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CHEMISCHE FABRIK BUDENHEIM AKTIENGESELLSCHAFT, résidant à BUDENHEIM/Mainz a. Rhein (Allemagne) .
PROCEDE ET DISPOSITIF POUR ENLEVER LES BATTITURES DE MATERIAUX EN FIL, BANDE OU
L'EQUIVALENT.
On connaît des installations pour enlever mécaniquement les bat- titures, dans lesquelles le matériau en fil, bande ou l'équivalent, est passé entre des cylindres briseurs et éventuellement nettoyé complémentai- rement d'une manière quelconque.
Pour construire de pareilles installations, le technicien par- tait du point de vue erroné qu'il fallait cintrer le fil fortement et le plus souvent possible, et même dans certains cas le tordre autour de son axe longitudinal, pour détruire et enlever la couche superficielle à élimi- ner.
La présente invention est basée sur la constatation surprenante que la technique admise jusqu'ici est erronée. On a découvert qu'en utili- sant le procédé précité, on sollicitait particulièrement la couche superfi- cielle du matériau à travailler d'une manière telle que sa structure en souffrait, ce qui compliquait et rendait même impossible dans certains cas, le travail ultérieur du matériau. Notamment, la résistance à la traction était fortement réduite et le matériau cassait très souvent, par exemple dans le cas d'un fil ou d'une bande à nettoyer, de sorte qu'on devait pré- voir non seulement des pertes sensibles de matériau, mais aussi des inter- ruptions répétées et inévitables du travail.
Suivant la présente invention, on supprime ces graves inconvé- nients en prenant soin, lorsqu'on fait passer le matériau en fil ou en bande dans l'installation pour enlever les battitures, de tenir compte de la section et des caractéristiques du matériau et d'éviter tout cintrage ou torsion susceptible d'endommager sa structure.
Tout technicien connaît évidemment les caractéristiques du ma- tériau à travailler qui pourraient provoquer les inconvénients qu'évite la
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présente invention, et il sait aussi quelles sont les conditions à obser- ver dans chaque cas particulier quand à la section et aux propriétés du matériau, pour éviter qu'il souffre des sollicitations auxquelles il est soumis.
Suivant une autre constatation faite conformément à l'inven- tion, la déformation provoquée en cintrant le fil peut par exemple être calculée en effectuant la somme de l'allongement du contour extérieur de la partie cintrée et du refoulement du contour intérieur de cette partie.
Cette somme est alors exprimée par la différence de longueur du contour extérieur par rapport au contour intérieur, en pour cent du rayon de cintrage r pour une épaisseur de fil d et un angle de cintrage ? . Si Ó est exprimé en degrés, r et d en mm, la valeur de u est alors Ó,dÓ 1,8. r Plus l'épaisseur du fil et l'angle de cintrage sont grands, plus le rayon de cintrage est petit, et la déformation préjudiciable est d'autant plus grande. Lorsque les propriétés de résistance et d'élasticité du fil ou de la bande sont moyennes, l'égalité u = 45 % peut être considérée comme li- mite supérieure admise.
Dans les dispositifs connus pour enlever mécaniquement les bat- titures on travaille généralement avec un angle de cintrage de 1800. Dans le dispositif suivant l'invention cet angle est de 90 au maximum et avan- tageusement de 75 . Plus le fil est épais, moins le cintrage sera grand.
Le diamètre des poulies de renvoi sera choisi tel que même pour des fils très épais, par exemple de 15 mm, le nombre u restera en dessous de la li- mite mentionnée.
Suivant l'invention, l'enlèvement des battitures n'est pas réa- lisé par un fort cintrage ou une forte torsion du fil, mais bien par la combinaison des effets de pression et de frottement d'une série de cylin- dres ou de rouleaux, avec un minimum de cintrage ou de torsion du fil.
Un dispositif avantageux pour l'exécution du nouveau procédé se distingue en ce qu'une partie des cylindres ou rouleaux de travail for- mant le chemin de guidage, par exemple les rouleaux briseurs sont montés les uns par rapport aux autres de façon à éviter d'endommager le matériau par cintrage et torsion.
Il est avantageux aussi d'exécuter un tel dispositif de maniè- re que les poulies de renvoi coopérant au guidage du matériau à travail- ler, aient un tel diamètre et occupent des positions relatives telles que le matériau ne soit pas endommagé par cintrage ou torsion.
Ces conditions sont avantageusement réalisées, suivant l'in- vention, en montant les rouleaux briseurs endeux groupes dans les deux moitiés d'un carter divisé dans le sens d'avancement du matériau à travail- ler, de manière qu'en ouvrant le carter ces deux groupes de rouleaux s'é- cartent l'un de l'autre et ouvrent le passage permettant d'introduire le matériau entre ces groupes.
Ceci est rendu possible du fait que, suivant l'invention, les rouleaux montés dans les deux moitiés du carter et coopérant au guidage du matériau, ont une disposition relative telle qu'un cintrage excessif du matériau soit non seulement impossible mais complètement exclus.
Ce dispositif peut être réalisé d'une manière particulièrement économique et simple enmontant au moins une partie des rouleaux en porte- a-faux dans une des parties du carter, leur extrémité libre faisant sail- lie dans l'autre partie du carter fermé. On peut ainsi économiser une grande quantité de paliers onéreux.
Les dessins annexés montrent à titre d'exemple une forme de réalisation de l'invention.
La fig. 1 montre de côté le carter fermé, la fig. 2 une vue en plan des deux moitiés du carter ouvert, et
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la fig. 3 est une vue de face, à plus grande échelle et partiel- lement en coupe; la fig. 4 montre schématiquement une vue de côté d'une forme de réalisation de l'installation pour enlever les battitures ; la fig. 5 montre un détail du montage des rouleaux.
Le dispositif pour briser et enlever d'un fil ou l'équivalent la couche superficielle de battitures ou de rouille, est constitué par un carter cylindrique divisé longitudinalement, dont les deux parties a,b sont arti- culées par des charnières c,la partie supérieure b, comportant une poignée pour l'ouvrir et la fermer.
Tant dans la partie supérieure b que dans la partie inférieure a du carter,à chaque bout de celui-ci, sont montés des rouleaux fous, à savoir une paire de rouleaux superposés e,à axes horizontaux, et dans la partie inférieure également à chaque bout, une paire de rouleaux! à axes verticaux. Les axes des autres rouleaux g, h sont disposés obliquement.
Tous les rouleaux e, f,g,h forment ensemble un passage sinueux pour le fil à travailler i.
En ouvrant la partie supérieure b du carter au moyen de la poi- gnée on ouvre le passage pour le fil, de sorte que le fil à travailler ou l'équivalent, peut facilement être placé entre les rouleaux e, f,g de la partie inférieure a du carter. En refermant ensuite ce dernier, on appli- que les rouleaux h de la partie supérieure du carter étroitement sur le fil i qui, en passant entre les cylindres consécutifs est légèrement ondulé et, en même temps, écroûté, particulièrement par les cylindres obliques ±? h. La couche superficielle du fil est ainsi brisée et enlevée efficacement par- tout. La partie supérieure b du carter comporte des supports k pour fixer de façon amovible des poids de lestage m.
On peut traiter dans le nouveau dispositif des matériaux d'une épaisseur pouvant varier sensiblement jusqu'à environ 25 mm, sans pour au- tant devoir régler spécialement le dispositif.
La Fig. 4 montre schématiquement une seconde forme de réalisa- tion d'une installation pour enlever les battitures, dans laquelle tous les éléments coopérant à guider le matériau à travailler, sont dimension- nés et disposés les uns par rapport aux autres de façon telle qu'un fil, ou l'équivalent, qui les traverse ne subit qu'une légère déformation.
Dans ce but, un châssis n dans lequel sont montés les rouleaux briseurs o,p, est placé sur une plate forme mobile m. Comme le montre la fig. 5, les rouleaux supérieurs ± sont par exemple sollicités par des res- sorts qui leur permettent un léger déplacement perpendiculairement à leur axe de rotation. La fig. 5 montre encore qu'à leur extrémité libre, les rou- leaux ,0, jd montés en porte-à-faux, sont tronconiques. Ceci permet, par exem- ple, de glisser librement un fil à nettoyer r entre les extrémités libres des différentes paires de rouleaux et de l'introduire entre ceux-ci en sur- montant la poussée des ressorts q, jusque dans la position de travail.
Pour pouvoir débarrasser avec certitude des battitures toute la surface du fil, on dispose différemment les axes des différentes paires de cylindres o p, par exemple en partie horizontalement, en partie verticale- ment et, éventuellement, en partie obliquement sous un angle au choix.
La fig. 4 montre aussi que le matériau en bande r passant entre les rouleaux briseurs, est dévié ensuite par une poulie de renvoi s, dans un dispositif de nettoyage complékmentaire t et, en sortant de celui-ci, il passe sur une deuxième poulie de renvoi u.
Les deux poulies de renvoi ± et u ont un rayon particulièrement grand afin d'assurer au matériau à travailler un rayon de courbure propor- tionnellement grand qui ne lui soit en aucun cas préjudiciable.
Le dispositif de nettoyage complémentaire t peut par exemple être
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constitué par une chambre en forme de trémie remplie de matière pulvérulen- te à arêtes vives.En traversant cette chambre, le matériau perd sous l'ac- tion de cette poudre le reste de sa couche superficielle désagrégée par les rouleaux briseurs et déjà détachée, par exemple la couche de rouille ou de battitures, tandis que pendant le passage du matériau les particules de la poudre sont continuellement remuées sous l'effet de leur propre poids, et attaquent toujours le fil par de nouvelles arêtes vives.
REVENDICATIONS .