ils reprennent leur longueur initiale; ils deviennent donc plus courts et plus épais.
La s phénomènesprécités sont donc souvent la cause d'une déformation et d'un aspect rabougri de l'article.
Le tension résiduelle des fils de caoutchouc agit souvent défavorablement non seulement lorsque l'humidité intervient,mais également lorsque l'article est secs, quand lesfils de caoutchouc par eension et contraction fréquentes se déplacent par rapport aux fils textiles qui les environnent et se "ratati- nent".
Ce phénomène se produit même chez lesfils de caoutchouc individuels guipés et il repose d'une manière générale sur un défaut d'accrochage des fils
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de @entchouc. Le glissement et le retrait élastique des fils de caoutchouc se manifestent de manière particulièrement intempestive aux endroits ou l' ar- ticle élastique est découpé au cours du façonnement ultérieur ou bien où les fils de caoutchouc sont piqués au cours de la confection de l'article ou ne sont pas pris par la couture
L'objet de l'invention est un fil en caoutchoucou ayant l'élas- ticité du caoutchouc, à incorporer dans des articles textiles,qui "nu" ou guipé doit être façonné en articles ayant l'élasticité du caoutchouc,
et dont la surface est rendue accrochante en vue de combattre les désavantage $ indi- qués précédemment La caractéristique de l'invention consiste en ce que le fil est parsemé d'aspérités au moyen de matières appliquéesfinement réàr- tie s9 par exemple des fibres textiles courtes, de la poussière métallique, de la farine de bois etc.
Ces fils ont une surface de préférence préalablement traitée qui, en fonction de la matière appliquée9 présente des aspérités de forme plus ou moins fibreuse à l'aide desquelles les fils de caoutchouc pren- nent appui sur la matière textile qui les entoure La surface fibreuse des fils de caoutchouc parsemés d'aspérités cause même un certain ancrage dès fils de caoutchouc dans le tissu;, réseau, etc., de sorte qu'un décalage respectif à l'état humide ou à sec est exclu et qu'il ne peut plus se produire un glis- sement ou une grimpée des fils de caoutchouc.
Ces derniers gardent donc en principe par rapport au tissu la position dans laquelle ils ont été placés, si bien qu'on peut éviter aussi bien un rétrécissement ultérieur de l'article que le retrait élastique des fils de caoutchouc aux endroits sectionnés ou en cas de piquage par un procédé quelconque de couture. Les fils de caoutchouc parsemés d'aspérités conformément à l'invention peuvent ou bien être directe- ment tissés, enchevêtrés, maillés ou façonnés d'une manière quelconque,ou bien encore être guipés tout d'abord de manière connue en soi et n'être fa- çonnés qu'ensuite. Dans les fils de caoutchouc guipés employés jusqu'ici, l'adhérence entre le fil de caoutchouc et la guipure est insuffisantece qui plus tard se traduit souvent par le "retrait élastique" du fil de caout- chouc dans la guipure ou dans le tissu.
En outre la guipure des fils de caoutchouc se met désagréablement en évidence par un entortillement très nuisible au cours du façonnage ultérieur. De même des fils de caoutchouc nus sont fréquemment entaillés par la guipure,ce qui affaiblit leur solidité, Grâce à l'invention ces inconvénients sont évités, particulièrement dans les fils de caoutchouc guipés, du fait que le semis d'aspérités d'une part pro- tège le fil de caoutchouc des détériorations mécaniques et qu'il cause d'autre part une forte adhérence entre fil de caoutchouc et guipure.
Dans le prétraitement des fils de caoutchouc,9 ou ayant l'élasticité du caoutchouc, on utilise conformément à l'invention, un procédé suivant lequel des fils nus9 au moment de leur fabrication avant la vulcanisation habituelle, éventuellement après humectation préalable avec un adhésif,sont parsemés d'as- pérités puis ensuite vulcaniséso Du fait que les fils de latex non encore vul- canisés sont encore relativement mous et collants, les particules appliquées, suivant un autre mode opératoire proposé, par insufflation et/ou par voie éle c- trostatique,restent bien accrochées aux fils.
Dans le semis d'aspérités par voie électrostatique,les petites fibres textiles à appliquer sont enchâssées dans le latex pour ainsi dire comme les piquants d'un hérisson et, au moment de la vulcanisation subséquente9 sont en quelque sorte fortement implantés dans le caoutchouc. La conséquence en est qu'il se produit une union particulière- ment robuste des particules avec les fils de caoutchouc. Lorsque le pouvoir adhésif des fils de latex semble ne pas devoir suffire, il est préférable d'humecter les fils avec un adhésif avant le semis des aspérités.
Suivant un autre mode opératoire proposé, les fils nus peuvent également,après la vulcanisation habituelle,être humectés avec un adhésif ou une autre substance similaire, être parsemés d'aspérités et subséquemment être une fois encore vulcanisés à chaud ou à froid. En l'occurrence l'emploi d'un adhésif est indispensable du fait que la matière utilisée pour le semis n'adhérerait sûrement pas à des fils de caoutchouc déjà vulcanisés. La vul- canisation est destinée au séchage de l'adhésif et à l'union avec les fils
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de caoutchouc déjà vulcanisés.
On sait quepour la fabrication des fils de -caoutchouc,il y a surtout deux procédés à considérer: ou bien la masse de latex est -pressée en fils au moyen de filières puis ils sont vulcanisés, ou bien la masse de latex est laminée en plaques, vulcanisée dans cet état, puis découpée en fils avec profil à arêtes vives. Suivant l'invention, dans le dernier mode de prépara- tion des fils de caoutchouc on peut opérer de manière à ce que la plaque,avant ou après la vulcanisation habituelle, éventuellement après hume dation préala- ble d'une ou de deux faces avec un adhésif,soit parsemée d'aspérités, vulca- nisée et ensuite découpée En l'occurrence les fils de caoutchouc ne sont en fait parsemés d'aspérités que sur un ou deux côtés; toutefois,le pouvoir d'ac- crochage ainsi produit suffit déjà souvent.
Le procédé décrit est particuliè- rement rationnel et simple à exécuter.
Sur le dessin on représente deux formes d'exécution de fils de caoutchouc parsemés d'aspérités la figure 1 montre en perspective un fil de caoutchouc 1 de sec- tion sensiblement carrée et avec un semis d'aspérités 2 sur tous les côtés; la figure 2 montre en coupe un fil de caoutchouc 1 découpé à par- tir d'une plaquemuni d'un semis d'aspérités 2 sur deux cotés seulement.
REVENDICATIONS.