Métier à tisser circulaire, comportant une installation destinée à provoquer l'arrêt du métier en cas d'incidents de fonctionnement du métier. L'invention a pour objet mi métier à tisser circulaire comportant une installation desti née à provoquer l'arrêt du métier en cas d'in- eidents de fonctionnement du métier, et com prenant un bras radial monté sur un axe mû par un moteur électrique et entraînant une navette, ledit métier étant caractérisé par le fait que ladite installation comprend une cel lule photoélectrique montée sur ledit bras tournant; une première lampe électrique ali mentée en courant continu et montée égale ment sur ledit bras;
un miroir mobile monté sur la navette et réfléchissant, en marche nor male, la lumière de la lampe électrique sur la cellule photoélectrique, ledit miroir étant maintenu dans sa position normale sous l'ef fet de la traction exercée sur le fil de trame, mais étant soumis à l'action d'un ressort. qui le déplace dès que le fil de trame se rompt;
une seconde lampe électrique alimentée par intermittence et montée sur la navette, et dont le circuit d'alimentation renferme un disposi tif interrupteur coupant le circuit en cas d'épuisement du fil de trame; un balai monté sur la navette et frottant sur une série de plots régulièrement espacés le long du trajet de la navette, pour alimenter par intermit tence la seconde lampe; un amplificateur sen sible seulement à la composante continue du courant arrivant de la cellule photo-électri que;
un premier relais commandé par cet amplificateur et laissant passer le courant d'alimentation du moteur d'entraînement du dit bras, tant que la cellule photoélectrique est éclairée par ladite première lampe, mais bloquant le passage de ce courant dès que la cellule n'est plus éclairée par ladite première lampe; un amplificateur seulement sensible à la composante alternative du courant arrivant de la cellule photoélectrique; un second relais commandé par ce second amplificateur;
un dispositif automatique de rechargement. de la navette, actionné par ledit second relais lors que la cellule n'est plus éclairée par inter mittence par ladite seconde lampe et, pour chaque fil de chaîne, un contacteur maintenu fermé sous l'effet de la traction exercée sur le fil .de chaîne, mais s'ouvrant autGmatique- ment en cas .de rupture de ce fil pour action ner ledit premier relais, afin que ce dernier provoque l'arrêt dudit moteur d'entraînement.
Dans la suite de la description,. on appel lera dispositif de navette vides> le dispositif destiné à provoquer le rechargement de la navette lorsque celle-ci est épuisée.
On appellera dispositif de casse-trame le dispositif destiné à provoquer l'arrêt du métier en cas de rupture du fil de trame.
On appellera dispositif de casse=chaîne le dispositif destiné à provoquer l'arrêt du métier en .cas de rupture du fil de chaîne.
Le dessin annexé représente, schématique ment et à titre d'exemple, des détails, d'une forme d'exécution du métier faisant l'objet, de l'invention.
La fig. 1 montre, en coupe, un galet chargé de fil, coopérant avec Lui dispositif de casse-fil.
La fig. 2 est une vue de face, partielle ment en coupe, de l'ensemble représenté à la. fig. 1.
La fig. 3 indique schématiquement un dis positif de navette vide.
La fig. 4 montre l'installation de contrôle que comprend ladite forme d'exécution.
On décrira ci-dessous tout d'abord les dis positifs de casse-chaîne , de casse-trame et de navette vide que comprend l'installation représentée à la fig. 4 et ensuite seulement l'installation complète que comprend ladite forme d'exécution.
Sur la fig. 1, on voit que le fil 1 est en roulé sur une bobine 2; celle-ci tourne à frot tement sur un manchon 3 qui sert de cage à un ressort spiral 4. Le ressort 4 est ancré par son extrémité intérieure à l'axe 5 et fixé, à son extrémité extérieure, au manchon 3. L'axe 5 est immobilisé par deux plats 6 venant s'en gager dans des rainures dont sont munis les flasques 7 du ,support.
Lorsque la bobine 2 est une bobine de fil de chaîne, on prévoit sur le manchon 3 un balai 8 qui, normalement, frotte contre un plot 29 disposé sur le support 7. Lorsque la. bobine 2 est une canette de fil de trame, le balai 8 et le plot 29 sont supprimés et rem placés par un miroir 30 monté au bout d'un bras 31 fixé lui-même au manchon 3 par une vis 32.
Le fonctionnement est le suivant Le fil 1, en se déroulant, entraîne le galet 2 dans le sens de la flèche (fig. 2). Par suite du frottement, le manchon 3 est entraîné dans ce sens d'un angle limité, déterminé par la tension du ressort 4. Dans le cas d'un fil de chaîne, le balai 8 vient alors frot ter contre le plot 29 et établit. un cir cuit électrique (par exemple par L'inter médiaire du ressort 4 et de l'axe 5). Dans le cas d'un fil de trame, le miroir 30 qui se trouvait caché par le flasque 7 de la na- vette dans la position pointillée de la fig. 2, prend la position de fonctionnement repré sentée en traits pleins sur cette figure et ré fléchit, en direction d'une cellule photoélec trique 12, les rayons provenant d'une lampe 17 convenablement placée (fig. 4).
Dans tous les cas, le ressort 4 reste bandé tant que le fil se déroule normalement.
Si maintenant le fil casse, le ressort 4 se détend et ramène en arrière ce galet 2; dans le cas d'un fil de chaîne, le contact entre le balai 8 et le plot 29 est rompu et le circuit électrique est interrompu; le métier est alors arrêté, en même temps qu'un avertisseur fonctionne, comme on l'expliquera. phis loin en regard de la fig. 4. Dans le cas d'un fil de trame, le miroir 30 est escamoté derrière le flasque 7, et la cellule 12, n'étant. plus exci tée, agit sur un relais pour provoquer l'arrêt du métier, comme on le verra plus loin.
Le fonctionnement du dispositif de na vette vide représenté sur la. fig. 3 est très sim- ple: Le fil 1 -est enroulé sur une bobine et, s'il s'agit, d'un fil métallique, il ferme un circuit électrique dans lequel le courant. arrive par -Lui balai 9 et sort par un balai 10, l'ensem ble de ces deux balais .constituant le tâteur qui reste toujours au contact du fil. Le cir cuit est fermé par intermittence au moyen d'un balai 24 frottant sur des plots 25 (voir fig. 4).
La couche de fil comprise entre les deux balais assure normalement le passage du cou rant. Dans le circuit des balais est intercalée une lampe-témoin 11, qui reste allumée tant que le courant passe, et excite la cellule photo électrique 12 (fig. 4).
Mais -dès qu'il ne -reste sur le moyeu de la bobine purs que quelques spires de fil ne tou chant plus que l'un des balais, 9 par exem ple, le courant est. interrompu -dans le circuit et la lampe 11 s'éteint. La cellule photoélec trique, n'étant phis excitée, actionne comme plus haut un avertisseur et les organes de commande du métier.
Si le fil tissé n'est pas conducteur, on uti lise une variante dans laquelle l'entrée en contact du tâteur avec la canette vide pro voque l'extinction de la lampe 11. Dans cette variante, le contact avec la bobine vide ferme le circuit d'un électro-aimant. qui provoque l'ouverture du circuit de la lampe 11 et l'ex tinction de cette lampe.
Dans le métier à tisser circulaire dont l'installation de contrôle est représentée à. la fig. 4, la cellule photoélectrique est. portée par un bras horizontal monté sur un arbre vertical, et elle suit le mouvement de rotation de la navette. Elle est, par exemple, montée directement sur l'électro-aimant qui provoque le mouvement de la navette.
L'installation représentée à la fig. 4 entre en fonction en cas de rupture du fil de trame, en cas de rupture des fils de chaîne, en cas d'arrêt de la navette et en cas d'épuisement du fil porté par celle-ci.
La cellule photoélectrique 12 est portée par l'électro-aimant 13 qui, monté sur le bras tournant 14, entraîne, par attraction magné tique, la navette 15 sur un chemin circulaire 16. Elle est excitée par la lumière d'une lampe qui est alimentée en continu et portée égale ment par l'électroaimant 13, la lumière étant normalement réfléchie par le miroir 30 porté par la canette.
Le courant sortant de la cellule 12 est amené par le circuit 18 à un amplificateur 19 et, de là, par l'intermédiaire de dispositifs de casse-chaîne 20,à un relais interrupteur gé néral 21 placé dans le circuit de commande du moteur 22 actionnant le métier, le relais 21 faisant en même temps fonctionner un avertisseur 23.
Les dispositifs de casse-chaîne laissent passer le courant normalement et ne l'inter rompent qu'en cas d e rupture d'un des fils de chaîne. Ces dispositifs, comme on l'a dit, comprennent chacun un contacteur maintenu fermé sous l'effet de la traction exercée sur le fil de chaîne. Ces contacteurs sont tous dis posés en série.
Il résulte de ce qui précède que, dans le cas de rupture du fil de trame et dans le cas où la navette vient à s'arrêter, le miroir 30 ne réfléchit plus la lumière de la lampe 17 sur la cellule 12, et le courant cesse de passer dans le circuit 18 et l'amplificateur 19, ce qui provoque le fonctionnement du relais inter rupteur 21. et l'arrêt du métier en même temps que le déclenchement de l'avertisseur 23.
D'antre part, la cellule 12 est excitée par la lumière de da lampe 11 qui est alimentée par intermittence et portée par la navette. La lampe 11 est alimentée au moyen d'un balai 24 qui frotte sur des plots 25 disposés le long du chemin 16.
Le circuit électrique comprend, comme on le voit à la fig. 4, une source de courant dont une borne est à la terre et dont l'autre est reliée à la série de plots 25. Le circuit se ferme par une partie métallique de la navette qui est. en contact avec le chemin de roule- ment conducteur, ce chemin de roulement étant lui-même mis à la terre. Toutefois, pour plus de simplicité, on a représenté, sur la fig. 4, la lampe 11 comme directement. mise à la terre. Bien entendu, les plots 25 sont. soigneusement isolés du chemin conducteur 16.
Lorsque la navette se déplace, le balai 24 saute d'-un plot, à l'autre et donne un éclai rage intermittent à. fréquence rapide. La lampe 11 fonctionne tant que la canette porte une quantité de fil suffisante au moins pour deux duites.
Il est, en effet. nécessaire de prévoir dans le cas d'épuisement. de la canette ime com mande particulière pour agir non pas sur le moteur du métier pour en provoquer l'arrêt., mais sur un dispositif de rechargement auto matique de la navette.
Dans ce but., on utilise une seule cellule photoélectrique montée sur le bras tournant, mais on la soumet à deux éclairages de natures différentes, l'un continu et l'autre intermittent, et les deux .courants superposés émis par la cellule plioto-électri- que sont recueillis par deux amplificateurs distincts, l'un sensible seulement à la.
compo sante continue du courant et l'autre seule ment à la composante alternative du courant, l'amplificateur à courant continu actionnant le moteur du métier et l'amplificateur à cou rant alternatif actionnant le dispositif de re- chargement de la navette. Dans la forme d'exécution représentée, l'amplificateur 19 est un amplificateur à cou rant continu, et il est destiné à provoquer l'arrêt du métier. Au contraire, la composante alternative du courant sortant de la cellule 12 se rend à un amplificateur 26 sensible seulement à cette composante alternative.
L'amplificateur 26 est relié à un relais 27 qui actionne un avertisseur et met en mouvement un dispositif automatique<B>28</B> de remplacement de la ca nette vide. On voit, par ailleurs, qu'en disposant, comme on l'a décrit plus haut, les dispositifs de casse-chaîne 20 en série dans le circuit, entre l'amplificateur 19 et l'interrupteur 21, le métier est arrêté automatiquement en cas de rupture d'un fil de chaîne sans qu'il soit nécessaire de prévoir une commande particu lière.