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La présente invention se rapporte à la projection cinématogra- phique et, plus particulièrement, au contrôle de l'intensité lumineuse des images. Elle est notamment utile dans la projection d'images divisées en fractions juxtaposées projetées séparément et dites ci-après "images juxta- posées", en raison de ce que toute différence d'intensité lumineuse entre des plages d'image adjacentes est aisément apparente et nuit à la continui- té de l'image totale.
L'invention a pour objet un dispositif de contrôle d'intensité lumineuse, perfectionné, efficace, économique, de construction robuste et capable de supporter les températures élevées d'un projecteur, sans défor- mation ni autre détérioration.
Suivant une caractéristique de l'invention, une grille est dis- posée dans la lanterne de projection ou à proximité de celle-ci, la dite grille étant constituée par des bandes formant entre elles des fentes dont on peut faire varier la largeur en réglant l'inclinaison des bandes par rapport au faisceau lumineux de façon à faire varier la quantité de lumière atteignant la fenêtre de projection. La variation totale de l'intensité lumineuse transmise à travers cette grille par réglage de la position des bandes est au moins égale à la variation d'intensité possible de la source lumineuse avec laquelle la dite grille est destinée à coopérer.
L'invention vise, par ailleurs, un procédé de contrôle de l'intensité d'éclairement d'une image projetée sur un écran, notamment en vue de maintenir sensiblement la même intensité d'éclairement sur des images juxtaposées.
Dans l'application de l'invention à la projection d'images juxtaposées, on peut effectuer le contrôle soit, en réduisant l'éclairement d'une des images dont l'intensité est trop grande, soit en augmentant la luminosité d'un ou plusieurs des projecteurs qui ne produisent pas des images aussi brillantes que la ou les images adjacentes.
L'invention vise encore une disposition constructive de la grille et de ses fentes, dans laquelle une tension permet de maintenir les dites fentes rectilignes et uniformes en dépit de variations extrêmes de température.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés sur lesquels on a représenté, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention.
Sur les différentes figures, les éléments correspondants ont été désignés par les mêmes références numériques.
Sur les dessins : - La figure 1 Est un plan schématique vu du dessus, représentant le dispositif de contrôle d'intensité lumineuse suivant l'invention, combiné avec deux projecteurs utilisés pour produire deux images juxtaposées sur un même écran.
- La figure 2 est un profil partiel d'une lanterne de projection avec parties arrachées montrant le dispositif de contrôle d'intensité lumineuse suivant l'invention.
Les figures 3 et 4 sont des coupes partielles fortement agrandies de la grille du dispositif de contrôle d'intensité lumineuse représentée dans différentes positions.
La figure 5 est une vue en élévation de la structure représentée sur la figure 2 avec un contrôle double automatique et manuel permettant de modifier la position angulaire des éléments de la grille de contrôle d'intensité lumineuse.
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La figure 6 est une coupe fortement agrandie dans un plan contenant la ligne 6-6 de la figure 5.
La figure 7 est une coupe dans un plan contenant la ligne 7-7 de la figure 5.
La figure 8 est une vue schématique agrandie montrant un mode de construction de la grille permettant de maintenir ses bandes sous une tension constante.
La figure 9 est une vue partielle fortement agrandie avec arrachement de certaines parties, montrant les dispositions relatives des éléments verticaux et horizontaux de la grille et le montage des éléments horizontaux sur le cadre de la grille.
La figure 1 représente sous une forme schématique deux projecteurs utilisés pour former deux images juxtaposées sur un même écran 10.
L'une des dites images s'étend sur cet écran entre le point a et le point b. L'autre s'étend du point .± au point d. La zone de l'écran comprise entre les points b et c est éclairées par les deux projecteurs, mais les zones marginales ainsi superposées des images sont dégradées de façon que l'intensité lumineuse décroisse progressivement jusqu'à zéro entre b et c, ou vice-versa. Etant donné que les deux images diminuent d'intensité en sens inverses, l'éclairement total en chaque point de la zone b-c est égal à celui des autres zones éclairées de l'écran, si les faisceaux lumineux provenant des deux projecteurs ont la même intensité.
Le projecteur qui éclaire l'écran entre les points a et b est indiqué par la référence générale 11, tandis que l'autre projecteur, qui éclaire l'écran entre les points .2 et d, est indiqué par la référence générale 12. Chacun des projecteurs 11 et 12 comporte une source lumineu- se 15, un réflecteur incurvé 16, une lanterne de projection 17 et un objectif 18. Le mode de construction des projecteurs est classique et, bien entendu, les vues, films, ou autres objets transparents à projeter sont disposés devant la lanterne de projection 17 et derrière l'objectif 18.
Dans chacune des lanternes 17 est prévue une grille mobile 20 permettant de régler l'intensité du faisceau lumineux qui la traverse.
Les détails de construction des grilles 20 seront décrits plus loin en se référant à d'autres figures; il suffit d'indiquer ici que chacune des grilles 20 présente des fentes à travers lesquelles passe le faisceau lumineux et qu'on peut incliner la grille dans différentes positions pour faire varier la quantité de lumière, qui traverse les dites fentes.
Pour la mise en oeuvre de l'invention, les grilles 20 des projecteurs respectifs sont contrôlées indépendamment l'une de l'autre.
Si l'intensité du faisceau lumineux de l'un des projecteurs a augmenté dans une mesure telle que l'image formée sur l'une des plages de l'écran est sensiblement plus brillante que celle formée sur l'antre, on agit sur les grilles de façon soit à augmenter l'éclairement de l'image la moins brillante, soit à réduire l'éclairement de l'autre, soit encore à effectuer ces deux opérations à la fois.
Le choix du réglage à effectuer dépend des positions des grilles dans les lanternes respectives au moment considéré. En effet, si l'une de ces grilles se trouve dans une position telle qu'elle donne un éclairement maximum, il est évident que c'est sur la grille de l'autre lanterne qu'il faudra agir de façon à réduire l'intensité lumineuse de ce projecteur si l'image correspondante est trop brillante.
L'invention peut être utilisée avec un projecteur unique pour contrôler l'intensité de l'éclairement sur l'écran, mais en général, la variation d'intensité de la source lumineuse d'un projecteur est trop faible pour qu'il soit besoin d'y remédier lorsqu'on utilise ce projecteur seul. Au contraire, dans la projection d'images juxtaposées, des varia-
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tions d'intensité lumineuse qui, en projection normale seraient sans con- séquence, doivent être compensées, à défaut de quoi, les spectateurs per- çoivent des zones d'éclairements différents juxtaposées sur l'écran.
Le réflecteur 16 prévu dans chaque projecteur concentre la lumière en un faisceau dont les rayons convergent à mesure qu'ils se rap- prochent de l'ouverture ménagée à l'avant de la lanterne 17 intéressée.
La figure 2 représente de profil l'une des lanternes 17. Les parois su- périeure et inférieure de la dite lanterne convergent suivant un angle sensiblement égal à l'angle de convergence des rayons du faisceau lumi- neux. L'ouverture prévue à l'avant de la lanterne 17 est indiquée par la référence 22. La section droite de la lanterne 17 est prévue à dessein légèrement plus grande que celle du faisceau lumineux, de sorte que les parties marginales de la grille 20 ne se trouvent pas sur le trajet des rayons lumineux.
La grille 20 est munie à ses extrémités opposées d'axes 24 qui sont montés dans des paliers 25 portés par un dé 26 fixé sur la paroi latérale de la lanterne. Des butées 28 sont prévues sur la paroi supérieure de la lanterne et ces butées s'étendent vers le bas d'une distance suffisante pour limiter le déplacement angulaire de la grille 20 aux posi- tions représentées sur la figure 2. Les butées 28 sont fixées sur la lanterne par des moyens appropriés tels que les boulons 30 qui traversent des fentes 3L des butées 28. Lorsque les boulons 30 sont desserrés, on peut déplacer les butées 28 longitudinalement par rapport à la lanterne dans des limites permises par les fentes 31 pour modifier la course de réglage angulaire de la grille 20.
La grille 20 comporte des éléments d'encadrement, latéraux 34, et supérieur et inférieur 36 offrant d'assez grandes sections. Des bandes 38 (figure 3) s'étendent entre les éléments latéraux d'encadrement 34. Ces bandes 38 ont leurs bords arrière parallèles entre eux, de même que leurs bords avant, mais les faces supérieure et inférieure de chaque bande 38 sont sensiblement alignées avec les rayons convergents du faisceau lumineux lorsque la grille 20 est amenée à la position angulaire extrême représentée sur la figure 3.
Par suite, les faces supérieure et inférieure d'une bande 38 quelconque ne sont parallèles avec les surfaces correspondantes d'aucune autre bande et, quand la grille occupe la dite position angulaire représentée sur la figure 3, les bandes 38 offrent un obstacle minimum au passage du faisceau lumineux à travers la grille.
Les bandes 33 sont, de préférence, en un métal tel que l'acier inoxydable ou de l'aluminium traité de façon qu'elles ne donnent pas lieu à des réflexions parasites susceptibles de former des rayons lumineux orientés au hasard dans les lanternes de projection.
La figure 4 montre de quelle manière la position relative des bandes 38 par rapport au rayon lumineux varie lorsqu'on déplace la grille 20 angulairement pour l'amener en contact avec la butée 28 avant. Dans cette position, les bandes 38 sont inclinées d'un même angle par rapport aux rayons du faisceau lumineux qui les frappent. Les rayons lumineux qui viennent frapper les faces inférieures des bandes 38 sont arrêtés et seuls traversent la grille les rayons qui passent entre le bord supérieur arrière d'une bande donnée et le bord inférieur avant de la bande susjacente.
Il va de soi que si les bandes 38 sont suffisamment rapprochées, aucune lumière ne traversera la grille 20 dans la position représentée sur la figure 4.
Etant donné que l'intensité des sources lumineuses, utilisées en combinaison avec la grille suivant l'invention, ne varie gucre de plus de 25%, il suffit de prévoir, entre les bandes 38 des grilles, un espacement suffisant pour permettre le passage d'environ 75% de l'intensité lumineuse lorsque la grille est dans sa position d'obstruction maxima repré-
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sentée sur la figure 4.
La figure 5 représente la partie avant de la lanterne 17 avec l'ouverture 22 à travers laquelle on peut voir la partie médiane de la grille 20. Une partie de l'une des extrémités de la grille est également visible grâce à l'arrachement partiel de la paroi avant de la lanterne 17.
Cette figure montre également le mécanisme utilisé pour déplacer angulairement la grille 20 de façon à faire varier l'intensité du faisceau lumineux à sa sortie de la lanterne de projection.
Sur l'un des côtés de la lanterne 17, l'axe 24 de la grille s'étend sur une distance appréciable au-delà du dé de support 26 à travers le boîtier 40. L'extrémité libre de l'axe 24 porte à l'extérieur du boîtier 40 un bouton 42 claveté. Lorsqu'on désire régler la grille manuellement, il suffit de faire tourner le bouton 42 dans un sens ou dans 1' autre, selon que l'on désire augmenter ou réduire l'intensité lumineuse.
Un diqque d'accouplement 44 est fixé sur une bague 45 qui peut coulisser longitudinalement sur l'axe 24. Un ressort 46 sollicite le disque d'accouplement 44 vers la gauche (sur la figure 5). Une clavette 47 permet à la bague 45 de se déplacer longitudinalement sur l'axe 44, tout en assurant un calage en rotation permanent de la dite bague sur le dit axe.
Une autre bague 50 tourne librement sur l'axe 24 et porte un disque d'accouplement 52, contre lequel le disque conjugué 44 est normalenuit maintenu par la pression du ressort 46. La bague 50 est susceptible de recevoir un mouvement de rotation à partir d'une roue dentée hélicoïdale 54 entraînée par une vis sans fin 56 clavetée sur un arbre d'entraînement 53. Celui-ci porte à l'une de ses extrémités une roue dentée droite 60 en prise avec un pignon droit 62 calé sur un arbre disposé au-dessous de la roue 60. Le pignon 62 est solidaire en rotation de l'arbre d'induit d' un moteur électrique 64 monté sur l'un des côtés du boîtier 40.
Le pignon 02, la roue dentée droite 60, la vis sans fin 56 et la roue dentée hélicoï- dale 54 constituent un mécanisme réducteur par l'intermédiaire duquel 1' axe 24 de la grille peut être entraîné à partir du moteur 64.
Le moteur 64 est réversible, de sorte qu'il peut assurer un déplacement angulaire de la grille 20 dans un sens ou dans l'autre et on l'utilise lorsqu'on désire actionner la grille à distance. Cette formule s'emploie lorsque les projecteurs sont utilisés pour la projection d'images juxtaposées étant donné qu'elle permet le contrôle par seul opérateur de l'intensité lumineuse de plusieurs projecteurs. Des moyens de commande à distance du moteur 64 sont représentés sur la figure 5. L'énergie d'excitation de ce moteur est contrôlée par un inverseur manuel 66 qui peut être déplacé de part et d'autre d'une position neutre selon que l'on désire faire tourner le moteur 64 dans un sens ou dans l'autre. De ces deux positions, de part et d'autre de la position neutre, l'une correspond à une augmentation et l'autre à une diminution de l'intensité lumineuse.
L'éclairement d'un écran est en général plus intense au centre d'une image projetée du fait que les systèmes optiques des projecteurs tendent à concentrer la lumière dans l'axe du faisceau. Cet excès d'éclairement de la région centrale de l'image peut être compensé, suivant l'invention, si l'on a soin de prévoir sur certaines des bandes 33 des lèvres 70 rabattues vers le haut le long du bord avant des dites bandes. La bande 38 médiane de la grille est celle qui est munie de la lèvre 70 la plus large, la largeur de cette lèvre décroissant progressivement de part et d'autre du milieu de la dite bande.
La figure '0 est une coupe vers le milieu de la dite bande 33 médiane. Les deux bandes 38 adjacentes ont des lèvres 70 légèrement plus étroites et ainsi de suite, la hauteur des lèvres diminuant à mesure qu'on s'éloigne de la bande médiane. Au-delà de la région centrale de la grille, les bandes 33 ne comportent pas de lèvres.
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La grille comporte, par ailleurs, des bandes verticales 74 destinées à maintenir les bandes horizontales 73, les bords avant et ar- rière de chacune des dites bandes verticales étant parallèles aux bords correspondants des autres bandes, l'ensemble s'opposant aux déformations des bandes 33 sous l'influence des variations extrêmes de température auxquelles celles-ci sont soumises pendant la projection. Les faces des bandes verticales 74 sont alignées avec les rayons lumineux lorsque la grille est dans la position angulaire de transmission maxima de l'intensi- té lumineuse. Ces bandes verticales n'ont qu'une influence négligeable sur la variation d'intensité lumineuse étant donné que le déplacement an- gulaire de la grille s'effectue dans un plan sensiblement parallèle aux faces des dites bandes verticales.
Pour construire la grille, on introduit environ la moitié de la largeur de chacune des bandes 78 dans des fentes 76 des éléments d'encadrement latéraux 34, tandis que les bandes verticales 74 sont main- tenues dans des fentes 73 ménagées, à cet effet, dans les éléments d'en- cadrement supérieur et inférieur 36.
La figure 8 montre la structure du cadre de la grille avant montage des bandes. Les éléments d'encadrement latéraux 34 sont, de préférence, légèrement cintrés vers l'extérieur pour les écarter l'un de 1' autre, comme indiqué en trait plein, le cintrage étant quelque peu exagéré sur la figure pour faciliter la compréhension. Ces éléments latéraux 34 du cadre sont ensuite amenés et maintenus à force en parallélisme, comme indiqué en trait mixte sur la figure 8 avant la fixation des bandes 38. Les bandes 38 sont alors fixées aux éléments latéraux 34 du cadre, leurs extrémités traversant les fentes 76 et faisant saillie à l'extérieur des éléments 34, comme inaiqué sur la figure 9.
Ces extrémités sont ensuite rabattues vers le haut contre la face extérieure de l'élément 34 intéressé et soudées ou fixées d'une autre manière sur la dite face.
Lorsqu'on supprime la force qui maintenait les éléments 34 parallèles entre eux, les bandes 38 sont mises sous tension du fait qu'elles assurent, dès lors, seules le maintien du parallélisme contre les éléments 34.
Les bandes verticales 74 traversent les fentes 78 ménagées dans les éléments supérieur et inférieur 36 du cadre et leurs extrémités rabattues sont fixées sur ces éléments d'une manière analogue à celle utilisée pour la fixation des bandes horizontales 33 sur les éléments latéraux 34 du cadre.
Des fentes 81 s'étendent vers l'intérieur à partie des bords arrière des bandes horizontales 33 sensiblement sur la moitié de la largeur de ces bandes. Des fentes complémentaires 32 s'étendent également vers l'intérieur à partir des bords avant des bandes verticales 74. Les fentes 82 sont espacées l'une de l'autre de la distance dont on désire espacer les bandes 38 et les dites fentes 32 s'étendent dans la direction des rayons lumineux, de façon à maintenir les parties intermédiaires des bandes horizontales suivant l'angle d'inclinaison qu'on désire leur donner par rapport à l'axe du faisceau lumineux si la tension des bandes ,1 était insuffisante à cet effet.
Après insertion de chaque bande verticale 74 dans les fentes 81 des différentes bandes horizontales 38, les fentes 82 de la bande verticale intéressée recevant, en outre, les bandes horizontales 38 dans le prolongement des fentes ?Il, on obtient un croisillonnement des bandes tel que représenté sur la figure 9, croisillonnement analogue à celui qu'on utilise, par exemple, pour cloisonner les caisses à oeufs.