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PROCEDE ET DISPOSITIF POUR SOUDER LES UNES AUX AUTRES DES PARTIES D'ENVELOPPES METALLIQUES, PLUS SPECIALEMENT DES PARTIES ESTAMPEES DE CORPS DE GARNITURES OU ARTICLES DE ROBINETTERIE.
Pour la fabrication d9enveloppes métalliques, plus spécialement des corps de garnitures ou articles de robinetterie il est connu de souder les unes aux autres, et par juxtaposition des pièces constituées, par exemple, par des corps en forme de cuvette ou d'anneau, en se servant d'un courant alternatif. Ce procédé a pour inconvénient que 1-'amenée du courant alternatif à l'endroit à souder se fait avec des pertes importantes provoquées par des courants d'induction et des courants de Foucault et que 1?on dispose, suivant la forme des pièces à souder-, en diverses parties de l'endroit où se fait le soudage, d'intensités de courant différents par lesquelles la formation d'un joint soudé uniformément bon est rendue difficile.
Dans ce cas, même en utilisant, par exemple, des pièces en forme de cuvette avec des sections transversales géométriquement simples et avec des parois ayant des épaisseurs uniformes, il se produit des pertes par courants de Foucault et par induction qui s'élèvent à environ 60-70 % de l'énergie consommée, de sorte que seulement à peu près 30 à 40 % du courant arrivent à l'endroit où se fait le soudage. Pour souder les unes aux autres des pièces matricées dont les sections transversales ont des formes irrégulières et dont les parois ont des épaisseurs non un% formes, les pertes peuvent être notablement plus élevées.
A cause de ces pertes élevées, il est souvent impossible, pour des pièces matricées dont certaines parties ont des formes compliquées, d9amener la quantité de courant, qui est nécessaire pour le soudage par juxtaposition, en tous les points du joint si l'on veut éviter une surchauffe des autres parties à souder, Dans ces cas, on est obligé de remplacer le soudage simple par juxtaposition par des métho- des de soudage plus compliquéeso
Pour écarter ces inconvénients, on propose, conformément à l'in-
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vention,de souder les pièces par juxtaposition à l'aide de courant continu, Comme les pertes ohmiques, qui se produisent en utilisant un courant continu,
sont extraordinairement petites à cause des grandes sections transversales dont on dispose généralement avec des corps en forme de cuvette ou analogue, il est ainsi possible de dériver ou de scinder les courants dans les parties à souder sans perte appréciable de courant et de manière telle que le courant de soudage actif ait l'intensité voulue en tous les points du joint soudé. Même quand les pièces ont des sections transversales formées par des parties très irrégulièrement réparties et présentent, plus spécialement, des parois ayant des épaisseurs très différentes, on obtient ainsi une liaison uniforme par soudure en toutes les parties du joint.
Le procédé, faisant l'objet de l'invention, peut être réalisé de différentes manières. Dans de nombreux cas, il est avantageux de souder les pièces les unes aux autres en faisant agir sur celles-ci simultanément plusieurs circuits à courant continu branchés en parallèle afin de faciliter les dérivations tout en maintenant les pertes à une valeur réduite et d'obtenir ainsi un échauffement uniforme et une fusion régulière de la matière même si les pièces ont des formes très irrégulières. De cette manière, il est même possible de souder ed même temps trois ou un plus grand nombre de pièces les unes aux autres.
De préférence, le courant est amené aux pièces à souder ou s'écoule depuis ces pièces à l'aide d'électrodes qui sont distinctes pour des zones séparées de ces pièces et qui sont en contact avec ces zones sur toute la longueur de celles-ci, de sorte que le courant, par l'utilisation d'un nombre différent d'électrodes pour l'amenée et la sortie du courant, est dérivé sur toute la longueur de l'endroit à souder. Dans ce cas et conformément à une autre disposition faisant l'objet de l'invention, on constitue les électrodes de manière telle qu'elles puissent former en même temps, pendant le soudage, des organes de soutien pour les pièces placées librement les unes contre les autres.
A cet effet, on place les électrodes autour de l'enveloppe à souder, comme une coquille sur la face externe de celle-ci ou on les engage de manière telle dans la dite enveloppe qu'elles soient posées à plat sur la face interne de celle-ci, tout au moins à proximité de l'endroit où le soudage doit se faire, pour former en même temps des soutiens pour les pièces à souder.
Les dessins ci-annexés montrent, à titre d'exemples, plusieurs modes de réalisation de l'invention.
Les figs. 1 et 2 montrent le dispositif, faisant l'objet de l' invention, appliqué au sondage par juxtaposition, à l'aide de courant continu, des deux coquilles 1 et 2 d'une boite à soupape. Les électrodes , utili- sées pour le passage du courant sont constituées par des mâchoires en cuivre et sont\désignées par 3a, 3b, 4a et 4b, Dans ce cas, les mâchoires 3 servent à l'amenée du courant et les mâchoires 4 à la sortie du courant. Il est évident que l'on pourrait inverser les fonctions de ces mâchoires.
Les figs. 3 et 4 montrent un dispositif pour souder une boite à tiroir constituée par deux coquilles 5 et 6 en forme d'U. La boite comporte, aux branches libres des pièces en forme d'U, un renforcement qui, après le soudage, forme une bride périphérique pour la fixation du couvercle de la boite à tiroir. Comme il est désirable que, précisément en cet endroit, on amène le courant avec une densité particulièrement élevée au corps de la boite, on établit en cette partie de l'endroit où se fait le soudage des électrodes supplémentaires 7a et 8a, constituées également par des mâchoires en cuivre. L'amenée du courant à la partie restante de la boite à tiroir est scindée une nouvelle fois par les électrodes séparées 7b, 7c et 8b, 8c.
Pour-l'exemple montré sur les figs. 5 et 6, le corps 9 de la boite à tiroir, la douille 10 qui reçoit le siège de la vanne, et la tubulure 11 avec bride, sont soudés les uns aux autres,par juxtaposition, en une opération. Dans ce cas, on immobilise la douille 10 du siège par le cône de positionnement 12 qui est relié rigidement à la bride de fixation du couvercle
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du corps de la boite. Par l'intermédiaire de l'électrode annulaire 13 et par l'électrode 14 engagée axialement dans le cône de positionnement, on fournit au corps 9 et à la douille 10, à proximité de l'endroit à souder et par des voies différentes, des courants de même polarité.
En même temps, on fournit à la tubulure 11 avec bride, depuis l'intérieur et par l'électrode cylindrique 15, du courant ayant une polarité contraire, de sorte que les courants ainsi produits assurent les soudages simultanée des trois joints.
Pour alimenter la douille 10 depuis l'intérieur avec du courant, on visse dans l'électrode 14 un corps 16 dont l'extrémité libre a une forme cônique et sur cette partie conique, on engage une bague fendue 17, en cuivre, avant l'assemblage des pièces formant le corps 9 et la douille 10. En ser- rant l'écrou 18, la bague fendue 17 s'élargit et est appliquée contre la face interne de la douille 10. En serrant davantage l'écrou 18, la douille 10 est appliquée fortement contre le cône de positionnement 12. L'électrode an- nulaire 13 est constituée par deux demi-coquilles qui sont reliées enyre elles, en des points diamétralement opposés, par des vis ou boulons. De la même manière, on soude ensuite le corps 9, la douille 10' et la tubulure
19 avec bride les uns aux autres.
Pour le procédé faisant l'objet de l'invention, on utilise un courant continu de forte intensité et avec une tension d'environ 10 volts, le courant continu étant avantageusement formé par un redresseur au sélénium.