BE528136A - - Google Patents

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BE528136A
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Publication of BE528136A publication Critical patent/BE528136A/fr

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    • B—PERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B24—GRINDING; POLISHING
    • B24D—TOOLS FOR GRINDING, BUFFING OR SHARPENING
    • B24D18/00—Manufacture of grinding tools or other grinding devices, e.g. wheels, not otherwise provided for

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Manufacturing & Machinery (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Polishing Bodies And Polishing Tools (AREA)

Description


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   Cette invention a trait à des articles abrasifs ou outils employés pour la coupe, le meulage, et comprenant une base ou corps dont la surface de travail est pourvue d'une mince couche de particules abrasives. Plus exac- tement,l'invention se réfère à un nouvel outil abrasif supérieur aux précédents articles similaires en ce que les particules sont maintenues en place du fait qu'elles sont scellées et ancrées dans une couche de métal liant ; les portions extrêmes de ces particules ressortant de la dite couche se trou- vent toutes dans une surface de meulage. Etant donné qu'elles sont toutes montées dans de telles positions, les particules prennent toutes simultanément part à l'opération de meulage ou de découpage. Elles sont si bien scellées en place qu'elles ne peuvent être facilement délogées durant le travail.

   L'in- vention comprend en outre une nouvelle méthode grâce à laquelle un tel article ou outil peut être produit dans une variété de formes à un prix relativement bas. 



   Les outils de meulage ou de découpage du type en question ont été fabriqués jusqu'ici d'après un certain nombre de méthodes. Selon l'une de ces méthodes, la surface de travail de la base d'outil est d'abord enduite d'adhé- sif sur lequel on répartit les particules. Une couche de métal est ensuite appliquée sur la base afin de fixer les particules en position. Ce   dépdt   a lieu par procédé galvanoplastique. En pratiquant cette méthode, on a rencontré des difficultés dans la distribution appropriée des particules et dans la façon de les tenir en place jusqu'à ce que le métal liant soit appliqué. En outre, comme les particules reposent sur la surface du corps et sont de dimension variable, elles ne font pas saillie à la même distance au-dessus de la couche liante et leurs portions extrêmes ne se trouvent pas dans le même plan de surface.

   Par conséquent, les particules ne prennent pas toutes part simultanément à l'opération de meulage au moyen d'un'tel outil. Les plus saillantes d'entre elles font, au début, tout le travail et en aucun moment toutes les particules entrent en fon ction simultanément. 



   Suivant une autre méthode proposée pour la fabrication de tels instruments, la surface de travail de la base ou corps d'outil est recouverte d'une couche de métal doux. Les particules sont enfoncées dans la couche et une couche de matériel liant est appliquée sur le métal doux et autour des particules. Cette méthode a ceci de désavantageux que le métal doux peut 'fondre sous l'influence des conditions de travail. Il s'en suit une désagrégation de la couche liante et des particules. Dans ce cas aussi les particules dépassent différemment la surface de la couche liante et ne sont, de ce fait, pas engagées simultanément dans le meulage ou le découpage. 



   La présente invention a pour but de procurer un nouvel instrument abrasif comprenant une base ou corps d'outil dont la surface de travail est recouverte d'une fine couche superficielle de particules abrasives, cet outil ayant une meilleure capacité de coupe et une plus grande durabilité que les autres instruments similaires. Dans le nouvel outil, les particules sont fermement ancrées dans une couche de métal liant et, dans ce but, certaines portions de ces particules sont entièrement scellées dans la couche qui les maintient fermement.

   D'autres portions de ces particules font saillie de la couche et leurs extrémités se trouvent toutes dans un plan qu'il est pratique de qualifier de "surface de meulage".   la   forme de la surface de meulage d'un instrument donné dépend de la forme et de la construction de l'instrument , ainsi que de la façon dont on utilisera l'outil. Ainsi, par exemple, dans le cas de disques pour coupe latérale, la surface de meulage est   un   plan de révolution tandis que la surface de meulage d'un disque à chanfreiner est une portion de cylindre concentrique à l'axe de rotation du disque. Similairement, la surface de meulage d'une pierre à honer peut être une section de cylindre ou un plan.

   Comme toutes les particules du nouvel instrument ont des parties se trouvant dans la surface de meulage, toutes les particules prennent part simultanément à l'opération de meulage et l'instrument est, par conséquent, plus efficace que les autres instruments similaires précédents. 



   L'invention comprend en outre une nouvelle méthode de fabriquer 

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 des dispositifs abrasifs au moyen desquels on peut obtenir une saillie uniforme des particules hors de la couche liante, même si les particules sont de dimensions très différentes. L'application de la nouvelle méthode facilite aussi la production d'instruments bien équilibrés qui tourneront rond à de grandes vitesses. 



   En vue d'une meilleure compréhension de l'invention, nous nous référons aux dessins d'accompagnement dans lesquels : 
Fig. 1 représente la section verticale d'une ébauche utilisée dans la production selon la nouvelle méthode d'une meule pour coupe latérale. 



   Fig. 2 représente une élévation, avec certaines parties enlevées, d'une ébauche employée dans la production de meules-boisseau. 



   Figs. 3, 4 et 5 sont des coupes indiquant différentes phases dans la pratique de la méthode comprenant l'usage des ébauches illustrées par les figs. 1 et 2. 



   Fig. 6 est une section montrant une portion de couche liante avec les particules qui y sont partiellement enfoncées. 



     Fig. 7   est une coupe transversale d'une meule-boisseau complète construite suivant l'invention. 



   Fig. 8 est une section à travers une partie d'ébauche et de couche liante montrant une modification de la méthode. 



   Figs. 9 et 10 sont des sections à travers un membre abrasif comprenant la couche de liant et les particules abrasives qui y sont attachées, les figures illustrant différentes étapes de fabrication. 



   Fig. Il est une section agrandie d'une portion de meule-boisseau équipée du membre abrasif montré dans la fig. 10. 



   Fig. 12 est une vue en perspective d'une meule à chanfreiner construite suivant l'invention. 



   Fig. 13 est une vue en perspective illustrant l'application des particules abrasives sur l'ébauche utilisée dans la production de la meute à chanfreiner de la fig. 12. 



   Fig. 14 est une section   d'une   partie de l'appareil de moulage utilisé pour façonner une meule de coupe latérale. 



   Fig. 15 est une élévation de   cote   de l'appareil à mouler complet. 



   Fig. 16 représente une section en perspective de la meule pour coupe latérale produite par l'opération de moulage au moyen de l'appareil des figs   14   et 15. 



   Fig. 17 similaire à la fig. 14 montre une partie de l'appareil à mouler utilisé pour la fabrication d'une meule-boisseau. 



   Fig. 18 est une section à travers la meule-boisseau produite au moyen de l'appareil de la fig. 17. 



   Fig. 19 est une section à travers l'appareil employé pour former une meule à chanfreiner, et 
Fig. 20 est une section à travers la meule à chanfreiner fabriquée à l'aide de l'appareil selon fig. 19. 



   La nouvelle méthode peut être appliquée dans la production d' instruments de coupe de formes variées. Les dessins illustrent des outils de meulage rotatifs ou des meules de types divers et montrent la façon de laquelle de telles meules sont formées conformément à la pratique de la nouvelle méthode. Pour plus de clarté, les particules   ind@quées   sur les dessins sont fortement disproportionnées. 

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   L'outil illustré à la fig. 7 est une meule-boisseau qui consiste en une base ou corps 21 concave,, en forme   d'assiette.,   faite de n'importe quel matériel pouvant convenir., tel   que.,   par exemple,, un substance plasti- que dure. L'emploi de matière plastique pour cet usage est à conseiller, sur- tout pour les meules de grand diamètre, car elle est plus légère que le métal. 



   Le corps de meule est muni d'un bord 22 ayant une surface annulaire de tra- vail 22a. Le corps a une ouverture axiale 23 destinée à recevoir une tige ou manche. Une couche 24 de métal liant est fixée à la surface 22a de la meule. Ce métal est tenace ou dur, ou les deux ensembles et son point de fu- sion est de préférence relativement haut. La couche liante est d'épaisseur substantielle. C'est dans cette couche que sont montées les particules abrasives 25 qui peuvent être l'un des matériaux abrasifs usuels, de préféren- ce de la poussière de diamant .  Certaines   portions de particules sont entiè- rement scellées et   encrées   dans la couche liante, tandis que d'autres font saillie hors de cette couche.

   Les portions extrêmes des particules se trou- vent dans la surface de meulage, laquelle   est.!)   dans ce cas, un plan. 



   La dimension des particules employées et le degré de leur saillie au-delà de la couche liante dépendent de l'usage qu'on veut faire de l'outil Dans le cas de la poussière de diamant,la finesse des particules peut cor- respondre à 60 - 220 mailles quoique des particules plus grossières ou plus fines encore puissent aussi être utilisées dans la fabrication du nouvel outil. Si l'outil est destiné à la coupe ou au meulage de métal dur, la saillie des particules en dehors de la couche liante devrait être relativement petite. Par contre, le dépassement des particules peut être plus grand si 1' outil doit travailler de la céramique ou du verre. Pour les efforts moyens, l'exposition maximum convenable des particules est de 1/3 de la longueur. 



   Pour la production d'une meule du type indiqué à la figure 7, on peut employer une ébauche 26 dont une portion 27 est de forme tronconique. Cette ébauche est pourvue d'un rebord 28 dont la surface supérieure est plate. La portion tronconique a une forme correspondant à la concavité 29 de la meule et la surface supérieure plate du rebord 28 a la même forme et dimension que la surface annulaire de travail du cône. L'ébauche est en matériel dur, de préférence en acier trempé. 



   Dans la pratique de la nouvelle méthode, la première opération est celle de l'application d'une fine couche de matériel doux 30 sur la surface supérieure du rebord d'ébauche. La couche tendre est d'épaisseur uniforme. Elle peut être constituée de divers matériaux tels que des matériaux doux et alliages, par exemple le plomb., le cuivre, l'étain, etc. La couche peut également être en résine relativement tendre, telle que la résine non traitée. On a avantage à appliquer la couche par galvanoplastie, cette méthode permettant de produire une couche d'épaisseur uniforme et contrôlée. Il va de soi que d'autres méthodes- par exemple la projection au pistolet - peuvent aussi être adoptées. De préférence, la couche est faite de plomb déposé par galvano-plastie, cette méthode appliquée avec ce métal ayant donné des résultats satisfaisants. 



   Avant l'application de la couche tendre, on détermine son épaisseur. Pour ce faire, on examine un échantillon du matériel abrasif au microscope et l'on note la longueur moyenne des particules. Les particules utilisées auront été préalablement passées au crible, d'abord un crible de finesse déterminée puis un crible plus fin. Des particules ainsi tamisées et triées à la même dimension ou presque sont en vente dans le commerce. Il est aussi possible d'obtenir des particules de dimensions égales, quoique celles-ci ne soient pas nécessaires pour la pratique de l'invention. L'épaisseur de la couche 30 adoptée correspond à la longueur maximum des portions de particules devant être exposées sur la surface de travail de l'outil. Cette épaisseur varie ainsi suivant la dimension des particules et la saillie désirée.. 



   Dès que la couche de métal doux a été appliquée sur l'ébauche, les particules y sont réparties de manière adéquate, soit à la main, soit par 

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 procédé électrostatique, à la densité voulue ou suivant l'arrangement désiré. 



   Si les particules sont distribuées à la main, elles sont placées sur la surface de la couche tendre,puis brossées ou réparties d'une autre façon jusqu'à ce qu'on obtienne la densité voulue. 



   Si l'on doit opérer par voie électrostatique, les particules sont réparties sur la surface d'une électrode. L'ébauche est ensuite placée audessus de l'électrode,sa couche tendre étant opposée à et en alignement avec la couche de particules. On branche ensuite le courant sur l'électrode et ceci projette les particules régulièrement contre la couche. L'électrode et l'ébauche sont alors inversées tout en gardant leurs positions réciproques, le courant étant enclenché. Lorsque les positions de l'ébauche et de l'électrode ont été inversées, on coupe le courant et l'on éloigne l'électrode. 



  Si cette méthode de répartition est employée avec des particules de dimensions inégales, celles-ci sont orientées de manière que leurs axes longitudinaux soient perpendiculaires à la surface de la couche tant que l'influence du champ électrostatique se fait sentir. 



   Selon une autre méthode encore d'appliquer les particules sur la couche tendre, la surface de la couche est enduite d'un matériel adhésif convenable, tel que la vaseline. La surface enduite est alors abaissée sur une couche de particules uniformément étendues sur une feuille de papier par   exem-   ple. Si on le désire, les particules peuvent aussi être distribuées sur la surface d'enduit adhésif au moyen du procédé électrostatique. La couche adhésive fixe les particules temporairement mais doit être éliminée plus tard, au cours des opérations. 



   Après la pose de la couche de particules 31 sur la surface de la couche tendre 30, les particules sont enfoncées dans cette dernière couche jusqu'à ce qu'elles entrent en contact avec la surface plate du rebord 28 de l'ébauche. Pour ce faire, on emploie un outil à presser qui peut être un rouleau 32 à surface dure ou un bloc à surface plane. Après que les particules ont été soumises à la pression du rouleau ou du bloc, elles touchent la surface du rebord 28, comme indiqué dans la fig. 4. Les portions les plus basses des particules reposent alors sur une surface dont la forme est déterminée par la nature de la.surface du rebord. Si la   cquche   tendre est faite de métal, l'ébauche avec sa couche de particules scellées dans la couche tendre est prête à subir l'opération suivante.

   Si cependant la couche tendre est en résine non traitée, la couche doit être soumise d'abord à un traitement de raffinage. 



   L'étape suivante dans la néthode est celle du traitement de la surface de la couche tendre avant l'application du métal liant. Dans le cas d' une couche tendre en métal, la surface est rendue impure par un produit chimique ou par l'application de graphite de manière à créer une condition permettant le détachement facile du métal appliqué sur cette couche. Si la couche tendre est en résine, le traitement est effectué dans le même but. Si le métal est déposé par galvanoplastie, le traitement servira aussi à donner à la couche tendre des propriétés conductives. 



   Après cette préparation de la couche tendre, le métal liant 33 est appliqué en quantités suffisantes de manière à couvrir entièrement les portions extrêmes de particules, comme indiqué dans les figs. 5 et 11, et à enrober totalement les portions de particules dépassant la couche tendre, de même qu' à les ancrer fermement dans le matériel liant. Il est préférable d'appliquer le matériel liant par galvanoplastie mais on peut aussi avoir recours à la projection au pistolet ou à tout autre procédé ayant pour but d'enfermer les portions exposées des particules dans un corps homogène et solide de métal liant. Le métal liant est en contact intime avec les portions de particules qui y sont renfermées.

   Comme les particules sont de forme plus ou moins irrégulière, leurs portions en question ne sont pas seulement enfermées et cachées par le métal liant, mais également bloquées par ce dernier, comme indi- 

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 qué dans les figs. 5 et 11. 



   Le matériel liant employé dans les outils d'usage général est un métal relativement tenace ou dur. ou possédant ces deux qualités en même temps. Il est aussi important, dans de tels outils, que le point de fusion du métal liant soit assez élevé de manière que ce métal ne graisse pas du- rant l'emploi. Le fer,le nickel et le   chrome   sont des types de métaux con- venant comme liants,quoique dans des outils pour usages spéciaux - par exemple le meulage humide du verre - 'des métaux liants plus tendres puis- sent être utilisés. 



   Le métal liant est appliqué sous forme de corps d'épaisseur ap- préciable, assez fort et rigide pour qu'on puisse le fixer à un support, quoiqu'il soit préférable de former une couche liante moins massive et de la renforcer en la fixant sur une base ou doublure. Dans ce but, la base peut être moulée sur la surface de la couche de matériel liant se trouvant au- dessus des portions extrêmes de particules. Cette opération de moulage est exécutée de préférence pendant que la-couche liante est en place sur l'ébauche et que des portions de particules sont encore en contact avec la surface de   l'ébauche,   à travers la couche tendre. Le moulage de la base ou du corps, sur la couche liante pendant que celle-ci est encore en place sur l'ébauche empêche le gauchissement de la couche liante et facilite la formation d'un outil tournant bien rond. 



   L'appareil illustré par les figs. 14 et 15 peut être employé pour la production de l'outil par moulage. L'appareil de la fig. 14 est d' une forme convenant pour la fabrication d'une meule à coupe latérale, 1' ébauche utilisée pour cette fabrication étant l'anneau 34 indiqué dans la fig. 1. L'ébauche a une surface supérieure plate dont la dimension et la forme correspondent à la surface de travail de la meule terminée. Elle est faite de métal dur tel que l'acier trempé. Avant le moulage, la surface supérieure de l'ébauche est dotée d'une mince couche de matériel tendre dans laquelle les particules sont pressées jusqu'à ce qu'elles atteignent la surface plate de l'ébauche. Une comche de matériel liant est appliquée pour enrober les portions de particules dépassant de la couche tendre. Ces opérations sont exécutées comme décrit ci-haut. 



   En moulant le corps de la meule à coupe latérale, l'ébauche avec sa couche tendre, les particules qui y sont enfoncées et la couche de liant en place est posée sur un support plat. Un membre de   moule,35.,   de forme cylindrique, est placé en dehors de l'ébauche. Le membre de moule s'enchâsse sur la périphérie de l'ébauche et dépasse en   haut,,   largement, la surface de la dite ébauche. Un second membre de moule 36 est introduit dans l'ouverture centrale de l'ébauche. Il s'adapte commodément à la surface interne de l'ébauche et se prolonge au-dessus du sommet de la couche de liant sur une distance correspondant à la profondeur de la concavité de la meule à produire. Une tige 37 placée au centre dépasse le membre de moule 36.

   Elle épouse la forme de l'ouverture devant être ménagée à travers le corps pour la fixation de la meule sur un arbre. Si on le désire  d'autres tiges ou goujons 38 peuvent aussi être montés au sommet du membre de moule 36 pour former de nouvelles ouvertures à travers le corps de la meule. 



   Après l'assemblage de l'ébauche et des membres de moule, une quantité 39 de matière plastique convenable, par exemple granulée ou en poudre, est introduite dans l'espace du moule 35, au-dessus de l'ébauche et du membre de moule 36. La quantité de matériel plastique utilisée est suffisante pour former un corps de meule de l'épaisseur désirée. Cette quantité dépend, entre autres, des caractéristiques de la matière plastique employée. Après l'introduction du plastique, on complète le moule en plaçant un bloc de pression 40 sur le corps de matière plastique. Le bloc s'adapte à la surface interne du membre de moule 35. Il est muni d'ouvertures dans lesquelles sont logées des tiges 37 et 380 
On exécute l'opération de moulage en soumettant la matière plas- 

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 tique à la chaleur et à la pression.

   Dans ce but, l'assemblage indiqué par la fig.   14   est placé sur le socle 41 d'une presse comprenant un   mouton   42 monté sur glissières pour mouvement vertical au-dessus du socle. Le socle et le mouton sont chauffés d'une manière, appropriée quelconque. Ils peuvent être creux de manière à admettre de la vapeur venant des conduites 43, le tuyau 44 qui relie le socle au mouton étant flexible pour ne pas gêner le mouvement du mouton par rapport au socle. L'assemblage étant en place, le mouton est abaissé et entre en contact avec le bloc 40. La matière plastique ayant été chauffée à la température désirée, le mouton presse le bloc 40 qui comprime la matière plastique et la moule dans le corps 45 de l'outil. 



  Dans cette opération, la couche de matériel liant 33 couvrant les particules abrasives est fixée au bord 46 du corps plastique. 



   Après l'achèvement de l'opération de moulage, la meule moulée et l'ébauche sont enlevées du moule, puis l'ébauche est séparée de la meule. 



  Au cours de cette opération, les particules scellées dans la couche liante peuvent être retirées de la couche tendre et si des résidus de couche tendre adhèrent à la couche liante et aux particules, ces restes peuvent être enlevés d'une façon adéquate quelconque. Si le matériel tendre est un métal, les portions adhérant à la couche liante et aux particules peuvent être dissoutes par procédé électrolytique, éliminées par fusion ou meulées. Si l'on a recours au meulage, le métal doux employé sera de préférence un métal friable. 



  Comme l'élimination du métal doux entourant les particules est très aisée, il est indiqué de détacher la couche tendre entière de l'ébauche, avec 1' outil, et d'éliminer le métal doux ultérieurement. Dans ce but, on peut donner à l'ébauche un recouvrement rapide de cuivre en la plongeant dans une solution de sulfate de cuivre, après quoi le métal doux est déposé sur   l'ébau-   che par électrolyse. Si la couche tendre n'est pas métallique, toutes ses portions adhérant à la couche liante et aux particules après la séparation de l'outil et de l'ébauche peuvent être enlevées d'une façon appropriée quelconque dépendant de la nature du matériel tendre.

   Après avoir séparé l'outil de l'ébauche et avoir enlevé la matière   tendie   autour des particules, les surfaces d'outil autres que la surface de travail peuvent être soumises à des opérations de finissage adéquat et l'outil est alors prêt à l'usage. 



   Si l'on forme une meule-boisseau à l'aide de l'ébauche de la fig. 2, le métal liant n'est appliqué que sur la surface du rebord 28 de 1' ébauche. Si le liant est déposé par galvanoplastie, on masquera la surface tronconique 27 de l'ébauche de manière à y empêcher tout dépôt. Dans certains cas cependant, il est indiqué de prévoir un revêtement métallique pour la concavité 29 du corps de meule 21. Dans ce cas, la surface de la couche tronconique sera traitée pour qu'elle devienne impure. Cette surface sera alors munie d'une couche de métal liant dépaisseur désirée en même temps que l'on dépose le métal liant sur le rebord 28 pour sceller les portions découvertes des particules. Lorsque l'outil est terminé, la couche de métal appliquée sur la portion tronconique de l'ébauche forme un revêtement pour la concavité 29 du corps d'outil. 



   Dand la formation d'une meule-boisseau, l'ébauche employée peut avoir la forme indiquée par la fig. 2 ou l'ébauche à anneau 34 peut être adoptée. Si l'on emploie l'ébauche selon fig. 2, l'ébauche constitue le fond du moule et il n'est pas nécessaire d'employer un membre interne de moule similaire au membre 36 illustré dans la fig.   14.   



   Si cependant la meule-boisseau est confectionnée à l'aide de 1' ébauche à anneau selon fig. 1, l'ébauche est placée dans un membre   cylindri-   que de moule 47 et un membre de moule 48 est introduit dans l'ébauche. Le membre 48 a une portion tronconique s'étendant au-dessus de l'ébauche et sa forme correspond à celle de la concavité de l'outil terminé. Si on le désire, le membre de moule 48 peut être muni de la tige centrale   49.   L'assemblage du moule est complété par un bloc de pression 50 qui comprend un rebord périphérique 51 d'épaisseur décroissante, la forme de la surface inférieure du bloc correspondant à la surface convexe de la meule terminée. Une telle meule con- 

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 fectionnée avec l'assemblage de moule selon figo 17 est montrée en 52 à la figo 18. 



   Pour la production de meules à chanfreiner au moyen de la nou- velle méthode on emploie une ébauche à anneau 53. faite d'acier trempé, sa surface interne ayant la même forme que la surface de travail de la meule terminée. Si l'on se sert de cette ébauche  une mince couche 54 de matériel tendre est appliquée sur la surface interne de l'ébauche et les particules abrasives sont ensuite réparties sur la couche tendre puis pressées à tra- vers la dite couche pour qu'elles entrent en contact avec la surface interne de l'ébaucheo Pour ce faire., on peut employer un plot de pression dont la surface de pression est cintrée de manière appropriée.

   Au lieu de cela, 1' ébauche peut être montée d'abord entre des rouleaux 55 sur une plaque verticale 56, l'un des rouleaux étant pourvu d'une manivelle 570
Un double support muni de deux membres horizontaux 58, l'un dessus, l'autre dessous,est fixé au bord inférieur de la plaque. Une tige 59 passe à travers les ouvertures alignées du double support. Son extrémité su-. périeure est reliée à l'arbre 60 d'un rouleau 61 qui se trouve dans l'ouverture centrale de l'ébaucheo Un ressort 62 encercle la tige. Son extrémité supérieure s'appuie sur la surface inférieure du membre de support supérieur 58 et son bout inférieur bute contre un écrou 63 vissé sur la tige 59. Le ressort force le rouleau 61 d'entrer en contact avec la surface interne de   l'ébauche. 53.    



   Pour ce qui est de l'application du matériel abrasif sur la surface interne de l'ébauche 53 au moyen du dispositif montré la fig. 13, l'ébauche est montée sur la plaque 56 et le matériel abrasif est ensuite déposé sur la couche 54 de métal doux d'un côté du rouleau 61. Dès que la   ma-   nivelle 57 est tournée pour imprimer une rotation au rouleau 55, l'ébauche 53 entre également en rotation et les particules abrasives déposées sur la surface de la   couohe   54 sont enfoncées à travers la couche jusqu'à la surface interne de l'ébauche, enfoncement qui est causé par l'action du rouleau 61. 



   En ce qui concerne le moulage d'un corps de meule à chanfreiner, l'ébauche utilisée est munie de préférence d'une nervure circonférentielle   64   d'un côté et d'une dépression correspondante de l'autre côté L'ébauche est pourvue à sa surface interne d'une mince couche de matériel tendre. Les particules sont distribuées sur la couche dans laquelle elles sont enfoncées de manière à entrer en contact avec la surface interne de l'ébauche, opération qui peut être exécutée au moyen de l'appareil illustré par la fig. 13. 



  Une couche de métal liant est ensuite appliquée sur les portions exposées des particules. Dès que ces opérations sont achevées, l'ébauche est placée sur un membre de moule 66 ayant un retrait circulaire à sa surface supérieure retrait qui est destiné à recevoir la nervure 64. de l'ébauche. Une tige 67 est montée entre les retraits, au centre du membre de moule 68 qu'elle dépasse   à   la partie supérieure. L'ébauche 54 une fois montée dans le membre du moule 66, un membre cylindrique de moule 67 est posé sur l'ébauche. Ce membre 67 possède à sa surface inférieure une nervure de dimension telle qu'elle peut s'engager dans le retrait 65 à la surface supérieure de l'ébauche 54a. 



  Le matériel plastique 68 est alors introduit dans le centre de l'ébauche et sur la surface supérieure du membre de moule 66. autour de la tige 67. Un bloc de pression 69 s'adaptant dans le membre de moule 67 est ensuite placé sur le matériel plastique. Ce bloc de pression est muni d'un alésage 70 permettant le passage de la tige 67. Il peut également avoir un alésage 71 le traversant verticalement. 



   Dès que l'assemblage de moule décrit est terminé., on le place dans la presse indiquée   à   la figo 15 et la matière plastique est chauffée et formée définitivement. Comme il peut être difficile de déterminer la quantité exacte de matière plastique nécessaire., le bloc 69 peut être pourvu de l'ouverture 71 à travers laquelle toute matière plastique superflue est refoulée vers le haut. L'opération de moulage une fois terminée, les mem- 

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 bres du moule sont enlevés et l'ébauche est séparé de l'outil achevé, c.à d. de son corps, de la façon décrite ci-devant.

   Tout matériel superflu refoulé par le passage 71 est enlevé et les surfaces du corps 72 de l'outil terminé, à l'exception de la surface de travail, passent au finissage effectué d'une manière appropriée quelconque Un passage similaire à l'alésage 71 du bloc de pression 69 peut être formé dans les autres blocs de pression, tels que ceux marqués 40 et 50. 



   Dans l'outil terminé, tel que montré à la fig. 6, les particules 41 ont des portions 31a se trouvant sous la surface de la couche liante 30. 



  Elles sont totalement enrobées et ancrées dans le métal liant. Chaque particule a aussi une portion 31b dépassant la surface du métal liant et les portions extrêmes des particules à l'extérieur sont toutes dans une surface qui, dans l'outil illustré par la fig. 6, est un plan indiqué par la ligne brisée   73.   Le plan auquel il est fait allusion est la surface de meulage de l'outil et comme toutes les portions extérieures extrêmes des particules sont dans ce plan, toutes les particules prennent part simultanément à l'action de   meu-   lage. En conséquence, l'outil est d'une grande efficacité. Etant donné, d'autres parts., que le matériel utilisé pour ancrer les particules est tenace ou dur, ou les deux simultanément, la probabilité de leur délogement à l'usage est réduite. 



   Dans l'outil montré à la fig. 6, le dépassement des particules hors de la couche liante est égal à un tiers environ de leur largeur. Cette exposition est déterminée par l'épaisseur de la couche tendre dans laquelle les particules sont enfoncées avant l'application du métal liant. Si l'on désire une plus forte saillie des particules, ceci peut être réalisé par l'emploi d'une couche tendre 30 plus épaisse ou par une modification suivante de la méthode. 



   Dans la pratique modifiée de la méthode, une mince couche 74 de matériel doux - par exemple un métal doux - est d'abord appliquée sur la surface de l'ébauche dure 75. Les particules 76 y sont alors distribuées et enfoncées à travers la couche tendre pour entrer en contact avec la surface de l'ébauche dure,  cornue   indiqué à la fig. 8. Après cela, une couche 77 d' un autre métal est disposée à la surface de la couche tendre, l'opération continuant jusqu'à ce que l'épaisseur combinée des couches 77 et 74 soit égale à la saillie désirée des particules. La couche de matériel liant 79 est alors appliquée   cornue   décrit ci-devant pour enrober les portions de particules dépassant la couche 77 et pour former une couche de matériel liant d'épaisseur désirée.

   Quand la couche de matériel liant est en fin de compte séparée de l'ébauche 75., les particules peuvent être retirées de la couche 74 qui reste en grande partie sur l'ébauche, tandis que la couche 77 reste en place sur la couche liante 78, ou, si la surface de l'ébauche a été traitée de manière appropriée, les deux couches 74 et 77 adhèrent à la couche de liant. Les couches peuvent ensuite être éliminées d'une façon adéquate quelconque, soit par dissolution au moyen d'acide ou par électrolyse. La couche 74 peut être de plomb pour les raisons déjà indiquées et le cuivre est préféré pour la couche 77 à cause de son enlèvement aisé. Au lieu d'employer la couche 77 pour obtenir une exposition accrue des particules, on peut appliquer directement le métal liant sur la surface de métal doux 74.

   La saillie accrue des particules sera finalement obtenue par l'élimination.nécessaire de métal liant autour des particules. Cette opération peut être pratiquement effectuée par électrolyse. 



   Dans un outil.. tel que la meule-boisseau 79, pourvu d'un membre abrasif constitué d'une couche de métal liant 78 et de particules abrasives 75, et formé suivant la méthode modifiée, le dégagement des particules est plus grand que ce n'est le cas dans l'outil illustré par la fig. 7. L'outil de la fig.   Il   a des particules dont la saillie est le double de celle des particules de l'outil montré dans la fig. 7. Cet outil est approprié pour le travail sur verr- et sur la céramique. L'outil de la fig. 11 est très efficace car les perlions extérieures extrêmes des particules sont toutes 

 <Desc/Clms Page number 9> 

 dans la surface de meulage indiquée par la ligne pointillée   80.   



   Quoique l'application de la méthode ait été illustrée et décrite quant à la production de meules., il est clair que cette méthode peut être employée avec un succès égal pour la fabrication d'outils de meulage tels que les outils à honer. Tous les instruments abrasifs confectionnés suivant 1' invention comportent un membre abrasif à auto-support qui est composé d'une couche de métal liant et de particules abrasives dont certaines parties sont totalement scellées et ancrées dans la couche.

   Ce membre abrasif peut être attaché de différentes façons à une base ou. fond mais quand la base ou corps d'outil doit être faite en matériel plastique  il est préférable de mouler le corps en contact-avec le membre abrasif pendant que ce dernier est encore monté sur   l'ébauche.,   la dite ébauche servant de support au membre abrasif durant le moulage et prévenant tout gauchissement. On constate que les outils ainsi faits tournent bien rond quelle que soit leur grandeur. Le moulage est aussi une opération relativement simple pouvant être exécutée sans diffi- culté.

Claims (1)

  1. Quoique la méthode de l'invention soit très avantageusement appli- quée dans la production d'un outil à une seule couche de particules abrasives., il est évident que, si les circonstances l'exigent, l'outil peut être doté d'un certain nombre de couches de particules. Pour produire un tel outil, on munit l'ébauche d'une couche de matériel tendre tel que le plomb. Les partioules sont réparties sur cette couche et y sont enfoncées jusqu'à ce qu'elles touchent l'ébauche, après quoi le matériel liant est applique. On donne une couche de matériel tendre à la surface exposée du matériel liant et une nouvelle couche de particules est diposée sur la seconde couche tendre, enfoncée dans celle-ci et pressée jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec la surface de métal liant.
    Une seconde couche de matériel liant est alors appliquée et les opérations peuvent être poursuivies jusqu'à ce que le nombre désiré de couches de particules soit accumuléo REVENDICATIONS ET RESUME 1. Méthode de fabrication d'un outil abrasif., comprenant la répartition de particules abrasives sur une surface d'une couche de matériel tendre dont l'épaisseur dépend de la saillie maximum des particules hors de la surface de travail de l'outil,l'enfoncement partiel des particules dans la couche en les pressant à travers cette couche jusqu'à ce que les bords des particules soient au niveau de la surface opposée de la couche., enfin la liaison des portions de particules abrasives exposées à la première surface de la couche dans un corps solidifié et homogène de métal liant s'étendant au-delà des dites portions de particuleso 2.
    Un outil abrasif tel que fabriqué d'après la méthode faisant l'objet de la revendication 1.
    3. Méthode selon la revendication 1, comprenant l'opération successive d'enlèvement de la couche de matériel tendre pour exposer les portions de particules précédemment renfermées dans cette couche.
    4. Méthode selon la revendication 1, comprenant l'opération de confection d'une ébauche de métal dur et l'application de la couche de matériel doux sur l'ébauche.
    50 Méthode selon la revendication 4,dans laquelle la couche de matériel tendre consiste en un métal appliqué par galvanoplastie.
    6. Méthode selon la revendication 5., dans laquelle l'ébauche a une surface de même forme et de même dimension que la surface de travail de l'outil à fabriquer.
    70 Méthode selon la revendication 4c comprenant l'opération de mou lage d'un corps d'outil sur le corps de métal liant.
    8. Méthode selon la revendication 7., dans laquelle le corps d'outil <Desc/Clms Page number 10> est moulé pendant que la couche de matériel tendre est encore en contact avec l'ébauche.
    9. Méthode selon la revendication 1, dans laquelle la couche de matériel tendre 'est de plomb.
    10. Méthode selon la revendication 1, dans laquelle une couche de métal est appliquée à la surface de la couche de matériel tendre après 1' enfoncement des particules à travers le matériel tendre-, l'épaisseur combinée des deux couches étant égale à la saillie maximum désirée des particules hors de la surface de travail de l'outil à confectionner., après quoi les particules sont attachées au métal liant, la dite méthode comprenant enfin l'opération finale d'enlèvement des deux couches pour exposer les portions de particules antérieurement enrobées dans les couches.
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