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H.S. HANSEN, résidant à GENTOFTE (Danemark) .
SANGLE EN CAOUTCHOUC POUR SIEGES OU POUR LITS.
Dans des sièges ou des lits, on utilise comme support des sur- faces rembourrées, sur lesquelles s'appuient les fesses ou le dos d'une per- sonne assise ou couchée, un ensemble de sangles comprenant par exemple deux groupes de sangles entre-croisées, éventuellement entrelacées, tendues dans un châssis périphérique construit habituellement en bois. Jusque présent, ces sangles consistaient en larges bandes de matière textile non élastique et servaient d'appui inférieur au rembourrage à l'aide de ressorts à boudins verticaux. Dans des meubles plus légers, on est arrivé ultérieurement à ren- dre élastiques les sangles elles-mêmes, par exemple en utilisant du caout- chouc.
La présente invention se rapporte à des sangles de ce genre en caoutchouc.
Les sangles confectionnées en matière textile sont fixées au châs- sis de bois qui les entoure, au moyen de clous ou de broches, ce qui est très simple pour l'homme de métier. Cependant, ce mode de fixation ne peut pas s'appliquer directement à des sangles en caoutchouc à cause des proprié- tés particulières de cette matière. On a proposé de disposer en dessous des têtes des clous, des assises en cuir, bois ou métal. Cela ne donne cependant pas satisfaction. Même lorsque le caoutchouc est serré de façon bien ferme entre le châssis et l'assise par le clouage, il peut glisser quand on lui applique de fortes charges parce qu'un allongement du caoutchouc occasionne une diminution notable de la section et par conséquent de l'épaisseur de sorte que la pression de serrage diminue.
Quand la charge est très intense, le frottement atteint par le serrage peut devenir négligeable et les clous déchirent le caoutchouc. Même en cas de charges moins intenses, l'état d'o- rigine dans la région du serrage est modifié parce que le caoutchouc conser-
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ve approximativement son allongement, en particulier par ce que le caout- chouc, lors de la suppression de la charge reprend aussitôt son épaisseur première à l'extérieur de l'endroit du serrage, ce qui l'empêche de revenir à cette position. Le caoutchouc ainsi étiré de façon permanente perd son é- lasticité au cours du temps et devient plus fragile à l'action de nouvelles charges, ce qui aboutit finalement à des ruptures.
Suivant une autre proposition connue, la sangle en caoutchouc est munie de bourrelets à ses extrémités et est guidée à travers des fentes prévues dans le châssis et que les bourrelets ne peuvent traverser. Dans la réalisation pratique de cette disposition, suivant le brevet danois 72.709, on aboutit cependant à une construction dont le montage est compliqué et qui ne réalise aucune transition progressive entre la sangle et le châssis.
En outre, la longueur de la sangle lors de la préparation doit s'adapter de façon tout à fait exacte au châssis dans lequel elle doit être tendue.
L'invention a pour but de créer des moyens de fixation de la sangle au châssis, qui ne souffrent pas des inconvénients cités.
Suivant la présente invention, la sangle est munie à ses extré- mités d'un renforcement solidement vulcanisé qui consiste de préférence en matière textile tissée, par exemple de la toile. Le renforcement peut être préparé de façon simple en enroulant une bande de toile caoutchoutée autour de l'extrémité de la sangle avant la vulcanisation du caoutchouc et en la fixant ensuite par vulcanisation de la même manière que pour la préparation de couvertures pour pneus aériens d'avions.
Grâce au renforcement conforme à l'invention, on réalise de pré- férence sur toute l'étendue du renforcement, une liaison intime entre le renforcement et le caoutchouc, de manière à empêcher pratiquement ce dernier de s'allonger quand on lui applique une charge. En utilisant une matière textile comme renforcement, la transition entre le caoutchouc pouvant être allongé et celui qui ne peut pas l'être, sera suffisamment uniforme pour qu'il n'existe aucune section devant craindre une rupture. Un autre avan- tage important de l'invention consiste en ce que la sangle peut être fixée au châssis de la manière traditionnelle, c'est-à-dire à l'aide de clous ou de broches qui sont enfoncés dans le châssis périphérique à travers les extrémités renforcées.
L'invention est décrite avec plus de détails dans ce qui suit, en se référant au dessin sur lequel : la figure 1 est un exemple de réalisation d'une sangle en caout- chouc conforme à l'invention, vue d'en haut; la figure 2 est une bande de caoutchouc de laquelle une sangle de ce genre peut être découpée; la figure 3 représente à plus grande échelle une coupe à travers la sangle représentée sur la figure 1; la figure 4 est une plaque de caoutchouc de laquelle la sangle représentée sur la figure 1 peut être découpée ; la figure 5 est une partie d'un châssis sur lequel sont tendues deux sangles conformes à l'invention, et la figure 6 est une coupe à échelle agrandie à travers une des pièces latérales du châssis.
La sangle 10 représentée sur la fig. 1 consiste en une bande de caoutchouc aux extrémités de laquelle sont vulcanisés fermement des renfor- cements 12 en toile. Comme on le voit, cette toile peut avoir la forme d'une bande transversale existant aussi bien sur la surface supérieure que sur la surface inférieure de la sangle 10. Pour aboutir à une transition plus progressive depuis la partie de la sangle renforcée par la toile et qu'on
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empêche ainsi de s'allonger sous l'action d'une charge jusqu'à la partie restante de la sangle qui s'allonge sous l'action d'une charge, le bord de la toile tourné vers l'intérieur peut être disposé comme on l'indique sur la figure 1 par des traits pointillés 14. Le bord considéré peut toutefois avoir une autre forme, par exemple celle d'une languette.
La transition graduelle mentionnée entre le caoutchouc renforcé et celui qui ne l'est pas, peut toutefois également se réaliser d'autre façon. Par exemple, la toile se trouvant sur la face inférieure peut être plus large que celui de la face supérieure, mais il peut également exister sur chaque face deux ou plusieurs couches de toile de différentes largeurs.
Un certain nombre de sangles peuvent être préparées à partir d'u- ne bande continue 16 (voir fig. 2) autour de laquelle sont disposées des bandes de toile 18 à des distances intermédiaires convenables. Les sangles sont alors découpées suivant des lignes 20 au milieu des bandes 18 qui sont de préférence deux fois plus larges que les renforcements 12 représentés sur la figure 1.
Comme on le voit sur la coupe de la sangle représentée sur la figure 3, le renforcement de toile peut être enroulé complètement autour de la sangle 10. Les extrémités de la bande peuvent comme on le représente, se juxtaposer sur le bord ou bien elles peuvent se recouvrir plus ou moins l'une l'autre. Les extrémités de la section de la sangle de caoutchouc peu- vent être pointues ou arrondies comme on le voit également sur la figure 3.
Si on doit préparer un certain nombre de sangles à partir d'une plaque de caoutchouc 22 (voir fig. 4), on utilise dans ce but une plaque dont la largeur correspond à la longueur désirée des sangles. Sur chaque bord latéral de la plaque, on applique un renforcement de toile 24 sur toute la largeur, aussi bien sur la face supérieure que sur la face infé- rieure. Les sangles sont découpées suivant des lignes parallèles 26 à des distances intermédiaires correspondant à la largeur désirée des sangles,
Sur la figure 5, 28 désigne une partie du châssis en bois, par exemple d'une chaise.
Les sangles de caoutchouc 10 sont tendues entre les pièces latérales de ce châssis de la façon appliquée pour des sangles en matière textile, en enfonçant des clous ou des broches 30 dans le châssis 28 à travers les renforcements 12 des sangles. Avant de fixer la dernière extrémité d'une sangle, on applique de façon connue à la sangle une tension appropriée.
D'après la coupe représentée sur la figure 6, on voit que les pièces du châssis sont arrondies sur leur face tournée vers l'intérieur de manière que la sangle ne repose pas sur une arête vive quand elle est char- gée.
Même si la sangle conforme à l'invention doit être préparée à une longueur qui correspond à la grandeur du châssis sur lequel elle est disposée, on possède cependant une certaine tolérance pour cette longueur parce que les clous ou broches de fixation peuvent être disposés suivant les circonstances au voisinage du bord extérieur ou intérieur' du renforce- ment. Il n'y a aucun invoncénient à donner au renforcement, pour augmenter la tolérance, une largeur suffisante pour que, dans certains cas, il s'é- tende jusqu'à l'intérieur de la partie de la sangle s'appuyant au châssis.
REVENDICATIONS.
1.- Sangle en caoutchouc pour sièges ou pour lits, caractérisée en ce qu'elle possède à ses extrémités un renforcement solidement vulcani- sé.