<Desc/Clms Page number 1>
MOTEUR, PLUS PARTICULIEREMENT MOTEUR DE CHEMIN DE FERo
On a proposé de pourvoir les moteurs, et plus particulièrement les moteurs de chemins de fer destinés à faire mouvoir les tramways ou autres véhicules, d'une buse d'aspiration et de placer celle-ci de façon à aspirer pour le moteur de l'air de refroidissement exempt autant que possible d'eau et de poussière. Ce moyen est cependant imparfait et ne peut pas empêcher l'entrée d'eau si l'air est chargé de neige ou de pluie ou de saletés se déposant d'elles-mêmes, ainsi que des dommages graves au moteur, qui nécessitent des réparations importantes et longues.
L'invention concerne les moteurs, de préférence les moteurs de chemins de fer pourvus d'une buse d'aspiration d'air, et consiste à faire passer l'air de refroidissement du moteur, avant son entrée dans le moteur, dans un appareil d'épuration joint a la buse d'aspiration d'air du moteur et a effectuer dans cet appareil dans une première chambre d'une part au moyen d'une tôle de choc une séparation de l'eau de condensation avec évacuation des éléments séparés et d'autre part au moyen d'un changement de direction une première épuration de l'air de refroidissement, puis dans une deuxième chambre une seconde épuration plus poussée par expansion et filtration.
On sépare ainsi de l'air de refroidissement dans la première chambre par l'application de forces centrifuges en association avec un effet de choc et un changement de direction aussi bien la poussière que l'eau entraînée (surtout de la vapeur condensée et de l'humidité non saturée), puis on effectue dans la deuxième chambre par expansion et filtration une épuration plus complète de l'air de refroidissement.
De préférence, l'invention comprend un appareil d'épuration avec
<Desc/Clms Page number 2>
chambre antérieure pourvu d'une ouverture d'entrée et d'une ouverture de sortie et pouvant être fixé par une bride sur une buse d'aspiration de moteur, des surfaces de choc disposées en face de l'ouverture d'entrée, et sur le fond une rigole d'évacuation inclinée vers un côté fermé de la cham- bre antérieure ainsi qu'un brusque changement de direction de la trajectoire de l'air vers le côté opposé ouvert de ette chambre avec jonction à une chambre postérieure agencée comme chambre d'expansion et de filtrage.
Dans celle-ci se produit une diminution de la vitesse d'écoulement de l'air par élargissement de l'espace, et l'épuration de l'air s'y achève par filtration.
D'autre part, l'appareil d'épuration peut comporter une division de la chambre postérieure en plusieurs compartiments d'expansion et de filtrage, qui peuvent être placés en parallèle ou en série, en disposant dans la chambre postérieure plusieurs cloisons intermédiaires et plusieurs ouvertures d'entrée et de sortie, de façon à obliger l'air sortant de la chambre antérieure à se diviser en courants partiels, à augmenter de volume et à subir une bonne épuration en traversant des surfaces filtrantes (encore agrandies autant que possible en les plaçant obliquement). On peut utiliser dans les filtres des forces d'adhésion qui sont à même d'arrêter jusqu'aux poussières les plus fines.
On peut en outre aller jusqu'à utiliser aussi dans les filtres également des produits de fixation de l'humidité, par exemple des produits chimiques, pour améliorer l'épuration.
On utilise avantageusement dans les moteurs de chemins de fer des plaques filtrantes en toile métallique constituées par une toile métallique plate revêtue d'une pellicule d'huile. Les filtres sont de préférence disposés de manière interchangeable dans la chambre d'épuration postérieure afin qu'on puisse rapidement les changer et les nettoyer. ,Les plaques filtrantes en toile métallique huilée peuvent être nettoyées de temps en temps d'une façon simple en les plongeant dans un produit de nettoyage. Dans la pratique, on constate que l'appareil selon l'invention extrait pour chaque kilomètre de parcours des quantités de poussières auxquelles on ne s'attendait pas.
La description qui va suivre en regard des dessins annexés à ti- tre d'exemples non limitatifs fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
La fig. 1 représente schématiquement l'équipement d'un moteur avec un appareil d'épuration.
La fig. 2 est une coupe par la ligne A-B de la fig. l.
L'air pénètre dans la chambre antérieure 3 dans la direction des flèches 2 par l'ouverture 1 pourvue d'un tamis grossier et vient frapper la paroi de choc 4 pour quitter ensuite la chambre antérieure en changeant de direction suivant les fléches 5. Les parties séparées sur la paroi de choc sont évacuées par le canal incliné 7. Les flèches 6 indiquent le trajet ultérieur de l'air de refroidissement dans la chambre postérieure 8.
Celle-ci est constituée par une chambre considérablement plus large que la chambre antérieure 3, et dans laquelle une caisse 9 représentée en pointillé est introduite par un côté à la manière d'un tiroir avec couvercle de fermeture, cette caisse 9 comportant deux cloisons transversales 10 et trois autres cloisons transversales formées par des plaques filtrantes 11, ainsi que des ouvertures indiquées par les flèches 12 dans la paroi latérale gauche en amont des cloisons filtrantes et des ouvertures de sortie de la chambre postérieure d'épuration indiquées par les flèches 15 dans la paroi latérale droite 14 en aval des plaques filtrantes 11. Sur le raccord à bride 16 est fixé le moteur 17.
<Desc/Clms Page number 3>
On peut voir sur la coupe de la fig. 2 la position inclinée des plaques filtrantes 11 et la position des cloisons transversales de sépara- tion 10 dans la caisse 9, ainsi que les ouvertures de sortie vers le moteur
17 indiquées par les flèches 15. Les plaques filtrantes pourraient aussi être disposées horizontalement. On pourrait en outre faire passer le courant d'air à travers plusieurs filtres. Les filtres sont facilement interchan- geables.