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JAUGE INDICATRICE.
La présente invention concerne des jauges indicatrices et plus particulièrement des jauges hydrostatiques indiquant la quantité de liquide contenue dans un réservoir.
Les jauges connues actuellement comportent généralement des moyens mécaniques pour traduire leurs indications sur une échelle de lecture d'un encombrement réduit; ces moyens mécaniques engendrent des frottements et des résistances qui altèrent la fidélité de ces appareils et en augmentent le prix de revient.
Les jauges qui font l'objet de la présente invention procèdent d'un principe qui élimine ces inconvénients par leur grande simplicité.
Un exemple d'application de cette nouvelle jauge est particulièrement Intéressant sur les appareils de chauffage à combustible liquide alimentés par un réservoir dont on veut connaître, à tout moment, le contenu exact par simple lecture d'un index.
Conformément à l'invention, une jauge répondant à ces conditions comporte, d'une part, un plongeur à axe vertical dont la partie supérieure constitue, ou supporte, un index se déplaçant en regard d'une graduation verticale et, d'autre part, un moyen élastique concourant, avec la poussée du liquide, au positionnement du plongeur en fonction du niveau de ce liquide dans le réservoir.
Si le poids du plongeur est supérieur à la poussée que le liquide exerce au niveau maximum, le moyen élastique agit dans le même sens que le liquide; si le poids du plongeur est inférieur à la poussée du liquide au niveau minimum à contrdler, le moyen élastique agit sur le plongeur en sens inverse de la poussée du liquide; si enfin le poids du plongeur se situe entre les deux limites ci-dessus indiquées, le moyen élastique est à double
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effet en ce sens qu'il aide d'abord la montée du plongeur jusqu'au point d'équilibre hydrostatique et freine cette montée au delà de ce point.
Plusieurs modes de réalisation de jauges conformes à l'invention sont représentées à titre d'exemples non limitatifs sur les dessins ci-points dans lesquels : - Les figures 1 et 2 sont des vues schématiques illustrant le cas où le plongeur est plus lourd que le liquide.
- La figure 3 illustre le cas où le plongeur est plus léger que le liquide.
- La figure 4 montre en coupe axiale une jauge établie selon un mode de réalisation de l'invention.
- La figure 5 montre en vue extérieure la fenêtre graduée en litres et derrière laquelle se déplace l'index.
- La figure 6 montre un autre exemple de réalisation de l'invention - La figure 7 est une vue de détail montrant un moyen de réglage de la jauge.
Si l'on se reporte aux figures 1 et 2, le plongeur 6 peut être creux et le moyen élastique 9 (un ressort par exemple) suspend ce plongeur à un point fixe réglable 13.
Dans la figure 1, seule la tension T du ressort équilibre le poids P du plongeur et celui-ci occupe la position basse, correspondant au repère 0' de l'échelle, tant que le niveau du liquide est au-dessous du niveau minimum 0.
Dans la figure 2, le récipient 2 a été rempli jusqu'au niveau maximum M. Le plongeur est donc soumis à une poussée du liquide p qui doit le faire monter de sa course h et lui faire occuper la position haute correspondant au repère M' de l'échelle. Pour ce faire, il suffit que le poids P (qui n'a pas varié) soit équilibré, dans cette nouvelle position, par l'action combinée du ressort T' et de la poussée p du liquide.
Comme la poussée du liquide est égale au poids du volume déplacé (densité x surface x hauteur immergée du plongeur), la tension T' se trouve déterminée par différence et est égale à P - # S x S x (H-h)]
Il est facile alors d'établir un ressort dont le taux de flexibilité satisfasse à cette condition puisque la tension de ce ressort doit passer de T' à T pour un allongement h.
De ce qui précède, on voit, que, toutes choses égales par ailleurs on peut choisir la course h du plongeur (et, par conséquence, la hauteur de l'échelle de lecture), en donnant au ressort le taux de flexibilité adéquat; on peut voir aussi que les déplacements du plongeur sont proportionnels aux déplacements du niveau du liquide.
Ce même raisonnement est valable dans le cas où le plongeur est plus léger que le liquide, le rôle du moyen élastique étant alors de freiner la montée du plongeur au lieu de l'aider.
Un exemple de ce genre est représenté sur la figure 3. Le moyen élastique, tel que ressort de compression 9' guidé sur une tige centrale, exerce une poussée T dirigée de haut en bas comme le poids P du plongeur.
Lorsque le plongeur se trouve en face du point 0' de la graduation il plonge partiellement dans le liquide, la somme de la poussée T et du poids P étant équilibrée par la poussée p du liquide. De même, lorsque le récipient sera rempli, le plongeur étant en face du point M' de la graduation, la poussée T' du ressort comprimé et le poids P du plongeur équilibreraient la poussée p' du liquide.
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On peut envisager aussi le cas intermédiaire dans lequel le poids du plongeur est inférieur à la poussée maximum du liquide et infé- rieur à la poussée minimum. Les équations précédentes restent valables mais l'effort T change de sens au point d'équilibre hydrostatique.
Les figures 4 et 5 montrent un exemple de réalisation de la jauge représentée schématiquement sur les figures 1 et 2.
Cette jauge objet de l'invention étant considérée appliquée à un récipient (un réservoir) de combustible liquide, il est prévu une cer- taine quantité de liquide, dans le fond du récipient, formant réserve de sécurité, - c'est pour cela que le 0 a été pris à une certaine distance du fond du récipient - et la partie émergeante considérée entre 0' et M' indique donc par sa position entre ces deux points la quantité de liquide contenue dans le récipient au-dessus de ce niveau.
Pour établir une jauge hydrostatique basée sur ce qui vient d' être exposé, on s'y prend comme le montre schématiquement le dessin par sa figure 4 qui représente en coupe axiale une jauge établie selon un mode de réalisation de l'invention et par sa figure 5 qui, elle représente en vue extérieure la fenêtre graduée en litres derrière laquelle se déplace l'index.
On constitue cette jauge des éléments suivants :
Un tube 1 ouvert à sa partie inférieure, est disposé verticalement dans le récipient 2 de combustible, de l'huile lourde dans l'exemple en question. Ce tube est pourvu d'une fenêtre 3, en bordure de laquelle est tracée une graduation verticale 4 en litres, par exemple, et le tube 1 est fermé à sa partie supérieure par un chapeau 5.
Dans ce tube 1 est susceptible de se déplacer axialement un plongeur 6 fermé à sa partie inférieure 7 et dont le bord supérieur est muni d'une pièce 8 sont la surface supérieure se déplaçant derrière la graduation 4 sert d'index mobile.
Un ressort à boudin 9 est attaché par son extrémité inférieure à une biellette 10 accrochée elle-même au fond 7 du plongeur 6, et par son extrémité supérieure à une pièce 12, conformée de façon à présenter un oeil 13 pour l'accrochage du ressort 9 et filetée à sa partie supérieure 11 pour pouvoir se visser dans un écrou de réglage 14, passant au travers du couvercle 5 sur lequel sa tête repose.
Lorsque le récipient est vide, le plongeur 6 se trouve à une certaine distance d du fond du récipient, le ressort à boudin 9, équilibrant le poids du plongeur et l'index se trouvant au 0' de l'échelle 4.
Lorsque l'on alimente de combustible liquide le récipient 2, le plongeur, dans cette réalisation particulière, ne commence à monter que lorsque le niveau du liquide se trouve à la distance d du fond.
L'invention ne se limite pas à ce mode de réalisation qui a été plus spécialement décrit dans ce qui précède et représenté au dessin. Elle en comprend toutes les variantes, et notamment celle où le tube 1 est constitué dans sa partie supérieure pour que sa fenêtre ne soit pas en communi- cation avec l'air libre mais fermée par une matière transparente et où ce tube est disposé de façon étanche dans le réservoir ce qui éviterait, d'une part, de laisser échapper du récipient des émanations provenant du contenu dudit réservoir et, d'autre part, permettrait de mettre ce réservoir sous pression. Un exemple de réalisation de ce genre est représenté sur la figure 6 où le tube 1 est adapté de façon étanche sur le réservoir 2 et est constitué en matière transparente, ce qui permet d'y graver directement la graduation.
L'invention s'étend aussi à la variante dans laquelle un moyen serait utilisé pour faire varier le taux de flexibilité ou loi d'allongement du ressort 9, moyen tel par exemple qu'une pièce filetée qu'on visserait dans
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l'extrémité du ressort ce qui permettrait de neutraliser un certain nombre de ses spires. Cette variante est illustrée sur la figure 7 où la pièce filetée est désignée par 15.
L'invention ne se limite également pas, bien entendu, à celles de ses applications plus particulièrement décrites dans ce qui précède, elle s'étend à toutes les applications où elle peut donner un résultat technique.
L'invention s'étend aux produits industriels nouveaux constitués par les jauges en comportant application et par les éléments entrant dans leur constitution.
REVENDICATIONS.
1 ) Jauge hydrostatique pour indiquer la quantité de liquide contenue dans un réservoir caractérisée par ce qu'elle comporte d'une part un plongeur à axe vertical dont la partie supérieure constitue, ou supporte, un index se déplaçant en regard d'une graduation verticale et, d'autre part, un moyen élastique concourant, avec la poussée du liquide, au positionnemenb du plongeur en fonction du niveau de ce liquide dans le réservoir, ce qui permet de réduire la course verticale du plongeur à une valeur notablement inférieure à la différence des niveaux maximum et minimum du liquide dans le réservoir.