CH311328A - Procédé de fabrication d'un outil abrasif. - Google Patents

Procédé de fabrication d'un outil abrasif.

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CH311328A
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Limited Boart Products Africa
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Boart Products South Africa Li
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    • B24GRINDING; POLISHING
    • B24DTOOLS FOR GRINDING, BUFFING OR SHARPENING
    • B24D18/00Manufacture of grinding tools or other grinding devices, e.g. wheels, not otherwise provided for

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  • Manufacturing & Machinery (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Polishing Bodies And Polishing Tools (AREA)

Description


  Procédé de fabrication d'un outil     abrasif.       Cette invention a trait. à un procédé de  fabrication d'un outil abrasif,     caractérisé    par  la répartition de     particules    abrasives sur la       surface        d'une    couche de matériel tendre dont       l'épaisseur        est    inférieure à la hauteur des  dites particules, l'enfoncement     des        particules     dans la couche en les pressant à     travers    cette  couche jusqu'à ce que les bords     des    particu  les soient au niveau de la surface opposée de  la couche,

   l'enrobage des     portions    restées sail  lantes des     particules    abrasives par un métal  liant de faon à former un corps solide et  homogène de métal s'étendant au-delà     des-          dites        portions    et     dans    lequel sont solidement  ancrées     les    particules     abrasives.     



  La. présente invention     permet    d'obtenir un  outil abrasif ayant une meilleure capacité de  coupe et une plus grande durabilité que     les     outils fabriqués selon les techniques antérieu  res.     Dans    cet outil, les particules abrasives  sont.     fermement    ancrées     dans    une couche de mé  tal liant et leurs extrémités saillantes se trou  vent toutes dans un même plan, que l'on peut  qualifier de  surface de meulage . La forme  de la surface de meulage     d'mi        instrument     donné dépend de la destination de l'outil.

    Ainsi, par exemple, dans le cas de disques  pour coupe latérale, la. surface de meulage  est un plan de     révolution,    tandis que la sur  face de meulage d'un disque à chanfreiner  est une portion de cylindre concentrique à  l'axe de rotation du disque..     Similairement,    la  surface de meulage d'une pierre à     honer    peut  être une section de cylindre ou un plan.    Comme toutes les particules abrasives ont des  parties se trouvant dans la surface de meu  lage,     toutes    les particules prennent part si  multanément à l'opération de meulage et l'ou  til     est,    par     conséquent,    hautement efficace.  



  L'invention est décrite     ci-après    en réfé  rence au dessin annexé, dans lequel:  La     fig.    1 représente la section verticale  d'une forme     utilisée    dans la fabrication d'une  meule pour coupe latérale.  



  La     fig.    2 représente une élévation, avec       certaines    parties     ernlevées,    d'une forme em  ployée dans la fabrication de     meules-bois-          seau.     



  Les     fig.    3, 4 et 5 sont des coupes indi  quant différentes phases de la fabrication de  l'outil.  



  La     fig.    6 est une section montrant une  portion de couche liante avec les particules  qui y sont partiellement enfoncées.  



  La     fig.    7 est une coupe     transversale    d'une  meule-boisseau complète fabriquée conformé  ment à l'invention.  



  La     fig.    8 est une section. à travers une  partie de forme et de couche liante montrant  une variante de fabrication.  



  Les     fig.    9 et 10 sont des     sections    à travers  un corps comprenant. la couche de liant et  les     particules    abrasives qui y sont. fixées, à  différentes étapes de fabrication.  



  La     fig.    11 est une section agrandie d'une,  portion de     meule-boisseau    équipée du     corps     montré dans la     fig.    10.      La     fig.    12 est une vue en perspective d'une  meule à     chanfreiner    fabriquée conformément  à l'invention.  



  La     fig.    13 est une vue en perspective illus  trant l'application des     particules    abrasives  sur la. forme utilisée     dans    la. production de la  meule à chanfreiner de la     fig.    12.  



  La     fig.    14 est une section d'une partie de  l'appareil de moulage utilisé pour façonner  une meule de coupe latérale.  



  La.     fig.    15 est une élévation de côté de  l'appareil à mouler complet.  



  La     fig.    16 représente une section en pers  pective de la meule pour coupe latérale for  mée au moyen de l'appareil des     fig.    14 et 15.  



  La     fig.    17, similaire à la     fig.    14, montre  une partie de l'appareil à mouler utilisé pour  la fabrication d'une     meule-boisseau.       La     fig.    18 est une section à travers la       meule-boisseau    formée au moyen de l'appareil  de la     fig.    17.  



  La     fig.        1.9    .est une section à travers l'ap  pareil employé pour former une meule à  chanfreiner, et  la     fig.    20     est    une section à travers la  meule à chanfreiner fabriquée à l'aide de  l'appareil selon     fig.    19.  



  Pour     plus    de clarté,     les        particules    indi  quées sur les dessins sont fortement     grossies.     L'outil     illustré    à la     fig.    7 est- une     meule-          boisseau    qui consiste en une base 21 concave,  en forme d'assiette, faite par exemple en une  substance plastique dure.

   L'emploi d'une ma  tière     plastique    pour cet     usage        est    à     conseiller,          surtout    pour     les    meules de grand diamètre,  car elle     est    plus légère que le métal. Le corps  de meule est muni     d'un    bord 22 ayant- une       surface        annulaire    de travail     22a.    Le corps a  une ouverture axiale 23 destinée à recevoir  une tige ou manche. Une couche     2-1    de métal  liant est fixée à la surface 22a. de la meule.

    Ce métal est tenace ou dur, ou les deux en  semble et son point de     fusion    est. de préfé  rence relativement haut. La couche liante est  d'épaisseur     substantielle.        C'est    dans cette cou-         clic    que sont. montées les     particules        abrasives     25 qui peuvent être l'un     des    matériaux abra  sifs     usuels,    de préférence de la. poussière de  diamant..

       Certaines        portions    de     particules    sont  entièrement scellées et ancrées dans la cou  che liante, tandis que     d'autres    font. saillie  hors de cette couche. Les portions extrêmes  des particules se trouvent dans la surface de  meulage, laquelle est, dans ce cas, un plan.  



  La. dimension des particules employées et  le degré de     leur    saillie au-delà de la couche  liante dépendent de     l'usage    qu'on veut faire  de l'outil. Dans le cas de la. poussière de dia  mant, la finesse des particules peut corres  pondre à, 60-220 mailles, quoique des     parti-          cules    plus grossières ou     plus    fines encore puis  sent aussi être utilisées. Si l'outil     est        destiné     à la coupe ou au meulage de métal dur, la  saillie des particules en     dehors    de la. couche  liante doit être     relativement    petite.

   Par con  tre, la saillie des particules peut être plus  grande si l'outil doit travailler de la cérami  que ou du verre. Pour les efforts     moyens,    le  degré maximum convenable de saillie des par  ticules est de 1/3 de la. longueur.  



  Pour la production d'une meule du type  indiqué à la     fig.    7, on peut employer une  forme 26 dont une portion 27     est    de forme  tronconique. Cette forme est     pourvue    d'un re  bord 28 dont la     surface    supérieure est plate.  La portion tronconique a une     forme    corres  pondant à. la concavité 29 de la meule et la  surface supérieure plate du rebord 28 a la  même     forme    et dimension que la. surface  annulaire de travail du cône. La forme est  en matériel dur, de préférence en acier  trempé.  



  La première opération est l'application  d'une fine couche de matériel doux 30 sur la  surface supérieure du rebord de la forme. La  couche tendre est,     d'épaisseur    uniforme. Elle  peut être constituée de divers matériaux tels  que des métaux doux et alliages, par exem  ple le plomb, le cuivre, l'étain, etc. La cou  che peut également être en résine relativement  tendre. On a avantage à appliquer la couche  par galvanoplastie, cette méthode permet  tant de produire une couche     d'épaisseur    uni-      forme et contrôlée. Il va de soi que     d'autres     méthodes - par exemple la projection au  pistolet - peuvent aussi être adoptées.

   De  préférence, la couche est faite de plomb     dé-          posé    par galvanoplastie.  



  Avant l'application de la couche tendre,  on détermine son épaisseur. Pour ce faire, on  examine un échantillon du matériel abrasif  au microscope et l'on note la. longueur  moyenne des particules. Les particules utili  sées auront été préalablement passées au cri  ble, d'abord un crible de finesse déterminée  puis     -uni    crible plus fin.     Des    particules ainsi  tamisées et triées à la même dimension ou  presque sont. en vente dans le commerce.

   Il est  ainsi possible d'obtenir des particules de di  mensions égales, quoique cela. ne soit pas né  cessaire pour la pratique de     l'invention.     L'épaisseur de la couche 30 adoptée corres  pond à la     longueur    maximum des portions de  particules devant être exposées sur la surface  de travail de l'outil. Cette épaisseur varie  ainsi suivant la dimension des     particules    et  la     saillie    désirée.  



  Dès que la couche de métal doux a été  appliquée     sur    la forme, les particules y sont  réparties de manière adéquate soit à la main,  soit par voie électrostatique, à la densité vou  lue ou suivant l'arrangement désiré. Si les  particules sont distribuées à la main, elles  sont placées sur la     surface    de la couche ten  dre, puis     brossées    ou     réparties    d'une autre       faeon    jusqu'à ce qu'on obtienne la densité  voulue.  



  Si l'on doit opérer par voie     électrostatique,     les particules sont réparties sur la,     surface     d'une électrode. La forme est ensuite placée       au-dessus    de l'électrode, sa couche tendre  étant opposée à et, en alignement avec la     cou-          ehe    de     particules.    On branche ensuite le cou  rant sur l'électrode et ceci projette les parti  cules régulièrement contre la couche. L'élec  trode et la forme sont. alors inversées tout en  gardant leurs     positions    réciproques, le cou  rant étant enclenché.

   Lorsque les     positions    de  la forme et de l'électrode ont été     inversées,    on  coupe le courant et. l'on éloigne l'électrode. Si  cette     1n.éthode    de répartition     est    employée    avec     des    particules de     dimensions        inégales,          celles-ci    sont orientées de manière que leurs ;  axes longitudinaux soient perpendiculaires à  la surface de la couche tant que l'influence  du champ électrostatique se fait sentir.  



  Selon une autre méthode encore d'appli  quer les particules sur la couche     tendre,    la  surface de la couche est enduite d'un maté  riel     adhésif    convenable, tel que la vaseline.  La surface enduite     est    alors     abaissée    sur une  couche de particules uniformément étendues  sur une feuille de papier par exemple. Si on  le     désire,    les particules peuvent     aussi    être dis  tribuées sur la surface d'enduit adhésif par  voie électrostatique. La couche adhésive fixe  les     particules    temporairement, mais doit être       éliminée    plus tard, au cours des     opérations.     



  Après la. pose de la couche de particules  31     sur    la     surface    de la. couche tendre 30, les  particules sont enfoncées dans cette dernière  couche jusqu'à ce qu'elles entrent en contact  avec la surface plate du rebord 28 de la  forme. Pour ce faire, on emploie un outil à  presser qui peut être un rouleau 32 à surface  dure ou un bloc à surface plane. Après que  les particules ont été soumises à la     pression     du rouleau ou du bloc, elles touchent la sur  face du rebord 28, comme indiqué     dans    la       fig.    4.

   Les portions les plus     basses    des parti  cules reposent alors sur une     surface    dont la  forme est déterminée par la nature de la sur  face du rebord. Si la couche tendre est faite  de métal, la     forme    avec sa couche de parti  cules scellées dans la couche tendre est prête  à subir l'opération suivante. Si cependant la  couche tendre est en une résine, la couche  doit être soumise d'abord à un traitement<B>dé-</B>  terminé.    L'étape suivante     est    celle du traitement de  la surface de la couche tendre avant l'applica  tion du métal liant.

   Dans le cas d'une couche  tendre en métal, la     surface    est traitée par     un     produit chimique     ou    recouverte de graphite  de manière à créer des conditions permettant  le détachement facile du métal appliqué sur  cette couche. Si la couche tendre     est    en résine,  le traitement est effectué dans le     même    but.      Si le métal liant     est    déposé par galvanoplas  tie, le traitement servira aussi à donner à la  couche tendre     .des    propriétés conductrices.  



  Après cette préparation de la couche ten  dre, le métal liant 33 est appliqué en quantité  suffisante pour couvrir entièrement les por  tions     extrêmes    de particules, comme indiqué       dans    les     fig.    5 et 11, et à enrober totalement  les portions de particules dépassant la couche  tendre, de même qu'à     les    ancrer fermement  dans .le matériel liant. Il est. préférable  d'appliquer le matériel liant par galvanoplas  tie, mais on peut     aussi    avoir recours à la pro  jection au pistolet au à tout. autre moyen.  Le métal liant est. en contact intime avec les  portions de particules qui y sont renfermée;.

    Comme les particules sont. de forme plus ou       moins    irrégulière, leurs     portions    en question  ne sont pas seulement enfermées et. cachées  par le métal liant, mais :également bloquées  par ce dernier, comme indiqué dans les     fig.    5  et 11.  



  Le matériel liant employé     dans    les outils  d'usage général est un métal relativement  tenace ou dur, ou possédant ces deux qualités  en même temps. Il est aussi important, dans  de tels outils, que le point de fusion du mé  tal liant. soit assez élevé de manière que ce  métal ne     graisse    pas durant l'emploi. Le fer,  le nickel et. le chrome sont des types de mé  taux convenant comme liants, quoique     dans     des outils pour     usages    spéciaux - par exem  ple le meulage humide du verre -, des mé  taux liants     plus    tendres puissent être     utilisés.     



  Le métal liant     est-    appliqué     sons    forme de  corps d'épaisseur appréciable, assez fort et  rigide     poilu    qu'on     puisse    le fixer à un sup  port, quoiqu'il soit préférable de former une  couche liante moins massive et de la renforcer  en la fixant     sur    une base ou doublure. Dans  ce but, la basse peut. être moulée sur la sur  face de la couche de matériel liant se trou  vant au-dessus des     portions        extrêmes    de par  ticules.

   Cette opération de moulage est exécu  tée de préférence pendant que la couche liante  est en place sur la forme et que des portions  de particules sont encore en contact avec la    surface de la forme, à.     travers    la couche ten  dre. Le moulage de la base, sur la couche  liante pendant que celle-ci est encore en place  sur la     forme,    empêche le     gauchissennent.    de la  couche liante et facilite la formation d'un  outil tournant bien rond.  



  L'appareil illustré par les     fig.        1-1    et 15  peut être employé pour la formation de l'outil  par moulage. L'appareil de la     fig.    14 est. dîme  forme     convenant    pour la fabrication     dîme     meule à coupe latérale, la forme utilisée pour  cette fabrication étant panneau 34 indiqué  dans la     fig.    1. La forme a une surface supé  rieure plate dont la dimension et la forme  correspondent à la surface de travail de la  meule terminée. Elle est faite de métal dur  tel que l'acier trempé.

   Avant le     moulage,    la  surface     supérieure    de l'ébauche est dotée d'une  mince couche de matériel tendre dans laquelle  les     particules    sont pressées     jusqu'à.    ce     qu'elles     atteignent la surface plate de la forme. Une  couche de matériel liant est appliquée pour  enrober les portions de particules dépassant  la. couche tendre. Ces     opérations    sont     exécu-          tées    comme décrit     ci-dessus.     



  Pour mouler le corps de la meule à. coupe  latérale, la forme avec sa couche tendre, les  particules qui y     ;sont.    enfoncées et la. couche  de liant. en place est posée sur un support  plat. Un corps de moule 35, de forme cylin  drique, est. placé en dehors de la forme. Le  corps de moule s'enchâsse sur la péri  phérie de la. forme et dépasse en haut, large  ment, la surface de ladite forme. Un second  corps de moule 36 est introduit     dans    l'ouver  ture centrale de la forme. Il s'adapte à.     1-a    sur  face interne de la forme et se prolonge au  dessus du     sommet.    de la couche de liant sur  une distance correspondant à. la profondeur  de la concavité de la meule à. produire. Une  tige 37 placée au centre dépasse le corps de  moule 36.

   Elle     épouse    la forme de l'ouverture  devant être ménagée à travers le corps d'ou  til pour la fixation de la meule sur un arbre.  Si on -le désire, d'autres tiges     orr        goujons    38  peuvent aussi être montés au sommet du  corps de moule 36 pour former de nouvelles       ouvertures    à. travers le corps de la meule.      Après     l'assemblage    de la forme et des  corps de moule, une quantité 39 de matière  plastique convenable, par exemple granulée  ou en poudre, est introduite dans l'espace du  moule 35, au-dessus de la forme et du corps  de moule 36. La quantité de matériel plasti  que utilisée est suffisante pour former un  corps de meule de     l'épaisseur    désirée.

   Cette  quantité dépend, entre autres, des caractéris  tiques de la matière plastique employée.  Après l'introduction du     plastique,    on com  plète le moule en plaçant un bloc de pression  40 sur le corps de matière plastique. Le bloc  s'adapte à la surface interne du corps de  moule 35. Il est muni d'ouvertures     dans    les  quelles sont logées les tiges 37 et 3,8.  



  On exécute l'opération de moulage en sou  mettant la. matière plastique à la chaleur et  à la pression. Dans ce but, l'assemblage indi  qué par la     fig.    14 est placé sur le socle 41  d'une presse comprenant un mouton 42 monté  sur glissières pour mouvement vertical au  dessus du socle. Le socle et le mouton sont  chauffés d'une manière appropriée quelcon  que. Ils peuvent être creux de manière à  admettre de la vapeur venant. des conduites  43, le tuyau     44    qui relie le socle au mouton  étant flexible pour ne pas gêner le mouve  ment du mouton par rapport au socle. L'as  semblage étant en place, le mouton est abaissé  et entre en contact avec le bloc 40.

   La ma  Hère     plastique    ayant. été chauffée à la tem  pérature     désirée,    le mouton presse le bloc 40  qui comprime la matière plastique et la moule  dans le corps 45 de l'outil. Dans cette opéra  tion, la couche de matériel liant 33 couvrant  les particules abrasives est fixée au bord 46  du corps plastique.  



  Après l'achèvement de l'opération de mou  lage, la meule moulée et la forme sont enle  vées du moule, puis la. forme     est    séparée de  la meule. Au cours de cette opération, les  particules scellées dans la couche liante peu  vent être retirées de la couche tendre et si des  résidus de couche tendre adhèrent à la couche  liante et aux particules, ces restes peuvent  être enlevés d'une façon adéquate quelcon  que.

   Si le matériel tendre est un métal, les    portions adhérant à la couche liante et aux       particules    peuvent être     dissoutes    par voie       électrolytique,    éliminées par     fusion    ou men       lées.    Si l'on a recours au meulage, le métal  doux employé sera de préférence un métal  friable. Comme l'élimination du métal doux  entourant les particules est très aisée, il est  indiqué de détacher la couche tendre entière  de la forme, avec l'outil, et d'éliminer le mé  tal doux ultérieurement.

   Dans ce but, on  peut munir la .forme     d'un    recouvrement  de cuivre en la plongeant rapidement     dans     une solution de sulfate de cuivre, après quoi  le métal doux est déposé sur la forme par  électrolyse. Si la couche tendre n'est pas mé  tallique, toutes ses portions adhérant à la  couche liante et aux particules après la sépa  ration de l'outil et de la forme peuvent être  enlevées d'une façon quelconque dépendant  de la nature du matériel tendre.

   Après avoir  séparé l'outil de la forme et avoir enlevé la  matière tendre autour     des        particules,    les     sur-          faces    d'outil autres que la surface de travail  peuvent être soumises à des opérations de  finissage adéquat et l'outil est alors prêt à.  l'usage.  



  Pour former une     meule-boisseau    à l'aide  de la forme de la     fig.    2, le métal liant n'est  appliqué que sur la surface du rebord 28 de  la forme. Si le liant est déposé par galvano  plastie, on masquera la surface tronconique  27 de la forme de manière à y empêcher tout  dépôt. Dans     certains    cas cependant, il est  indiqué de prévoir un revêtement métalli  que pour la concavité 29 du corps de meule  21. Dans ce cas, la     surface    de la couche tron  conique sera traitée pour qu'elle devienne  non adhérente.

   Cette surface sera alors mu  nie d'une couche de métal liant     d'épaisseur     désirée en même temps que l'on dépose le mé  tal liant sur le rebord 28 pour sceller les     por-          tions    découvertes     .des        particules.    Lorsque l'ou  til est terminé, la couche de métal appliquée  sur la portion tronconique de l'ébauche forme  un revêtement pour la concavité 29 du corps  d'outil.  



       Dans    la formation     d'une        meule-boisseau,     la forme employée peut être celle de la     fig.    2      ou l'anneau 34. Si l'on emploie la     forint    selon       fig.    2, cette forme constitue le fond du moule  et. il n'est pas nécessaire d'employer un corps  interne de moule similaire au corps 36     illustré          dans    la     fig.    14.

   Si, cependant, la     meule-bois-          seau    est confectionnée à l'aide de l'anneau  selon     fig.    1, la     forme    est placée dans un corps  cylindrique de moule 47 et un corps de  moule 48 est introduit dans la forme. Le corps  48 a une portion tronconique s'étendant     au-          dessus    de la forme et sa forme correspond  à. celle de la concavité de l'outil     terminé.    Si  on le désire, le corps de moule 48 peut être       mrini    de la tige centrale 49.

   L'assemblage du  moule est complété par un bloc de     pression     50 qui comprend un rebord périphérique 51       d'épaisseur    décroissante, la forme de la sur  face     inférieure    du bloc correspondant. à la  surface convexe de la meule     terminée.    Une  telle meule confectionnée avec l'assemblage  de moule selon     fig.    17 est montrée en 52 à la       fig.    18.  



  Pour     la,    production de meules à     chanfrei-          ner,    on emploie     une    forme à anneau 53, faite  d'acier trempé, sa surface interne ayant, la  même forme que la surface de travail de la  meule terminée. Une mince couche 54 de ma  tériel tendre est     appliquée    sur la sui-face  interne de la forme et les     particules    abrasi  ves sont.     ensuite    réparties     sur    la couche ten  dre, puis     pressées    à travers ladite couche pour       qu'elles    entrent en contact avec la surface  interne de la forme.

   Pour ce faire, on peut  employer un plot de pression dont la sur  face de pression est cintrée de manière appro  priée. Au lieu de cela, la forme peut être  montée d'abord entre     des    rouleaux     55        sur    une  plaque verticale 56, l'un des rouleaux étant  pourvu d'une manivelle 57.  



  Un double support muni de deux organes  horizontaux 58, l'un     dessus,    l'autre dessous,  est fixé au bord inférieur de la plaque. Une  tige 59 passe à travers les ouvertures alignées  du double support. Son extrémité supérieure  est reliée à. l'arbre 60 d'un rouleau 61 qui se  trouve dans     l'ouverture    centrale de la forme.  Un     ressort    62 encercle la tige. Son extrémité  supérieure s'appuie sur la     surface    inférieure    de l'organe de support supérieur 58 et son  bout inférieur bute contre un écrou 63 vissé  sur la tige 59. Le     ressort.        force    le rouleau 61  d'entrer en contact avec la surface interne de  la forme 53.  



  Pour l'application du matériel abrasif sur  la surface interne de la forme 53 au     moyen     du dispositif montré à la     fig.    13, la forme est  montée sur la plaque 56 et. le matériel abrasif  est     ensuite    déposé     sur    la. couche 54 de métal  doux d'un côté du rouleau 61. Dès que la  manivelle 57 est tournée pour imprimer une  rotation au rouleau 55, la forme 53 entre  également en rotation et, les particules abra  sives déposées sur la surface de la couche 54  sont enfoncées à     travers    la couche jusqu'à la  surface interne de la forme par l'action du  rouleau 61.  



  En ce qui concerne le moulage d'un corps  de meule à chanfreiner, la. forme     utilisée    est  munie de préférence     d'une        nervure        circonfé-          rentielle    64 d'un côté et d'une     dépression        cor-          T-espondante    de     l'autre    côté. La. forme est       pourvue    à sa.     surface    interne d'une mince  couche de matériel tendre.

   Les particules sont  distribuées sur la, couche dans laquelle     elles     sont enfoncées de manière à entrer en contact  avec la surface interne de la forme, opération  qui peut être exécutée au moyen de l'appa  reil illustré par la     fig.    13. Une couche de mé  tal liant     est    ensuite appliquée sur     les    portions  libres des particules. Dès que ces opérations  sont achevées, la forme est placée sur un  corps de     moule    66 ayant. un retrait circulaire  à sa surface supérieure, retrait qui est des  tiné à recevoir la nervure 64 de la. forme.  Une tige 67 est montée entre     les    retraits, au  centre du corps de moule 68 qu'elle dépasse  à la partie supérieure.

   La. forme 54 une fois  montée dans le corps de moule 66, un corps  cylindrique de moule 67 est posé sur la forme.  Ce corps 67 possède à sa, surface inférieure  une nervure de dimension telle qu'elle peut.  s'engager     dans        le    retrait 65 à la.     ,surface    supé  rieure de la forme 54a.. Le matériel     plastique     68 est alors introduit     dans    le centre de la  forme et sur la surface supérieure du corps  de moule 66,     autour    de la. tige 67. Un bloc de      pression 69 s'adaptant dans le corps de moule  67 est     ensuite        placé    sur le matériel plastique.

    Ce bloc de pression est muni .d'un alésage 70  permettant. le     passage    de la tige 67. Il peut  également avoir un alésage 71 le traversant  verticalement.  



  Dès que L'assemblage de moule décrit est  terminé, on     le    place dans la     presse    indiquée à  la     fig.    15 et la matière plastique est chauffée  et. formée définitivement. Comme il peut être  difficile de déterminer la quantité exacte de  matière plastique     .nécessaire,    le bloc 69 peut  être pourvu de l'ouverture 71 à travers la  quelle toute matière plastique     superflue    est  refoulée vers le haut. L'opération de moulage  une fois terminée, les corps du moule sont  enlevés et. la forme     est    séparée de l'outil  achevé, c'est-à-dire de son corps, de la. faon  décrite ci-devant.

   Tout. matériel superflu re  foulé par le passage 71 est.     enlevé    et les sur  faces du corps     7\?    de l'outil terminé, à l'ex  ception .de la surface de travail, passent au       finissage.    Un passage similaire à l'alésage 71  du bloc de     pression    69 peut être formé     dans     les autres blocs de pression.  



  Dans l'outil terminé, tel que montré à la       fig.    5, les     particules    41 ont des portions 31a  se trouvant sous la, surface de la couche liante  30. Elles sont totalement     enrobées    et ancrées       dans    le métal liant. Chaque particule a aussi  une portion 311) dépassant la surface du mé  tal liant. et les portions extrêmes des parti  eules à l'extérieur sont toutes     dans    une sur  face qui, dans l'outil illustré par la     fig.    6, est  un plan indiqué par la ligne brisée 73.

   Le  plan auquel il     est    fait     allusion    est. la surface  de meulage de l'outil et comme toutes     les    por  tions extérieures extrêmes     des        particules    sont  clans ce plan,     toutes    les particules prennent  part simultanément à l'action de meulage.

   En       conséquence!,    l'outil     esit:        d'une    grande     effi-          caeité.        Etant    donné, d'autre part, que  le matériel utilisé pour ancrer les particules  est tenace ou dur, ou les deux simultanément,  la probabilité de leur     délogement    à l'usage est  réduite.  



  Dans ].'outil montré     àlla,fig.6,ledépassement     des     particules    hors de la couche liante est égal    à un tiers environ de leur largeur. Ce déga  gement est déterminé par     l'épaisseur    de la  couche tendre     dans    laquelle     les        particules    sont  enfoncées avant l'application du métal liant.

    Si l'on désire une plus forte     saillie    des     parti-          eul.es,    ceci peut être     réalisé    par l'emploi d'une  couche     tendre    30 plus épaisse ou par la modi  fication opératoire suivante:  Dans cette pratique modifiée, une mince  couche 74 de matériel doux - par exemple un  métal doux -     est    d'abord appliquée sur la  surface de la forme dure 75. Les particules  76 v sont alors distribuées et     enfoncées    à tra  vers la couche tendre pour entrer en contact  avec la surface de la forme dure, comme in  diqué à la     fig.    8.

   Après cala, une couche 77  d'un autre métal est déposée à la     surface    de  la couche tendre, l'opération continuant jus  qu'à ce que l'épaisseur combinée cl-es couches  77 et 74 soit égale à la saillie désirée     des    par  ticules. La couche de matériel liant 79 est       alors    appliquée, comme décrit ci-devant, pour  enrober les portions de     particules        dépassant     la couche 77 et pour former une couche de  matériel liant     d'épaisseur    désirée.

   Quand la  couche de     matériel    liant est en fin de compte  séparée de la forme 75, les particules peuvent  être retirées de la couche 74 qui reste en  grande     partie    sur la. forme, tandis que la  couche 77     reste    en place sur la couche liante  78, ou, si la     surface    de la forme a été traitée  de manière appropriée, les .deux couches 74  et 77 adhèrent à la couche de     liant.        Les    cou  ches peuvent     ensuite    être éliminées d'une fa  çon adéquate quelconque, soit par dissolution  ait moyen d'acide ou par électrolyse.

   La cou  che 74 peut être de plomb pour les     raisons     déjà     indiquées    et le cuivre     est    préféré pour  la couche 77 à cause de son enlèvement     aisé.     Au lieu d'employer la couche 77 pour obtenir  un dégagement accru des     particules,    on peut  appliquer directement le métal liant sur la  surface de métal doux 74. La saillie accrue  des     particules    sera finalement obtenue par  l'élimination nécessaire de métal liant autour       des    particules. Cette opération peut être pra  tiquement effectuée par électrolyse.

        Dans un outil, tel que la,     meule-boisseau     79,     pourvu    d'un corps abrasif,     constitll@é    d'une  couche de métal liant 78 et de particules abra  sives 76, et formé suivant la pratique modi  fiée, le dégagement des     particules    est plus  grand que ce     n'est    le cas     dans    l'outil     illustré     par la     fig.    7.

       L'outil    de la     fig.    11 a     des    parti  cules dont la saillie     est    le double de celle des  particules de l'outil montré     dans    la     fig.    7.  Cet outil     est    approprié pour le travail sur  verre et     sur    la céramique. L'outil de la     fig.    11  est très efficace, car les     portions        extérieures          extrêmes    des particules sont toutes dans la       surface    de meulage indiquée par la ligne  pointillé 80.  



  Quoique le présent procédé ait été illus  tré et décrit     dans    son application à la pro  duction de meules, il est clair qu'il peut. être  employé avec un     succès    égal pour la fabri  cation     d'outils    de meulage tels que les outils  à     honer.     



  D'autre part, il est évident que, si     les    cir  constances l'exigent, l'outil peut être doté  non d'une seule,     mais    de plusieurs couches de  particules abrasives. Pour produire un tel  outil, on munit la forme d'une couche de ma  tériel tendre tel que le plomb.     Les    particules  sont     réparties    sur cette couche et y sont en  foncées jusqu'à ce qu'elles touchent la forme,  après quoi le matériel liant est appliqué.

   On  applique une couche de matériel tendre à la  surface libre du matériel liant et une nou  velle couche de particules est disposée sur la  seconde couche tendre, enfoncée     dans    celle-ci  et     pressée        jusqu'à    ce qu'elle entre en contact  avec la surface de métal liant. Une seconde  couche de matériel liant est alors appliquée  et les     opérations    peuvent être poursuivies jus  qu'à ce que le nombre désiré de couches de       particules    soit accumulé.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication d'un outil abra sif, caractérisé par la répartition de particules abrasives sur la surface d'une couche de ma tériel tendre dont l'épaisseur est inférieure à la hauteur desdites particules, l'enfoncement des particules dans la couche en les pressant à travers cette couche jusqu'à ce que les bords des particules soient an niveau de la surface opposée de la couche,
    l'enrobage des portions restées saillantes des particules abrasives par un métal liant de façon à former un corps solide et homogène de métal s'étendant au- delà desdites portions et dans lequel sont soli dement ancrées les particules abrasives. II. Outil abrasif fabriqué par le procédé selon la revendication I. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé par l'élimination subséquente de la cout- ehe de matériel tendre pour mettre à nu les portions de particules précédemment engagées dans cette couche. 2. Procédé selon la. revendication I, carac térisé par la confection préliminaire d'une forme de métal dur et l'application de ladite couche de matériel tendre sur cette forme. 3. Procédé selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce que la couche de matériel tendre est en un métal et par l'application par galvanoplastie de ladite couche sur la forme. 4.
    Procédé selon la sous-revendication 3, caractérisé en ce que la surface de la forme sur laquelle on applique la couche de métal tendre est de même forme et de même dimen sion que la surface de travail de l'outil à fa briquer. 5. Procédé selon la sous-revendication 2, caractérisé par le moulage d'un corps d'outil .sur le corps de métal liant. 6. Procédé selon la sous-revendication 5, caractérisé par le moulage du corps d'outil, tandis que la couche de matériel tendre est encore en contact avec la forme. 7.
    Procédé selon la revendication I, carac- i térisé en ce que la. couche de matériel tendre est de plomb. 8. Procédé selon la. revendication I, carac térisé par l'application d'une couche de mé tal sur la couche de matériel tendre après l'en foncement des particules abrasives dans cette dernière couche, l'épaisseur combinée des deux couches étant égale à la saillie desdites parti- cules hors de la surface de travail de l'outil terminé,
    après quoi les portions restées sail lantes des particules sont enrobées par ledit métal liant et par l'élimination finale des deux eonches susdites de facon à mettre à nu les portions de particules antérieurement enga gées dans ces couches.
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