<Desc/Clms Page number 1>
JAUGE POUR LE CONTROLE DU NIVEAU DE L'HUILE DANS LE CARTER DES MOTEURS D
AUTOMOBILES, OU AUTRES.
On sait que, pour contrôler le niveau de l'huile nécessaire au fonctionnement normal des moteurs d'automobiles, ou autres, on utilise une jauge plongeant dans le lubrifiant, cette jauge comportant, vers sa partie inférieure, une graduation qui indique le niveau maximum et le niveau minimum de l'huile contenue dans leur carter.
Ce moyen de contrôle présente différents inconvénients :en particulier, lorsqu'on ne vérifie pas suffisamment à temps, à l'aide de la jauge graduée, si le carter contient la quantité d'huile nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des différents organes du moteur, cette omission risque d'avoir des conséquences fâcheuses ou même. graves pour le moteur, et, dans le cas d'une voiture automobile, pour le conducteur lui-même. En outre, la lecture de la graduation portée sur la jauge est parfois difficile et il est nécessaire de plonger celle-ci à plusieurs reprises dans le carter, avant de pouvoir contrôler efficacement la hauteur du niveau de l'huile qui y est contenue.
Pour obvier à ces inconvénients, on a déjà/ préconisé des dispositifs indicateurs automatiques du niveau de l'huila dans les carters, ces dispositifs comportant, entre autres, un flotteur logé dans une capacité montée à l'intérieur des carters, ou bien encore montée à l'extérieur de ces derniers, et dont ledit flotteur actionne, électriquement ou autrement, un organe de signalisation acoustique ou/et optique, placé, par exemple, sur le tableau de bord des voitures automobiles ou tout autrement. Toutefois de tels genres de dispositifs nécessitent toujours des modifications ou amé- nagements particuliers, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur des carters .
<Desc/Clms Page number 2>
Cela exposé, l'invention se propose de remédier à ces inconvénients inhérents aux dispositifs indicateurs automatiques actuels, en substituant à ces derniers un nouveau genre de jauge remplaçant la jauge habituelle qui plonge dans les carters des moteurs d'automobiles, ou autres, et belle qu'elle est livrée généralement par chaque constructeur.
Dans ce but, l'invention est basée sur l'idée de disposer un flotteur à l'intérieur même d'une jauge, comportant une capacité pour le recevoir, ledit flotteur étent relié électriquement ou autrement à un appareil de signalisation, acoustique ou/et optique, placé sur le tableau de bord d'un véhicule automobile,, notamment, ou partout ailleurs.
A cet effet, l'invention a pour objet, à titre de produit industriel nouveau, une jauge pour contrôler le niveau de l'huile dans le carter des moteurs d'automobiles, ou autres, en même temps qu'actionner automatiquement un signal, dès que le niveau minimum d'huile est atteint dans le carter, (niveau critique au-dessous duquel il devient dangereux de continuer à laisser tourner un moteur), cette nouvelle auge étant caractérisée, en principe., par ce fait qu'elle est constituée par un corps métallique tubulaire, ouvert à sa partie inférieures laquelle est aménagée pour loger un flotteur métallique pouvant s'y déplacer librement.
Suivant une autre caractéristique, une portion périphérique de la partie tubulaire inférieure,, aménagée pour recevoir le flotteur, est isolée électriquement du corps de la jauge.
Suivant une autre caractéristique$ le logement du flotteur est limité par deux manchons en matière isolante entre lesquels le flotteur peut se déplacer.
Suivant une autre caractéristique, la 'portion périphérique isolée de la partie inférieure de la jauge prend appui sur une partie du pourtour de chacun des manchons en matière isolants,
Suivant une autre caractéristique, la portion périphérique isolée de la partie inférieure de la jauge comporte un- élément provoquant, lorsque le niveau minimum de l'huile contenue dans le carter est atteint, le contact du flotteur avec la partie non isolée de la jauge, laquelle est mise à la masse.
Suivant une autre caractéristique, la portion isolée de la jauge est mise en circuit avec un organe de signalisation,,
La description qui va suivrefaite en regard du dessin schématique annexé représentant une forme d'exécution,, donnée à simple titre d'exemple nullement limitatif permettre de mieux comprendre l'invention. Sur ce dessin :
Fig. 1 est une vue d'ensemble de la jauge plongeant dans le carter d'un moteuro Figso 2 et 3 sont des vues de détails de la portion isolée de la jauge.
Fig. 4 est une vue en coupe, dessinée à plus grande échelle, montrant le flotteur dans son logement., le niveau de l'huile dans le carter étant au-dessus du niveau minimum critique.
Fig 5 est une vue analogue à la fige 4 montrant le flotteur dans sa position la plus basse, lorsque le niveau de l'huile a atteint le point critiquée
La jauge réalisée conforme à l'invention est constituée par un élément tubulaire 1 en métal comportant., à la manière habituelle, à sa partie supérieure, un chapeau 2 pourvu d'un organe de préhension 3, l'assujettissement de la jauge dans la tubulure 4 du carter 5 étant assuré par un
<Desc/Clms Page number 3>
ressort 6 qui contribue à la mise à la masse de la partie non isolée de la jauge 1.
La partie inférieure de l'élément tubulaire 1 est découpée com- me indiqué en 7 sur les figures 1, 4 et 5. ce découpage donnant une sorte de gouttière 8. A l'intérieur de l'élément tubulaire 1 sont disposés deux machons 9 et 10, en matière isolante, le manchon 9 constituant la partie terminale ouverte de la jauge, un flotteur métallique 11 étant logé entre ces deux manchons.
La gouttière 8 prend appui sur une partie du pourtour des sus- dits manchons en matière isolante 9 et 10 et se trouve ainsi isolée élec- triquement du corps de la jauge. La gouttière 8 est pourvue à sa partie inférieure d'une languette 12 venue de découpage, dont le rôle sera expli- qué plus loin. La partie non isolée 1 de la jauge est mise à la masse, constituée par la tubulure 4 du carter, grâce au ressort 6 solidaire de l'élément tubulaire 1, la partie isolée constituée par la gouttière 8 étant reliée, par un conducteur 13, à une borne isolée 14 montée sur le chapeau 2 et qu'un conducteur 15 relie à un organe de signalisation placé sur le tableau de bord de la voiture, une lampe rouge par exemple.
Avant d'introduire le flotteur 11 dans son logement, il est nécessaire de régler à l'avance le moment où ledit flotteur provoquera, lorsque le niveau minimum d'huile aura été atteint dans le carter, la mise en circuit de l'organe de signalisation. A cet effet, on procède de la façon suivante :
On plonge le flotteur 11 dans un récipient contenant de l'huile de même nature que celle contenue dans le carter, puis on trace sur le flotteur la ligne de flottabilité 16 de celui-ci qui se trouve environ aux 2/3 de sa hauteur totale. On indique ensemble en 17, sur le pourtour extérieur de la gouttière isolée 8, le niveau minimum de l'huile correspondant à celui indiqué sur l'ancienne jauge usuelle dont chaque moteur est pourvu, le niveau normal étant indiqué en 18 sur la fig. 1.
On introduit alors le flotteur 11 dans son logement en pliant ensuite plus ou moins la languette 12 jusqu'à ce que, par ce mode de réglage, au moment même où le flotteur vient simultanément porter sur la languette et toucher la partie opposée tubulaire 1 non isolée de la jauge, la ligne de flottabilité 16 coïncide avec le repère 17, comme représenté en fig. 5. Le réglage terminé, on met en place le manchon terminal 9 qui enferme ainsi le flotteur dans son logement.
Ces opérations terminées, et après avoir versé dans le carter la quantité d'huile habituelle, on introduit la jauge dans le carter 5 à travers la tubulure 4, l'huile arrivant approximativement au repère 18 indiquant le niveau normal.
Au fur et à mesure de la consommation, le niveau d'huile baissant, le flotteur descend dans son logement, comme, montré en figure 4, et lorsque l'huile atteint son niveau minimum, c'est-à-dire lorsque celui-ci coincide avec le repère 17, le flotteur 11 vient prendre appui sur la languette 12 et celle-ci, jouant le rôle d'une rampe, oblige le flotteur à venir en contact avec la partie non isolée de l'élément tubulaire 1, ce qui a pour effet de provoquer la mise en circuit de l'organe de signalisation placé sur le tableau de bord d'une voiture, ou en tous autres lieux.
Par ce qui précède on voit que la jauge réalisée conformément à l'invention, signale automatiquement, dès qu'il est atteint, le niveau minimum d'huile au-dessous duquel il est dangereux de continuer à laisser tourner le moteur.
Il va de soi que l'on peut apporter à la réalisation qui vient d'être décrite, et qui est représentée au dessin, des modifications dans le domaine des équivalents sans, pour cela, s'écarter du cadre de l'invention.