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PROTOTYP-WERKE G.m.b.H., résidant à ZELL/Harmersbach (Allemagne) .
APPAREIL A TARAUDER.
La présente invention est relative à un dispositif de taraudage ou de coupe, qui se compose de deux parties pouvant tourner l'une par rap- port à l'autre et reliées entre elles par un accouplement à friction et qui forme un ensemble immobile en direction axialedans lequel le porte-taraud est maintenu de façon à ne pas pouvoir tourner, mais de façon à pouvoir si- bir un déplacement en direction axiale. Dans les formes connues jusqu'à présent de tels dispositifs de taraudage, on a fait usage, comme accouple- ment à friction, d'un accouplement à cones ou d'accouplements à griffes présentant en direction périphérique des surfaces d'appui obliques.
Ces accouplements sont cependant peu propres à empêcher le bris du taraud, car Ils ne sont pas réglables avec une précision suffisante ou engendrent une augmentation par a-coups du moment de rotation.
C'est pourquoi, on a déjà prévu un accouplement à disques ou lamelles entre les deux parties pouvant tourner l'une par rapport à l'autre dont l'une est agencée de manière à servir en même temps de porte-taraud et est mobile en direction axiale par rapport à la partie à serrer dans la machine. Par suite de la possibilité de déplacement axial ainsi offerte, l'accouplement à lamelles connu travaille à sec, en sorte qu'on obtient des coefficients de friction différents. Il s'ensuit que cette forme d'exécu- tion ne satisfait pas encore aux exigences souhaitées d'ajustabilité préci- se et constante du moment de rotation à transmettre.
Le frottement supplémentaire, qui se manifeste, par suite de la possibilité de déplacement axial du porte-taraud, entre la rainure d'entraî- nement et les saillies des lamelles extérieures,constitue un autre inconvé- nient sérieux de cette forme d'exécution connue. Dans ce cas, il se pro- duit, entre autres, une forte usure et une modification du moment de rota-
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tion, à tel point que celui-ci ne peut plus être établi avec précision à la valeur voulue.
Suivant la présente invention, une amélioration importante est obtenue, par le fait que, dans une machine à tarauder du genre mentionné en premier lieu, le mandrin dans lequel est engagé le taraud ou le porte-taraud et l'arbre d'entraînement se recouvrent l'un l'autre de manière étanche à l'huile, par un prolongement, de façon qu'un accouplement à lamelles ser- vant d'accouplement à friction baigne dans l'huile, Ceci n'est, toutefois possible que du fait que les deux parties susceptibles de tourner l'une par rapport à l'autre forment un ensemble immobile en direction axiale, tandis qu'un déplacement axial à volonté du porte-taraud reste possible.
La nouvelle machine à tarauder ainsi agencée s'est comportée aumieux dans la pratique.
Parmi les deux possibilités offertes par l'invention, en ce qui concerne le recouvrement du mandrin et de l'arbre d'entraînement, on donne la préférence, suivant une forme d'exécution particulière de l'invention, à l'agencement dans lequel le prolongement de l'arbre d'entraînement se présente sous forme d'une douille, qui recouvre extérieurement l'accouple- ment à lamelles, ce qui permet d'obtenir une structure particulièrement compacte, tandis que le prolongement du mandrin peut simplement être exé- cuté également sous forme d'une douille, de manière à présenter intérieure- ment un creux servant, de manière connue, à loger la tige de ressort, à laquelle le porte-taraud est suspendu de manière élastique en direction axiale.
Le prolongement en forme de douille de l'arbre d'entraînement pré- sente,dans ce cas, dans sa paroi frontale raccordée à l'arbre d'entraîne- ment proprement dit une série de trous répartis annulairement et servant à loger des ressorts en spirale, servant à assurer la pression de frottement Pour que tous ces ressorts puissent être serrés uniformément et à l'aide d'une poignée, ces ressorts sont appliqués contre des broches d'appui, qui prennent à leur tour appui sur un écrou commun de réglage de la pression.
Pour réduire la longueur de l'appareil, l'écrou de réglage de la pression est vissé sur la partie de la douille, dans laquelle sont ménagés les trous servant à recevoir les ressorts et dont le diamètre est supérieur au dia- mètre de l'arbre proprement dit. Suivant l'invention, l'écrou de réglage de la pression s'applique étroitement, par une douille de prolongement, sur la douille du prolongement de l'arbre d'entraînement et interdit ainsi toute communication entre l'Intérieur de l'appareil et l'extérieur. Le prolonge- ment, en forme de douille, de l'arbre d'entraînement porte, à sa périphérie un filet gradué dont le pas correspond à celui du filet de l'éciou de ré- glage de la pression.
Grâce à une marque portée par l'écrou, on peut ré- gler sur la graduation la pression d'application de l'écrou sur l'accouple- ment à lamelles et ainsi le moment de rotation à transmettre par celui-ci
Suivant l'invention, une bague de fermeture prévue à l'extrémité de la douille formant le prolongement de l'arbre forme un centrage et une surface d'appui axiale pour le mandrin, ainsi qu'une contre-butée fixe pour l'accouplement à lamelles; cette bague de fermeture est avantageusement ser- rée par vissage.
D'autres particularités de l'invention ressortiront de la des- cription suivante d'une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple, en ré- férence aux dessins ci-annexés, dans lesquels la figure 1 est une coupe lon- gitudinale, tandis que la figure 2 est une coupe longitudinale décalée de 90 de la partie antérieure du mandrin dans lequel est engagé le porte-ta- raud et une vue en élévation de la douille portant un filet gradué.
L'arbre d'entraînement l, qui est réalisé, de manière connue, sous forme d'un cône Morse, se prolonge par une douille 2, dans laquelle les saillies de lamelles non représentées et se trouvant dans l'espace 4 s'éten- dent dans trois rainures longitudinales 3 décalées de 120 l'une par rap- port à l'autre. Entre ces lamelles se trouvent les contre-lamelles, dont
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les saillies s'étendent dans trois rainures longitudinales 5 décalées de
1200 l'une par rapport à l'autre et ménagées dans le prolongement 6 du man- drin 7. Grâce à un coussinet 8, le mandrin 7 est centré par son prolonge- ment 6 dans l'arbre le tandis que ce mandrin est également centré en 9 dans une bague de fermeture 10, vissée à l'extrémité de la douille 2.
Cette bague de fermeture 10 forme, au surplus, par son rebord 11, une surface d'appui axiale pour le collier 12 du mandrin 7 et, par sa surface annulai- re 13, la contre-butée pour le disque de pression 14 de l'empilage ou pa- quet de lamelles, L'autre disque de pression 15 est soumis à la pression exercée, par huit ressorts en spirale 16 répartis circulairement à sa pé- riphérie, lesquels ressorts 16 prennent appui par des broches 17 sur un écrou à chapeau commun 18. Cet écrou est vissé sur le filet 19, établi à hauteur des trous 20 ménagés dans la paroi frontale 21 de la partie raccor- dant l'arbre d'entraînement 1 à la douille 2.
L'écrou à chapeau 18 pré- sente un prolongement 22, qui s'adapte étroitement, à la manière d'un man- chon, sur la douille 2 et isole ou ferme ainsi complètement l'intérieur de l'appareil, en sorte que celui-ci peut être rempli d'huile, par l'ouverture
23, qui peut être obturée. Grâce à cette huile, dans laquelle baigne l'ac- couplement à lamelles, celui-ci conserve toujours des coefficients de frot- tement constants. A l'extérieur de la douille 2, un filet gradué 24 est taillé dans cette douille 2, comme le montre la figure 2. Une marque 25 prévue sur la douille ou jupe 22 de l'éctou à chapeau 18 peut être amenée en regard d'une graduation, à l'intérieur de l'évidement 26.
En vissant ou en dévissant l'écrou à chapeau 18, on peut ainsi régler avec précision la tension des ressorts 16 et ainsi le moment de rotation à transmettre par le paquet de lamelles.
Le mandrin 7 porte un coin ou une cale 27 (voir figure 2), dans lequel s'adapte une rainure du porte-taraud 28, qui est engagé dans le mandrin 7 et est, par conséquent, entraîné en rotation avec celui-ci. Dès que le taraud s'est calé dans le trou à tarauder, aucune pression axiale n'est plus exercée par l'arbre 1 de l'appareil à tarauder. Bien plus, le porte-taraud 28 peut subir un mouvement de retrait axial, dans la direction longitudinale du mandrin 7, parce que la tige 29 peut céder à l'encontre de la force du ressort 30. Pour recevoir ce ressort, le prolongement 6 du mandrin 7 est creux et forme une douille.
Ce creux se prolonge, en par- tie dans un alésage correspondant de l'arbre 1, le fond dudit alésage ser- vant de butée finale pour le disque 31 de la tige de ressort 29.
Le verrouillage de la tige 29 au porte-taraud 28 se fait à l'ai- de d'une broche de blocage 32, qui est soumise à l'action d'une lame de res- sort 33 et présente une ouverture 34 livrant passage à la tête 36 de la tige 29, laquelle ouverture est décalée transversalement sous l'action de la lame de ressort 33, de façon que la broche de blocage 32 s'engage, dans la position de verrouillage représentée, dans une gorge 35 de la tige 29 et établisse ainsi, en direction axiale, une liaison desmodromique avec le porte-taraud 28. Pour l'enlèvement du porte-taraud 28, celui-ci est d' abord retiré axialement hors du mandrin 7, après quoi la broche de blocage 32 est repoussée par une pression du doigt, à rencontre de l'action du ressort 33, la tige 29 subissant alors un retrait sous l'effet du ressort 30.
Un autre porte-taraud 28 est alors mis en place, ce qui est facilité par la surface conique de la tête 36. La broche de blocage 32 saute alors sous l'action de la lame de ressort 33, dans la gorge 35 de la tige de res- sort 29.
REVENDICATIONS.
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