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La présente invention concerne de façon générale,la réfrigération des denrées périssables, comme les produits des industries horticoles, agri- coles et d' emballage des viandes, et plus particulièrement le refroidisse- ment des viandes, dont elle vise à réduire les pertes en eau au minimum afin d'éviter non seulement une déperdition en poids, mais également une détérioration de la texture de la viande réfrigérée et de sa présentation.
L'invention fournit un procédé de refroidissement et de réfri- gération pour les denrées périssables sans dessiccation excessive, et consiste à placer celles-ci, de la viande par exemple, dans un espace clos, et à y introduire de l'air sursaturé d'eau à l'état de vapeur en quantité supérieure à celle que l'air peut retenir normalement dans les conditions de pression et de température existantes, et non' comme un excès d'eau en sus- pension dans l'air sous forme de particules d'eau libre.
Dans les installations actuelles de refroidissement des viandes à température de magasinage sûre, les quartiers de viande venant de l'abat- toit, sont suspendus dans un espace réfrigéré dont le refroidissement s' effectue par convection au moyen de parois tubulaires à travers lesquelles on fait circuler un liquide frigorigène comme de la saumure.Même pn n'in- troduisant pas d'air frais à-l'intérieur de l'enceinte réfrigérée,la perte de poids due à l'évaporation de l'humidité de la viande pendant la période de temps nécessaire pour amener cette dernière à la température de conservation, atteint 2 ou 2,5%, puis la perte de poids se stabilise aux environs de 0,5% par jour.On pense que cette déperdition de poids représente la perte en eau de la viande par dessiccation dans,
le milieu où elle est suspendue pour être refroidie.Cette diminution de l'humidité de la viande représente non seulement une perte immense lors de la vente de celle-ci,ou des autres denrées périssables, mais elle est également indésirable tant du point de vue de la qualité et de la texture que du goût et de la présentation.
La présente invention se propose de fournir un procédé de refroidissement des viandes réduisant de façon sensible la quantité d'humidité perdue par celles-ci ; opère une réfrigération rapide et efficace des vi- andes et autres produits alimentaires, en augmentant ainsi non seulement la quantité de viande pouvant être refroidie dans un espace donné par unité de temps,mais en réduisant également la durée de la réfrigération et de ce fait,l'espace de temps disponible pour la déperdition d'humidité pendant le cycle de refroidissement;qui évite la présence d'humidité libre à la surface des viandes et de cas fait l'avarie ou la décoloration par ressuage ou autres réactions que cette humidité est susceptible de provoquer;
qui est adaptable non seulement à la réfrigération des viandes, mais sonvient également à la conservation d'autres produits alimentaires et de produits refermant de l' humidité comme un élément utile, par exemple des légumes, des fleurs, des fruits et d'autres produits alimentaires, et corrélativement l'invention a pour but de fournir un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé de réfrigération.
En bref,la présente invention consiste en un procédé de réfrigération dans lequel une chambre close, contenant les quartiers de viande, ou d' autres denrées périssables à refroidir, est maintenue à la température de réfrigération par une circulation d'air pénétrant dans la chambre à l' état sursaturé et qui, de préférence, conservera cet état à l'intérieur de celle-ci.Le terme " sursaturé" signifie que de la vapeur d'eau est présente dans l'air en quantité supérieure à celle que l'air est normalement capable de retenir dans les conditions de température et de pression existantes,cet état devant être différencié de la présence d'un excès d'humidité dans l' air sous forme d'eau à l'état libre, soit en particules soit à l'état d'aéro- sol,
et dans lequel la quantité d'humidité présente n'est pas supérieure celle pouvant être retenue à la saturation.
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En vue de fournir de l'air sursaturé à une chambre de réfrigéra- tion,l'air dans la chambre est recyclé et soumis pendant le recyclage à une compression, à un refroidissement et à une détente, Dans le stade de compres- sion,l'air est prélevé de la chambre à l'état de saturation ou à son voisi- nage et est comprimé,par un ventilateur centrifuge par exemple, ou par un autre dispositif.Le travail que l'air subit pendant sa compression donne naissance à assez de chaleur pour provoquer une élévation de température de l'air comprimé de 2,3 à 7 C au-dessus de celle de l'air admis au stade de compression,suivant le degré de compression, de sorte que l'air qui quit- te le stade de compression aura "2,3 à 7 C d'insaturation", autrement dit,
la quantité d'humidité présente sous forme de vapeur d'eau dans l'air compri- mé serait suffisante pour le saturer à une température plus basse de 2,3 à 7 C.
L'air comprimé à l'état "insaturé" passe du stade de compression dans un dispositif échangeur de chàleur traversépar un réfrigérant qui main- tient la température des serpentins de préférence légèrement au-dessus de l'air sortant de la chambre froide pour pénétrer dans le dispositif de compression.Dans l'échangeur de chaleur, de la chaleur provenant de la com- pression est extraite de l'air,de préférence sans le refroidir à une tempé- rature inférieure à celle à laquelle il pénètre dans le compresseur, et sans l'exposer au contact d'une surface qui soit au-dessous de cette' température.
Il en résulte que la quantité de vapeur d'eau en suspension dans l'air pen- dant son passage à travers le dispositif de refroidissement reste sensible- ment équivalente à celle présente dans l'air admis au stade de compression, mais du fait que cet air est à une température plus élevée,cette quantité de vapeur d'eau peut être légèrement inférieure à celle nécessaire pour la saturation .Dans ces conditions, la tendance de la vapeur d'eau continue dans l'air à se condenser à la surface des serpentins sera faible pendant le stade de refroidissement.
Du stade... de refroidissement,dont l'air comprimé sortant peut être considéré pratiquement comme étant saturé, ou très proche de l'état de saturation par la vapeur d'eau, cet air est admis dans des turbines en vue de son expansion jusqu'à des pressions normales tout en fournissant de l' énergie en entraînant la turbine, l'air en se détendant subissant un re- froidissement qui est fonction du degré de compression qu'il a subi anté- rieurement.
Dans des conditions préférées normles et pratiques, dans lesquelles une compression de 0,035 - C, 21 kg/cm est possible,l'air subira un refroidissement d'environ 1,4 à 5,6 C.Après s'être refroidie par ex- pansion tout en fournissant du travail, la vapeur d'eau présente dans l'air à l'origine reste à l'éta'' @ vapeur, dans un état qui sera dénommé ci- après " métastable", à l'exception de petites quantités qui peuvent se précipiter autour de particules de pctissière ou autour d'autres noyaux flot- tant dans l'air, et qui sont présentsprincipalement au début du cycle de refroidissement.Etant donné que la teneur en humidité de l'air avant son expansion était égale ou très proche de la saturation,
la quantité de vapeur que renferme l'air refroidi de 1,4 à 5,6 C sera supérieure à celle suffi- sante pour saturer cet air d'une quantité qui sera désignée ci-après en disant que cet air présente une sursaturation de X degrés, autrement dit,que la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air serait suffisante pour assurer la saturation à une température plus élevée de X degrés.
En utilisant pour la réfrigération de l'air sortant de la turbins d' expansion à l'état sursaturé, ou en le détendant à travers un détendeur pour ltintroduire dans la chambre froide, on supprime à peu près entière- ment une évaporation de l'humidité à la surface des viandes conservées,ou autres denrées périssables, ce qui réduit, et en pratique élimine complè- tement toute perte de poids de la viande pendant le cycle de refroidissement
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et réfrigération,Du fait de la présence d'air à l'état sursaturé,il est possible pour la première fois de faire circuler l'air à grande vitesse sur les viandes, ou autres produits, afin de réduire au minimum l'épaisseur de la couche statique d'air qui isole les viandes ou autres produits,
et par suite d'augmenter fortement la vitesse du transfert de chaleur de la viande, sans pour autant accroître les pertes de poids par dessiccation.
Dans le passé,les mouvements rapides d'air sur les viandes étaient à proscri- re, car la vitesse de dessiccation de la viande s'en trouvait augmentée dans une prpportion que ne pouvait plus compenser l'augmentation de vitesse de leur refroidissement.Ainsi) l'utilisation pour le refroidissement d'air sursaturé renfermant de l'humidité sous forme de vapeur, par opposition à la présence d' humidité libre du d'air " insaturé" accélère grandement le régime du transfert de chaleur de la viande, ou d'autres denrées périssables, sans entraîner de dessiccation'excessive,en'permettant ainsi dé réduire notamment la durée du cycle de refroidissement,' ce qui a pour'effet non seul lement de réduire le temps'disponible pour les pertes de poids,
mais augmen- te également le roulement de la chambre froide et en permet une-utilisation plus efficace,
En essayant de réduire la dessiccation au minimum, Zarotschenzeff (Brevet des Etats-Unis d' Amérique N 2.065.358 du 22 décembre 1936) et d'autres ont utilisé de l'air réfrigéré dans lequel ils introduisaient de la saumure ou de l'eau sous forme d'une pluie fine ou atomisée (aérosol), en quantités supérieures à celles pouvant être présentes dans l'air comme vapeur d'eau.Toutes les lois de la nature s' opposent à l'évaporation de plus de vapeur que ne peut en retenir l'air à l'état saturé, de sorte qu' il n'est pas possible d'obtenir de cette manière de l'air sursaturé de fa- çon assurée.
Lorsque de l'air saturé, ou proche de la saturation,entre en contact avec la couche d'air plus chaud proche de la viande et en est réchauffé, cet air réchauffé devient soudain relativement plus fortement insaturé,de sorte qu'il devient capable d'absorber des quantités supplémentaires d' humidité.Il se produit une compétition entre l'humidité libre dé l'air et celle de la viande,afin de compenser ce manque d'humidité de l'air, ce qui a pour résultat de produire une dessiccation)bien qu'il soit possible qu' elle soit inférieure à celle des procédés antérieurs.De plus, la présence dans l'air d'une trop grande quantité d'humidité libre peut être nuisible en ce qu'elle peut permettre à l'eau de se déposer à la surface de la viande,
ce qui lui confère un état mouillé pouvant amener une décoloration et un ressuage et même entraîner l'avarie de cette viande,
On a établi-que la vapeur d'eau peut être présente dans l'air en quantités correspondant à la sursaturation lorsquelle est cré@@ par un procédé d'expansion du type décrit,Il se produit un état sursaturé à la su.L- te de l'expansion d'air voisin de la saturation et qui semble être un é- qulibre métastable ,c'est-à-dire un état qui reste stable en présence de petites perturbations, ou de perturbations infinitésimales et en l'absence de perturbations importantes mais qui paut se condenser et former des particules d'eau libre autour de noyaux, comme de petites particules de poussière ou d'électrons introduits par des impulsions électroniques,
De telles particules d'eau libre se formeront en petites quantités surtout au début du cycle: de refroidissement, jusqu'à ce que les particules de poussière présentes dans l'air en aient été extraites, et bien qu'elles soient observables au microscope, la quantité de vapeur d'eau se condensant en eau libre apparaît comme étant négligeable en ce qui concerne le maintien de l'état métastable de la saturation.
La chambre froide de 1'installation de réfrigération représentée sur les dessins annexés peut contenir environ 200 quartiers de boeuf, et
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permet de refroidir la viande de bocuf depuis la température d'abatage,qui est d'environ 38 C, jusqu'à la température de conservation d'environ 4,5 C, puis de les maintenir à cette température jusqu'à leur enlèvement pour être transportés dans le circuit de consommation.
Sur les dessins:
La fig. 1 est une vue schématique en élévation d'un mode de réalisation d'une installation selon l'invention.
La fig. 2 est une vue de côté du dispositif de réfrigération appliqué pour la mise en oeuvre de l'invention.
La fige 3 est une vue de face du dispositif de la fig. 2, avec des parties arrachées en vue d'en laisser apparaître la construction intérieure.
Les figs. 4 et-.-5 sont des coupes du ventilateur appliqué pour la mise en oeuvre de l'invention.
La fig. 6 est une coupe de la turbine de la fig. 4, et
Les figs. 7 et 8 sont des courbes représentant le rendement en service dans diverses conditions de mise en oeuvre de l'invention.
La fig. 1 représente schématiquement une construction pour la réfrigération de quartiers de boeuf.La chambre froide 10 est pourvue de parois calorifugées 11 et comporte des barres en U ou rail@s 12 qui sont suspendus au plafond et servent de support aux rails de transport 13 qui sont utilisés pour amener les quartiers de boeuf 40 de la chambre d'abattage dans la chambre froide, et duquel ils pendent accrochés à des crochets 14 jusqu'à ce qu'ils aiett été refroidis à une température assurant leur conservation, ou jusqu'à ce qu'ils soient distribués.
En sortant de l'abattoir pour entrer dans la chambre froide,les quartiers de boeuf ont une température d'environ 38 C.La température de la chambre froide elle-même peut s'élever jusqu'à environ 4,5 C,du fait de l'arrêt du recyclage de l'air réfrigérant pendant le chargement et le déchargement de la chambre.
Le dispositif de réfrigération est logé dans une chambre séparée 15, située au-dessus de la première,avec laquelle elle communique par des ouvertures 16 ménagées dans son plancher au voisinage des parois latérales 11, en-'regard des sorties de l'air à grande vitesse du dispositif de réfrigération, ainsi que par une ouverture 17 pratiquée dans le plafond 18 de la chambre froide et qui communique avec l'entrée 19 d'un ventilateur centrifuge du dispositif de réfrigération.
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Le -dispositif:' de : réfrigération, qui' est? eprésân.tê.lîx.s¯ en".é-al â lâ ¯f.g*2y compréîà. =une enveloppe 20 comportant un@ -aha.mbre:d:n:t1!::ée' .èomrnuniqü.rt .-a a 1 oirue 1 T qui lâ.e .ie à 1 "ebpàte wréfWig5rà4bmnuni- 4uant--avàd v, chambr8-dentrée 0 et logée a3.alètent à stè¯âen3$re se trouve une :,:éhain'l:D:.e de 'ventilateur 21 renfermant un'vei%ilàtsUoe.22i,n.iaiZlettte multiples solidaire'd'une partie médiane de. 'l:1'a:cbre dè.iman tission 23,Un moteur tâs::mde2 est relié au moyen de. courroies 251çxeq;1'a1é bre .2.3,auquel l-'!E!'a&et-un<Bjbuvemeht .8 ùroat3txi௠l.a Vitesse voulue.
Le ventilateur lui-même est du type à ailettes multiples et comporte une entrée 26 en forme de col au centre, munie d*ailettes 27 recourbées en arrière par rapport.au rayon afin de refouler l'air depuis la périphérique de la couronne à ailettes radialement vers l'extérieur dans le,carter, sous une pression d'environ 0,035 à 0,21 kg/cm .La chaleur de la compression a pour effet d'augmenter la température de l'air,ainsi qu'il
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a, éé é.eit il est clair qu' il est possible de faire varier la pression et la chaleur de compression suivant le'3 dimensions, le type et la
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vitesse du ventilateur utilisé,ainsi qu'en fonction des moyens mis en oeuvic pour faire varier et commander le débit de l'air.
Une chambre 29, communiquant avec la sortie 28 de la chambre du ventilateur est formée d'une tôle dont les dimensions augmentent depuis cette sortie du carter du ventilateur jusqu'à un faisceau de serpentins de refroidissement 30 à travers lesquels circule un réfrigérant destiné à ex- traire la chaleur née de la compression dé l'air comprimé qui les traverse.
En vue d' obtenir un transfert de chaleur efficace et de refroidir uniformément l'air pendant son passage entre les serpentins de refroidissement, il est préférable d'introduire les fluides réfrigérants de manière qu'ils circulent depuis l'extrémité par laquelle l'air quitte la zone de réfrigération vers l'extrémité par laquelle cet air entre, afin de créer dans les serpentins une circulation à contre-courant, assurant une réduction de température progressive et uniforme de l'air, qui se trouve insi au contact avec les parties de serpentin ayant la plus basse température lorsqu' il quitte la zone de refroidissement.La vitesse de l'air pendant qu'il passe sur les serpentins, ou sur d'autres dispositifs de refroidissement, a relativement peu d'importance,
car la température des serpentins est maintenue légèrement supérieure à celle de l'air avant sa compression,ainsi qu' il a été décrit, de sorte que l'air en passant entre les serpentins est moins saturé que l'air entrant et ne touche aucune surface capable de provoquer une sursaturation susceptible de susciter sa condensation.
Le faisceau de serpentins de refroidissement 30 barre l'ou vertu- re d'une chambre d' air 31 qui a les dimensions voulues pour s'étendre au delà des serpentins à la fois en hauteur et latéralement afin de diviser l'air comprimé et en diriger des courants séparés depuis leurs extrémités opposées vers l'avant à travers les chambres 32 vers les ouvertures d'entrée ménagées dans les carters 33 et 34 de deux turbines disposées de part et d'autre des chambres d'entrée 20 et 21 du ventilateur, dans leur alignement axial.
Ainsi que le montrent les figs. 4 et 5,chaque carter 33 et 34 renferme une turbine à ailettes multiples 35 montée rotatif sur l'arbre commun 23, sur lequel le ventilateur est également monté rotatif dans le même sens et à la-même vitesse.Les ailettes 36 sont disposées radialement et équidistantes entre elles autour de la périphérie de la roue de la tur- bine .Les extrémités 37 des ailettes du pourtour de la roue de la turbine qui sont du côté de l'entrée font un angle légèrement décalé en avant par rapport au rayon, alors que les parties .curvilignes 38 qui forment la partie intérieure des ailettes font tournées dans le sens contraire à la rotation de la turbine, afin qu' lair sortant ait un minimum de force centrifuge ou d'énergie, ainsi qu'il sera expliqué ci-dessous.
Les ailettes de turbine tournent à l'intérieur d'un carter comportant des plaques de guidage fixes dont le profil est conforme au profil latéral des ailettes afin de délimiter le parcours du courant d'air comprimé pendant sa détente, durant laquelle cet air fournit du travail et entra±ne la turbine avant de gagner, en venant de la périphérie le col de la turbine.Le travail fourni par l'air pendant son expansion est utilisé .comme énergie transmise directement à l'arbre 23 et concourt à l'entraînement du ventilateur-compresseur, l'énergie complémentaire étant fournie, suivant les besoins, par le moteur 24',L'air détendu et réfrigéré, renfermant de la vapeur d'eau en quantité supérieure à celle de saturation, sort de chacun des carters de turbine axialement du col du carter et est dirigé contre les parois latérales 11 opposées,
afin de circuler par gravita à travers les ouvertures 16 et de gagner ainsi la chambre froide située au-dessous.
Le cycle de réfrigération peut être divisé en'deux phases, qui
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seront dénommées ci-après l'une : phase initiale ou état;, instable, et l'autre, l'état stable.Pendant l'état instable, les conditions sont continuellement variables en ce qui concerne les températures de l'air traversant les différents stades du procédé du réfrigérant circulant dans les serpentins jusqu' à ce que la chambre soit refroidie à la température voulue,moment auquel commance le stade stable.
La température dans la chambre froide montera rarement au-dessus de 4, 5 - 7 C pendant que le dispositif de réfrigération est mis hors d' action et que la chambre est ouverte pour être remplie ou vidée des quartiers de boeuf ou d'autres denrées périssables .Habituellement, la quantité d'humidité de l'air de la chambre froide sera suffisante pour fournir l'état de sursaturation dans les conditions existant à l'état stable *.Au cas où cette humidité serait insuffisante, la quantité d'humidité nécessaire, ou même davantage pourrait être introduite au moment même du démarrage sous forme de jet pulvérisé,
ou bien la petite quantité d'humidité nécessaire pour la saturation de l'air entrant au stade de la compression pourrait être soutirée partiellement des linges qui entourent les quartiers de boeuf,ou. encore des sources d'humidité seraient prévues à l'intérieur de la chambre froide, mais il est préférable que l'humidité supplémentaire soit introduite d'une source extérieure.
Au cours du stade initial,le réfrigérant qui circule dans les serpentins est modifié de manière à maintenir la température de ces derniers au degré voulu au-dessus de la température de l'air entrant dans le ventilateur de compression, et ce afin de réduire au minimum la condensation,ainsi qu'il a été décrit précédemment.A cet effet, il est possible d'utiliser des dispositifs classiques de mélange commandés par des thermo-couples en vue de doser la quantité de réfrigérant à environ 0 C qui est mélangée au réfrigérant recyclé venant des serpentins, en vue d'obtenir la température désirée du réfrigérant en circulation, ou encore d'utiliser un registre afin de régler le débit du réfrigérant circulant dans les serpentins en réponse aux réactions d'un thermostat qui, de préférence, sera logé dans le courant de l'air sursaturé sortant de la turbine.
Au cas où le degré de sursaturation dans la chambre froide est tel que l'air qui pénètre dans le ventilateur de compression renferme encore un degré sensible de sursaturation, il peut se produire une condensation très limitée dans les serpentins de refroidissement afin d' éliminer l'humidité, en excès sur celle de saturation de l'air qui gagne la turbine de détente.
Cette élimination d'humidité laissera subsister dans l'air une quantité d'humidité correspondant au egré de sursaturation après détente.
Une fois que la stade stable est atteint, les conditions établies sont telles qu'aucun autre changement n'est nécessaire, et qu.'il ne se prodùit plus de condensation dans les serpentins de refroidissement; le degré de sursaturation voulu de l'air réfrigère introduit dans la chambre est ainsi maintenu, ainsi qu'il a été exposé précédemment au cours de la discussion théorique.
On comprend que le stade initial ou instable peut n'exiger que six heures environ, mais la viande étant mauvaise conductrice de la chaleur,elle ne sera pas encore refroidie à coeur à la température de conservation,de sorte qu'il peut être nécessaire de continuer à faire fonctionner le dispositif à l'état stable pendant encore dix-huit heures ou davantage,afin que les quartiers de boeuf soient refroidis à coeur.
En pratique, il est avantageux de maintenir le degré de sursaturation aussi élevé que;le permettent les conditions pratiques, afin d'assurer la présence d'une quantité d'humidité suffisante pour combattre la dessiccation des denrées périssables enfermées dans la chambra froide.
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On a constaté que'le-degré de sursaturation est en grande partie fonction de la chute de température dans la turbineEtant donné que la pression d'en- trée de la turbine est essentiellement égale à celle à la sortie du compres- seur, il est plus simple d'être à même de faire varier le débit du mélange air-vapeur d'eau qui traverse 1' appareil sans changer le rapport de compres- sion que développe la machine.
On a constaté qu'il était possible de maintenir un degré constant de sursaturation entre les limites pratiques de 0,09 à 4, 7 C, dans des con- ditions d'exigences moindres de réfrigération, en prévoyant un rapport de compression constant dans le compresseur mais-en réduisant le débit du cou- rant d'air/vapeur d'eau à travers le dispositif de réfrigération à l'aide de volets ou registres de turbulence réglables à l'entrée du ventilateur- compresseur.On peut obtenir en outre le degré constant de la sursaturation désirée en combinant les registres d'entrée et un réglage de vitesse,pour réaliser ainsi une sursaturation calculée de manière à être'la plus convenable pour les produits particuliers à conserver, tout en exigeant le minimum de dépense d'énergie et de réfrigération.
La courbe A de la fig.7 peut servir à représenter les conditions de fonctionnement d'un compresseur type.Ce dernier est choisi, en général pour travailler à son régime de pointe A-A où à son voisinage.Le fonctionne- ment à charge réduite à gauche de A-A est possible, mais il est à remarquer que le rendement tombe rapidement.L'utilisation de registres d'entrée réglables permet un fonctionnement $ charge réduite sans perte appréciable de rendement, ainsi qu'il ressort de la courbe B (fig. 8).
Les lignes en traits pleins représentent le fonctionnement avec des registres grands ouverts et correspondent à celui d'un compresseur sans registres d'entrée.Les lignes en pointillés concernent le même compresseur, les registres étant partiellement fermés, et le compresseur.tournant à la même vitesse.Ainsi qu'il ressort de l'examen des courbes, le rendement de pointe se déplace de A à B en réponse à la fermeture des registres et la pression engendrée décroît légèrement.
Au cas où il serait souhaitable d'obtenir une sursaturation plus accentuée, on pourrait y parvenir en engendrant des pressions plus élevées dans le compresseur.Il est également possible d'accélérer la vitesse du compresseur pour obtenir- des pressions plus élevées, et de fermer les registres afin de ramener le courant à sa valeur initiale ou au-dessous.En accélérant le compresseur, la pression augmente comme le carré de la vitesse et le volume en quantité directement proportionnelle à celle-ci, la puissance motrice augmentant comme le cube de la vitesse.En utilisant une commande par registres de turbulence d'entrée et une commande de vitesse, on peut augmenter la pression afin d'obtenir le degré de sursaturation voulu, cependant que les registres seront fermés pour en maintenir le volume constant.En agissant ainsi,,
la puissance croît seulement comme le carré de la vitesse, au lieu du cube, et fournit ainsi un fonctionnement plus efficace, en même temps que le règlage désiré de la sur saturation.
Bien entendu, il peut se présenter des cas dans lesquels il est souhaitable de faire subir à la viande une courte dessiccation au stade initial du cycle de réfrigération, afin de sécher les lignes et de conditionner la viande par exemple.Il est'possible, par une commande appropriée,de maintenir pendant une courte durée un certain degré d'insaturation, puis de passer aux conditions de sursaturation décrites dès que le besoin s'en fait sentir,une fois la dessiccation voulue obtenue, afin de maintenir des conditions réglées pour la réfrigération de la viande.
Il est évident que les conditions de refroidissement peuvent changer avec les différents produits, mais que la présence d'une atmosphère
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sursaturée reste également souhaitable pendant la plus grande partie du cy- cle de réfrigération, et de préférence tout au long de celui-ci.Par exemple, dans le cas du boeuf ou d'autres viandes, il est préférable dé refroidir à une température inférieure à 4,5 C et de préférence de l'ordre de 0,3 à 3,3 C, de sorte qu'il convient de maintenir les conditions pour l'introduc- tion de l'air sursaturé entre des limites de température de -0,5 à 2 C,avec au moins 0,5 C et de préférence entre 1,à 4,7 C de sursaturation.Avec des légumes, des fleurs ou avec du poisson, la température peut être différente.
L'exemple ci-dessous, montre un cycle typique de refroidissement de la viande de boeuf venant de la zone d'abattage.
Pendant que les quartiers de boeuf fraîchement tué sont emmagasi- nés dans la chambre froide, la,température de celle-ci peut monter aux alen- tours de 4,4 et 7 C. Lorsque la chambre est fermée hermétiquement et que le cycle de réfrigération démarre, sa température est abaissée pendant le stade instable jusqu'à environ -0,5 C en 6 heures environ, et est ensuite maintenue à cette température pendant toute la durée du stade stable.L'air qui pénètre à l'entrée du ventilateur sera d'ordinaire à environ 0,9 C au- dessus de la température moyenne de la chambre, et l'état stable s'établira autour de 0,5 C.Pendant son passage à travers le compresseur, la pression d'air montera à 0,035 - 0,21 kg/cm2 et la température s'élèvera à 7 C envi- ron.
Pendant le passage dans les serpentins de refroidissement la quan- tité de chaleur extraite de l'air ramènera sa température à environ 1,7 C, tout en le maintenant à une pression comprise entre 0,035 et 0,21 kg/cm .La température des serpentins peut varier suivant le rapport entre la surface et le volume, et dans l'exemple représenté, elle a été maintenue entre -2,2 et -1,7 C.En sortant de la machine de détente, l'air est à la pression de la chambre et à une température d'environ -2,2 C.Si l'air qui entre dans le ventilateur d'entrée à 0,5 C est saturé ou légèrement au-dessous de la satu- ration, la quantité d'humidité contenue, sous forme de vapeur, dans l'air sortant de la turbine à -2,2 C correspondra à l'introduction dans la chambre froide d'air ayant environ 2,3 C de sursaturation.
Il est soihaitable d'ordi- naire d'adopter un degré de sursaturation supérieur à la chute de températu- re qui se produit à travers la chambre,de sorte que l'air pénétrant dans la section de compression aura une certaine sursaturation, en entraînant ain- si une augmentation correspondante de la sursaturation de l'air sortant de la section de détente, pour entrer dans cette chambre.
Il vade soi que les moyens de réfrigération destinés à introduire de l'air sursaturé dans la .bre froide pourraient être entièrement logés à l'intérieur de cette dernière en vue de lui fournir directement l'air sur- saturé, et que d' autres changements de détail pourraient être apportés à la construction, à l'agencement et au fonctionnement de l'invention sans sortir du cadre et de l'esprit de cette dernière.