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ZIPPO MANUFACTURING COMPANY, résidant à BRADFORD Pennsylvania (E.U.A.) .
PERFECTIONNEMENTS AUX BRIQUETS PYROPHORIQUES.
La présente invention concerne les briquets pyrophoriques, et plus particulièrement, les briquets dont l'allumage s'effectue au moyen d'étincelles projetées à partir d'une pierre.
Un briquet très répandu d'un type auquel les perfectionnements de la présente invention conviennent tout particulièrement est celui décrit dans la demande de brevet américain 2.032.695 du 17 mai 1934 qui montre d'une façon générale la construction du briquet bien connu "Zippo". Il s'agit' d'un briquet de poche avec boîtiers creux extérieur et intérieur s'emboîtant par télescopage, le boîtier intérieur portant un tube vertical pour la réception de la pierre, une mèche et un bourrage de déchets de co- ton ou matière analogue saturé avec un liquide à briquet. La pierre est poussée vers le haut, dans le tube, contre une molette tournante dont la rotation projette des étincelles qui enflamment la mèche.
Or, on a constaté que le tube à pierre de ces briquets doit être constitué par un métal non-ferreux résistant à la corrosion, tel que cuivre, laiton, etc..., afin que l'humidité atmosphérique ne fasse pas rouil- ler son intérieur et n'empêche pas l'introduction d'une pierre ou encore coince la vis à pierre qui obture normalement l'extrémité inférieure du tu- be. Toutefois, l'emploi d'une telle matière crée une autre difficulté sé- rieuse, à savoir que le métal étant trop tendre la pression exercée par la pierre sur le tube, lorsqu'on fait tourner la molette, à t6t fait de limer ou d'écraser et d'ovaliser l'extrémité supérieure du tube.
Cette ovalisa- tion permet ensuite à la pierre de basculer en avant et en arrière de sorte qu'il arrive fréquemment que la pierre coince la Tablette et rend difficile ou impossible toute rotation ultérieure de la molette qui sert à projeter les étincelles.
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Par conséquent, l'un des buts de la présente invention consiste à prévoir un moyen simple, économique et efficace pour empêcher ces déforma- tions produites par les pierres dans les tubes porte-pierre résistant à la corrosion, déformations qui finissent par coincer la molette.
Suivant la présente invention, ce but est réalisé en agençant une douille en métal dur à l'intérieur de l'extrémité supérieure du tube déformable qui sert à maintenir la pierre. De préférence, le corps de la douille est constitué par de l'acier rigide ou dur muni d'un revêtement é- lectrolytique ou autre en matière résistant à la corrosion, par exemple du zinc. La pierre est disposée à l'intérieur de la douille et la dureté de celle-ci est suffisante pour empêcher la déformation soit de la douille, soit du tube, par suite des pressions exercées par la molette sur la pier- reo
On a représenté sur le dessin annexé un mode préféré de réali- sation de l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif.
Sur le dessin :
La figure 1 est une vue en coupe verticale d'un briquet ordi- naire muni de perfectionnement suivant la présente invention, et la figure 2 est une vue en perspective et à plus grand échelle de la douille ci-dessus.
Si l'on se réfère d'abord à la figure 1, on voit que le briquet utilisé pour la description de l'invention comprend des boîtiers intérieur et extérieur 1 et 2 qui s'emboîtent l'un dans l'autre par télescopage, le boîtier extérieur s'articulant en 3 pour former un couvercleo Le briquet comprend également des dispositifs spéciaux, qui n'entrent pas dans le ca- dre de la présente invention, qui servent à maintenir le couvercle soit dans une position ouverte, soit dans une position de fermeture énergique.
Le boîtier 2 comporte un écran 6 de protection contre le vent, formé dans sa partie supérieure. Ce boîtier est normalement rempli de déchets de co- ton ou matière analogue, que l'on maintient saturé d'un fluide inflammable pour briquets. Une mèche 7, qui s'étend vers le haut jusqu'à l'intérieur de l'écran 6,est également prévue dans le boîtier .
Les perfectionnements apportés par la présente invention ne concernent que l'organe de maintien de la pierre, lequel, comme on le voit, est constitué par un tube vertical 8 monté dans le boîtier intérieur. D'or- dinaire, ce tube est constitué par un métal non-ferreux et résistant à la corrosion,tel que de lation, de manière que l'humidité atmosphérique qui pourrait s'introduire dans le boîtier ne puisse attaquer cette pièce. Une pierre 9 peut coulisser dans le tube et l'ensemble comporte un ressort 11 dont le rôle consiste à pousser la pierre vers le haut et hors du tube, contre une molette 12 montée sur un axe horizontal au-dessus de l'extrémi- té supérieure du tube 8.
L'extrémité inférieure du tube est fermée par une petite vis en laiton 13 contre laquelle appuie le ressort 11, le briquet étant actionné selon le mode habituel en faisant tourner la molette 12 de façon à projeter les étincelles contre l'extrémité supérieure d'une mèche saturée 7, ce qui détermine l'allumage de la mèche ou de la vapeur qu'elle contient.
Comme on le sait, la pierre à briquet est une substance relati- vement dure et même tellement dure en comparaison du métal résistant à la corrosion qui consiste le tube, que les déplacements de la pierre à l'inté- rieur du tube peuvent produire la déformation de la forme circulaire de la section transversale du tube. Ces déplacements de la pierre ont lieu lors- qu'on fait tourner la molette 12, cette rotation faisant monter et descen- dre la pierre de sorte que celle-ci lime et mate le tube, et finit par mo- difier sa forme qui, de circulaire, devient ovale, ce qui lui permet de bas- culer en avant et en arrière. Par conséquent, la pierre bascule souvent vers une position qui coince la molette 12 et en rend le fonctionnement ex-
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trmement difficile sinon impossible.
Suivant la présente invention, on a prévu un moyen destiné à empêcher cette déformation et à permettre continuellement la rotation facile de la molette à étincelles, ce moyen étant constitué par la douille 14 re- présentée en figure 2. La dimension de cette douille est prévue de façon à s'ajuster dans l'extrémité supérieure du tube 8 et, à cet effet, l'extré- mité supérieure du tube est alésée sur une distance approximàtivement égale à la longueur de la douille.
En outre, pour faciliter l'introduction de la douille dans le tube, il est préférable d'utiliser une douille fendue que l'on peut comprimer pour l'introduire. Pour empocher que la pierre puisse déformer le tube et la douille, le tube est en métal dont la dureté est voisine de celle de la pierre, celle-ci étant de préférence en acier dure De plus, il est reconnu que la douille elle-même pourrait éventuelle- ment s'oxyder ou se corroder au point de rendre impossible l'ajustage d'une pierre dans la douille; par conséquent, il est désirable de former sur la douille un revêtement en matière résistant à la corrosion, par exemple en zi,nc, ou de former la douille elle-même en acier résistant à la corrosion, comme l'acier inoxydable qui contient 18% de chrome et 18% de nickel.
Grâ- ce à ce moyen simple et efficace d'empêcher la déformation du tube, les mo- lettes à étincelles de ces briquets ne se coincent pas et l'inconvénient très désagréable que constitue une molette coincée est donc complètement éliminé.
Bien que l'invention ait été décrite avec référence à un type particulier de briquet, il est bien entendu qu'elle s'applique tout aussi bien à n'importe quel autre briquet comportant un tube à pierre en matière déformable et résistant à la corrosion..