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Sté Ame INTEREMIN, résidant à LUXEMBOURG (Gd Duché de Luxembourg).
DISPOSITIF D'ETIRAGE POUR FIBRES TEXTILES.
Les peignages et filatures comprennent des machines d'étirage qui ont pour but de défeutrer, mélanger, régulariser et paralléliser les fi- bres entre elles. Dans ce but la matière est entrainée à travers un champ d'aiguilles mobile et happée à la sortie par des cylindres, ces cylindres sont animés d'un mouvement rotatif plus rapide que le déplacement des peignes portant les aiguilles et composant le champ, de ce fait la matière est en- traînée à travers le champ d'aiguilles.
Jusqu'à présent le cylindre inférieur était toujours celui qui était entrainé et le cylindre supérieur était uniquement entrainé par con- tact à la suite d'une forte pression exercée sur celui-ci; de plus le sup- port des cylindres devait pouvoir se rapprocher ou s'éloigner des peignes ou.barrettes suivant que la matière traitée comportait des fibres longues ou courtes. Dans ce système les bouts des vis sans fin qui commandent l'avan- cement des peignes tournaient dans des logements prévus au bâti de la machi- ne , lorsque les fibres courtes étaient traitées, le support des cylindres était trop rapproché des barrettes et empêchait de ce fait de munir le bout des vis sans fin de roulements à billes, la place manquant pour ce faire.
Dans la présente invention le cylindre supérieur seul est comman- dé à partir du moteur, sur ce cylindre la pression désirée agit soit par dis- positif hydraulique, pneumatique ou par les moyens employés généralement ; l'entraînement du cylindre supérieur est réalisé par chaîne, courroie, pi- gnons ou autre moyen connu.
Le ou les cylindres secondaires, montés sur roulements à billes dans lesquels ils tournent fou, sont réglables et susceptibles de se dépla- cer suivant une ligne parallèle à l'avancement rectiligne des peignes compo- sant le champ d'aiguilles. Ces déplacements sont réalisés au moyen de pat- tes métalliques prévues avec les roulements des cylindres secondaires ; pattes coulissent dans des encoches prévues au bâti de la machine.
Les dé-
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placements rectilignes des cylindres secondaires qui doivent nécessairement maintenir l'axe de ces cylindres parfaitement parallèle à l'axe du cylindre directement commandé(pour éviter des rubans de matières traitée ne possédant pas la même épaisseur sur toute leur largeur) sont contrôlés par un index situé sur les pattes métalliques, cet index vient en correspondance des deux cotés de la machine avec une graduation fixe prévue au bâti. Le calage en position désirée des pattes métalliques se fait des deux cotés de la machine au moyen d'un organe de serrage connu soit par vis avec manette ou par ma- nette à came.
Le dit calage peut aussi être réalisé en agissant d'un seul cô- té de la machine et peut très bien être combiné avec l'organe de déplacement des pattes métalliques.
Le dispositif utiliserait alors un pignon qui engrènerait avec une crémaillère et ce de chaque coté du bâti, les dits pignons étant soli- daires d'une tige qui tout en commandant le mouvement rotatif agissant sur les crémaillères servirait en même' temps d'organe de calage par l'utilisa- tion d'une came qui viendrait, en position opérante, serrer des rondelles contre les parois extérieures du bâti.
L'invention ne couvre pas uniquement les dispositifs ou réalisa- tions mécaniques décrites dans la description ci-après, mais couvre égale- ment tous dispositifs qui entreraient dans l'esprit des revendications.
La figure I est une vue en élévation du dispositif réalisé sui- vant l'invention.
La figure 2 est une vue de profil
La figure 3 est une vue en coupe d'une variante du dispositif de déplacement et de calage.
DESCRIPTION.
Le dispositif réalisé suivant l'invention est appliqué au bâ- ti du mécanisme d'étirage; ce bâti sert de guide au cylindre supérieur 3 sur lequel agit la pression. Le cylindre susdit reçoit son mouvement rota- tif à partir du moteur au moyen d'un pignon denté 3a relié au moteur par une chaîne à maillons articulé 3b.
Le ou les cylindres secondaires 4, canelés ou non, sont munis de roulements à billes 4a prévus aux pattes métalliques 5 placées dans des encoches 2a du bâti de la machine. Ces pattes métalliques 5 sont suscepti- bles de se déplacer dans les encoches 2a de façon à permettre le rapproche- ment des cylindres secondaires 4 du champ d'aiguilles 6 lorsque celles-ci traitent une matière composée de fibres courtes. Lorsque la position du ou des cylindres 4 est obtenue, en agissant sur les pattes métalliques 5, celles-ci sont maintenues en place par un organe de calage 7 qui est une manette munie d'un axe fileté qui agit à travers une encoche 7a sur les pat- tes métalliques 5, en exerçant une forte pression sur une rondelle métalli- que 7b, qui de de ce fait solidarise le bâti 2 et les pattes métalliques 5.
Dans le but de maintenir l'axe du ou des cylindres secondaires 4 toujours parfaitement parallèle à l'axe du cylindre commandé 3, il est préconisé de munir les pattes métalliques d'un index 5a qui vient en corres- pondance avec une graduation fixe 2d prévue au bâti.
Le fait de rendre le bâti de la machine fixe, alors que dans les machines existantes jusqu'à présent celui-ci est dans l'obligation de se dé- placer pour travailler les fibres de différentes longueurs, permet de munir les bouts des vis sans fin 8 et 9 qui assurent les déplacements des peignes à aiguilles 6, de roulements à billes qui ont pour résultat de pouvoir aug- menter la vitesse de la machine et d'en diminuer considérablement le bruit.
Suivant l'invention il est également prévu de réaliser les pat-
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tes métalliques, qui se trouvent de chaque coté du bâti, de façon à assurer les mêmes déplacements aux dites pattes.
Suivant l'invention il est prévu de réaliser les déplacements des cylindres secondaires en agissant sur un seul organe de commande qui servirait simultanément à l'avancement des pattes métalliques et au calage en position désirée.
Le dispositif pourrait être réalisé de la façon suivante : le cylindre secondaire serait percé de part en part pour permettre le passage d'une tige 10 munie de bouts carré 10a dans lesquels seraient logés des pi- gnons dentés lOb qui agissent sur une crémaillère 2c prévue à chacun des bâtis. Un des bouts de la tige 10 est munie d'une manette à came 10c venant agir sur des rondelles de pression lOd.
Lorsque la came ne serait pas en position opérante il est faci- lement compréhensible qu'en donnant à la tige 10 un mouvement rotatif dans un sens ou dans l'autre, les pignons lOb en se déplaçant sur les dents de la crémaillère 2c, feraient avancer ou reculer les cylindres secondaires 4 en position désirée ; suffit alors, en rabattant la manette 7, de caler les cylindres dans la position voulue.
REVENDICATIONS.
I) Dispositif d'étirage pour fibres textiles dans lequel les dits fibres sont étirés à travers un champ d'aiguilles par leur passage en- tre des cylindres animés d'un mouvement rotatif plus rapide que le mouvement rectiligne des peignes qui composent le champ d'aiguilles c a r a c t é r i- s é en ce que le cylindre supérieur (recouvert ou non d'un manchon de ma- tière plus ou moins élastique) sur lequel agit la pression est relié au mo- teur par un système d'entraînement connu tel que, chaîne, courroie, pignons, etc...