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La présente invention se rapporte aux dispositifs d'alimentation de bande et particulièrement aux dispositifs servant à imprimer à une bande un mouvement commandé .
La plupart des machines modernes servant à la manutention de bandes impriment un deplacement saccadé ou irrégulier à la bande. Par exem- ple, les mécanismes d'appareils cinématographiques impriment au film un avan- cement Intermittent; dans les appareils de reproduction de données, on im- prime au film un avancement lent et continu et, par Intermittence, on le fait reculer à grande vites@e d'un certain nombre d'images.
Dans le cas où une bande reçoit un mouvement commandé, il est souhaitable qu'aucune force appréciable ne soit exercée sur la bande elle- même ni entre les divers organes que compose le dispositif. Les disposi- tifs connus servant à donner des mouvements coordonnés à un film ou bande comprennent des systèmes de serve-commande, d'alimentation sous tension con- stante, des mécanismes coordonnés de commande de la boucle,, etc. De tels dispositifs sont compliqués; onéreux aussi bien en ce qui concerne leur fa- brication que leur fonctionnement, et leur flexibilité de fonctionnement est étroitement limitée.
Le but principal de la présente invention est de réaliser un dispositif simple et peu coûteux pour commander la boucle formée par la ban- de débitée dont la précision dans la commande et la flexibilité de fonction- nement soient pratiquement sans limites.
Suivant l'invention, on réalise un dispositif pour imprimer un mouvement commandé à une bande, qui comprend des dispositifs pour débiter et reçevoir la bande, un dispositif servant à la formation d'une boucle, agencé de façon à exercer sur la bande une action influençant le déplacement lon- gitudinal de celte-ci, l'intensité de cette action étant dépendante de 1' ampleur de la boucle.
L'invention sera mieux comprise, tant au point de vue construc- tion qu'au point de vue fonctionnement en se reportant à la description ci- après, qui se réfère au dessin annexé, représentant des exemples d'exécution de l'invention. Les formes d'exécution représentées et décrites le sont évidemment à titre d'exemples et n'ont aucun caractère limitatif.
Dans le dessin :
La figure 1 est une vue schématique d'une forme de réalisation préférée de l'invention.
La figure 2 est une vue de détail partielle de la forme de réa- lisation préférée,
La figure 3 est une vue schématique d'une autre forme de réalisation de l'invention.
Les organes correspondants sont indiqués dans les différentes figures par les mêmes chiffres de référence.
Sur la figure 1, une bande ou film 10 venant d'une bobine 12, passe sur deux pignons dentés entraînés 14 qui attaquent les perforations du film 10, et va à une bobine 16. Un reproducteur de film ou autre dispo- sitif de production 18 est situé entre les pignons 14. Le terme "bobine" comprend n'importe quel dispositif pour dévider ou envider une bande, et dans le présent exemple,la bobine envideuse est munie d'un dispositif entraineur à couple constant par lequel 1'entraînement de la bobine peut être arrêté pour un couple donné. Les pignons 14 communiquent un mouvement in- termittent au film 10.
Ils tournent lentement et de façon continue dans le sens des aiguilles d'une montre (comme le montre la fig. 1), avec des alternances de rotation en sens inverse à grande vitesse, à des moments variables. Le film 10 avance lentement d'un nombre prédéterminé d'images et recule rapidement du même nombre d'images. Cette séquence est répétée autant de fois que l'on veut de reproductions de ces images du film.
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Un rouleau de dégagement 20 et des rouleaux guides 22 sont disposés près d'un des pignons dentés 14, entre ces pignons, et la bobine envideuse 16 pour assurer une bonne trajectoire du film quittant les pignons 14. Entre les rouleaux guides 22 et la bobine 16, il y a trois chevilles 30, 32 et 34 offrant une surface de friction aux fa@se du film. Le film 10 passe entre la première cheville supérieure 30 et la seconde cheville 32 de façon à former une boucle libre L en amont de la première cheville 30. La troisième cheville 34 se trouve du même côté du film 10 que la première cheville 30.
Ainsi que le montrent les figures 1 et 2, l'ampleur de la boucle L formée par le film 10 du côté bobine envideuse des pignons 14 détermine la trajectoire suivie par le film 10 entre les chevilles 30, 32 et 34. Plus petite est la boucle (A sur la fig. 2).SI plus le film tend à s'enrouler autour de la cheville supérieure 30 et à être sous tension, prenant alors la ligne droite entre les chevilles 30, 32 et 34. Toutefois, les faces du film ainsi tendu entrent en contact avec la première et la deuxième chevilles 30 et 32. Donc, plus le film 10 se tends plus la friction entre les faces du film et les chevilles 30, 32 augmente,, en freinant le déplacement longitudinal du film 10.
L'emplacement des chevilles 30 et 32 est réglé de telle façon, relativement à la trajectoire du film entre elles, que pour une ampleur prédéterminée de la boucle, le freinage exercé sur les faces du film est suffisant pour retenir celui-ci et empêcher son envidage sur la bobine 16. Quand le film est ainsi retenu, la bobine 16 est simplement Immobilisée et le couple constant est maintenu.
Le film 10 reste arrêté jusqu'à ce que la boucle libre L se soit agrandie. A mesure que la boucle L alimentée par les pignons s'agrandit, le film 10 se détend entre les chevilles 30 et 32.
Gomme le montre particulièrement la figure 2 une grande boucle (A' sur la fig. 2) fait se déplacer le film 10 vers la droite dans une direction normale à la surface du film, en s'écartant de la cheville 30.
Simultanément, la raideur du film 10, qui produit la boucle, le fait s'écarter de la seconde cheville 32 normalement à la surface du film Par conséquent, le freinage des chevilles 30 et 32 sur les faces planes du film diminue suffisamment pour permettre à la bobine envideuse d'enrouler du film jusqu'à ce que la boucle L soit de nouveau réduite.
Le rôle de la cheville 34 dans cette opération n'est pas bien clair, mais il semble qu'il soit double. Cette cheville est disposée de façon à écarter le film 10 de la deuxième cheville 32 sous un angle substantiellement constant. Si T'en n'utilisait pas cette cheville 34 ou un dispositif similaire, la trajectoire du film 10 entre les chevilles 30 et 32, et par conséquent le freinage produit, dépendrait de la quantité de film emmagasiné sur la bobine 16 aussi bien que de l'ampleur de la boucle Bien qu'on ait décrit la trajectoire du film à cet endroit comme étant en substance constante et indépendante de la quantité de film 10 enroulé sur la bobine 16, cela ne veut pas dire que le film 10 ne puisse pas s'écarter de la seconde cheville 32.
Cependant, quand le film 10 s'écarte de la seconde cheville 32, c'est que la boucle L est grande et à ce moment le film 10 n'est pas en contact avec les chevilles 30 et 32 et est envidé par la bobine envideuse.
Le second rôle de la cheville 34 est de contrarier la variation de la traction exercée sur le film 10 par la bobine à couple constant 16. Le couple étant constant, la traction sur le film 10 diminue à mesure que le rayon du gâteau de film enroulé augmente. Par conséquent, sans un dispositif de stabilisation, la traction sur le film 10 diminuerait sensiblement à mesure de l'envidage du film sur la bobine 16. L'effet de sta- biblisation désiré est produit par la cheville 34, qui exerce un freinage décroissant sur le film 10 à mesure que le rayon du film bobiné augmente.
Quand 11 y a peu de film sur la bobine 16, la traiectoire du film prendra
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l'allure montrée en B' sur la fig. 2. La zone de contact entre le film et la cheville 34 est alors relativement grande et, par conséquent il y aura une friction élevée pour s'opposer à la traction relativement forte opérée par la bobine à couple constant 16. Quand il y a plus de film enroulé sur la bobine 16, la trajectoire du film 10 prend par exemple l'allure indiquée par B sur la fig. 2. En ce cas la fric ion due à la cheville 34 et le couple diminuent par rapport à la trajectoire B',ce qui assure une trac- tion sensiblement constante sur le film 10 enre les chevilles 30 et 32.
La dimension de la boucle L varie entre des limites, principa- lement parce que la friction entre deux objets est plus élevée quand 11 n'y a pas de mouvement que quand il y en a un. En d'autres termes, la force qui retient le film 10 quand il est arrêté est plus grande que celle qui tend à l'arrêter quand il est en mouvement Donc, le film étant arrêté, le dispositif permet la formation d'une boucle L importante avant que le film 10 ne soit à nouveau envidé. Cette gamme d'ampleurs de boucle est très désirable pour un mécanisme d'avance et de recul de film, qui demande un mouvement de va et vient variable du film. Ce mode de commande du film n'exige aucun mécanisme réglable compliqué.
Dans la réalisation suivant la fig. 3, la cheville supérieure de la fig. 1 est remplacée par un rouleau entraîneur 31 qui est entraîné en sens inverse des aiguilles d'une montre Le rouleau 31 dévide le film 10 d'une bobine dévideuse 17 qux remplace la bobine envideuse 16.
La bobine dévideuse de la figure 3 n'est pas soumise à un couple constant d'entralnement, mais oppose un couple constant de freinage à une rotation en sens inverse des aiguilles d'une montre. Le film 10 peut être envidé ou utilisé par un dispositif de manutention (non représenté) dont la demande peut être variable ou constante.
En fonctionnement, le dispositif de la figure 3 peut alimenter de fil ou bande un dispositif à demande variable sans autre intervention que celle assurée par les variations de l'ampleur de la boucle. Comme dans la réalisation de la figure 1, les chevilles 31 et 32 ne freinent guère le film quand il y a une grande boucle, de sorte que le rouleau entraîneur 31 ne donne pas d'Impulsion à la bande 10. Mais quand la boucle devient plus petite le rouleau 31 qui tourne tire de la bande 10 de la bobine dévideuse 17 pour augmenter l'ampleur de la boucle. La boucle est donc ici aussi maintenue entre des limites, sauf que le dispositif fonctionne en dévideur plutôt qu'en envideur de bande.
On a décrit ci-dessus un dispositif simple, peu coûteux et efficace pour former et régir une boucle dans un système d'alimentation de bande ou film. Il est clair que les figures ne sont pas à l'échelle. La trajectoire sinueuse décrite par le film entre les chevilles des figures 1 et 2, par exemple, est exagérée en comparaison de celle que ferait un film de 35 mm. dans un tel dispositif de commande de boucle. Une combinaison de chevilles en matières différentes, par exemple, pour les chevilles 30 et 32 de l'alumi- nium avec un diamètre de 7/16 pouce et 1/2 pouce, respectivement, et pour la cheville 34, du caoutchouc avec un diamètre de 0,487 pouce, s'est montrée satisfaisante pour régir la boucle faite par un film de 35 mm.
Il est évident que d'autres surfaces et matériaux et d'autres dimensions, ainsi que d'autres bandes peuvent être utilisées. Les modes d'application de 1'lnven- tion varieront suivant l'ampleur requise de la boucle, la raideur et le poli de la bande et la grandeur désirée du couple.
REVENDICATIONS.
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