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La présente invention se rapporte à des perfectionnements à la soudure de métaux par un procédé de fusion métallique, ce qui signifie ici un procédé dans lequel un métal quelconque est amené à l'état de fusion pen- dant l'exécution de la soudure.
Une des difficultés de la soudure de tôles par un procédé de fusion métallique et particulièrement de la soudure par fusion au gaz ou à l'arc électrique est la propagation de la chaleur de la soudure dans les matières à souder. Cette difficulté est particulièrement sérieuse lorsqu' il s'agit de souder une tôle mince à une pièce de section plus importante, ou de souder ensemble deux tôles minces. La propagation de la chaleur dans la tôle mince entraîne des déformations considérables au voisinage de la soudure. On a déjà essayé d'éviter cette propagation de la chaleur en main- tenant une surface de la tôle mince, .voisine de la soudure à exécuter, en contact avec un gros bloc d'un métal bon conducteur de la chaleur, par exemple le cuivre.
L'application de ce procédé visant à éviter la propa- gation de la chaleur hors de la zone de soudure est souvent malaisée lors- que les tôles à joindre sont plates, et presqu'impossible lorsqu'il faut joindre des tôles courbées dans plus d'un plan. Un but de la présente in- vention est d'éviter ou de réduire ces difficultés.
L'invention procure un procédé de soudure de métaux par un procé- dé de fusion métallique dans lequel une zone du métal voisine de la zone en voie de fusion est refroidie par un courant d'anhydride carbonique sous forme de gaz, de liquide ou de. neige ou d'une combinaison de ces états, dans le but de réduire la propagation de la chaleur depuis la zone chauffée dans le métal qui entoure cette surface.
Le courant d'anhydride carbonique peut être amené par un ou plusieurs orifices, par exemple des ajutages ou tubes capillaires, d'un diamètre intérieur pouvant atteindre 30 millièmes de pouce (0,76 mm) et qui peuvent être facilement montés sur l'appareil de soudure. Au lieu d'ajutages ou de tubes capillaires ordinaires, on peut utiliser un orifice conformé comme un bec de gaz papillon. Le courant d'anhydride carbonique ainsi débité forme une barrière refroidie entre la soudure et le reste de la matière à souder. Dans le cas de deux tôles minces à souder l'une à l'autre, des courants d'anhydride carbonique peuvent être amenés de part et d'autre de la soudure.
En outre, les courants d'anhydride carbonique peuvent être diragés sur le côté de la matière où s'effectue la soudure ou du côté opposé.
Dans certains cas, il peut être avantageux d'appliquer l'anhydride carbonique aux deux côtés de la matière. Pour le soudage à la main, l'orifice à anhydride carbonique peut être attaché à l'appareil de soudage ou manipulé indépendamment, tandis que pour le soudage automatique l'orifice est préférablement attaché à l'appareil de soudage dans les cas où cet appareil se déplace tandis que la matière à souder reste Immobile.
L'anhydride carbonique amené à l'orifice peut être refroidi de façon isobare pendant son passage du réservoir d'alimentation au point de sortie pour qu'une grande partie de l'anhydride carbonique sorte de l'orifice à l'état liquide et à l'état solide. Ce refroidissement est particu- lièrement important dans les ateliers de soudage où la température ambiante est élevée parce que l'anhydride carbonique a une température critique de 31 C seulement et ne peut donc exister à l'état liquide à des températures plus élevées. Ce refroidissement isobare de l'anhydride carbonique est décrit à propos de l'emploi de ce dernier comme agent de refroidissement dans des opérations de coupe, par exemple en tournage, dans le brevet belge n 532.349.
L'anhydride carbonique peut être amené à l'orifice à partir d' un réservoir de stockage en masse ou d'un ou plusieurs cylindres portatifs ou bonbonnes. Dans ce dernier cas, les cylindres peuvent être avantageusement placés sur un chariot avec un dispositif permettant de remplacer les cylindres vides par des cylindres pleins sans interrompre le débit, comme, décrit dans la demande de brevet belge n 418.522. Le chariot peut également
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porter un réfrigérateur pour refroidir l'anhydride carbonique comme décrit plus haut.
Dans les dessins annexés, la fig. 1 montre un pistolet à souder A formant une soudure B entre une tôle mince C et une barre D. Une tube capillaire E débitant un courant d'anhydride carbonique refroidit la tôle C le long de la soudure afin de réduire la propagation de la chaleur dans la tôle.
La fig. 2 montre un pistolet à souder F formant une soudure G entre deux tôles minces H, J. Des tubes capillaires K1 et K2 projettent des courants d'anhydride carbonique de part et d'autre de la soudure pour réduire la propagation de la chaleur.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de soudure de métaux par fusion métallique caractérisé en ce qu'on refroidit une zone du métal voisine de la zone en voie de fusion par un courant d'anhydride carbonique sous forme de gaz, liquide ou neige ou d'une combinaison quelconque de ces états pour réduire la propagation de chaleur de la zone chauffée dans le métal qui l'entoure.