Lettre rectificative jointe le 27.11.54 pour valoir comme de droit.- Page 9. lignes 17 et 18 lire : "décrit sous f) " au lieu de: "décrit sous j)" ligne 25 g lire "sous d) " au lieu de "sous e)" Lettre rectificative jointe le 21.12.54 pour valoir comme de droit Page 6 ligne 11 : lire:"Société KODAAK-PATHE" au lieu de "demanderesse" IMPRIME et EDITE le 14 MARS 1958.
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La présente invention concerne un procédé pour la fabrication de produits en feuille continue, en particulier à partir de solutions d'esters cellulosiques tels que l'acétate de cellulose, le triacétate de cellulose, 1'acétopropionate, etc.
Il est connu de fabriquer une feuille continue utilisable com- me support de film, feuille d'emballage, feuilles coupées en format, etc., par coulée d'une solution de dérivé cellulosique sur un support auquel on fait parcourir un certain trajet pendant lequel les solvants sont éliminés.
Ces procédés fournissent généralement des résultats satisfaisants quant à la qualité de la feuille lorsque la fabrication en est relativement lente mais, l'appareillage étant coûteux et les procédés connus lents, il est très désirable de fabriquer de telles feuilles à vitesse plus grande. Les procédés connus pour la coulée de feuilles présentent une difficulté cons]- dérable due à la formation de "rides transversales" ou ondulations orientées perpendicaulirementà la direction d'entrainement de la feuille-.Cet inconvé- nient se manifeste particulièrement lors de la fabrication de feuilles de- très petite épaisseur, telle que, par exemple 25 à 75 microns.
Des vibra- tions de la nappe de produit cellulosique qui s'écoule de la trémie conte- nant la solution de produit cellulosique vers le support de coulée peuvent être la cause de ces rides qu'on peut éviter en ralentissant la machine de coulée, ce qui est indésirable.
L'invention a notamment pour objets - un procédé pour la fabrication de produits en feuille continue par coulée de compositions aptes à former une feuille, procédé ne donnant pas lieu aux défauts précédemment recontrés et permettant de couler à des vitesses notablement plus élevées qu'il n'a été jugé possible jusqu'à pré- sent.
- un procédé de ce type permettant de réduire ou d'éviter to- talement les rides transversales, en particulier pour les produits en feuil- le mince pour lesquels ce défaut est le plus apparent, - un procédé de ce type permettant de fabriquer des feuilles cellulosiques d'épaisseur uniformément constante.
Le procédé suivant l'invention est remarquable notamment en ce qu'on fait écouler une nappe de ladite composition entre un dispositif de coulée et une surface destinée à recevoir ladite composition et on soumet les deux faces de ladite nappe à des pressions gazeuses différentes, la face en regard de la surface de coulée dans la région ou celle-ci s'approche du dispositif de coulée étant celle sur laquelle s'exerce la pression la plus faible, afin de maintenir cette nappe dans la position de coulée la meilleure tandis qu'on effectue un déplacement relatif de la surface de coulée prête à recevoir la composition et du dispositif de coulée, la différence des pressions appliquées aux deux faces de la nappe étant com- prise entre 18 mm et 200 mm d'eau environ.
Le procédé ainsi défini permet de surmonter les difficultés ci-dessus décrites et présente aussi d'autres avantages. Il permet notamment d'accroître @ considérablement la vitesse de 'appareil, par exemple de 20(6 ou davantage dans quelques cas et, en même temps, de réduire considé- rablement ou de supprimer entièrement la formation de rides transversale-8 même à ces vitesses plus grandes. On pense qu'il est possible d'accroître la vitesse de coulée de 500% ou davantage lorsque les conditions sont con- venables, quoique les limites supérieures de vitesses dépendent plus ou moins de la vitesse d'élimination des solvants hors de la feuille, élimina- tion nécessaire pour que le produit puisse se soutenir de lui-même.
Ce ré- sultat est' obtenu suivant l'invention en faisait s'écouler, en courant ou nappe mince, la composition de coulée contenue dans une trémie sur un sup- port mobile, tel qu'un tambour de coulée et en maintenant ladite nappe entre la trémie et la surface de coulée ou le support dans une position permettant
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la formation de la feuille, par application de pressions différentes sur les deux faces de la nappe. On applique une dépression à la face de la nap- pe de laquelle s'approche le support mobile pour recevoir la composition de coulée et on maintient une pression un peu plus élevée sur la face opposée de la nappe. Il n'est pas nécessaire que la différence des pressions soit très grande :par exemple, une différence de pression de 16 mm à 200 mm d'eau est suffisante.
Il est usuellement désirable et plus simple d'appli- quer la pression atmosphérique à l'une dés faces de la nappe et une dépres- sion comparativement faible à l'autre face de la nappe. Naturellement, il est possible de modifier la pression sur les deux faces de la nappe, de telle manière que les deux pressions soient supérieures ou, au contraire inférieures à la pression atmosphérique ou gue l'une soit égale à la pres- sion atmosphérique et l'autre supérieure, bien que, dans chacun de ces cas, l'appareil nécessaire soit plus complexe.
Cette -mesure tend à empêcher la nappe de flotter et de se mou- voir avec la surface de coulée, donc à éviter la formation de rides transver-
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sales'probablement.; imputables à ces irrégularités de la nappe. De plus, comme déjà indiqué, il est possible d'entrainer la surface de coulée à vites- se plus grande. Dans certaines conditions, quand on utilise convenablement une différence de pression sur les deux faces de la nappe de composition de coulée, on peut couler des compositions cellulosiques avec une rapidité accrue de 200% ou davantage.
Bien qu'on obtienne suivant l'invention des vitesses deux fois plus grandes que celles qu'on peut obtenir sans rappliquer des pressions différentes, on ne doit en aucune manière considérer cet accrois- sement comme la limite des accroissements possibles de vitesse, parce qu'il faut tenir compte de nombreux autres facteurs. Un des plus importants parmi ces facteurs est l'élimination des solvants avec une rapidité suffisante pour obtenir suivant le procédé de l'invention une feuille qui se soutienne d'el- le-même.
Comme la plupart des machines de coulée sont très grandes et très coûteuses et qu'elles ne sont pas généralement construites pour les grandes
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vitesses, il est difficile d'éprouver complètement les possibilités d'ac-erois- owent-de Ta 'vitesse ^a..é essa,zs- st; 5.es calculs mntrerlt qhe la,-Ti-tes- se pourrait être quintuplée. La vitesse dépend aussi plus ou moins des tem- pératures, viscosités et épaisseurs du film et de beaucoup d'autres varia- bles.
Des irrégularités de la feuille peuvent résulter de la forma- tion sur les lévres de la trémie de gouttelettes ou de 'grumeaux plus ou moins solidifiés de la composition de coulée. Pour surmonter des difficul- tés, on fait circuler des vapeurs chargées de solvant autour des régions des lévres de la trémie qui présentent usuellement cet inconvénient, telles que les extrémités des lèvres. L'utilisation des vapeurs de 'solvant à cet effet n'est pas nouvelle en elle-même,' mais le procédé met en oeuvre un mode nouveau de circulation des vapeurs de solvants.
Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple, - Fig.l est un schéma, avec coupe partielle, d'un mode de réa- lisation préférée du dispositif suivant l'invention pour la fabrication de feuilles continues par application du procédé suivant l'invention, -Fig.2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de Fig.l, - Fig.3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de Fig.l, - Fig.4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de Fig.l, -Fig.5 est une coupe partielle , à plus grande échelle, d'une trémie de type usuel, montrant aussi la disposition relative de la nappe de composition de coulée et de la surface de coulée dans un appareil de coulée de type classique, - Fig.6 est une coupe partielle schématique d'un dispositif suivant un second mode de réalisation de l'invention,
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- Fig.7 est une coupe, à plus grande échelle, de la trémie représentée à la Fig.6, - Fig.8 est un graphique de la variation de l'épaisseur des feuilles obtenues suivant la technique antérieure, - Fig.9 est un graphique analogue correspondant à un produit obtenu par le procédé suivant l'invention.
Suivant le mode de réalisation représenté à Fig.l, la surface de coulée 1 est constituée par la jante d'une roue de coulée 2 tournant sur des tourillons 3. Cette surface a le fini exigé pour l'obtention de la feuille désirée et elle est usuellement aussi lisse que possible,ayant été parfaitement surfacée.polie et plaquée, généralement par chromage, car il est préférable que la couche externe ait le poli d'un miroir. La roue est entraînée, par exemple, par un moteur électrique, à la vitesse requise de manière usuelle.
Une trémie 4 de type usuel (Fig.5J est diposée au-dessus de la roue 2 et comprend des lames 5 et 6, à une distance D de la surface de coulée 1, égale par exemple à 1,5 mm. L'extrémité inférieure des lames 5,
6 forme les lévres d'un orifice étroit par lequel la composition de coulée
7 s'écoule de la trémie 4 vers la surface de coulée 1 de la roue 2. Les- dites lévres sont très rapprochées l'une de l'autre et la distance 0 qui les sépare est égale, par exemple, à 0,65-0,75 mm. Ces distances ne sont don- nées qu'à titre d'exemples. Elles peuvent être modifiées dans de larges limites, suivant l'épaisseur de la feuille, la température, la viscosité de la composition de coulée et d'autres facteurs.
La trémie 4 est constam- ment approvisionnée en composition de coulée 7, par exemple, en solution d'un dérivé cellulosique, qui s'écoule e,, nappe minée 8 vers la surface de coulée 1 pour y former une feuille continue 9.
Comme représenté à la Fig.l, la trémie 4 repose sur des supports 10 appropriés, disposés aux deux extrémités de la roue 2. Une chambre 11 dans laquelle on établit une dépression, suivant le procédé de 1?invention est fermée par des plaques latérales 12 étroitement ajustées sur les joues lisses 13 de la roue 2 pour former avec celles-ci un joint pratiquement étanche à l'air. Les plaques latérales 12 sont liées à une barre transver- sale 14 fixée aussi aux supports 10.
Une seconde barre transversale 15 complètement couverte de peluche 16 ou de tout, autre produit doux de manière à ne pas endommager la surface 1 de la roue de coulée, n'est pas fixée aux supports mais porte à glissement sur la surface de coulée 1 et est normale- ment maintenue au contact de la barre transversale 14 par la rotation même de la roue 2, ce qui réalise un joint pratiquement étanche à l'air entre la roue, la barre 14 et les plaques latérales 12. La cloison supérieure de la chambre 11 est constituée par une plaque 17 surmontée d'une pièce 18 en forme de hotte d'ou part un tuyau 19 qui communique (suivant ce mode de réalisation) à l'orifice d'aspiration 20 d'un aspirateur 21.
La faible dépression nécessaire peut être facilement créée par un aspirateur,- mais, si l'on désire que la dépression soit plus ou moins grande, on peut faire communiquer le tuyau 19 à toute autre source de vide, tellé qu'une cana- lisation réunie à un appareil à vide, qui permette de régler facilement la dépression.
Les plaques latérales 12 peuvent être prolongées au-delà de la trémie 4 pour constituer les parois latérales d'une chambre 22 dont la voûte est située à une petite distance, par exemple à 6 mm, de la surface de coulée.
On peut remarquer à Fig.4 que, pendant 1-'écoulement de la com- position de coulée 7 au-delà des lévres formées par les lames 5 et 6 de la trémie,les bords 25 de la nappe sont incurvés et se raccordent aux bords latéraux parallèles 26 de la feuille 9 au point ou celle-ci atteint sa lar- geur normale et est entraînée par la roue en rotation. Le quatrième côté
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de la chambre 11 n'est donc pas complètement fermé par la nappe 80 et il subsiste, entre les bords de la nappe 8 et les plaques latérales 12, des espaces 27 par lesquels les vapeurs de solvant qui se rassemblent dans la chambre 11 peuvent être aspirées en raison de la dépression créée dans cette dernière.
Les espaces 27 étant petits, par exemple larges d'environ 6 mm et hauts d'environ 1,5 à 20 mm, la pression à l'intérieur de la cham- bre 22 reste pratiquement égale à la pression atmosphérique et le maintien de la dépression de valeur désirée dans la chambre 11 ne présente aucune difficulté, Il passe assez de vapeurs de solvant au contact des lévres for- mées par les lames 5 et 6 pour éviter la formation de grumeaux sur ces lévres.
La chambre 22, disposée de l'autre côté de la trémie, est formée par une plaque 28 qui relie les deux plaques latérales 12. Si on le désire cette plaque 28 peut-être articulée - sur la trémie par une charnière 29, ou être seulement reliée aux plaques latérales 12, et elle laisse ouverte l'extrémité 23 de la chambre 22 pour la libre admission de l'air. La cham- bre 22 est de préférence en verre ou en matière plastique transparente pemmettant l'examen de la feuille déposée. On peut aussi disposer des fe- nêtres pour examiner la nappe de composition de coulée. Un support 30 est relié à la trémie 4 par des joues 31. La région située au-delà de la trémie dans le sens d'entraînement de coulée est soumise à la pression atmosphéri- que ambiante.
Toutefois, dans la chambre 22 qui est chargée de solvants , une petite quantité d'air s'échappe par les espaces étroits 27 laissés en- tre les plaques latérales 12 et les bords de la nappe de la composition en cours de coulée. En raison de la pression réduite établie dans la chambre 11,cette quantité d'air relativement petite suffit à réduire ou empêcher la formation de grumeaux sur les lévres de la trémie, parce qu'elle empê- che la composition de coulée de se solidifier avant d'avoir atteint la sur- face de coulée 1.
Comme représenté à Figo 5, la nappe B s'écoule suivant un trajet incurvé relativement long et il en résulte que cette nappe présente des flottements ou ondulations lorsque la couche 9 déposée sur la surface de coulée 1 s'éloigne de la trémie, du fait -que dans le dispositif représenté à cette figure, les deux surfaces de la nappe sont soumises à des pressions égales. Toutefois, si, suivant l'invention, on applique une dépression sur la face 8 de la nappe B et la pression atmosphérique sur la;face 0 de la nappe, la nappe tend à être déplacée vers l'arrière et à s'écouler comme représenté à Figol, suivant un plan moins incliné sur la plan passant par l'axe de la roue de coulée.
La nappe est ainsi de longueur plus petite et est maintenue en position de coulée convenable évitant les flottemnts, même lorsque la machine de coulée fonctionne à une vitesse considérablement plus grande que celle autorisée par les procédés connus. La nappe 80, en s'écoulant, atteint la surface de coulée 1 ou elle se transforme en une feuille lisse 81. Après évaporation du solvant eT, gélification, on peut l'enlever de la roue 2 de manière usuelle.
Les figures 8 et 9 sont des reproductions simplifiées de gra- phiques enregistrés pour deux régimes de marche de la même machine fabri- quant une feuille d'environ 0,08 mm d'épaisseur. On utilise les mêmes com- positions, températures, vitesses et viscosités. La seule différence réside dans l'absence d'une différence de pressions sur les deux faces de la nappe dans le cas de la figure 8, tandis qu'une dépression égale à 5 cm d'eau est appliquée à l'une des faces de la nappe dans le cas de la figure 9. Ces graphiques montrent les variations d'épaisseur. La figure 8 montre que les variations sont de 0,01 mm et on considère que la feuille est inaccep- table, tandis que la figure 9 indique des variations de 0,004. mm, ce qui don- ne une feuille acceptable.
On peut utiliser d'autres surfaces de coulée entraînées de ma- nière continue, telles que la bande sans fin 50 représentée à Fig.6. Une telle bande peut être montée sur deux tambours 51 (dont un seul est repré- senté) qui tournent sur des tourillons 52. Des rouleaux fous 53 supportent
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le brin supérieur de la bande pour en éviter 1e fléchissement. Dans ce dispositif de coulée, une -enveloppe 54 pratiquement étanche à l'air est dis- poséeé avant l'arrivée de la bande 50 sous la trémie 56, pour former une chambre à dépression. Un tuyau 55 relie cette chambre à un appareil à vide.
La trémie 56 fournit la composition de coulée, par exemple une composition cellulosique, à la surface de coulée de la bande 50 et une gaine 57 entoure la bande 50 jusqu'au tambour 51. Ce dispositif est donc analogue à celui représenté à Fig.l, sauf qu'il comporte les modifications appropriées à une machine à bande sans fin au lieu d'une machine à roue. Ici aussi, la dépres- sion établie dans la chambre 54 tend à stabiliser dans une position de cou- lée précise la nappe 58 de la composition qui s'écouleo La gaine 57 retient une certaine quantité des solvants qui s'évaporent, de sorte que de petites quantités de ceux-ci sont entraînées par les petits orifices laissés entre les bords de la nappe et les parois latérales de la gaine, comme il a été décrit relativement à Fig.4.
La trémie 56 représentée à Figo7 comprend des lames 59 et 60 dont une au moins (la lame 60 au dessin) est réglable pour être plus ou moins écartée de la surface de coulée de la bande 50. Cette surface est, de préférence, très finement polie et peut être chromée. La composition de coulée 61 est de préférence soumise à une pression constante dans la trémie et la nappe 58 est maintenue en une position de coulée pratiquement fixe par la dépression établie dans la chambre 54.
Sans cette dépression, la nappè s'allongerait en s'ondulant comme indiqué par le trait discontinu 58W représenté à Fig.7. Ce dispositif, qui applique une dépression sur l'une des faces de la nappe non seulement raccourcit la nappe, mais la rend aussi plus stable et la différence des pressions dans la chambre 54 et dans la gaine 57 la maintient dans la position de coulée la meilleure.
Comme on l'a déjà indiqué, il est généralement très commode d'utiliser la pression atmosphérique sur une des faces de la nappe de com- position de couchage et une dépression sur l'autre face, mais on peut aussi suivant l'invention utiliser deux dépressions différentes ou utiliser une pression supérieure à la pression atmosphérique et la pression ambiante ou utiliser deux pressions différentes supérieures à la pression atmosphérique.
L'invention consiste à choisir pour les pressions différentes appliquées aux deux faces de la nappe de composition de couchage des=valeurs qui assu- rent le maintien de cette nappe dans la position de couchage désirée et en réduisent le plus possible les mouvements ou flottements. Il est compara- tivement simple d'assurer une différence de pressions et de 'la faire varier en ajustant le rapport de la pression appliquée sur une face de la nappe de domposition qui s'écoule à la pression appliquée sur l'autre face par réglage d'une valve V commandant la pression sur une face.
Pendant ce régla- ge, la nappe qui se dépose ou la feuille déposée.se déplace et atteint un équilibre et elle apparait pratiquement immobile quand la différence de pression convenable est réalisée ;on peut alors choisir la différence de pression nécessaire pour la coulée envisagée.
Il est généralement préférable d'accroitre graduellement la vitesse du support 1 de réception ou de coulée de la feuille dune manière connue pendant le dépôt de la composition de coulée et d'examiner ensuite la feuille ou la nappe de composition de couchage pendant qu'on change gra- duellement la .différence des pressions grâce à la valve V. Quand la feuille déposée et/ou la nappe de composition de coulée atteint un équilibre, la feuille 'parait lisse et le support de coulée est à la vitesse désirée, il n'y a pas généralement besoin de réglages supplémentaires. Avec quelques produits en feuilles, il faut plus de réglages qu'avec d'autres.
Il est intéressant de noter que les différences de pression ne sont pas critiques et quelles peuvent, varier dans de grandes proportions, tout en maintenant la nappe de composition de coulée dans une position de dépôt, ce qui apparait au tableau suivant ou sont consignés les résultats du couchage avec ou sans différences de pression, pour une série de diffé- rentes compositions de couchage, qui sont des illustrations typiques de
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solutions et de pressions auxquelles s'applique avantageusement le procédé suivant l'invention.
Le procédé et le dispositif suivant l'invention sont particuliè- rement appropriés à la fabrication de feuilles continues cellulosiques de types divers, comprenant généralement l'emploi de solvants et de plastifi- ants appropriés. Le procédé et le dispositif suivant l'invention sont particulièrement applicables à la fabrication de films d'acétate de cellu- lose à partir des compositions décrites aux brevets français 741.795 du 13 décembre 1932, 9660010 du 1er Mars 1950, 966.011 du 1er Mars 1950, 7410 839 du 20 Décembre 1932, 760.638 du 14 Décembre 1933, tous au nom de la demanderesse.
On peut par exemple, préparer des feuilles à partir d'acétate de cellulose partiellement hydrolysé, dissous dans l'acétone ou à partir de triacétate de cellulose dissous dans un mélange de chlorure de méthylè- ne et d'alcool méthylique, par exemple en proportions respectives de 90/100 et 10/100.
On peut aussi utiliser, pour la coulée de feuilles par le pro- cédé suivant l'invention, une solution d'une partie en poids d'acétopro- pionate de cellulose, et 0,15 partie= en poids de phosphate triphénylique comme plastifiant, dans 4 à 5 parties d'un mélange solvant à 90/100 de chlorure d'éthylène et 10/100 d'alcool méthylique.
En général les sciants qu'on peut utiliser pour dissoudre les esters de cellulose et. obtenir des compositions de coulée sont des alcools, des cétones .et des hydrocarbures halogénés aliphatiques inférieurs ou divers mélanges de ces composéso Les viscosités sont comprises entre 9000 et 42000 centipoises à 26 C
D'une manière désirable, les températures de coulée ou de dépôt sont comprises entre 30 et 55 C Les vitesses de coulée du film s'étalent d'environ 5 m à 30 m par miiute et on croit qu'il est possible d'obtenir une vitesse d'au moins 50 m par minute.
Le tableau montre qu'on a réellement obtenu des accroissements de vitesses de 200% et on peut prévoir que l'on pourra probablement atteindre des accroissements supérieurs à 500%
Le tableau suivant indique pour quatre solutions différentes de couchage utilisées dans des conditions différentes, la nature de la so- lution, le solvant, la viscosité, la température de couchage, l'épaisseur du couchage, la vitesse en mètres par minute, la différence des pressions, le pourcentage d'accroissement de vitesse avec ou sans différences de pres- sion et le rapport des différentes pressions à la pression atmosphérique (car dans ces essais, on a utilisé la pression ambiante et une certaine dépression).
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T AB L3 à U.
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Solution <SEP> Ester <SEP> de <SEP> Solvant <SEP> Viscosité <SEP> Température <SEP> Epaisseur <SEP> Vitesse <SEP> en <SEP> Différence <SEP> Accroisse- <SEP> Dépression <SEP> (Rapport
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<tb> couchage <SEP> couchage <SEP> ge <SEP> en <SEP> mm <SEP> sions <SEP> en <SEP> cm <SEP> vitesse <SEP> en <SEP> à <SEP> la <SEP> pression
<tb> - <SEP> -- <SEP> d'eau <SEP> % <SEP> atmosphérique). <SEP>
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1 <SEP> Acétate <SEP> de
<tb> cellulose <SEP> 89% <SEP> de <SEP> 150 <SEP> 30 C <SEP> 0,025 <SEP> 10 <SEP> Néantchlorure <SEP> secondes
<tb> de <SEP> méthylène <SEP> 11%
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om ii fui ii Il 11 20,5 2,5-5,0 100 Q, gg7 ¯ Q, gg Q réelle t9 11 Il 10 11 " 30,4 5,0-6,25 200% 0, 950-0,9938 réelle em Il Il fi Il tt 51 B,72-10 500 0,9914-0,9901
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2 Acéto- 89% de 30 55 C 0,031 z aucune -
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<tb> butyrate <SEP> propylène <SEP> sec-
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8 <SEP> aucune <SEP> de <SEP> cellulose <SEP> rure <SEP> de <SEP> mé- <SEP> sec.
<tb> thylène <SEP> 10%
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Sur ce tableau, on note qu'avec la première solution de couchage qu'on a utilisé pour faire une feuille de 0,025 mm d'épaisseur suivant la technique antérieure, on peut fabriquer la feuille à une vitesse de 10 m par minute,
Avec une solution et une épaisseur de couchage identiques et l'utilisation de différences de pression sur les deux faces de la nappe de composition de coulée, on obtient une vitesse de 20 m, soit un accroisse- ment de vitesse de 100% lorsque la pression atmosphérique ambiante est ap- pliquée sur 1'une des faces de la -iappe et une faible dépression équiva- lant à 2,5 - 5 !.où! d'eau à 1'autre face de la nappe.
Avec la première composition de couchage et une plus grande différence de pression (pression atmosphérique ambiante et dépression de 5 à 6,2 cm d'eau), on obtient un accroissement de vitesse de 200% On prédit de plus qu'avec la même solution et une différence de Pressions équivalant à 8,75 - 10 cm d'eau, on pourrait peut-être obtenir un accroissement de 500%
Avec la deuxième -composition de couchage indiquée au tableau et en appliquant la pression atmosphérique sur l'une des faces et une dépres sion de 2,5 à 5 cm d'eau sur la face opposée ,on hausse la vitesse de m à 20 m par minute.
Avec une troisième composition cellulosique et en appliquant la pression atmosphérique ambiante sur une face de la nappe et une dépres- sion de 5 cm d'eau sur l'autre face de la nappe, la vitesse passe de 4,8 m à 10 m par minute .
Avec une quatrième composition de couchage, sans différence de pression on obtient une vitesse de 6,70 m:par minute, tandis qu'avec une pression différentielle de 3,7 à 12 cm d'eau, la vitesse passe de 6,70 m à 10 m par minute.
Il est évident d'après les exemples ci-dessus qu'on peut fa- cilement obtenir dans beaucoup de cas, un accroissement de vitesse mais ce n'est là qu'un des avantages du procédé suivant l'invention. Un avan- tage important est la réduction ou l'élimination complète des Il rides transversaleset une réduction, des grumeaux ou bavures telle que ces défauts soient relativement peu gênants.
Les indications ci-dessus ne sont données qu'à,titre d'exemples et on peut appliquer l'invention à de nombreux autres produits que les triacétate -, acétopropionate et acétate de cellulose mentionnés ci-dessus.
Sien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes de réali- sation décrits et reprentée qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemples non limitatifs.
R E S U M E
L'invention a pour objets :
1.- un procédé pour la fabrication de produits en feuille con- tinue par coulée de compositions aptes à former une feuille, ledit procé- dé étant remarquable notamment par les caractéristiques suivantes consi- dérées séparément ou en combinaison;
a)- on fait écouler une nappe de ladite composition entre un dispositif de coulée et une surface destinée à recevoir ladite composition et on soumet les deux faces de ladite nappe à des pressions gazeuses diffé- rentes, la face en regard de la surface de coulée dans la région ou celle- ci s'approche du dispositif de coulée étant celle sur laquelle s'exerce la pression la plus faible, afin de maintenir cette nappe dans la position de coulée la meilleure tandis qu'on effectue un déplacement relatif de la surface de coulée prête à recevoir la composition et du dispositif de cou- lée, la différence des pressions appliquées aux deux faces de la nappe étant comprise entre 18 mm et 200 mm d'eau environ;
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b) - suivant un mode de réalisation, la face de ladite nappe en regard de la surface de coulée dans la région ou celle-ci s'approche du dispositif de coulée est soumise à une pression inférieure à la pression atmosphérique et l'autre face est soumise à la pression atmosphérique, la différence entre les deux pressions étant celle indiquée sous 1 a); c)- ladite dépression est de l'ordre de 18 mm à 125 mm d'eau; d) - suivant un mode de réalisation particulier, la composition de coulée est une solution d'un ester cellulosique dans un solvant du grou- pe des cétones, des alcools et des halogéno-hydrocarbures ; e) - la composition de coulée est une solution d'acétate de cel- lulose dissous dans l'acétone;
f)- suivant un autre mode de réalisation particulier, c'est une solution de triacétate de cellulose dans un mélange solvant d'un hydrocar- bure halogéné et d'un alcool aliphatique inférieure g)- ledit mélange solvant est un mélange de chlorure de méthylè- ne et d'alcool méthylique ; h)- la solution de triacétate de cellulose du type décrit sous j) comprend une partie en poids dé triacétate de cellulose et cinq parties en poids d'un mélange solvant constitué principalement de 9/10 de chlorure de méthylène et¯1/10 d'alcool méthylique, ledit -mélange contenant en ou- tre 0,15 partie du phosphate tiphénylique et environ 0,15 partie de phta- late diméthoxyéthylique, la température de coulée étant d'environ 30 C;
i)- la viscosité de la solution décrite sous h) est comprise entre 40.000 et 50.000 centipoises à la température de coulée; j) - la solution d'ester cellulosique du type décrit sous e) comprend une partie en poids d'acétate de cellulose partiellement hydrolysé dissous dans trois parties en poids d'acétone et contient, en outre, 0,3 partie en poids de phtalate diéthylique, la température de coulée étant d'environ 49 C; k) - la viscosité de la solution décrite sous j) est comprise entre 9 000 et 26 000 centipoises à la température de coulée;
1)- suivant un autre mode de réalisation, la solution d'ester cellulosique du type décrit sous d) comprend une partie en poids d'acéto- propionate de cellulose et quatre à cinq parties en poids d'un mélange solvant constitué principalement de 9/10 de chlorure d'éthylène et 1/10 d'alcool méthylique et contenant, en outre 0,15 partie en poids de phospha- te triphénylique, à titre de plastifiant m)- on aspire une fraction des vapeurs de solvants qui ont quit- té la feuille coulée en faisant passer cette fraction près des extrémités de la nappe liquide pour réduire la formation de petites particules de com- positions cellulosiques durcies sur le dispositif de coulée,
20- à titre de produits industriels nouveaux, les produits et,, en particulier, les feuilles obtenues par application du procédé ci-desus rappelé en 1 ainsi.
que tous les produits, tels que films ou autres, compor- tant une feuille du type ci-dessus comme support ou élément de composition. en annexe : 4 dessins,