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L'invention est relative à un abreuvoir pour le bétail dans le- quel le mouvement vers l'avant et vers l'arrière de la tête de l'animal fait avancer et reculer un balancier à l'aide duquel une pompe à piston débite de l'eau dans une cuvette, par suite du mouvement d'avancement du balancier.
On connaît non seulement des abreuvoirs dont la pompe à eau est actionnée par une flèche à bascule quand l'animal déplace la tête vers le haut et vers le bas ou par un mouvement circulaire, mais égale- ment des abreuvoirs dans lesquels la pompe qui débite l'eau dans une cuvet- te est actionnée par les mouvements de va-et-vient, dans le sens latéral, de la tête de l'animal ou par le mouvement vers l'avant et vers l'arrière d'un balancier de pompe, quand l'animal avance et recule. Dans ces cas, on utilise, en général, des pompes à piston ou à ailettes, à simple ou à double effet.
Une pompe à piston ou à ailettes, à double effet, ne peut être utilisée pour les abreuvoirs connus jusqu'ici que dans le cas où 1' animal actionne, suivant un mouvement de va-et-vient latéral, un coulis- seau établi au-dessus de la cuvette, ce coulisseau étant muni d'une ouver- ture qui permet à l'animal de boire. Ce mouvement latéral qui se fait dans la direction de la cuvette de forme allongée, n'est pas un mouvement naturel de l'animal et nécessite un effort de sa part. De même, l'aspiration du liquide pendant que le museau de l'animal se déplace latéralement n'est pas naturelle car le bovin aspire de l'eau hors d'un ruisseau ou fossé en fai- sant, en principe, un mouvement de tête vers l'avant.
L'invention consiste, dans les abreuvoirs du genre de ceux dont il est question au début, à suspendre le balancier, actionné par l'animal de manière telle qu'il puisse osciller au-dessus d'une cuvette orientée suivant la direction du mouvement pendulaire, le balancier, quand il occupe sa position de repos, recouvrant par son extrémité inférieure la cuvette, à l'exception de-l'extrémité libre de celle-ci, et étant relié à une tige de piston qui porte un corps de refoulement par lequel, môme pendant le recul automatique du balancier par suite de sa suspension pendulaire, l'eau s'écoule hors du cylindre de la pompe vers la cuvette de l'abreuvoir.
Par la suspension pendiculaire du balancier de la pompe, on peut facilement refouler le balancier de manière à découvrir la cuvette, de sorte que l'animal peut alors plonger le museau complètement dans la cuvette et peut aspirer ainsi toute l'eau qui se trouve dans celle-ci. Cette suspension pendulaire du balancier et la marche aisée de la pompe, ainsi obtenue, permettent la manoeuvre même par de jeunes bovins, les animaux pouvant euxmêmes, avec la force dont ils disposent, refouler plus ou moins le balancier, car on obtient déjà, pour le plus petit mouvement du balancier, un débit d'eau hors de la pompe.
Par l'utilisation supplémentaire d'une pompe avec un corps de refoulement, à l'aide duquel on obtient un débit d'eau quand le balancier est déplacé aussi bien dans le sens que dans l'autre, on obtient la possibilité que l'animal puisse boire la totalité de l'eau qui se trouve dans la cuvette quand il refoule le balancier vers l'avant, alors que, malgré cela et pendant le mouvement de retour du balancier, de l'eau coule immédiatement à nouveau dans la cuvette. Par conséquent, il se trouve constamment de l'eau dans la cuvette et cette eau donne à l'animal une envie de boire, de sorte qu'il peut commencer à boire dans l'extrémité libre et non recouverte de la cuvette en actionnant ainsi le balancier par le mouvement d'avancement de la tête.
L'animal ne doit donc exercer un effort, en avan- çant la tête, que dans un sens du mouvement du balancier, alors que le mouvement de retour de celui-ci se fait automatiquement et pendant ce dernier mouvement le piston de refoulement, monté sur la tige de la pompe, fait couler de l'eau hors du cylindre de la pompe dans la cuvette de l'abreuvoir.
Le balancier, suspendu pendulairement, de la pompe, est muni, conformément à l'invention, d'écrans qui recouvrent la cuvette à l'exception d'une petite partie se trouvant à l'extrémité qui est écartée de la pompe, de sorte que lanimal voit constamment l'eau qui se trouve dans cette extrémité
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de la cuvette et peut commencer à boire à cette extrémité. Le balancier oscillant de la pompe vient se placer constamment, par son poids propre et par le poids du piston et de la tige de la pompe, dans une position stable pour laquelle il est suspendu verticalement et pour laquelle le piston de la pompe doit occuper sa position basse.
Avantageusement, on relie l'écran qui se trouve à l'extrémité écartée de la pompe, à une plaque, en forme de poussoir qui est transversale par rapport au mouvement du balancier, afin que l'animal, quand il commence à boire à cette extrémité libre de la cuvette, soit obligé de refouler obligatoirement cette plaque formant poussoir et, par conséquent, le balancier de la pompe par le mouvement d'avancement de la tête afin qu'il puisse plonger complètement le museau dans la cuvette de l'abreuvoir,
La cuvette de l'abreuvoir, établi selon l'Invention, doit, contrairement à ce qui a lieu pour les dispositifs connus, être posée, autant que possible, directement au-dessus ou sur le sol, ce qui correspond à la position naturelle de l'animal quand il veut boire.
Par ailleurs, il est avantageux que la cuvette, en forme d'auge, soit légèrement inclinée dans le sens du mouvement d'avancement du balancier, afin que l'animal soit obligé de suivre avec la tête l'eau qui recule pendant qu'il boit en étant ainsi amené à faire avancer le balancier avec la tête. L'animal recule ensuite, automatiquement la tête et, de cette manière, on provoque à nouveau, lors du retour automatique du balancier et du piston de la pompe et à l'aide du corps de refoulement de la tige de piston, l'écoulement de l'eau hors du cy- lindre de la pompe jusque dans la cuvette, de sorte que celle-ci contient à nouveau de l'eau qui donne envie de boire à l'animal. Il en résulte que l'animal réintroduit, pour boire le museau dans l'extrémité libre de la cuvette, ce qui écarte de nouveau le balancier de sa position de suspension.
Les dessins ci-annexés montrant, à titre d'exemples, quelques modes de réalisation de l'invention.
Les figs. 1,2 et 3 montrent, respectivement en coupe verticale en coupe horizontale et en coupe verticale et transversale suivant III-III de la fig. 1, un abreuvoir établi selon l'invention et dont la pompe est reliée à la cuvette.
Les figs. 4 et 5 montrent, respectivement en vue de coté (parties en coupe) et en coupe verticale et transversale suivant V-V de la fig. 4, un abreuvoir dont la partie supérieure de l'enveloppe de la pompe est constituée d'une manière légèrement différente.
La fige 6 montre, en coupe verticale, la partie inférieure de 1' enveloppe de la pompe et la cuvette d'un abreuvoir établi selon un autre mode de réalisation de l'invention.
La pompe, que l'on utilise conformément à l'intention, est une pompe à piston à simple effet qui est constituée par un corps cylindrique 1 dans lequel est logé verticalement un cylindre de pompe 2 dont la partie supérieure est libre, alors que son extrémité inférieure est encastrée. L' axe du cylindre 2 est parallèle à celui du corps 1, mais il est, de préférence, décalé excentriquement par rapport à l'axe du corps 1 afin qu'entre le cylindre 2 et le corps 1 subsiste un intervalle annulaire 3, en forme de faucille. Dans le cas où l'axe du cylindre 2 est confondu avec celui du corps 1, l'intervalle annulaire 3 a, évidemment, une forme symétrique. En donnant au cylindre 2 un emplacement excentré, on peut choisir pour le diamètre du corps 1 une valeur plus petite.
L'intervalle annulaire est destiné à recueillir l'eau qui sort par la partie supérieure du cylindre 2 et à diriger cette eau, par un canal, dans une cuvette d'abreuvoir, comme expliqué avec plus de détails ci-après.
Dans le cylindre 2 est logé un piston 4 qui est relié, à l'aide d'une tige 5 et d'une articulation, à un bras 6 d'un balancier 7 qui peut osciller autour d'un axe 8 logé dans la partie supérieure la, de la pompe.
Cette partie supérieure la, est constituée par un capuchon ouvert d'un coté
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et ce capuchon forme, avantageusement, avec le corps de pompe 1 une seule pièce venue de fonderie. Le capuchon la,entoure de tous cotes l'extrémité supérieure de la tige de piston 5, le bras de balancier 6 articulé à cette tige 5 et l'axe de pivotement 8, de sorte que le corps 1 et le cylindre 2 ne sont plus librement accessibles et sont protégés de tous côtés. Le capuchon la, comporte uniquement, à sa partie inférieure ouverte, une fente 16 établie dans le plan du mouvement du balancier 7. Les parois latérales du capuchon la,servent au guidage du balancier 7 pendant qu'il oscille au- tour de l'axe 8 et empêchent ses déplacements latéraux.
Ces parois s'é- cartent l'une de l'autre en formant un coin et sont avantageusement raccor- dées tangentiellement au pourtour du corps 1. La paroi supérieure du ca- puchon la. est inclinée légèrement vers le haut à partir de l'axe 8, de sorte que le bras du balancier peut se déplacer librement dans le capuchon. En constituant le capuchon de cette manière, les saletés ne peuvent pas par- venir dans le cylindre de la pompe et celle-ci ne risque pas d'être dété- riorée mécaniquement par le bétail.
La tige de piston 5 est reliée directement au piston 4 par un corps tubulaire 5a fermé de toutes parts et faisant fonction de corps de refoulement dont l'effet est décrit avec plus de détails ci-dessous. L' extrémité inférieure 5b de la tige 5 traverse le piston 4 et s'étend au-delà de celui-ci vers le bas. Elle s'appuie, quand le piston 4 occupe sa posi- tion basse, sur un bouchon en caoutchouc 9 qui est logé dans une masse alour- dissante 10 d'un clapet en cuir. De cette manière, le clapet est serré élas- tiquement contre son siège quand le piston 4 occupe sa position basse.
Le corps de pompe 1 est relié par des flasques latéraux 1c à un socle 11 qui est, de préférence, coulé et, dans ce socle 11, est ménagé un canal d'aspiration 12, venu de fonderie, auquel est relié un tube d'aspira- tion ou un tuyau d'aspiration avec panier filtrant, muni le cas échéant, d' une soupape de retenue. Le socle 11 forme avec la cuvette 13 une pièce coulée unique, cette cuvette pouvant être émaillée Intérieurement et ayant la forme d'une auge allongée dont la section transversale est adaptée, en substance, à la forme du museau d'une vache.
Le fond de cette cuvette 13 est faiblement incliné dans le sens de l'avancement du balancier, ce sens étant indiqué par la flèche 14. La longueur de cette cuvette 13 en forme d'auge dépend de l'amplitude du mouvement qui est permis à l'extrémité libre du ba- lancier et l'axe longitudinal de la cuvette se trouve sous l'extrémité du balancier dans le plan de projection du mouvement de celui-ci. Dans cette cuvette 13 on amène l'eau refoulée par la pompe à l'extrémité supérieure de celle-ci et, à cet effet, on munit l'extrémité inférieure de l'intervalle annulaire 3, existant entre le cylindre 2 et le corps de pompe 1, d'un canal 15 par lequel l'eau peut couler dans la cuvette 13..
On peut également ménager dans le fond de l'intervalle annulaire 3 un trou vertical raccordé à un canal prévu dans le socle coulé, comme indiqué en 16 par des traits interrompus sur la fig. 1.
Le balancier de pompe 7 est constitué, par exemple, par deux fers plats 7a et 7b qui sont prolongés par des bras coudés 6a et 6b. ces bras étant articulés à la tige de piston. Les fers plats 7a et 7b prennent appui, de chaque côté du capuchon 1a solidaire du corps de pompe 1, sur l'axe de pivotement 8 et s'écartent l'un de l'autre vers le bas, comme visible sur la fig. 3, de sorte qu'il est possible que les extrémités infé- rieures libres puissent passer, en partie, latéralement par rapport au corps de pompe. De cette manière, on augmente l'amplitude du mouvement angulaire possible du balancier 7.
Les extrémités libres des parties 7a et 7b du balancier sont reliées aux branches 174 et 17b. d'un étrier rigide 17, constitué par exemple par des fers plats, ces branches de cet étrier occupant une position sensiblement horizontale quand le balancier est à l'état de repos, Sur les branches 17a et 17b de l'étrier sont fixées des tôles longitudinales 18 qui forment des écrans recouvrant de manière telle la cuvette 13 que la vache ne puisse pas, depuis le haut, atteindre directement l'eau qui se trou-
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ve dans la cuvette 13. Les extrémités libres des branches 17a et 17b. de l'étrier sont reliées entre elles par une plaque 19, formant poussoir, cette plaque 19 pouvant être reliée rigidement ou élastiquement à ces extrémités.
L'étrier 17 contourne, par ailleurs, le corps de pompe 1, de sorte que celui-ci limite le mouvement de l'étrier 17, et par conséquent, du balancier 7 vers la droite de la fig. 2. Cette limitation du mouvement a pour but de laisser subsister entre la plaque-poussoir 19 et l'extrémité libre 13a de la cuvette 13 un espace libre réduit par lequel l'animal peut être incité à boire. La forme et la répartition des poids du balancier 7 avec l'étrier inférieur 17, à profil en U, et celles des tôles de recouvrement sont telles que le balancier 7, quand il occupe sa position de repos pour laquelle le piston de pompe 4 est à sa position basse, pend en substance librement, de sorte qu'il revient, après avoir été déplacé dans le sens de la flèche 14, par un mouvement pendulaire, à cette position de suspension stable.
Le fonctionnement de l'abreuvoir de bétail, tel que décrit, est le animant. L'abreuvoir est placé sur une plaque de fondation (non montrée) établie sur le sol, de sorte que le bétail, en buvant, occupe sa position naturelle pour boire.
On commence d'abord par actionner le balancier à la main en le déplaçant une ou plusieurs fois pour pomper l'eau dans la cuvette. L' animal peut ensuite manoeuvrer la pompe lui-même en voulant atteindre d'abord entre la plaque poussoir 19 et l'extrémité libre 13a de la cuvette, un peu d'eau qui se trouve dans celle-ci. De cette manière, l'eau recule progressivement sur le fond incliné de la cuvette, de sorte que l'animal est obligé de suivre cette eau en refoulant ainsi la plaque-poussoir 19 dans le sens de la flèche 14. Le balancier 7 soulève ainsi le piston 4 et l'eau qui se trouve dans le cylindre 2 déborde par dessus le bord supérieur de celui-ci et coule bruyamment hors de l'intervalle annulaire 3, en forme de faucille, et par la canal dans la cuvette 13. Le bruit de cette eau incite les autres animaux à boire.
Quand la plaque-poussoir 19 est refoulée par la tête de la vache jusqu'à sa position la plus avancée possible et quand l'eau, contenue dans la cuvette 13, a été bue, la vache recule automatiquement la tête et le balancier 7, à mesure que la tête de la vache recule, revient progressivement à sa position stable dans laquelle il pend librement. Pendant ce mouvement, le corps de refoulement 5a plonge dans le cylindre 2 et refoule une partie correspondante de l'eau qui se trouve dans le cylindre 2, cette eau débordant ainsi par dessus le bord supérieur de celui-ci pour s'écouler, par l'intervalle annulaire 3 dans la curette 13.
De cette manière on obtient un afflux continuel d'eau dans la cuvette aussibien pendant le mouvement d'avancement que pendant le mouvement de recul du balancier, de sorte que la vache peut boire continuellement en faisant avancer et reculer constamment la tête.
Conformément à l'invention, il est évidemment possible de monter la cuvette 13 de manière telle qu'elle soit séparée du corps de pompe 1.
Dans ce cas il est toutefois nécessaire de constituer la tige du piston et le balancier d'une manière correspondante. Il est toutefois préférable d'adopter la disposition décrite, car dans ce cas, on peut assembler d'une ma- nière très simple les abreuvoirs en fixant les flasques 1c du corps de pompe à des flasques correspondants du socle Il. Le dispositif décrit présente également l'avantage que le socle 11 avec la cuvette 13 peuvent former directement la plaque d'appui de l'abreuvoir, de sorte que la cuvette se trouve ainsi directement au-dessus du sol ou sur celui-ci. L'abreuvoir est avantageusement relié à un tuyau d'aspiration suffisamment long pour que l'abreuvoir puisse être établi à une distance convenabLe du point d'eau.
De cette manière, on empêche que le sol humide qui se trouve à proximité du point d' eau soit piétiné par le bétail. On obtient, en outre, que l'eau soit réchaif- fée préalablement dans ce long tuyau, de sorte que le bétail n'est pas obligé de boire directement l'eau froide fournie par une source ou analogue.
Finalement, il est à noter que la quantité d'eau qui coule dans
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la cuvette 13 peut être rendue sensiblement constante, aussi bien pendant la course normale du piston que pendant sa course de retour, pour la raison que le volume du corps de refoulement 5a correspond à peu près à la moitié de la capacité du cylindre 2. On obtient ainsi un débit continuel et unifor- me de l'eau dans la cuvette pour chaque mouvement de va-et-vient du balan- cier 7.
Le débit de l'abreuvoir est, en principe, indépendant de l'ampli- tude du mouvement du balancier, de sorte qu'il est sans importance que la vache refoule la plaque-poussoir 19 complètement jusqu'au corps de pompe ou qu'elle ne fasse avancer cette plaque que sur une partie de sa course
Dans chaque cas, la pompe débite de l'eau dans la cuvette pendant le mou- vement du balancier, aussi bien dans un sens que dans l'autre.
Les figs. 4 à 6 montrent, à titre d'exemple, un mode de réali- sation de la pompe différent de celui des figs. 1 à 3 et pour lequel il est possible de prélever de l'eau, en des endroits ou à des niveaux appro- priés du corps de pompe 1, hors de celui-ci pour des usages quelconques.
Dans ce cas, on peut obturer le canal de liaison 15 entre l'intervalle 3 et la cuvette 13 par un bouchon 20 qui est fixé à une chaîne 21, un cordon ou analogue qui pend librement dans le corps 1 et qui traverse un trou mé- nagé dans la paroi supérieure du capuchon la.pour aboutir à l'extérieur de celui-ci. L'extrémité libre 21a de la chaîne est munie d'un anneau 22 qui forme une butée et une poignée afin que la chaîne ne puisse pas tomber dans le corps 1. Dans la paroi latérale du corps 1 est ménagée, en un point approprié de sa hauteur, une ouverture qui débouche, à la face externe de la dite paroi, dans une rigole 24, comme visible sur les fige. 4 et 5. Si l'on tire la chaîne 21 vers le haut en agissant sur l'anneau 22, le bouchon 20 est appliqué contre le bord inférieur du canal de liaison 15, de sorte que celui-ci soit obturé.
En manoeuvrant le balancier de la pompe, par exemple par le pied de la personne qui trait la vache ou analogue, l'eau refoulée par la pompe monte dans le corps de pompe jusqu'à ce qu'elle dépasse l'ouver- ture 23 et s'écoule par la rigole 24 où elle peut être recueillie dans un seau ou tout autre récipient placé sous celle-ci. La personne qui doit traire la vache, ou tout autre personne, peut donc se laver les mains à l'aide de la pompe ou peut utiliser l'eau pour d'autres usages. Quand un prélèvement latéral de l'eau par la rigole latérale n'est pas nécessaire, on lâche la chaîne 21, de sorte que le bouchon 20 tombe et que la pompe peut servir à nouveau pour abreuver le bétail, comme décrit à propos des figs. 1 à 3.
La chaîne 21 ou le cordon peut également être remplacé par un système à leviers, en vue d'obtenir l'obturation du canal 15.
La fig. 6 montre une autre possibilité pour le prélèvement d'eau hors d'un corps 1 qui entoure la pompe et, dans ce cas, on peut glisser, d'une manière étanche aux liquides, dans l'extrémité inférieure du canal de liaison 15 qui relie l'intérieur du dit corps à la cuvette 13, une extrémité d'un tuyau de dérivation 25 dont l'extrémité libre débouche en dehors de la cuvette 13. Le tuyau de dérivation porte sur sa face inférieure une came 26 qui vient prendre appui sur le fond de la cuvette 13 et qui occupe une position telle que l'extrémité libre du tuyau, par laquelle l'eau est débitée, pèse plus lourdement que l'extrémité du tuyau qui doit être engagée dans le canal de liaison 15, de sorte que le tuyau de dérivation 25 pénètre, par l'effet de son propre poids, dans le canal 15.
Avantageusement, on donne au bout du tuyau qui doit être engagé dans le canal de liaison 15, une forme légèrement conique afin d'obtenir une bonne étanchéité. L'extrémité libre du tuyau 25 est courbée vers le haut et ensuite vers le bas, afin que son débouché se trouve à une hauteur telle qu'un seau à lait normal ou un autre récipient puisse être placé sous le débouché du tuyau. En manoeuvrant le balancier 7 de la pompe, on fait couler l'eau refoulée depuis l'intérieur du corps de pompe 1 à l'aide du tuyau dans le seau ou analogue placé sous le débouché de celui-ci. Si le préposé à la traite des vaches n'a plus besoin d'eau, il retire simplement le tuyau 25 hors du canal de liaison 15 et 11 le place en tout endroit voulu.