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Ho BULLE, résidant à UEBERHERRN (Sarre) SUPPORT POUR ETAYER DES COFFRAGES.
La présente invention concerne un support d'une conception nou- velle destiné à étayer des coffrages et grâce auquel il est possible de re- noncer aux poutrelles en bois usuelles jusqu'à présent qui sont étayées contre le plafond de l'étage situe en-dessous.
On connaît déjà divers types de supports pour coffrages, sup- ports qui sont constitués en principe par des fers profilés, des supports en treillis, ou autres, destinés à être posés sur les murs de support et qui sont munis à l'une de leurs extrémités ou à leurs deux extrémités de pièces de rallonge afin que l'envergure du support puisse être adaptée à tous les besoins.
Toutefois, l'usage pratique des supports de ce genre connus jusqu'à présent a décelé en certaines occasions des difficultés et des im- perfections dans leur emploie imputables selon toute vraisemblance aux con- naissances techniques plus ou moins médiocres des ouvriers du bâtiment ap- pelés à manoeuvrer sur le chantier de construction les dispositifs parfois compliqués de mise en place et d'enlèvement des supports de coffrages con- nus jusqu'à présent.
Il importe donc en premier lieu de faire en sorte que les dis- positifs à manoeuvrer et les opérations à effectuer pour la aise en place et l'enlèvement des supports de coffrage soient aussi simples que possible, de manière à exclure dans toute la mesure du possible une fausse manoeuvre et tout risque d'accidents.
Suivant la présente invention, la partie médiane du support pour coffrages est constituée par un corps creux ayant de préférence une forme équarrie et aux deux extrémités duquel des fers profilés d'un profil moins grand en coupe transversale sont décalables en direction longitudinale dans IMPRIME etEDITE le25 MAI 1956. PRIX : 20]
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le corps creux, des butées, ou autre, étant prévues pour empêcher que les pièces de rallonge soient tirées complètement de la partie médiane du sup- port pour coffrages. De ce fait, on évite aussi une chute accidentelle du support tout entier pour coffrages si le desservant commet des impruden- ces pendant la manoeuvre.
Suivant l'invention, un organe de serrage jouant le rôle de butée est disposé à quelque distance des extrémités du corps creux et à son coté interne et inférieur. Cette butée est constituée par exemple par une clavette transversale guidée dans des fentes aménagées dans les parois latérales du corps creux, clavette qui peut également être remplacée par un organe de serrage pouvant être décalé en hauteur au moyen d'une clavet- te transversale et dont l'effet est dû non en dernier lieu au fait que l'ex- trémité interne de la pièce de rallonge,extrémité qui se situe dans le corps creux, presse sur le côtéinférieur et interne du corps creux sous l'effet du poids du support pour coffrages. Ce faisant, l'arête se situant à l'extrémité externe du côté interne et supérieur du corps creux sert d'axe de rotation.
En enfonçant la clavette transversale à proximité de laquelle se trouve la butée qui empêche que la pièce de rallonge ne soit tirée com- plètement, l'extrémité interne de la pièce de rallonge est pivotée vers le haut autour de l'arête supérieure à l'extrémité du corps creux jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec le côté supérieur et interne du corps creux, de façon à ce que l'axe de la pièce de rallonge se situe pratiquement à ras par rapport à l'axe du corps creux.
A chacune des extrémités des pièces de rallonge est fixée par soudage une cornière, dont l'aile horizontale sert à poser le support pour coffrages sur le mur de support, alors que l'aile verticale de la cornière constitue la butée au côté interne du mur de support-
Dans le but de compenser le fléchissement du support pour cof- frages qui intervient lorsque le plafond muni du coffrage est soumis à charge, le corps creux qui constitue la partie médiane du support pour cof- frages est bombé vers le haut. Cette voussure est telle que sous l'effet de la charge, le support de coffrage adopte un profil en ligne droite.
Tous les détails complémentaires concernant l'invention ressor- tent de la description ci-après en combinaison avec le dessin, qui repré- sente un modèle d'exécution d'un support pour coffrages suivant l'invention.
Sur le dessin : Figure 1 - représente une vue latérale d'ensemble d'un support pour coffra- ges prêt à être utilisé, Figure 2 - représente une coupe longitudinale et verticale à travers l'une des extrémités du support pour coffrages, avant que la pièce de rallonge n'ait été mise en place, Figure 3 - représente une coupe transversale et verticale suivant le tracé III-III de la figure 2, Figure 4 - représente un modèle d'exécution constituant une variante en com- paraison du modèle d'exécution suivant la figure 3; en l'occur- rence, une simple clavette transversale sert d'organe de serra- ge.
La partie médiane 1 en forme de corps creux dû- support pour coffrages présente un profil équarri et une légère voussure vers le haut, celle-ci étant choisie d'une manière telle que sous l'effet de la charge exercée par le plafond muni du coffrage, la surface supérieure de la par- tie médiane 1 soit enfoncée pour reprendre la forme d'une ligne droite.
Aux deux extrémités dû corps creux 1 sont disposées les pièces de rallonge 2 et 3 qui présentent la forme d'un I et qui peuvent être décalées en di-
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rection longitudinale. Chacune de ces pièces de rallonge 2 et 3 est munie à son extrémité externe d'une cornière 4 ou 5 et à son extrémité interne d'une nervure transversale 6 ou 7, qui s'oppose à ce que les pièces de ral- longe 2 et 3 soient tirées complètement au-delà des butées 8 ou 9 disposées à l'intérieur du corps creux 1.
A proximité immédiate des butées 8 ou 9 est guidée dans le corps creux 1 une clavette transversale 10 ou 11, sur laquelle s'appuie un orga- ne de serrage 13 ou 14 décalable verticalement dans un tronçon en coupe transversale du corps creux 1 et cela de manière que lors de 1 'enfoncement de la clavette correspondante, cet organe de serrage soit mû vers le haut.
Sur le côté supérieur de cet organe de serrage est posé le cô- té inférieur de la pièce de rallonge s'y rapportant et cela de manière à ce que si la clavette n'est pas enfoncée, la pièce de rallonge adopte une inclinaison correspondant approximativement à celle illustrée dans la fi- gure 2. Dans cette position, la pièce de rallonge peut être décalée en ne provoquant qu'une friction minime dans l'axe longitudinal du corps creux 1, ce qui est d'importance tant pour la pose que pour l'enlèvement du support pour coffrages.
Une fois que les cornières 4 et 5 équipant les extrémités des pièces de rallonge 2 et 3 aient été posées de la façon illustrée dans la figure 1 sur les murs de support, les clavettes transversales 10 ou 11 sont enfoncées dans le corps creux 1 par exemple en donnant des coups de marteau ce qui décale vers le haut l'organe de serrage jusqu'à ce que le côté supérieur des pièces de rallonge 2 et 3 vienne buter contre le côté supérieur et interne du corps creux 1.
En ce qui concerne le modèle d'exécution différent suivant la figure 4, on peut se contenter en tant qu'organe de serrage d'une sim- ple clavette transversale 15.