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L'invention concerne la fabrication de tiges métalliques fendues à une extrémité.
De telles tiges sont en particulier utilisées pour le soutè- nement dans les galeries de mines, elles sont alors combinées à des coins engagés dans les fentes des tiges, ces coins provoquant l'écartement des par- ties des fentes et l'encrage des tiges dans les parois des galeries.
On a longtemps utilisé des tiges dans lesquelles la fente d'extrémité était découpée à la scie par exemple; ceci présente un gros in- convénient car la fente détermine un affaiblissement de la tige, précisément en un endroit où elle travaille.
On a alors cherché à fendre les tiges sans enlever de matière, mais on se heurtait alors à certaines difficultés de centrage de la fente par rapport à la tige et on déterminait des déformations du métal pendant le découpage par l'outil.
L'invention permet de remédier à ces inconvénients par un procédé pour fendre l'extrémité d'une tige métallique au moyen d'un outil tranchant en déplacement relatif par rapport à la tige et parallèlement à elle, caractérisé en ce que les deux lèvres de la fente découpée sont déviées par des surfaces de guidage disposées de part et d'autre de l'arête tran- chante de l'outil.
L'avantage essentiel de ce procédé est qu'il assure l'obtention d'une fente centrée mais sans affaiblir la tige car il n'implique aucun enlèvement de matière.
De préférence dans ce procédé, la tige est fendue à chaud une température, variant suivant sa constitution, qui peut par exemple être de l'ordre de 7000 pour un acier couramment employé pour les tiges de soutènement.
Pour la mise en pratique de ce procédé, l'invention concerne également un appareil.,comportant, montés solidairement, un outil tranchant et un canon de guidage de la tige à fendre, ménagé lui-même dans un bloc porte-outil, et dont l'axe est disposé dans le plan de symétrie passant par l'arête de cet outil, lequel comporte des flancs obliques par rapport au plan de coupe, guidant les deux lèvres de la fente au fur et à mesure de la coupe résultant d'un déplacement relatif de la tige par rapport à l'ensemble cenon-outil.
Suivant des caractéristiques secondaires de l'invention, on notera que les flancs obliques de l'outil tranchant se raccordent avec des surfaces de guidage ménagées dans le bloc porte-outil jusqu'à des fenêtres de sortie des deux moitiés de la tige, tandis que dans le but de maintenir la tige pendant l'opération de coupe., une bague en métal ayant subi un traitement de durcissement est rapportée à l'extrémité du canon en regard du tranchant de l'outilo Enfin, dans le but d'éviter le changement fréquent d'outil par usure, l'outil tranchant selon l'invention consiste en un bloc prismatique sensiblement plus long que le diamètre de la tige, dont une des arêtes constitue le tranchant, et qui peut être déplacé parallèlement à cette arête au fur et à mesure de l'usure du tranchant.
On va maintenant décrire plus complètement l'invention en se référant à un mode de réalisation représenté au dessin annexé sur lequel
La fig. 1 est une vue en élévation,
La figo 2 est une coupe horizontale suivant II-II de la fig. 1 avec arrachement partiel, et
La fig. 3 montre l'extrémité fendue d'une tige.
Sur ce dessin, on a représenté par quels moyens une tige métallique 1, pouvant avoir un diamètre de plusieurs centimètres, peut recevoir une fente 20
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A cet effet l'appareil selon l'invention comporte un bloc 3 dans lequel est percé un alésage 4 formant canon de guidage pour la tige 1.
A l'extrémité de cet alésage est rapportée une bague 5 en métal dur ou ayant subi un traitement de durcissement, thermique ou autre. Les bords 6 de cette bague, sur le côté intérieur, sont arrondis car ils supportent après l'opé- ration de coupe, les deux portions de tige écartées au moment de la course de retour de celle--ci.
Le bloc 3 est percé sur toute sa hauteur d'un conduit 7 dans lequel est engagé un outil tranchant 8. Celui-ci présente, dans l'axe de l'alésage 4, une arête de coupe 15, qui se prolonge par des surfaces arrondies jusqu'à des faces 9 et 10 venant se loger exactement dans le conduit 7.
Des congés 13 et 14 sont prévus pour les angles 11 et 12, pour assurer une mise en place correcte.
Par ailleurs, de chaque côté de l'outil, le conduit 7 est limité par des surfaces 16 et 17 venant prolonger les courbes du tranchant 15 pour guider les deux parties séparées de la tige fendue jusqu'à des fenêtres 26-27.
Enfin, l'appareil comporte une potence 18 fixée sur le corps 3 par des boulons 19 et à travers la tête 20 de laquelle passe une tige filetée 21. Cette tige filetée est engagée dans un orifice taraudé 22 de l'outil 8. Elle traverse la tête 20 par l'intermédiaire d'un alésage à paroi lisse 23. Un écrou 24 fixe la position de la tige filetée 21 par rapport à la tête 20 de la potence, et par conséquent la position de l'outil 8 par rapport au corps 3.
L'appareil selon l'invention est utilisé de la façon suivante :
La tige 1 à fendre étant maintenue fixe, l'ensemble de l'appareil, actionné par un mécanisme de va et vient convenable, se déplace parallèlement à l'axe de cette tige, de façon que celle-ci vienne s'engager dans l'alésage 4, après avoir été chauffée à température convenable, variant selon le métal, et de l'ordre de 700 C. pour un acier couramment employé pour les tiges de soutènement.
L'appareil s'enfilant sur la tige chauffée, l'arête 15 vient couper l'extrémité de la tige en restant constamment centrée par rapport à celle-ci. Les deux portions identiques qui en résultent, prenant appui sur les flancs du tranchant de l'outil, puis sur les surfaces de guidage 16 et 17, sont écartées et émergent par les fenêtres 26 et 27. Pendant ce temps la bague 5 maintient la tige 1 parfaitement centrée.
L'appareil est alors ramené en arrière, et les deux moitiés de tiges, restant guidées, se rapprochent en reconstituant la tige fendue de la fig. 3. Pendant ce retour elles prennent appui sur les arrondis 6 de la bague 5.
Au cours du travail de l'appareil, l'arête coupante 15 de l'outil 8 s'use et l'on peut déplacer l'outil et en particulier le faire coulisser dans le sens de la flèche 25 pour amener en face du canon 5 une partie neuve d'arête 15. Ceci permet de continuer le travail sans avoir à changer fréquemment l'outil, ce dernier n'étant remplacé par un autre qu'après l'usure complète de toute la longueur de l'arête 15.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée par le mode de réalisation de l'appareil qui vient d'être décrit et qui est représenté sur les dessins. Celui-ci peut subir des modifications de détail sans sortir du cadre de l'invention.