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La présente invention est relative à un procédé de conversion d'une fonte phosphoreuse en acier dans lequel on effectue tout le souffla- ge oxydant à travers le métal fondu recouvert d'une seule scorie déphos- phorante et dans lequel on utilise un composé sodique parmi les consti- tuants de la scorie.
On sait que lorsqu'on n'utilise qu'une seule scorie déphos- phorante pendant la conversion habituelle d'une fonte déphosphoreuse en acier, il est difficile d'amener régulièrement la teneur de l'acier en phosphore en-dessous de 0,05%.
En vue d'abaisser davantage cette teneur en phosphore bien qu'on n'utilise qu'une seule scorie, on a proposé d'introduire un compo- sé sodique parmi les constituants de cette scorie;, dès le début de la conversion.
L'expérience de ce procédé a prouvé que, contrairement à ce qu'on avait pu croire, les résultats obtenus n'étaient pas satisfaisants.
Pour abaisser davantage la teneur finale de l'acier en phosphore, on a proposé l'emploi successif de deux scories déphosphorantes, le bain subissant un soufflage oxydant pendant qu'il est surmonté de chacune de ces scories. Ce procédé donne lieu, par rapport au procédé à une seule scorie, à une perte de temps, à des manipulations plus compliquées, à un refroidissement du bain et généralement à une forte oxydation du métal.
La présente invention a comme objet un procédé qui ne présente pas ces inconvénients et qui permet d'obtenir facilement une teneur de l'acier en phosphore comprise entre 0,04% et 0,02% bien qu'on n'utilise qu'une seule scorie déphosphorante..
A cet effet, dans le procédé suivant l'invention on n'introduit le composé sodique dans le convertisseur qu'après la scorification du silicium et, de préférence, quand la teneur en carbone du métal est devenue inférieure à 2%.
En opérant de cette façon, tous les autres constituants de la scorie sont déjà chauds au moment où le composé sodique est ajouté et peuvent absorber aisément sans pertes importantes, le composé.. sodique à incorporer dans la scorie.
En outre,la Na2O provenant du composé sodique n'est pas por- té, pendant un temps très long, à sa température de volatilisation, avant de commencer à réagir avec l'anhydre phosphorique. Il en résulte qu'une grande quantité de la soude introduite par le composé sodique est disponible pour fixer l'anhydride phosphorique sous forme de phosphate de soude.
Afin de permettre l'introduction du. composé sodique dans le convertisseur sans qu'on soit obligé de rabattre celui-ci, on a avantage à introduire le composé sodique sous forme d'agglomérés compacts et cohérents dans lesquels les particules du composé, sodique sont réunies par un liant approprié, minéral ou organique,
Un procédé avantageux consiste à utiliser comme agglomérant un corps visqueux (par exemple du goudron métallurgique) et à comprimer le mélange sous forte pression pour en constituer des briquettes compactes et cohérentes.
Ces agglomérés peuvent évidemment contenir d'autres substances destinées à intervenir dans la composition de la scorie.
L'introduction du composé sodique sous forme d'agglomérés peut être faite pendant le soufflage oxydant sans qu'on doive craindre que ce composé soit entraîné par les gaz s'échappant du convertisseur.
On comprend toutefois qu'il est intéressant de s'introduire les
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agglomérés de composé sodique que vers la fin de la. période de décarbura- tion parce qu'à ce moment le volume gazeux qui s'échappe du convertisseur est déjà fortement réduit et que, par conséquent, on peut utiliser des ag- glomérés plus petits, ce qui facilite leur absorption, par la scorie. En outre, la quantité de soude qui peut se volatiliser avant la fixation de l'anhydride phosphorique est moindre,
L'expérience montre que, dans le cas d'emploi de carbonate de soude comme composé sodique, on obtient de bons résultats en utilisant 5 à 10 kilogrammes de ce carbonate par tonne de métal.
La quantité exacte à employer augmente avec la quantité de phos- phore à éliminer. Dans les conditions courantes des conversions Thomas, comportant les additions normales de chaux, une addition de environ 10 ki- logrammes dé carbonate de soude par tonne de métal, effectuée au moment de la transition ou un peu avant, permet d'atteindre une teneur finale de l'a- cier en phosphore voisine de 0,02%. On sait qu'on appelle transition le moment où cesse la combustion intensive du carbone.
Si on désire utiliser un autre composé sodique, on peut facilement déterminer la quantité à employer pour que le poids de Na2O qu'il contient soit le même que celui contenu dans le carbonate de soude.
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REVENDICATIONS.
1. - Procédé de conversion d'une fonte phosphoreuse en acier dans lequel on effectue tout le soufflage oxydant à travers le métal fondu en présence d'une seule scorie déphosphorante et dans lequel on utilise un composé sodique parmi les constituants de la scorie, caractérisé en ce qu'on n'introduit le composé sodique dans le convertisseur qu'après la scorification du silicium et, de préférence, quand la teneur en carbone du métal est devenue inférieure à 2%.