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Les abris, notamment antiaériens, sont souvent munis de sas comportant deux portes. La disposition connue présente cependant l'inconvénient que lorsqu'une porte est ouverte, l'autre peut être ouverte par mégarde, ce qui le sas inopérant. Ceci est particulièrement défavorable là où les portes sont appelées à protéger non seulement contre les gaz,mais aussi contre les éclairs de chaleur comme ceux qui se produisent lors de l'ex- plosion de bombes atomiques. Il peut alors arriver qu'un retardataire, en pénétrant dans l'abri, oublie, dans son excitation, de fermer la porte extérieure, de sorte que les deux portes se trouvent ouvertes.
L'invention vise à éliminer les inconvénients de la construction connue et consiste en ce que les portes sont munies d'un système de verrouillage établi de telle façon que la porte intérieure ne puisse s'ouvrir que lorsque la porte extérieure est fermée. Ce mode de verrouillage répond à toutes les conditions, vu qu'il s'agit essentiellement d'éviter que des retardataires, qui tentent de pénétrer dans 1 abri intérieur à l'instant du danger ne laissent la porte extérieure ouverte. D'autre part cette construction permet d'ouvrir la porte extérieure après avoir ouvert la porte intérieure, de façon que les deux portes de l'abri soient complètement ouvertes. Ainsi, on pourra pénétrer dans l'abri et quitter celui-ci en un temps relativement court. Un éclusage par groupes ne s'impose pas pour l'entrée dans l'abri ou la sortie de celui-ci.
Toutefois, lorsque l'abri est rempli d'occupants et que des retardataires veulent encore y pénétrer au moment du danger, la construction selon l'invention'assure la protection des occupants de l'abri.
Cependant, dans certains cas il peut être opportun de rendre l'ouverture de la porte extérieure impossible lorsque la porte intérieure est ouverte. A cette fin, et selon une autre caractéristique de l'invention, les deux portes peuvent être munies d'un système de verrouillage établi de telle façon que la porte extérieure ne puisse s'ouvrir que lorsque la porte intérieure est fermée.
Cette construction assure encore une protection supplémentaire, en ce sens que les deux portes ne peuvent pas demeurer ouvertes simultanément. On évite ainsi le risque de voir un préposé par exemple passer de l'intérieur de l'abri dans le sas et de là à 1 extérieur, en oubliant de fermer late intérieure, de sorte que les deux portes se trouveraient ouvertes simultanément ne fût-ce que pendant un bref instant.
Afin de permettre aux occupants de 1 abri de quitter celui-ci rapidement en cas d'urgence, on peut faire en sorte que les systèmes de verrouillage puissent s'ouvrir à la main à partir de 1 intérieur de l'abri. Ceci permet d'amener les deux portes dans la position d'ouverture, de façon que les occupants puissent quitter l'abri aussi rapidement que possibleo Cette possibilité de libération manuelle du système de verrouillage est égale.ment requise pour le cas où la porte extérieure serait par exemple ouverte ou arrachée par le souffle lors d'une explosion. Dans ce cas, la porte intériéure demeure en particulier verrouillée,si le système de verrouillage, n'a pas été détruit par la détonation.
La libération du système de verrouillage ne doit être entreprise que par les préposés ou par les personnes familiarisées avec le service d'un abrio
D'autre part il est avantageux que les systèmes de.verrouillage puissent s'ouvrir à partir de l'extérieur de l'abri, de préférence après déblocage d'une serrure de sûreté. En effet, dans le cas , par exemple, où le dernier occupant ayant quitté l'abri laisse la porte intérieure ouverte, mais ferme la porte extérieure, cette dernière ne pourra être ouverte que si 1 on a fait en sorte que le système de verrouillage puisse être libéré à partir de 1 extérieur.
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Le système de verrouillage peut être établi de diverses manières, soit pour être actionné par voie électrique, pneumatique ou simplement mécanique.
Un simple mode d'exécution consiste à soumettre une des portes à l'action d'un dispositif de blocage influencé par un organe de commande tel qu'un poussoir, un coulisseau, etc., cet organe étant déplacé, lors de la fermeture de l'autre porte, de façon à déterminer la fermeture du dispositif de blocage de la première porte.
Le verrou coulissant destiné à une des portes, ainsi que l'organe de commande influencé par l'autre porte lors de la fermeture de cette dernière, peuvent être prévus déplaçables dans le sens du plan de la porte et être reliés par deux leviers à deux bras, réunis l'un à l'autre.
A un des leviers à deux bras peut être articulé un autre levier à deux bras muni d'une poignée disposée à l'intérieur ou à l'extérieur de l'abri.
Le système de verrouillage peut être à commande pneumatique. On peut utiliser à cet effet des verrous à commande pneumatique affectés à une des portes, avec intercalation, dans la canalisation de commande connexe, de distributeurs actionnés en fonction de la position de l'autre porte.
Les portes peuvent être munies d'ouvre-porte à commande pneumatique, qui facilitent l'ouverture des portes, relativement lourdes, de l'abri.
Deux exemples d'exécution de l'invention ont été représentés schématiquement dans les figures 1 et 2 des dessins annexés.
La figure 1 est une coupe longitudinale d'un sas comportant une porte extérieure 2 et une porte intérieure 3. Sur l'encadrement de la porte intérieure est prévu un verrou 4, relié à un coulisseau 7 à l'aide de deux leviers à deux bras 5 et 6, réunis entre eux. Lorsqu'on ferme la porte 2, le bord extérieur de celle-ci s'applique, peu de temps avant la fermeture définitive, contre la surface de glissement 8 de l'organe de commande 7 et refoule celui-ci, à l'instant de la fermeture définitive, de la position montrée en pointillé, dans la direction de la flèche 9, jusqu'à la position représentée en traits pleins. De ce fait, le verrou 4 se trouve également amené dans la position montrée en traits pleins.
Le verrou 4 libère la porte 3 en vue de l'ouverture de celle-ci.
Lorsque la porte 2 est ouverte, la tension du ressort 10 ramène le verrou 4 et le poussoir 7 dans l'autre position. A la suite de ces déplacements, le verrou 4 bloque la porte 3.
La construction représentée dans la figure 3 diffère sur deux points de celle de là figure 1.
Premièrement :le système de verrouillage représenté dans la figure 1 et qui a été repris dans la figure 2, comporte dans cette dernière une poignée de manoeuvre 11. A cet effet, un levier à deux bras 12, relié à la poignée de manoeuvre 11, attaque le point de jonction des leviers à deux bras 5 et 6 par l'entremise d'une bielle. Cette poignée sert à ouvrir le verrou 4. En effet, dans le cas où la porte 2, qui avait été fermée au noment de l'occupation de l'abri, serait arrachée de sa position de fermeture par une détonation par exemple, le poussoir 7 et le verrou 4 seraient avancés sous l'effet du ressort 10, de manière à maintenir la porte 3 fernée.
Le verrou 4 peut alors néanmoins être ouvert à l'aida de la poignée
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11; les occupants peuvent donc quitter 1 abri dans un cas exceptionnel.
La poignée 11 ne doit être actionnée que par le personnel préposé.
Deuxièmement : Inexécution selon la figure 2 est munie d'une sûreté supplémentaire, grâce à laquelle la porte extérieure ne peut être ouverte que lorsque la porte intérieure est fermée. Le dispositif de verrouillage représenté dans la partie supérieure de la figure 2 se trouve du même côté que celui, déjà décrit, qui est désigné par les indices 4 à 12.
Toutefois, pour simplifier la représentation, on a situé le système de verrouillage 14-19 de 1 autre côté de la porte, ce qui contribue à la clarté du dessin.
Ce dernier système de verrouillage comporte le verrou'13 qui bloque la porte extérieure lorsque la porte intérieure est ouverte. Le verrou 13 est relié à l'organe de commande 16 par l'entremise des leviers à deux bras 14 et 15 réunis entre eux, cet organe étant également-muni d'une surface de glissement 17. o Lorsqu'on ferme la porte intérieure 3, celle-ci exerce une pression contre la surface de glissement 17 et refoule le coulisseau 16 dans le sens de la flèche 18, Simultanément, le verrou 13 est amené à la position de fermeture.
L'ouverture de la porte extérieure 2, même lorsque la porte 3 est fermée, peut être opérée à l'aide d'une poignée 19 reliée au moyen de leviers à deux bras 20 et 21 au point de jonction dés leviers 14, 15, point soumis à 1 action du ressort d'ouverture 22. En tirant la poignée 19, on ouvre le verrou 130
D'autre part, le verrou 13 peut être établi de façon à pouvoir être ouvert de l'extérieur, même lorsque la porte 3 est ouverte, mais qu'il ne se trouve dans 1 abri aucune personne pouvant actionner la poignée 19. A cette fin, on peut prévoir à l'extérieur de 1 abri une poignée correspondant à la poignée 19o Une autre possibilité consiste à munir le verrou 13 d'une serrure permettant d'ouvrir ce verrou même lorsque la porte 3 est ouverte.
Ceci empêchera l'ouverture de la porte 2 par des personnes non autorisées.
Le blocage du verrou 13, de même que la manoeuvre des poignées 11 et 19 ne doit être effectuée que par le personnel préposé.
Dans le mode d'exécution selon la figure 2, les deux portes ne peuvent être ouvertes que lorsque les deux dispositifs de verrouillage sont libérés.
Dans l'exécution selon la figure 1, les deux portes peuvent être ouvertes de l'intérieur. D'autre part, en cas d'alerte, la porte intérieure peut rester ouverte et la porte extérieure, fermée. Lorsqu'on ouvre la porte extérieure, les deux portes se trouvent ouvertes, permettant ainsi une occupation plus rapide de l'abri. On ferme ensuite en premier lieu la porte extérieure et puis la porte intérieure. Lorsqu'un retardataire ouvre la porte extérieure 2, la porte intérieure ne peut pas s'ouvrir. Le retardataire ne peut ouvrir la porte intérieure et pénétrer dans l'abri qu'après avoir refermé la porte extérieure.
REVENDICATIONS.
1. - Sas à deux portes pour abri, caractérisé en ce que les portes sont munies d'un système de verrouillage établi de telle façon que la porte intérieure ne puisse s'ouvrir que lorsque la porte extérieure est fermée.