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L'huile de boleko s'obtient à partir des amandes d'arbres des régions tropicales et équatoriales l'"Onguekoa Klaineana Pierre" ou "Ongukoa
Gore Engler"o Les acides gras formant des triglycérides comprennent environ
50% diacide isanique et 40% diacide isanolique.
La présente invention a pour objet un procédé d'extraction sélec- tive des deux constituants principaux de l'huile de boleko. Elle consiste en deux extractions successives, la première au moyen d'hydrocarbures bouillant en dessous de 75 C et la seconde au moyen de solvants chlorés ou oxygénés.
Dans le liquide de la première extraction, on trouve sous forme de glycérides la majeure partie de l'acide isanique et une quantité plus faible d'acide isanolique. Au contraire, le liquide de la deuxième extraction est riche en acide isanolique.
Le procédé de la présente demande supplique aussi bien au trai- tement des amandes qu'à la séparation de l'huile obtenue par pression. Il est toutefois à remarquer que le rendement est meilleur quand on extrait di- rectement les amandes. En effets il est difficile d'éviter une température élevée au cours du pressage des amandes et il s'en suit une altération plus ou moins importante de l'huile de boleko.
Pour la première extractions on peut se servir d'un hexane, d'un pentane ou d'un butane ou encore de mélanges d'hydrocarbures aliphatiques comme. par exemples les éthers de pétrole. Il a été constaté qu'il y a intérêt à opérer la première extraction à une température d'environ 15 C de m anière à obtenir un mélange pauvre en acide isanolique et riche en acide isanique. L'opération se fait sous pression quand on emploie des hydrocarbures volatils tels que le butaneo
Pour la seconde extractions le choix du solvant n'a pas la même -importance.
On a cependant avantage à utiliser un composé dont le point d'ébullition n'est pas trop élevés e qui facilite la séparation des produits extraits. On utilise donc de préférence 1-'éther sulfurique, le chlorure de méthyle,, le chlorure de méthylènes, le chloroformes l'acétone, le tétra-chlorure de carbone, l'isopropanol, etcooo Cette seconde extraction s9effectue avantageusement à une température de l'ordre de 35 C.
En soumettant les produits extraits à une nouvelle extraction sélective;) on parvient è augmenter les teneurs en acide isanique et en acide isanoliqueo
L'appareillage à utiliser pour les extractions dépend évidemment des conditions particulières et surtout des quantités à traiter. Il va sans dire que l'objet de l'invention est indépendant du type d'appareil choisi.
Un des avantages de la présente invention est l'objet d'une huile riche en acide isanique d'une grande stabilité, ce qui permet des traitements impossibles avec l'huile de boleko totale.
Avant l'extraction sélectives on peut traiter les amandes avec du méthanol. Cette extraction supplémentaire s'impose si les amandes sont plus ou moins avariées à la suite d'un magasinage inadéquato
D'une manière générales les solvants doivent être aussi anhydres que possible. On a en effet remarqué que la présence d'eau diminuait les rendements des opérations et la qualité des produits obtenus.
Exemple 1.
On introduit dans un appareil Soxhlet 500 g d'amandes d'Onguekoa rapéeso L'extraction se fait au moyen d'hexane entre 15 et 20 C. Après 15 heures, on arrête l'extraction, on distille le solvant et on recueille 160g
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d'huile jaune limpide assez peu visqueuse (500 cP à 20 G)a Cette huile est parfaitement stable sa coloration et son indice d'acide ne changent pas après un chauffage de deux heures à 10000. On peut la conserver plusieurs mois à la température ambiante sans observer une modification quelconque.
L'indice d'hydroxyle de cette huile est égal à 50-55.
Le résidu de la première extraction est ensuite traité également dans un appareil Soxhlet à solvant tiède en présence d'acétone. La température peut atteindre 35-40 C. On recueille après évaporation du solvant, 150 g d'une huile rougêatre., limpide, visqueuse (900 cP à 200c).
La stabilité est sensiblement la même que celle de l'huile de boleko totaleo L'indice d'hydroxyle de l'huile de cette deuxième extraction est égal à 110-115.
Exemple 2.
L'altération des amandes d'Onguekoa se manifeste par une colo- ration rouge de la chair ; deplus,, l'huile extraite suivant les méthodes connues est foncée et parfois trouble.
Si l'on fait macérer des amandes avariées dans du méthanol pendant 48 heures à froid (15-20 C) et que l'on applique ensuite le traitement de l'exemple 1, les huiles obtenues sont sensiblement les mêmes que celles extraites des amandes de bonne conservation.
Exemple 3
Une huile de boleko obtenue par pression., noirâtre, trouble et très visqueuse, a été traitée de la manière suivante
On met 536 g de cette huile dans un extracteur pour liquides dans lequel circule du méthanol à 15-20 C; Le solvant se dissout légèrement dans la phase huileuse qui ne subit pas de variation de volume importante. Après distillation et récupération du solvant de l'extraction, il reste 80 g d'une hùile orange visqueuse contenant également des substances non lipoïdiques.
L'huile ayant subi ce premier traitement est ensuite extraite par l'éther de pétroleo Le volume de la phase huileuse augmente d'abord pour atteindre environ 4 fois sa valeur initialeo A ce moment, la décantation se produit brusquement et le solvant, constituant la phase légère, se sépare en même temps qu'un triglycéride riche en acide isanique. On continue l'extraction pendant 6 heures. Après distillation de l'éther de pétrole,on obtient 159 g d'une huile orangées, limpide ayant presque les mêmes caractéristiques que dans l'exemple 1 (viscosité = 550 cP à 20 C; indice d'hydroxyle = 55-60).
L'extraction au moyen d'éther sulfurique donne 205 g d'une huile rougeâtre qui se rapproche fort de celle de l'exemple 1 (viscosité = 950 cP à 20 C; indice d'hydroxyle = 110).