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La présente invention concerne les appareils à battre les cartes, notamment un appareil qui fa.t passer les bords de plusieurs car- tes sur l'arête d'une nervure placée{au milieu de l'appareil pour les "feuilleter".
Quoiqu'on connaisse depuis longtemps des appareils pour bat- tre les cartes qui fonctionnent soit avec un rouleau rotatif soit en feuilletant les cartes, ceux de ce dernier type ont toujours opposés des difficultés par ce que les bords des cartes butent les uns sur les autres, ce qui arrête l'opération. On trouve dans le commerce divers types d'appa- reils à battre les cartes, mais tous présentent l'inconvénient que les bords des cartes butent les uns sur les autres.
L'appareil selon la présénte invention rémédie à cette diffi- culté par le fait que l'arête qui sert à feuilleter les cartes, est con- formée par rapport à un support des cartes de façon que celles-ci soient inclinées, ce qui empêche les bords de buter les uns sur les autres.
En conséquence, les principaux buts de l'invention sont de créer un appareil à battre les cartes comprenant des boites destinées à mainte- nir les cartes et qui sont articulées pour faire passer les cartes sur une arête pour feuilleter les coins des cartes, de créer des boites desti- nées à recevoir les cartes et qui les maintiennent inclinées par rapport à la verticale et par rapport à la face de la nervure de fagon que la prin- cipale courbure des cartes ait lieu au coin antéro-inférieur; de créer une action d'intercalage pour les coins inférieurs des cartes au fur et à me- sure que celles-ci sont feuilletées sur l'arête, afin que ces coins "en- grènent" les uns avec les autres au lieu de rester bord à bord.
Un but général est de créer un appareil à battre les cartes d'un agencement sim- ple, d'un fonctionnement positif et d'une fabrication économique.
D'autres buts et d'autres particularités nouvelles de l'inven- tion ressortiront de la description détaillée ci-après en regard du dessin annexé sur lequel : La fig. 1 est une vue en perspective d'un appareil à battre les cartes et montre la position de mise en place.
La fig. 2 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle suivant la ligne 2-2.de la fig. 1.
La fiÉ.'3 est une vue en.perspective de 1,'appareil et montre la position dans laquelle les cartes;sont battues ,
La fig. 4 est une vuer en coupe à plus grande échelle suivant la ligne 4-4 de la fig. 1.
La fig. 5 est une vue en'coupe suivant la ligne 5-5 de la fig,l.
La fig. 6 est une coupe en plan à échelle plus réduite.
La fig.-7 est une vue partielle en coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 1.
La fig. 8 est une vue en 'perspective dite "éclatée" de ce que montre la fig. 1.
La fig. 9 est une vue partielle en plan, similaire à celle de la fig. 6 , mais montre une variante.
La fig. 10 est une vue partielle en coupe à plus grande échel- le suivant la ligne 10-10 de la fig. 4.
La fig. 11 est une vue sur la face inférieure de ce que montre la fig. 6.
La fig. 12 est une vue partielle en coupe à plus grande échel- le suivant la ligne 12-12 de la fig . 11.
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La fig. 13 est une vue en élévation latérale prise dans la direction de la flèche 13 de la fig. Il.
La fig. 14 est une vue en perspective similaire à celle de la fig. l, mais montre un autre mode de réalisation de l'appareil à battre les cartes.
La fig. 15 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle similaire à celle que montre la fig, 14, mais représente un autre mode de mise en oeuvre de l'invention.
La fig. 16 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle suivant la ligne 16-16 de la fig.'15.
La fig. 17 est une vue partielle en coupe à plus grande échelle suivant la ligne 17-17 de la fig. 15.
L'appareil à battre les cartes selon la présente invention c comprend un socle 20 présentant des ailes latérales planes 21 et 22, auxquelles¯sont articulés deux secteurs 23 et 24 par des tourillons 25. Au bord - antérieur du socle 20 s'élève un bossage 26. Un bossage similaire 27 et prévu à proximité des tourillons 25 pour réduire la surface de frottement entre la face inférieure des secteurs 23, 24 et la face supé- rieure des ailes planes 21 , 22. Un autre bossage 28 est prévu sur le bord antérieur du socle 20. Cet autre bossage suit le pourtour des secteurs 23, 24 et porte un doigt de butée 29. Ce dernier limite l'amplitude du mouvement des cartes pendant le pivotement des secteurs vers l'avant.
Sur le côté postérieur du socle 20 est prévue une nervure de feuilletage 31 présentant des faces latérales 32 parallèles à la paroi pos- térieure des boites 33 recevant les cartes et montées sur les secteurs
23,24. Les-face-3 32 touchent exactement les extrémités des cartes lorsque celles-ci sont placées dans les boites.
Une deuxième paire de faces latérales 34 est prévue sur la nervure de feuilletage et ces faces sont plus rapprochées des tourillons 25 que les faces 32, de sorte que les car- tes sont incurvées au fur et à mesure qu'elles avancent sous l'action du pivotement des boites autour des tourillons , Les côtés de la nervure de feuilletage à proximité de l'extrémités de cette dernière présentent deux faces latérales 35 qui sont inclinées et convergent l'une vers l'autre en partant du socle, de la manière clairement indiquée sur la fig. 4. Le long de la base de la nervure de feuilletage s¯etendent des palettes 36 sur lesquelles viennent s'appuyer les extrémités des cartes de la manière in- diquée sur la fig. 4, de sorte que les bords antérieurs des cartes sont inclinées pour former un angle avec la verticale.
On voit également sur la fig. 4 queles coins 37 sont sensiblement incurvés pour se redresser )brusquement des que ces coins quittent l'extrémité de la nervure de feuil- letage, afin que les cartes engrènent les unes avec les autres.
Les secteurs 23,24 présentent sur le pourtour en arc de cer- cle des ondulations 38 qui engrènent les unes avec les autres pour main- tenir les deux secteurs dans des positions angulaires déterminées. A l'ex- trémité antérieure de chaque secteur'est fixé un bouton 39. Les deux boutons permettent de manoeuvrer les secteurs pour faire pivoter les 'boites
33 autour des tourillons 25 et pour feuilleter simultanément les deux demi-paquets de cartes sur les arêtes de la nervure. 31 et pour faire en- grener les cartes les unes avec les autres.
Les cartes sont empêchées de se dégager les unes des autres par le doigt de butée 29 contre lequel vient s'appuyer la première carte qui s'échappe d'une arête de feuilletage ..Cette position des cartes par rapport au doigt de butée est -clairement repré- sentée sur la fig. 3, qui montre les secteurs dans leur position avancée après l'opération de "feuilletage" . On voit que les deux extrémités pos- 5 térieures 41 des secteurs butent l'une contre l'autre, ce qui arrête le mouvement de pivotement. Les bords incurvés 42 aux extrémités antérieures des secteurs.butent également l'un sur l'autre pour limiter le mouvement
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de retour des deux secteurs.
Les extrémités 41 des secteurs passent sous les palettes 36, de sorte que les tourillons., 25 sont maintenus dans les trous 43 pratiqués à cet effet dans le socle 20. L'élasticité des secteurs maintient les tourillons 24 dans les trous 43.dès que les extrémités 41 ont été engagées sous les palettes 36. Il est donc inutile de prévoir un moyen spécial pour maintenir les tourillons 25 dans les trous.
La largeur des boites 33 est choisie telle que celles-ci puis- sent recevoir un jeu et demi de cartes lorsqu'on utilise trois jeux, comme pour la Canasta par exemple. Un volet 44 est prévu pour réduire la largeur de boites de façon que chaque boîte puisse recevoir un seul jeu lorsqu'on utilise deux jeux pour une partie. Le volet de serrage représenté est prolongé par une languette 45 partant d sa paroi 46, tandis que la boite pré- sente une fente 47 avec un tourillons 48 n'ouïe dans cette fente,ce qui permet de chauffer la languette 45 et la rouler sur le tourillon 48 de la manière indiquée sur la fig. 5. De cette manière òn peut retirer le volet de serrage 44 en le rabattant vers l'extérieur, ce qui permet de disposer de toute la largeur de la boite pour un jeu et demi de cartes.
On peut également replacer le volet dans la botte lorsque celle-ci ne doit rece- voir qu'un seul jeu de cartes.
On voit sur les figs. 4 à 10 qu'un ressort 49 est accroché par une extrémité 51 à l'un des tourillons 25, tandis que l'autre extrémi- té. est appliquée contre une languette 52. ]Le ressort est disposé par rap- port au tourillon de façon qu'il soit tendu au maximum lorsque les secteurs
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39a lesedeue8secteursrsontadoncra rlés l'opérateur libère les boutons 39, les deux secteurs sont donc rappelés par le ressort vers la position de départ. L'ensemble de l'appareil à battre les cartes comprend donc trois organes que montre la vue éclatée de la fig. 8, et qui sont constitués par la socle 20 et les deux secteurs 23, 24. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, les deux secteurs sont mis en place sur le socle par insertion des extrémités 41 sous les 'palettes 36.
On soulève ensuite suffisamment les extrémités opposées des boites pour faire glisser les tourillons 25 sur le socle 20 jusqu'à ce qu'ils s'engagent élastiquement dans les trous 43, dans lesquels ils sont ensuite maintenus par l'élasticité des secteurs.
La fig. 9 montre un bloc'fendu 53 qu'on peut utiliser à la place du volet de serrage. Ce bloc évite de prévoir la fente 47 et le tourillon 48 dans les 'boites et supprime le chauffage et le façonnage des languettes 45 autour des tourillons. Le bloc glisse le long de la paroi 46 au-dessous d'un rebord supérieur roulé 54,et dans le bloc est pratiquée une fente 55 destinée à recevoir la paroi. On voit que le côté 56 du bloc présente une épaisseur telle qu'il ménage dans la boite l'espace nécessaire pour la mise en place d'un jeu complet de cartes, tandis que le côté opposé 57 ménage dans la botte un espace pour la mise en place d'un demi-jeu de cartes.
Lorsqu'on doit introduire dans la boite un jeu et demide cartes, on peut faire glisser les'deux blocs 53 sur l'extrémité de la nervure de feuilletage 31 dans une encoche 58, pour les placer dans la position indiquée en pointillé.
La face inférieure du socle 20 que montre la fig. Il est munie de pieds 61 aux quatre coins et d'autres .pieds 62, 63 au milieu, De préférence, les pieds sont disposés de façon qu'il en résulte des espaces 64, 65 destinés à recevoir des parties d'un jeu de cartes au fur et à mesure que la partie avance. La largeur 66 entre les pieds 61 aux coins est choisie telle qu'une carte puisse être po;sée sur le paquet, de façon que la longueur de cette carte soit orientée vers la gauche ou vers la droite de la manière indiquée sur la figure. On voit également sur cette figure que le tourillon 25 muni du ressort 49 peut être logé dans un barillet 67 moulé sur le socle 20 pour escamoter le ressort à la vue.
On voit également que le sommet des boutons 39, des boites 33 et de la nervure de feuilletage 31 sont dans le même plan, de sorte que ces éléments portent
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l'appareil lorsqu'il est retourné, les pieds 61, 62 et 63 étant alors orien- tés vers le haut de la manière indiquée sur les figs. Il et 13.
La fig. 14 représente un autre mode de mise en oeuvre de l'in- vention dans lequel un couvercle 68 est articulé par des charnières 69 au socle 20. Ces charnières sont similaires à celles ¯qui sont formées paroles languettes 45 précédemment décrites. L'avant du socle 20 est muni d'un prolongement 71 destiné à ménager un:espace 72 dans lequel peuvent être logées des cartes de la manière indiquée en.traits mixtes sur la fig.
15. Sur le prolongement 71 est prévu un rebord -montant- 73.avec un doigt 74 au milieu et des gradins 75,76 sur chaque côté. Lorsqu'on utilise trois jeux de cartes ils occupent l'intervalle entre le gradin 76 et le doigt 74, de sorte que les trois jeux sont ainsi divisés en deux moitiés. Si on utilise deux jeuxyleur épaisseur occupe l'intervalle entre les gradins 75, de sorte que le doigt 74 peut diviser les deux jeux en deux parties égales . De cette manière, les cartes peuvent être divisées en deux paquets égaux destinés respectivemnet aux boites.
Le dessus du couvercle 68 présente des pieds similaires 61 aux coins, ainsi qu'une nervure médiane 77. Il en résulte deux espaces 64,65 dont les dimensions permettent de loger les cartes. Les secteurs 23,24 portent des bossages 78 destinés à limiter le déplacement des cartes lorsqu'elles ont été feuilletées sur les arêtes de la nervure 31, pour les maintenir dans leur position d'en- grènement Les bossages fonctionnent comme le doigt fixe 29 qui a été dé- crit en regard de la fig. 1. Si le doigt 29 était prévu dans la même po- sition que sur la fig. 1, il se trouverait placé dans l'espace 72 et em- pêcherait la mise en place des cartes dans cet espace. es figs. 15 et 16 montrent une butée 79 mobile utilisée à la place des deux bossages 78.
Cette butée 79 est montée dans une fente 81 pratiquée dans le socle 20 et elle est munie d'une barrette 132 avec une fente 83 sur chaque coté .pour recevoir les bords latéraux 84..de la fente 81. A une extrémité de la fente 81 est prévu un trou 85 pour recevoir la barrette 82 dont les fentes sont engagées sur les bords 84. Lorsque les cartes doivent être battues la butée est abaissée vers la position indi- quée sur la fig. 15. Lorsque les cartes ont été logées dans l'espace 72 la butée 79 est déplacée vers le haut de la manière indiquée en pointillé.
Dans tous-les modes de réalisation de l'appareil décrit, le "feuilletage" des cartes a lieu d'une manière positive grâce à l'inclinaison des cartes lorsqu'elles reposent sur les palettes 36, et grâce à la forme des faces latérales 32,34 et 35 de la nervure de feuilletage. Les faces 32 alignent les cartes d'équerre dans les boites de la manière indiquée sur la fig. 6 tandis que les faces 34 agissent sur les paquets de cartes pour les incur- ver dans une direction opposée à la direction d'avancement des secteurs lorsque l'opérateur tire vers lui les boutons 39. Les faces 35 incurvent les extrémités des cartes dans une proportion appréciable pour les faire échapper élastiquement au fur et à mesure qu'elles passent sur les arêtes.
Les cartes "engrènent" ainsi (Les unes avec les autres au lieu de buter les unes sur les autres par les bords. Les deux parties d'un jeu de cartes sont feuilletées simultanément grâce à l'engrènement des secteurs et l'ampli- tude du mouvement de ces secteurs est limitée par les butées 41 et 42 aux extrémités des secteurs.
On peut utiliser des cales de serrage pour modifier la largeur intérieure des boites recevant les cartes en fonction du nombre de jeux à battre. Dans l'exemple de la fig. 5, ces cales sont articulées au bord supérieur, dans l'exemple de la fig. 9 elles glissent sur une paroi laté- rale en partant d'une extrémité. Dans l'exemple de la fig. 14 on utilise un pivot vertical 86 qui permet d'amener la cale de serrage dans le prolon- gement de la paroi 46, ou de la rabattre vers l'intérieur de la boite en vue de la réduction de sa largeur. Des pieds sont prévus sur la face infé- rieure du socle pour lui donner la rigidité nécessaire pendant que les cartes sont battues, ce qui permet également aux tourillons 25 de faire sensiblement saillie sur la face inférieure du socle 20.
Grâce à cette
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augmentation de la longueur des tourillons, les secteurs sont bien main- tenus sur le socle dés que les tourillons ont été engagés dans les trous
43 du socle. Les pieds interviennent également pour former des espaces destinés à recevoir des caties lorsque l'appareil est retourné et repose sur les boutons, les boites et la nervure de feuilletage. L'invention permet ainsi de réaliser un appareil très simple à battre les cartes avec un minimum de pièces moulées, qui sont au nombre de trois dans l'exemple représenté sur les figs. l à 13, et de quatre dans l'exemple de la fig.
14 comprenant l'utilisation d'un couvercle 68. L'appareil n'est pas seu- lement simple, mais il exerce également une action positive, de sorte que les cartes sont rarement bloquées en butant les unes sur les autres par les bords. Quoique les deux secteurs soient munis de dents on- dulés dans les exemples décrits en regard du dessin, il est bien entendu qu'on peut donner à ces dents une forme maintenant les deux secteurs dans des positions prédéterminées l'un par rapport à l'autre et par rapport à la nervure de feuilletage.
On voit sur la fig. 14 que la longueur de la face 35 sur le côté droit de la nervure de feuilletage 31 est inférieure à la longueur de la face 35 sur le côté gauche. Il en résulte que l'arête 88 est décalée vers l'arrière par rapport à l'arête correspondante du côté gauche, le décalage étant égal à une fraction de l'épaisseur d'une carte.
Cette particularité est destinée à empêcher les cartes des deux côtés de s'échapper simultanément..on obtient le même effet dans l'exemple de la fig. 1 en orientant les boires 33 l'une par rapport à l'autre de façon qu'une carte d'une boîte s'échappe de l'arête correspondante de la nervure de feuilletage d'une fraction d'épaisseur des cartes avant la carte correspondante de la boite opposée) Dans tous les modes de réalisation, les cartes sont également empêchées de se bloquer réciproquement en butant bord sur bord ce qui arreterait l'opération de feuilletage.
REVENDICATIONS. l. Appareil à battre les cartes, comprenant un socle plat avec une nervure de"feuilletage" et deux secteurs portant des boites destinées à recevoir les cartes et montés à pivotement sur le socle, ces deux secteurs engrenant par leur pourtour en arc de cercle pour pivoter en synchronisme et pour se maintenir réciproquement dans des positions relatives prédéterminées pendant leur pivotement.