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La présente invention concerne des moyens de commande permet- tant de synchroniser le fonctionnement d'un ensemble d'appareils du type dans lequel défile une bande comme, par exemple, des projecteurs ou des ap- pareils de prise de vue cinématographique, et/ou des appareils d'enregis- trement ou de reproduction du son. L'invention vise plus particulièrement la synchronisation du fonctionnement d'un ensemble comportant un appareil de reproduction du son et une pluralité de projecteurs d'images cinémato- graphiques formant sur un même écran des images juxtaposées destinées à reconstituer ensemble une image de format plus grand, par exemple panorami- que.
L'invention a pour objet des moyens de commande perfectionnés permettant de maintenir ou de rétablir un synchronisme entre différents appareils de ce genre, en particulier dans le cas de perturbations dues au démarrage plus rapide ou plus lent ou à la vitesse de fonctionnement plus petite ou plus grande du moteur de l'un des appareils.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la bande d'un ou de plusieurs des appareils peut être allongée ou raccourcie d'une longueur prédéterminée pendant le fonctionnement de l'appareil, après quoi le défilement de la bande est à nouveau maintenu en synchronisme, ce décalage constituant alors un réglage permanent de la position de la bande. Cette caractéristique peut être utilisée pour corriger les erreurs de découpage ou de montage des films cinématographiques et elle est particulièrement intéressante dans le cas d'images juxtaposées où une différence de longueur du film correspondant à quelques largeurs d'image suffit pour provoquer un mauvais raccordement dans la zone de juxtaposition des images.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés sur lesquels on a représenté, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention.
Sur les différentes figures, les éléments correspondants ont été désignés par les mêmes préférences numériques.
Sur les dessins : - la figure 1 est une vue en perspective schématique représen- tant un ensemble de projection d'images juxtapos.ées muni du dispositif de synchronisation suivant l'invention; - la figure 2 est une vue schématique du dispositif de synchronisation de l'ensemble de projection de la figure 1, et - la figure 3 est un schéma de câblage électrique montrant de quelle manière le différentiel de synchronisation est incorporé dans le circuit entre le générateur synchronisateur et un transformateur de synchronisation.
Sur la figure 1, on voit en 10 un écran sur lequel des images juxtaposées sont projetées par une pluralité d'appareils de projection distincts 11,12 et 13, Le projecteur 11 éclaire l'écran 10 entre son bord droit et une ligne 15. Le projecteur central 12 éclaire l'écran entre son bord gauche et la ligne 19.
Les images projetées sur l'écran se recouvrent partiellement deux à deux entre les lignes 15 et 18, d'une part, et entre les lignes 17 et 19, d'autre part, cette disposition ayant pour but d'éviter la nécessité de lignes de raccordement précises. Les zones de chevauchement des bords contigus des images sont dégradées en sens inverses, de façon que la somme totale de l'intensité d'éclairement soit sensiblement constante en tous lés points des dites zones.
L'émission sonore qui accompagne la projection des images juxtaposées sur l'écran 10 et qui, bien entendu, est synchronisée avec cette
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projection provient d'un reproducteur de son 21 qui utilise, de préférence, un ruban portant une pluralité de @isters sonores parallèles. Les projecteurs 11, 12 et 13 utilisent, de leur côté, un film de projection cinématographique et le terme "bande" désignera indifféremment, dans la suite de la présente description, toute bande, film ou ruban souple portant, soit une impression photographique, soit une couche sensible constituée, par exemple, par des particules métalliques aimantées pouvant être utilisée pour l'enregistrement et la reproduction du son.
Les signaux sonores provenant du reproducteur 21 sont contrôlés par des circuits appropriés à partir d'un appareil de commande 23 qui transmet les dits signaux par l'intermédiaire d'un câble à conducteurs multiples à différents haut-parleurs 25 disposés en des emplacements divers par rapport à l'écran pour obtenir des effets de stéréophonie dont la description sort du cadre de la présente invention.
L'appareil de commande 23 est, de préférence, actionné à distance à partir d'un poste 24 disposé dans la salle de projection, devant l'écran, et où peut prendre place un observateur qui surveille la projection ainsi que l'émission des haut-parleurs et effectue tout réglage nécessaire pour que les spectateurs occupant les sièges 26 puissent jouir d'une mise au point parfaite tant des images que du son.
Les projecteurs 11, 12 et 13 sont, de préférence, synchronisée entre eux par synchronisation de chacun d'eux avec le reproducteur de son 21 qui sert de "pilote". Ces projecteurs sont disposés dans des cabines de projection séparées, 23, étant donné qu'ils doivent être largement espacés pour pouvoir former chacun un faisceau sensiblement normal à la zone de l'écran qu'il éclaire. Les moyens de commande manuels permettant d'ajuster la synchronisation sont, de préférence, disposés au poste de commande 24 devant 1''écran 10.
La figure 2 représente un schéma de câblage électrique de 1' appareil de commande. Le reproducteur de son 21 comporte des bobines disposées dans des boites-magasins 31 et un mécanisme d'entraînement de bande classique quelconque actionné par un moteur 33 par l'intermédiaire d'un arbre d'entraînement 34.
Un génerateur synchronisateur 36 est lié au dit mécanisme de façon qu'il soit entraîné par l'énergie fournie par le moteur 33. Le générateur 36 peut être monté de façon qu'il tourne à la même vitesse que le moteur 33, mais on peut obtenir une plus large gamme de correction si le générateur 36 est relié au moteur 33 par l'intermédiaire d'un mécanisme réducteur de vitesse approprié. Le moteur 33 et le générateur 36 sont alimentés en courant alternatif à partir d'une ligne 38 contrôlée par un interrupteur 39.
Le projecteur 11 comporte également des boites-magasins 41 et un mécanisme d'entraînement de film de tout type désiré commandé par un moteur 43 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages différentiel 44 et d'un arbre d'entraînement 45. Un servo-moteur 47 est lié au différentiel 44 de telle façon qu'il puisse entraîner en rotation la cage du différenti el ou toute structure équivalente de façon à ajouter ou à retrancher un ou plusieurs tours ou des fractions de tour, au mouvement imprimé à l'arbre 45 par le moteur 43.
Le projecteur 12 est entraîné d'une manière analogue par un moteur 43 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages différentiel 44 et d'un arbre d'entraînement 45. Les moteurs, les trains d'engrenages différentiels et les servo-moteurs des projecteurs 11, 12 et 13 sont désignés par les mêmes références numériques. Le train d'engrenages différentiel 44 est irréversible, ce terme étant utilisé ici pour désigner tout train d' engrenages qui peut être entraîné en rotation par l'arbre menant, mais qui ne peut être entraîné lorsqu'on applique un couple à l'arbre mené.
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Chacun des projecteurs 11, 12 et 13 comporte un transformateur de synchronisation 50 entraîné à partir du mécanisme assurant le déroule- ment du film du projecteur considéré. De cette manière, le transformateur de synchronisation 50 de chaque projecteur 11, 12, 13 tourne à une vitesse coordonnée avec celle du mécanisme d'entraînement de film du projecteur considéré.
Le transformateur de synchronisation 50 est, de préférence, entraîné à une vitesse inférieure à celle du moteur 43 et, dans le mode de construction représenté à titre d'exemple, la liaison de transmission de mouvement entre chaque projecteur et son transformateur de synchronisation
50 est réalisée par une chaîne Calle et deux pignons. Cette construction apparaît clairement sur la figure en ce qui concerne le projecteur 13 qui porte un pignon 52 entraînant une chaîne 53 qui entraîne, à son tour, un pignon plus grand,54, calé sur l'arbre de l'induit du transformateur de synchronisation 50. Cette même liaison est utilisée également pour le gé- nérateur synchronisateur 36 du reproducteur de son 21. Chaque transforma- teur 50 est relié à son servo-moteur 47 par un circuit comportant un am- plificateur de synchronisation 56.
Cet amplificateur est alimenté à partir d'une source de courant convenable par des conducteurs 58 et il est relié au servo-moteur par des conducteurs 59. Les connexions entre l'amplifica- teur et le servo-moteur 47 sont indiquées en 60. L'amplificateur est sen- sible au sens et à la phase du courant; de tels amplificateurs sont bien connus de l'homme de l'art et la description de son câblage intérieur n'a- jouterait rien à la compréhension de l'invention.
Le générateur synchronisateur 36 est muni d'une connexion tri- filaire 62 destinée à appliquer de l'énergie aux transformateurs de synch ronisation 50. Des conducteurs séparés 64 relient les dits transformateurs aux connexions 62 provenant du générateur 36. Un synchronisateur différen- tiel de synchronisation 66 est., de préférence, interposé sur chacun des conducteurs 64. En fonctionnement normal, le rotor de chaque différentiel de synchronisation est immobile mais l'arbre 71 de chacun des dits diffé- rentiels porte une roue dentée hélicoïdale 70 qui peut être entraînée en rotation par une vis sans fin 72 calée sur un arbre 73 lorsqu'on fait tour- ner ce dernier au moyen d'une manivelle 74.
La rotation de la manivelle 74 dans un sens fait tourner l'arbre 71 du rotor dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que si l'on imprime à la manivelle 74 une rotation en sens contraire, l'arbre 71 tourne dans le sens inverse des aiguilles d' une montre.
Pour permettre à un observateur de contrôler la synchronisation de chacun des projecteurs 11, 12 et 13 par rapport au reproducteur de son 21 et, par conséquent, leur synchronisation mutuelle, toutes les manivelles
74 sont disposées en un poste de commande unique à partir duquel l'observa- teur peut surveiller l'écran. Ce poste de commande unique est, par exemple, le poste 24 de la figure 1.
En revenant à la. ;figure 2, on voit que l'appareil de commande représenté, avec ou sans les différentiels de synchronisation 66, maintient les projecteurs 11,12 et 13 en synchronisme avec le reproducteur de son 21 et, par conséquent, en synchronisme mutuel. Le reproducteur de son 21 est 1"organe "pilote" puisqu'il entraîne le générateur de synchronisation.
La liaison du dit générateur avec chacun des transformateurs 50 n'assure la transmission de signaux aux amplificateurs 56 que quand les transformateurs 50 se déphasent par rapport au générateur synchronisateur. Un tel asservissement est bien connu de l'homme de l'art et chaque fois que des signaux sont appliqués à un amplificateur 56 à partir de l'un des transformateurs 50, le dit amplificateur applique également une énergie au servomoteur 47, de manière à faire tourner celui-ci et, par conséquent, le train d'engrenages différentiel 44 dont il est solidaire dans un sens propre à ramener le transformateur 50 en phase avec le générateur synchronisateur 36.
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Ainsi, les protecteurs 11, 12 et 13 sont astreints à fonctionner à une vitesse exactement coordonnée avec celle du reproducteur de son 21 et si l'un quelconque des dits projecteurs démarre ou fonctionne plus rapidement ou plus lentement que le dit reproducteur de son, l'appa- reil de commande ajoute ou retranche le nombre de tours voulus sous le contrôle du générateur synchronisateur 36.
Il est évident, toutefois, que ce mécanisme de commande, s'il assure le maintien en synchronisme des projecteurs de telle façon qu'ils effectuent le nombre de tours désiré en une période de temps prédéterminée ne permet pas de corriger les erreurs dues au découpage ou au montage d'un film. Dans le cas de projection d'images juxtaposées, de telles erreurs, même si elles ne portent que sur deux ou trois images élémentaires successives de la bande, peuvent.être suffisantes pour provoquer un décalage des zones adjacentes des images juxtaposées sur l'écran.
Si, par exemple, dans une bande à projeter,il manque en un emplacement déterminé, deux ou trois images élémentaires successives, il est désirable de compenser ce raccourcissement du film en retranchant un nombre de tours correspondant à la rotation du mécanisme d'entraînement de film de l'appareil destiné à projeter le film considéré. On peut y parvenir en utilisant les différentiels de synchronisation 66. En effet., en agissant sur le rotor de l'un quelconque des différentiels 66, on peut déterminer une différence de phase dans le signal provenant du transformateur 50 auquel est lié le différentiel considéré.
On peut, soit ajouter, soit retrancher un certain nombre de tours suivant le sens dans lequel on fait tourner le rotor du différentiel 66 et les tours ainsi ajoutés ou retranchés constituent un réglage permanent, de sorte que l'appareil de synchronisation continue ensuite à maintenir le synchronisme du projecteur intéressé comme si l'on n'avait pas agit sur le différentiel 66 considéré.
La figure 3 est un schéma de câblage montrant de quelle ma- nière un différentiel de synchronisation 66 est interposé dans le circuit reliant le générateur synchronisateur 36-au transformateur de synchronisation 50 du projecteur 13.
Le générateur synchronisateur 36 comporte un rotor induit 76 entraîné par un arbre 77 suivant une relation de temps prédéterminée avec le mécanisme d'entraînement de bande de l'appareil reproducteur de son.
Ce rotor 76 est alimenté à partir de la ligne 38. L'enroulement inducteur 79 du générateur synchronisateur 36 est relié par la connexion trifilaire 62 à l'enroulement inducteur 81 du différentiel de synchronisation 66.
Celui-ci comporte un rotor triphasé 83 qui occupe une position différente par rapport à l'enroulement inducteur 81, mais la dite position peut être modifiée si l'on fait tourner l'arbre 71 du dit rotor au moyen du mécanisme actionné à la main précédemment décrit.
Le rotor 83 est lié à l'enroulement inducteur 86 du transformateur 50 par les conducteurs de la connexion 64. Le rotor 88 du transformateur 50 reçoit son mouvement de rotation d'un arbre 89 lié au mécanisme d' entraînement de film du projecteur 13.
Tant que le rotor du transformateur 50 est en phase avec le rotor 76 du générateur synchronisateur 36, aucun courant ne passe à travers les conducteurs 59 vers l'amplificateur 56.
Par contre, si l'on fait tourner le rotor 83 du différentiel 66 dans un sens ou dans l'autre, l'effet sur le rotor 88 du transformateur 50 est le même que si le dit transformateur avait été entraîné en rotation à une vitesse incorrecte accumulant ainsi une erreur. En d'autres termes, le réglage du différentiel 66 introduit ce qu'on pourrait appeler des erreurs artificielles dans le, circuit reliant le générateur 36 au transforma-
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-beur 50. L'appareil agit pour corriger ces erreurs, puis continue à fonc- tionner comme auparavant.
Si, par suite de quelque erreur de découpage ou de montage, il est désirable de retrancher, par exemple, un nombre de tours correspon- dant, par exemple, au défilement de trois images successives à la rotation du mécanisme d'entraînement du film d'un projecteur, on fait tourner l'ar- bre 71 du différentiel 66 intéressé dans un sens tel qu'on introduit une erreur artificielle correspondant à un décalage de trois images élémentai- res dans l'appareil projetant le film auquel manquent les trois images en question. Le transformateur 50 envoie alors des signaux à l'amplifica- teur 56 et provoque un fonctionnement du servo-moteur du projecteur en question jusqu'à ce qu'une correction correspondant à trois images ait été effectuée.
L'appareil de commande continue à fonctionner comme si ce pro- jecteur avait effectué le même nombre de tours que les autres, et le régla- ge introduit par la rotation de l'induit 80 du différentiel devient un ré- glage permanent de la commande de synchronisation. Dans le mode de réali- sation représenté, le reproducteur de son sert de pilote. Il est bien évi- dent qu'on pourrait aussi bien utiliser pour cette fonction l'un quelconque des projecteurs ou encore que le reproducteur de son de tous les projec- teurs pourraient être contrôlés par un autre appareil qui servirait alors de pilote indépendant. Quelle que soit la variante adoptée, le générateur de synchronisation est toujours lié à l'appareil qui sert de pilote.