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Dans la plupart des métiers circulaires connus, les fils de chaîne ne sont pas séparés et guidés dans l'espace compris entre les lames et le tissu, comme ils le sont dans les métiers droits, par le mouvement alternatif du peigne porté par le battant.
La présence fortuite dans la foule dUn corps étranger: beurre, paille, extrémité de fils cassés, noeud, pièce mécanique, etc.. arrête le croisement des fils de chaîne à une certaine distance du fond du pas produisant une enfermure. Cette enfermure empêche le dépôt de la duite qui suit à l'endroit qu'elle devrait normalement occuper.
Les organes de serrage du fil de trame n'ont pas, en général, une efficacité suffisante pour ramener en place la duite ainsi insérée; il reste alors un espace dépourvu de fils de trame qui affecte généralement la forme d'un triangle dont le sommet est tenu par l'enfermure, espace suivi d'une zone très serrée car l'accumulation des duites suivantes.
La présente invention a pour objet un dispositif qui permet l'élimination automatique ou non de ce défaut.
Ce dispositif est caractérisé par la combinaison des éléments suivants: - Un tâteur qui détecte la présence de tout corps étranger au fond du pas ou de toute position anormale de la dernière duite déposée.
- Ce tâteur est combiné avec un appareillage électrique provoquant automatiquement le nivellement des lampes (nivellement haut ou bas) et l'arrêt du mouvement d'appel du tissu.
- En même temps qu'il assure le nivellement des lames, cet appareillage est réalisé de façon à pouvoir provoquer conjointement: - Soit l'arrêt du métier auquel cas le tisserand doit inter- venir pour la remise en route.
- Soit, sans que le métier soit arrêté et que le tisserand ait à intervenir en quoi que ce soit, la reprise automa- tique des mouvements de permutation des lames et d'appel après un nombre de révolutions déterminé.
Dans ce dernier cas, les fils de trame qui se trouvent laisses en dehors du tissu, soit à l'extérieur (cas du nivellement bas), soit à l'intérieur, sont coupés par un dispositif prévu à cet effet.
Il est facile de comprendre comment fonctionne un tel dispositif. Le tâteur agit aussitôt qu'il rencontre au fond du pas un corps étranger ou toute duite en position anormale. IL produit immédiatement le nivellement des lames ce qui a pour effet d'arrêter le tissage et d'éviter ainsi le dépôt défectueux de nouvelles duites.
Les passages successifs des organes de serrage, soit qu'ils soient provoqués par le tisserand lorsqu'il intervient pour remettre le métier en route, soit qu'ils aient lieu automatiquement, permettent alors d'éliminer l'enfermure très facilement étant donné que tous les fils sont alors confondus en une seule nappe.
Nous décrivons ci-dessous une forme de réalisation d'un dispositif selon l'invention : - La figure 1 représente un exemple de réalisation du tâteur ainsi que son branchement électrique.
- La figure 2 montre de quelle manière la navette peut être
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alimentée électriquement dans le cas de cet exemple.
- La figure 3 montre en coupe la position de ce tâteur au fond du pas.
- La figure 4 montre le même tâteur en position de fonctionnement lorsqu'il entre en contact avec une duite incomplètement inserrée.
La navette 1 (Fig. 1) porte à sa partie avant une antenne 2 dont la partie terminale est repliée sensiblement selon une circonférence concentrique au tube de tissage 3. L'extrémité de l'antenne porte un tâteur 4 tourillonnant autour d'un axe 5, et maintenu au contact de la dernière duite déposée par un ressort 6.
Le tâteur porte une seconde branche 7 susceptible de fermer un circuit électrique constitué de la façon suivante :
D'une part, le tâteur est relié à la masse de la navette, elle-même reliée à la masse du métier par des balais de contacts tels que 8 (Fig. 2) qui s'engagent au travers des fils de chaîne.
D'autre part, un contact 9 monté sur l'antenne 2 et isolé de celle-ci par le support 10. Ce contact est relié au peigne 11 isolé de la masse du métier par un conducteur et une lame flexible 12 solidaire de la navette. La masse du métier d'une part, le peigne d'autre part, sont branchés aux bornes d'une source électrique de basse tension. Dans ce circuit, on intercale en outre (fig. 2) un relais 13.
Four placer le tâteur 4 à l'abri des fils de chaîne, et lui assurer le meilleur fonctionnement, l'extrémité de l'antenne 2 se termine en forme d'un U (fig. 3) à l'intérieur duquel le tâteur est monté sur l'axe 5. Le ressort 6 est également logé entre les deux ailes de l'U.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: Lorsque le tâteur de fond de pas 4 rencontre un défaut dû à l'insertion d'une duite en deçà du fond du pas (fig. 4) il bascule autour de son axe.
La branche 7 vient alors s'appliquer contre le contact 9, fermant ainsi le circuit d'alimentation du relais 13.
Ce relais est conçu de telle façon qu'il peut former plusieurs circuits différents, soit, dans le cas où le métier est arrêté: - Un premier circuit qui assure le nivellement automatique des lames en alimentant les électros d'un système qui peut être, par exemple, conforme à la description contenue dans la demande de brevet N 638.719, en date du 28,Il.1952.
- Un deuxième circuit qui assure l'arrêt du mouvement d'appel du tissu en agissant à l'aide d'un électro-suceur sur un embrayage à clabaud.
- Un troisième circuit qui commande l'arrêt du moteur en agissant sur le disjoncteur.
Dans ce cas, le tâteur devant assurer les mêmes résultats que ceux qui peuvent être demandés à un dispositif casse trame, il suffira, lorsque ce dernier dispositif existe, de monter le circuit de détecteur en parallèle avec celui du dispositif.
Dans le cas où le métier doit continuer à tourner, le circuit de détection est indépendant, par l'un de ses pôles, de celui qui
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pourrait exister par ailleurs pour le casse-trame. Le relais 13 est alors spécialement et uniquement sous la dépendance du tâteur, et il ferme les circuits suivants : - Un premier circuit qui assure le nivellement automatique des lames.
- Un deuxième circuit qui assure l'arrêt du mouvement d'appel du tissu.
Le relais 13 est alors conçu d'une façon particulière de manière à agir pendant un temps donné qui peut être réglable après quoi les deux circuits précédents se trouvent à nouveau ouverts automatiquement, le métier se remettant à tisser normalement.
Il est facile de concevoir des dispositifs permettant de réaliser cette caractéristique de l'invention. On pourra utiliser par exemple, la temporisation électrique d'un relais par condensateur avec potentiomètre de réglage ou un système à minuterie.
Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus n'est représenté qu'à titre indicatif et que l'on peut en faire varier tous les éléments sans s'écarter de l'invention.
Il est possible d'employer des tâteurs fonctionnant de toute autre manière, pourvu qu'ils soient placés, ainsi qu'il est indiqué, de façon à explorer d'une façon très précise le fond du pas. L'emplacement donné au système tâteur sur l'antenne de la navette dans la zone de dépot du fil de trame où cette antenne se trouve être sensiblement concentrique au cercle de tissage, constitue en effet l'une des caractéristiques importantes de la présente invention.
Le tâteur se trouve automatiquement réglé en position convenable à chaque changement de laize de tissage lorsque l'on effectue le réglage habituel de l'antenne, et d'autre part, le tâteur ne risque pas d'agir intempestivement sous l'action par exemple de grosses irrégularités dans les fils de chaîne, ou de retards sans conséquences aux croisements de quelques fils, comme lorsque le tâteur est monté en avant de la navette, par exemple sur la partie inclinée de l'antenne, ou lorsque l'on fait jouer à l'antenne le rôle de tâteur ainsi qu'il était connu dans différents dispositifs utilisés jusqu'à ce jour.
Le tâteur suivant la description ci-jointe est combiné avec un ressort de rappel et agit par fermeture d'un circuit à l'intérieur de la navette. Il pourrait être aussi bien constitué d'une lame élastique ou d'une tige flexible, ou de tout autre organe rappelé en position par quelque moyen que ce soit: équilibrage en marche par la force centrifuge, aimant permanent. Il pourrait aussi bien agir par ouverture d'un circuit à l'intérieur de la navette ou même par déplacement d'une pièce mécanique sur la navette, déplacement qui serait détecté à travers les fils de chaîne. Dans ce dernier cas, il ne serait pas nécessaire de connecter les navettes aux deux pôles d'une source de courant.