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La présente invention est-relative à un procédé et à un appareil pour la séparation d'avec des gaz, de particules emportées en suspension par ceux-ci ; elle se rapporte spécialement à la sép'aration de particules finement divisées qui ordinairement ne posant pas être séparées de gaz, d'une manière efficace et économique, par des procédés et appareils habituels. @
Des procédés et appareils pour l'enlèvement d'une matière en suspension hors de gaz sont bien connus et sont largement utilisés, par exemple, des tours de pulvérisation, des épurateurs centrifuges, des filtres à poches, des séparateurs à cyclone et des précipiteurs électrostatiques.
Ordinairement, un procédé et/ou un appareil de purification de gaz sont choisis eu égard à la nature des gaz et matières à traiter, et également aux considérations économiques desquelles peut dépendre le degré auquel le gaz peut être purifié.
Un sérieux problème se présentant dans la séparation de particules en suspension, d'avec des gaz réside dans l'enlèvement des particules les plus finement divisées, car la difficulté et le coût de la séparation augmentent au fur et à mesure que les dimensions de particules diminuent.
Ce problème est sépcialement important dans le traitement de gaz contenant des particules en suspension d'une dimension inférieure au micron.
Un but important de la présente invention consiste à prévoir un procédé et un appareil grâce auxquels des particules en suspension peuvent être séparées de gaz, et ce avec un degré élevé de rendement et de façon relativement peu coûteuse sur une large gamme de dimensions de particules.
Un autre but important de l'invention est de prévoir un procédé et un appareil destinés au traitement de gaz industriels en vue de l'enlèvement pratiquement total de toutes les particules en suspension contenues dans ces gaz ou entraînées avec eux.
Un autre but de l'invention est de prévoir un'nouveau procédé et un nouvel appareil, destinés à séparer d'avec des gaz, des particules en suspension de dimensions inférieures au micron.
Le procédé de la présente invention comprend, d'une façon générale, les phases suivantes s l'injection d'un courant annulaire étroit de gaz et de particules verticalement de haut en bas dans un bain -de liquide à une vitesse au moins suffisante pour barboter dans le liquide, grâce à quoi les particules sont entraînées dans ce liquide et y sont retenues ; ren- versement de la direction du courant de gaz pour séparer le gaz, de ces particules retenues dans le liquide ; maintien d'un volume relativement constant de liquide dans le bain par addition continuelle de liquide à celui-ci; l'enlèvement continu du bain, du liquide contenant ces particules, et l'enlèvement hors de ce liquide, du gaz sensiblement exempt de ces particules.
L'appareil, destiné au traitement de gaz industriels, de la présente invention comprend, d'une façon générale un réservoir fermé agencé pour recevoir un bain de liquide ; unconduit de gaz d'admission se dispo- sant verticalement de haut en bas dans ce réservoir, et ayant une ouverture de sortie espacée au-dessus mais voisine du niveau du bain de liquide lorsque celui-ci est au repos ; moyens comprenant un élément étrangleur en forme de cône, disposé concentriquement dans ce conduit de gaz, au voisinage de l'extrémité de sortie de celui-ci, et capable d'augmenter la vitesse du gaz à son point de décharge de ce conduit;
un conduit de gaz de sortie, disposé dans la partie supérieure de ce réservoir, au-dessus de l'extrémité de sortie dudit conduit de gaz d'admission et des moyens pour
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maintenir un volume relativement constant de liquide dans ce réservoir, notamment un conduit d'admission de liquide dans ce réservoir ; conduit de sortie de liquide dans la partie inférieure de ce réservoir; et des moyens pour séparer le gaz, d'avec le liquide passant par ce conduit de sortie de liquide.
On se référera à la description suivante et aux dessins annexés pour une meilleure compréhension de la manière suivant laquelle les buts ci-avant et d'autres encore sont atteints.
La figure 1 est une vue en élévation, partiellement en coupe et avec brisures partielles, d'un épurateur de gaz comprenant les caractéristiques délia présente invention.
La figure 2 est une vue en élévation partiellement en coupe et avec brisures partielles, de l'épurateur de gaz illustré à la figure 1, montrant la circulation de gaz et de liquide de lavage à travers ledit épurateur.
La figure 3 est une vue en plan de dessus de l'épurateur et d'é- léments-, associés.
La figure 4 est une vue schématique illustrant un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention.
Les mêmes numéros de référence désignent les mêmes éléments dans toute la description et aux dessins.
En se référant à la figure 1, la référence 11 désigne un réservoir fermé agencé pour recevoir un bain de liquide de lavage 20. Ce réservoir 11, désigné ci-après comme étant un réservoir de barbotage, est un réciprent fermé formé, par exemple, en bois, en béton ou en métal. Il peut être de forme rectangulaire ou circulaire, et est de dimensions convenables pour le courant gazeux qu'il est destiné à traiter.
Une ouverture 12 est prévue d'un côté du réservoir, et est conçue pour être reliée à un conduit de sortie de gaz 30 (figure 4). Cette ouverture 12 forme une sortie pour le mélange de gaz et de vaporisation venant du réservoir de barbotage, et est disposée bien au-dessus du niveau normal du bain de liquide de lavage ; elle est de préférence, voisine du sommet du réservoir, comme représenté.
Une conduite d'admission 13 pour le liquide de lavage ou d'épuration est prévue pour le réservoir de barbotage. Cette conduite d'admission est reliée à une source de liquide de lavage, non représentée, et est, de préférence, pourvue d'une vanne 13a pour le réglage de la circulation du liquide vers le réservoir. Le réservoir de barbotage est également pourvu d'un conduit de sortie 14 par lequel le liquide de lavage peut être enlevé.
Le volume de liquide de lavage dans le réservoir est, de préférence, maintenu relativement constant, en réglant les vitesses d'entrée et de sortie, en tenant compte, évidemment, de la quantité de liquide de lavage emporté hors du réservoir comme vaporisation par le courant de gaz passant par la sortie 12. Le conduit de sortie 14 s'étend vers l'extérieur, depuis un point voisin du fond du réservoir, puis vers le haut, extérieurement au réservoir, jusqu'à un niveau supérieur, à savoir un point situé à hauteur du niveau désiré du bain de liquide et à une courte distance en dessous de l'extrémi- té de sortie du conduit de gaz d'admission; puis, ce conduit s'oriente vers le bas jusqu'en un point inférieur au fond du réservoir.
Un conduit 17 s'étend du niveau supérieur du conduit de sortie 14 vers le réservoir et s'ouvre dans celui-ci en un point situé à un niveau supérieur à l'extrémité de sortie du conduit de gaz d'admission. L'agencement du conduit de sortie 14 et du conduit 17 est conçu pour libérer tout gaz entraîné avec la boue en-
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levée par le conduit 14, et renvoyer ce gaz au réservoir, en empêchant ainsi le blocage du gaz dans le conduit, ce qui pourrait gêner la circulation continue de boue à travers ledit conduit. De même) cet agencement évitant le blocage du gaz empêche tout siphonage du liquide sortant du réservoir, lorsque la circulation de gaz à travers l'épurateur est arrêtée.
Un conduit d'entrée de gaz 15 s'étend d'une source de gaz à traiter vers et dans le réservoir de barbotage. Ce conduit de gaz se dispose de haut en bas dans ce réservoir pour se terminer en une ouverture 31 située au-dessus du bain de liquide de lavage.
Un dispositif d'étranglement 16, de préférence en forme de cône, est agencé concentriquement dans le conduit 15 au voisinage de l'extrémité de sortie de celui-ci, l'extrémité conique de-l'étrangleur s'étendant vers le haut dans le conduit. L'étrangleur 16 peut être monté, de façon réglable, dans l'extrémité de sortie du conduit pour permettre un réglage de la dimension du canal formé entre ledit étrangleur et la paroi interne du conduit. Un agencement satisfaisant pour le réglage de l'étrangler est illus-tré à la figure 1, mais on peut utiliser également d'autres avancements convenables. Suivant la figure 1, un montant 32 est supporté par une base 33 disposée à peu près au centre de la base du réservoir. L'extrémité supérieure de ce montant est vissée dans un collier 21 qui est monté dans la base de l'étrangleur.
Une tige 18 s'étend du sommet de l'étrangleur à travers la paroi du conduit 15, et est montée à rotation dans un gland ou boite 19 prévue dans un coude du conduit 15. La position de l'étrangleur par rapport à la sorte 31 peut être réglée en faisant tourner la tige 18 dans une direction qui soulève l'étrangleur dans l'extrémité de sortie et augmente ainsi l'étranglement, ou en direction opposée, ce qui abaisse l'étrangleur vers l'extérieur de l'extrémité de sortie 31 et augmente ainsi l'espace destiné à la circulation de gaz entre l'étrangleur et le conduit.
Dans sa position réglée, l'étrangleur est maintenu fermement en place par le collier 21.
L'extrémité de sortie du conduit 15 peut être rendue conique vers l'intérieur de manière que, en combinaison avec l'étrangleur, la section transversale effective du canal destiné à la circulation de gaz puisse être réglée pour contrôler ainsi la vitesse du gaz déchargé du conduit.
Le réservoir illustré aux figures 1 et 2 est représenté approximativement à l'échelle de 1 mère pour 12 mètres. Ce réservoir est d'environ 1 mètre de diamètre et d'environ 1,2 mètre de hauteur. Le conduit de gaz 15 a un diamètre d'environ 45,7 cm au-dessus de l'étrangleur et se conforme en cône pour arriver à environ 33 cm à l'extrémité de sortie. L'étrangleur est d'environ 28 cm de diamètre à son point le plus large et se conforme en cône jusqu'au diamètre de la tige 18. L'ouverture de sortie 12 et le conduit qui y est rattaché ont un diamètre d'environ 45,7 cm. L'extrémité de sortie du conduit de gaz d'admission 15 est disposée au voisinage du niveau du bain de liquide,lorsque celui-ci est au repos et en dessous du niveau de l'ouverture de sortie 12.
On a trouvé qu'une installation de cette grandeur convient pour une vitesse de circulation de gaz de l'ordre de 12,2 mètres par seconde pour 113 mètres cubes par minute pénétrant dans le réservoir de barbotage par un conduit d'environ 45,7 cm de diamètre. Par exemple, avec un conduit non conique d'environ 45,7 cm de diamètre, la vitesse de circulation du gaz est accrue d'environ 12,2 mètres par seconde jusqu'à environ 30,5 mètres par seconde lorsque la plus courte distance entre l'étrangleur et le conduit est d'environ 5,1 cm et jusqu'à environ 61 mètres par seconde lorsque la plus courte distance entre l'étrangleur et le conduit est d'environ 2,54 cm.
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Dans le traitement de gaz à des vitesses relativement basses et/ou avec des charges pulvérulentes poisseuses lourdes, il peut être désirable de laver la surface de l'étrangleur grâce à des pulvérisateurs pouvant injecter du liquide de lavage sur la surface dudit étrangleur. Cette variante peut être utilisée pour compléter le bain liquide en injectant du liquide de lavage sous forme d'un courant ou d'une pulvérisation de grosses gouttelettes dans b courant gazeux en avant ou autour de l'étrangleur grâce à des pulvérisateurs qui peuvent être disposés tout autour du conduit 15 au voisinage de l'extrémité supérieure du cône 16. Un agencement convenable est illustré à la figure 1; un collecteur 41 entoure le conduit 15 au voisinage de l'extrémité supérieure de l'élément étrangleur 16.
Le collecteur 41 est relié à une conduite 42 qui est reliée elle-même à une source de liquide de lavage, tel que de l'eau. Des pulvérisateurs 40 reliés au collecteur sont espacés tout autour de la paroi interne du conduit 15 et sont dirigés vers las surface de l'extrémité supérieure de l'étrangleur.
En fonctionnement, un gaz contenant une matière en suspension circule à vitesse forcée par le conduit de gaz 15 qui peut constituer le conduit de décharge venant d'un procédé industriel, tel qu'une opération de séchage, de broyage, de grillage, de brûlage ou de fusion. lorsque le gaz dépasse l'étrangleur 16, sa vitesse est sensiblement accRUE par suite de la réduction graduelle de la section transversale effective du conduit, et le gaz est déchargé dans le réservoir de barbotage 11 sous òrme d'un courant annulaire circulant à une vitesse élevée au moins suffisante pour frapper le liquide. Ce courant de gaz annulaire entre en contact verticalement vers le bas avec le bain de liquide de lavage et est réfléchi vers le haut jusqu'au sommet du réservoir de 'barbotage.
L'interaction du courant de gaz à vitesse élevée et du bain liquide a pour résultat un effet d'éclaboussement qui forme une vaporisation dense à grosses gouttes. La matière en suspension dans le courant de gaz arrivant par le conduit de gaz 15 est entraînée dans le bain, est séparée du gaz, et est retenue par le liquide, et le gaz nettoyé est réfléchi à partir du liquide et sort du réservoir de barbotage par le conduit de sortie 30 pour aller dans un appareil d'élimination de vaporisation 35, qui peut être d'une conception courante et qui sépare la vaporisation entraînée, d'avec le gaz. Après la séparation de la vaporisation, le gaz épuré peut être libéré à l'atmosphère ou remis en circulation ou utilisé dans d'autres procédés, suivant les exigences prévalantes.
Le renversement soudain de la direction de circulation du courant de gaz dans le bain liquide établit un effet centrifugée similaire à celui qui pourrait être attendu flans un séparateur à cyclone de très petit rayon.
La vitesse élevée du courant de gaz et de sa charge dn suspension, produite par le passage à l'étrangleur, et le mouvement relativement lent du bain liquide, en même temps que l'action centrifuge dans le bain, ont pour résul- tats la pénétration dans le liquide de la matière en suspension dans le gaz, et la réceptiondans le bain, de cette matière en suspension.
Suivant la présente invention, un contact entre le gaz et le liquide est réalisé à la vitesse la plus élevée qui soit praticable. Le gaz est entraîné de force vers le bas dans le liquide, ce heurt vertical violent et la turbulence élevée résultante du bain étant des caractéristiques du développement du procédé et de l'appareil de l'invention.
Dans le procédé décrit et revendiqué ici, il n'y a pas de période prolongée de contact entre le gaz et le liquide de lavage ; contact réalisé entre le gaz et le liquide de lavage après le heurt du courant gazeux sur le liquide et le réflexion du gaz à partir de celui-ci est une chose inhérente à cette action de lavage ou d'épuration.
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Les particules en suspension dans le gaz sont recueillies sous forme d'une boue dans le bain liquide, et il est, par conséquent, préféra- ble de changer le bain de façon continue, pour assurer une opération uni- forme et efficace. Le volume du bain est diminué jusqu'à un certain-point par la quantité de vaporisation entraînée avec le gaz sortant du réservoir de vaporisation. Bien que ce liquide entraîné puisse être récupuré de l'ap- pareil d'élimination de la vaporisation, une quantité suffisante de liquide devrait être ajoutée continuellement au bain pour maintenir un volume de bain relativement constant. Du liquide de lavage frais est alimenté au réservoir de barbotage, suivant les nécessités, par le conduit 13, et le conduit d'évacuation 14 est conçu pour maintenir le bain à un volume pré- déterminé.
La composition et le traitement du liquide de lavage peuvent vari-- er suivant les exigences du procédé en association avec lequel la méthode et l'appareil de l'invention sont utilisés. Par exemple, lorsqu'on traite un gaz de chaudière en vue de l'enlèvement des cendres volantes, le liquide de lavage sera normalement de l'eau, et le liquide venant du réservoir de barbotage sera déchargé au rebut. Si le gaz à traiter contient une matière insoluble qui doit être récupérée, le liquide de lavage sera filtré et la matière insoluble récupérée comme gâteau de filtre.
Dans le cas d'une ma- tière soluble à séparer et récupérer du gaz, le liquide de lavage sera ordinairement remis en circulation ou retenu dans le bain jusqu'à ce que la concentration désirée de matière soluble ait été obtenue, et le liquide sera alors traité en vue de la récupération du produit désiré.
La profondeur du bain de liquide est normalement d'environ 15,2 à environ 45,7 cm, suivant le volume et la vitesse du gaz. On a trouvé qu'une profondeur d'environ 22,9 cm est satisfaisante pour des volumes de gaz de l'ordre d'environ 113 à environ 170 mètres cubes par minute à des vitesses de l'ordre de 46 mètres par seconde.
La surface du bain de liquide, lorsque celui-ci est au repos, de- vrait être voisine du niveau de décharge du conduit de gaz, à environ par exemple, 13 mm ou moins. Des différences supérieures à environ 5,1 à en- viron 7,6 cm peuvent avoir pour résultat un rendement amoindri, aux vites- ses relativement basses.
La quantité de liquide circulant à travers le réservoir de barbo- tage devrait varier suivant la quantité de matière solide recueillie dans le bain de liquide, et également suivant le degré auquel le gaz doit être refroidi durant l'opération d'épuration. Habituellement, la vitesse de circulation du liquide de lavage est de l'ordre d'environ 2,3 à environ
22,75 litres pour 28,3 mètres cubes de gaz. La vitesse devrait être telle que la matière solide puisse être déchargée par le conduit d'évacuation
14 sous forme d'une boue avec le liquide de lavage.
L'appareil peut être pour une large gamme de vitesses de gaz.
Des vitesses de gaz normales peuvent varier, à l'extrémité de décharge du conduit, de 15 mètres par seconde à 76 mètres par seconde pour une opération satisfaisante. Des vitesses inférieures à environ 15 mètres par - seconde ont pour résultat une diminution correspondante du rendement d'épuration. Des vitesses supérieures à environ 76 mètres par seconde peuvent être employées mais habituellement ne sont pas requises, et peuvent être impraticables dans beaucoup de cas pour des raisons économiques.
En pratique, un appareil épurateur de gaz suivant la présente invention devrait être conçu pour traiter un certain volume de gaz se déplaçant à une vitesse prédéterminée, par exemple, de l'ordre de 46 mètres par seconde. L'étrangleur peut être réglable afin qu'un rendement opératoire
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maximum puisse être maintenu dans une gamme de vitesses de, par exemple, environ 38,11 mètres par seconde à environ 53,5 mètres par seconde.
La vitesse de gaz utilisée dépendrait ordinairement de la nature de la matière en suspension, des vitesses supérieures étant désirables pour une matière qui est très finement divisée et difficile à enlever du gaz. Des vitesses relativement basses peuvent être utilisées avec une matière plus sujette à un traitement de lavage.
Des volumes de gaz allant jusqu'à environ 283 mètres cubes par minute et plus peuvent être traités, de manière convenable, dans une unité unique de la présente conception. Cependant, pour des volumes de gaz beaucoup plus élevés que 283 mètres cubes par minute, il peut être plus approprié d'utiliser deux ou plusieurs unités agencées en parallèle. Dans certains cas, il peut être préférable d'agencer deux ou plusieurs unités en série. Par exemple, une unité peut fonctionner à une vitesse de gaz de l'ordre d'environ 30,5 mètres par seconde pour enlever une partie de la charge en suspension dans la gaz traité, et une seconde unité placée en série avec la première peut opérer à une vitesse de gaz de l'ordre d'environ 38,7 mètres par seconde pour enlever la matière en suspension plus finement divisée.
Des charges de poussières, variant d'environ 35,3 mgr par mètre cube à environ 17,65 gr par mètre cube et plus, peuvent être traitées de manière efficace suivant le procédé et l'appareil de la présente invention.
Le gaz peut être nettoyé pratiquement totalement, le gaz d'échappement ne contenant que de 8,8 à 3,5 mgr, par mètre cube, de matière:' en suspension ou moins, sous des conditions normales- de fonctionnement.
Les exigences de tirage pour le passage du gaz au-delà de l'étrangleur et à travers le réservoir de barbotage et le système d'élimination de la vaporisation à l'atmosphère peuvent être de l'ordre d'environ 5,1 à environ 51 cm d'eau suivant des facteurs tels que les volumes et vitesses de gaz. Généralement, les exigences de tirage à travers le réservoir de barbotage sont d'environ 1,5 fois la pression à l'étrangleur.
En vue d'obtenir les meilleurs résultas, la largeur de l'ouverture de décharge entre l'étrangleur et le conduit ne devrait pas être supérieure
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à environ 5,1 à 7,6 crA..cBC.,xo' lu^ Brande1t ,1ar-ge une partie du gaz ve- nant du conduit peut échapper au contact avec le liquide de lavage, ce qui a pour résultat une diminution du rendement de lavage.
Le procédé et l'appareil de 'La présente invention sont largement applicables, et on a trouvé qu'ils sont très efficaces pour l'enlèvement de cendres volantes, de poussières et autre matière finement divisée, de gaz d'échappement industriels. L'exemple suivant se réfère au traitement de cendres volantes provenant d'installations à chaudière.
Un gaz d'échappement d'une installation à chaudière chauffée au charbon pulvérisé contenait une charge de poussières d'environ 7,062 gr par mètre cube de gaz après passage à travers un collecteur de poussières sèches.Ce gaz d'échappement était passé d'abord à travers une tour de vaporisation habituelle pour refroidir le gaz et enlever les plus gros constituants de la charge de poussières.Le gaz étant ensuite passé travers une série de deux installations à réservoir de barbotage et étran- gleur, telles que celle décrite et illustrée ici. La vitesse de gaz était de l'ordre de 24,4mètres par seconde au-delà du premier étrangleur et de 30,5 mètres par seconde au-delà du second étrangleur.
Le gaz sortant du second réservoir de barbotage était envoyé à travers un appareil d'élimination de vaporisation et ensuite libéré à l'atmosphère par un ventilateur. La chute de pression totale, de l'entrée de la tour de vaporisation
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à l'atmosphère, était de 25,4 cm d'eau, et l'exigence globale en liquide de lavage, qui était de l'eau dans ce cas, était de 0,5 à 0,8 litre d'eau par mètre cube de gaz. Le rendement global d'épuration sur la charge de poussières de 7,062 gr par mètre ube dépassait 99,5 %'
Des rendements d'épuration dépassant 99,5 % ont été également ob- tenus lorsqu'on traite le gaz d'échappement provenant d'opérations de pulvérisation de charbon, dans une installation à réservoir de barbotage et étrangleur.
On a obtenu des résultats similaires, lorsqu'on traite le gaz s'échappant par le système de ventilation d'opérations de broyage de minerais et lorsqu'on extrait des composés de fluorure et de fluorsili- cate en suspension dans le gaz d'échappement provenant d'installations de traitement d'engrais ou agents fertilisants.
Il y a beaucoup de fumées industrielles qui contiennent une matière en suspension qu'il est extrêmement difficile de récupérer. Cette matière en suspension est habituellement composée de particules d'une dimension inférieure au micron et ne réagit pas au traitement par des moyens courants, tels que des épurateurs centrifuges, des filtres à poche ou des précpiteurs électrostatiques, et ce dans des limites d'une conception économique.
Par exemple, des,composants en suspension dans la fumée développée lorsqu'on sèche des produits fertilisants, tels que du phosphate d'ammonium obtenu par l'ammoniation d'acide phosphorique produit en faisant réagir de l'acide sulfurique avec une roche de phosphate, peuvent être déchargés à l'atmos- phère sous forme d'un brouillard bleu visible, bien que la concentration de matière en suspension dans le gaz libéré à l'atmosphère ne soit que d'en- viron 35 à 71 mgr par mètre cube.
Une telle matière intangible peut être pratiquement éliminée et récupérée par traitement du gaz suivant le système illustré à la figure
4. Le gaz passe d'abord par une tour de vaporisation habituelle 36 pour le refroidir et enlever la matière retivement grosse. Le gaz refroidi et partiellement nettoyé peut alors être envoyé dans un appareil courant d'io- nisation électrostatique 37 qui conditionne les aérosols et les particules ultra-microscopiques. Le gaz peut être alors traité suivant le procédé et l'appareil décrits ici. Le rendement;global de ce système sans l'appareil d'ionisation électrostatique peut atteindre 97%, et pourtant la concentra- tion de brouillard bleu visible déchargé à l'atmosphère peut ne pas être très réduite.
En insérant l'appareil d'ionisation électrostatique dans le système en avant du réservoir de barbotage, le rendement global de l'épura- tion est augmenté jusqu'à une valeur de l'ordre de 99,5% avec une concen- tration n'atteignent que 7,1 mgr ou moins, par mètre cube, de matière en suspension dans le gaz libéré à l'atmosphère, et le brouillard bleu est totalement éliminé.
La principale fonction de l'appareil d'ionisation électrostatique est d'ioniser les particules en suspension, qui peuvent être alors plus facilement enlevées du courant gazeux dans le réservoir de barbotage. Le conditionnement des particules, réalisé par l'appareil d'ionisation élec- trostatique n'est pas tout à fait compris, mais il peut consister en ce qu'une certaine agglomération des particules est obtenue et il semble qu'il y ait un certain autre effet de charge électrostatique qui rend 'les particules aptes à être traitées par le procédé et l'appareil d'épuration de la présente nvention. Les exigences de conception et de voltage de l'appareil d'ionisation électrostatique sont semblables à celles d'un pré- cipiteur électrostatique, sauf que l'appareil d'ionisation ne requiert qu'une fraction de la surface de l'électrode.
Le procédé et l'appareil d'épuration de gaz de la présente invention
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possèdent beaucoup d'avantages importants. L'appareil est très efficace e: peut 1tre utilisé pour séparer d'un gaz, une matière en suspension, pour une large gamme de dimensions de particules avec un degré élevé de rende- ment et avec un très faible capital d'investissement et peu de frais de traitement. De même, l'appareil peut être incorporé dans un système cou- rant d'épuration de gaz pour un but déterminé, tel que pour la séparation d'avec le gaz, de particules extrêment finement divisées qui ne peuvent pas être séparées par un appareil courant. L'appareil de l'invention est d'allure ramassée avec, en conséquence, de très petits besoins de surface.
Il peut être construit et installé à frais relativement bas et est de fonctionnement pratiquement automatique, en exigeant très peu de surveil- lance après avoir été réglé pour les conditions de courant gazeux qu'il doit traiter.
Il doit être entendu cependant que des variantes peuvent être ap- portées au mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, décrit et illus- tré ici, et ce sans se départir pour cela de l'esprit du présent brevet.
REVENDICATIONS.
L. Le procédé de séparation de particules en suspension, d'avec des gaz industriels, qui comprend : l'injection d'un courant annulaire étroit de gaz et de particules verticalement de haut en bas dans un bain de liquide à une vitesse au moins suffisante pour barboter dans le liquide, grâce à quoi les particules sont entraînées dans ce liquide et y sont retenues ; le renversement de la direction du courant de gaz pour séparer le gaz, de ces particules retenues dans le liquide ; maintien d'un volume relativement constant de liquide dans le bain par addition continuelle de liquide à celui-ci; l'enlèvement continu du bain, du liquide contenant ces particules; et l'enlèvement hors de ce liquide, du gaz sensiblement exempt de ces particules.