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L'invention est relative aux barrages formés par la juxtaposition de hausses mobiles, chacune des hausses étant constituée par un panneau qui peut être, soit couché au fond de la rivière, soit relevé dans une posi- tion plus ou moins inclinée.
Le relevage et l'abaissement des hausses sont effectués au moyen d'un chariot de manoeuvre qui circule le long d'une passerelle s'étendant d'un bord à l'autre de la rivière au-dessus des hausses. Ce chariot porte un bras en deux parties, articulées. l'une sur l'autre. La partie supérieure,, @ appelée bras oscillant, est commandée par un premier moteur sur le cha- riot. A ce bras est articulée la partie inférieure, appelée bras d'accro- chage, susceptible de venir en prise avec une hausse . Au voisinage de son extrémité inférieure recourbée est attaché un câble s'enroulant sur un treuil, qui est commandé par un second moteur porté par le chariot et plus puissant que le premier.
Ces moteurs sont munis de freins automatiques, commandés électriquement, de façon à les bloquer dès qu'ils cessent d'être alimentés.
Suivant l'invention, le circuit alimentant le moteur du bras oscil- lant est fermé automatiquement au moteur du contact de l'extrémité du bras d'accrochage avec une hausse lors du relevage.
De préférence, cette automaticité est obtenue au moyen d'un relais intercalé dans le circuit du moteur du treuil de manoeuvre du bras d'accrochage et commandant au moins temporairement le circuit alimentant le moteur du bras oscillant. Ce relais intervient lorsqu'une variation sensible de l'intensité du courant se produit dans le moteur du treuil. Le relais a alors pour effet de mettre en marche le moteur du bras oscillant dans le sens du relevage.
Grâce à cette disposition, comme le courant d'alimentation du moteur du treuil augmente considérablement au début du relevage de la hausse, le relais assure automatiquement, à ce moment, la mise en marche du moteur du bras oscillant.
L'automaticité ainsi obtenue selon l'invention est particulièrement avantageuse, car dans les chariots ordinairement utilisés, où aucune auto- maticité semblable n'exi ste,le mécanicien est obligé de mettre en marche le moteur du bras à l'instant précis où le circuit du bras d'accrochage vient au contact de la hausse. Ceci nécessite une certaine adresse et, si la mise en marche était trop tardive, le bras oscillant se trouverait fortement comprimée j'il était bloqué par le frein de son moteur, il risquerait de flamber.
Il va de soi que des moyens équivalents à ceux décrits ci-dessus peuvent être utilisés pour obtenir l'automaticité conformément à l'invention. Ainsi, le moteur du bras oscillant peut être mis en marche par un contact de position qui s'établit au moment où l'extrémité inférieure du bras d'accrochage vient en prise avec une hausse. Le relaie, ayant pour effet de mettre en marche le moteur du bras oscillant, pourrait être également commandé par un dispositif d'un type classique détectant la tension du câble de relevage.
Suivant l'invention, et afin que le bras oscillant puisse éventuellement être entraîné mécaniquement en sens contraire de son propre moteur par le bras d'accrochage, on peut prévoir un embrayage à friction entre le bras oscillant et'son moteur. On peut aussi, dans le même but, au lieu d'un tel embrayage, utiliser pour le bras oscillant, un moteur à couple constant dont l'induit est, sous l'effet d'un .."fort couple résistant, en- trâîné en sens contraire du sens moteur.
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Aax dessins annexés
La fig. est une vue en perspective, montrant un chariot de manoeuvre mobile le long d'une passerelle.
La fig. 2 est une vue en élévation schématique; montrant la dispqsition du bras d'accrochage avant le relevage d'une hausse qui est couchée en position IV.
On a, en outre, représenté sur la fig. 2, en traits pointillés, la face amont d'une hausse arrêtée dansas positions I, II ou III. On y a également figuré la position 0, pour laquelle l'arc-boutant échappe aux diverses saillies de la glissière, ce qui permet de laisser la hausse redescendre en position IV.
La fig. 3 est une autre vue schématique représentant le bras d'accrochage pendant la phase initiale du relevage de la hausse à partir de la position IV.
La fig. 4 est un schéma montrant un exemple des connexions éle.ctriques qui peuvent être utilisées pour actionner les moteurs.
La fige 5 est une vue en élévation représentant l'embrayage à friction interposé entre le bras oscillant et le moteur qui l'actionne.
La fig. 6 est une schéma montrant plusieurs positions successives de la hausse, du bras d'accrochage et du bras oscillant, au cours du relevage
Sur les fige 1, 2 et 3, on voit en 1 les hausses mobiles d'un barrage et en 2 la passerelle qui surmonte le barrage. Les hausses de gauche é- mergent en position I, celles du milieu sont invisibles, parce que couchées en position IV, et l'eau s'écoule par déversement au=dessus de celles de droite, qui sont arrêtées en position III. Le long de la passerelle peut se déplacer un chariot 3. Celui-ci porte un bras oscillant 4 pivotant en 10 et solidaire d'un secteur denté 5, qui peut être entraîné dans les deux sens par un moteur 11, avec interposition de pignons démultiplicateurs 6, 7.
A l'extrémité du bras oscillant 4 est articulé, suivant l'axe 8, un bras 12 terminé par -un crochet 13 susceptible de venir en prise avec une barre 9 prévue à l'extrémité libre de chaque hausse 1.
Au bras d'accrochage 12 est attaché un câble 14, qui permet de le tirer vers l'amont, ce câble s'enroulant sur un treuil 15 qui commande un moteur 16 porté par le chariot. Ce moteur, nettement plus fort que le moteur 11, peut entraîner le treuil, soit dans le sens de l'enroulement, soit dans le sens contraire. Chacun des moteurs 11 et 16 est muni d'un frein automatique qui bloque le moteur dès que son alimentation cesse.
La manoeuvre d'une hausse consiste à la saisir dans la position où elle se trouve (position I, II, III ou IV) pour l'amener dans une autre positiono A titre d'exemple, pour amener une hausse de IV en II, on relève la hausse légèrement u-dessus de II, puis on la laisse redescendre, ce qui provoque l'appui de 1+arc-boutant sur le cran II de la glissière, l'arrêt du mouvement de descente de la hausse et le dégagement du crochet 13. A titre d'autre exemple, pour amener une hausse de I en.- III, on relève la hausse de I jusqu'en 0, puis on la laisse redescendre jusqu'en IV pour la relever un peu au-dessus de III et la laisse redescendre en III.
La première opération consiste donc toùjours à amener, par une manoeuvre volontaire, 1'articulation 8 dans une position, différente suivant que la hausse à déplacer est en position I, II, ITI ou IV, mais, dans tous les cas, telle qu'une rotation du bras d'accrochage autour de l'axe 8 amène
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ie crochet 13 au contact de la barre 9.
Des repères placés sous les yeux du mécanicien lui indiquent les orientations du bras oscillant correspon- dant à la prise d'une hausse dans les diverses positionso
Le moteur 11 actionnant le bras oscillant est, conformément à l'in- vention,placé sous la dépendance du moteur 16 du treuil 15, à l'instant précis où le contact du crochet 13 et de la barre 9 se produite A cet effet le circuit du moteur 16 comprend un relais qui entre en action en cas d'au- gmentation brusque d'intensité (provoquée par une augmentation brusque de l'effort). Ce relais ferme alors le circuit du moteur 11, qui se met en mar- che dans le sens du relevage du bras oscillant.
A titre d'exemple, et en supposant le cas de moteurs à courant con- tinu, du type série, on a représenté schématiquement, fig. 4, un système de connexions qui peut être adopté pour assurer g 1 ) la commande manuelle indépendante des deux moteurs tant que le crochet 13 n'est pas venu en con- tact de la barre 9, et 2 ) dès que ce contact s'est produit , la mise en route automatique du moteur du bras oscillant dans le sens du relevageo
Sur la fig.
4, on voit en 11 et 16 les moteurs qui sont alimentés ainsi que leurs inducteurs 21 et 26, par les conducteurs de distribution 31 et 320
Les moteurs 11 et 16 sont prévus d'inverseurs 41 et 46, à comman- de manuelle, qui permettent de changer leur sens de rotation, ou de les ar- rêter si l'inverseur est en position neutreo Alors que le moteur 16 entraî- ne directement le treuil 15, sur lequel s'enroule le câble 14, il est pré- vu oestre le moteur 11 et le pignon 6 (fig. 5), un accouplement mécanique 33 et un embrayage à friction 34, permettant ainsi au bras oscillant 4 de se déplacer dans un sens opposé à celui de l'entraînement du moteur 11, s' il est soumis à un moment antagoniste de valeur supérieure.
Le dispositif de commande automatique conforme à l'invention est constitué par l'ensemble des relais suivants @ '7 'Un relais de commande P, alimenté par le secondaire 23 d'un trans- formateur dont le primaire 22 est monté en série sur le circuit d'alimenta- tion du moteur 16. Le relais P actionne ie contact P1. permettant l'alimen- tation d'un relais d'exécution R.
Le relais R commande, outre le contact d'auto-alimentation 1 les contacts R3 et R4 normalement fermés sur les conducteurs desservant l'inverseur 41 de 11, et les contacts R et R-, normalement ouverts, situés sur des conducteurs qui permettent l'alimentation de 11 dans le sens cor- respondant au relevage du bras oscillant 4, tandis que l'inverseur 41 est mis hors circuit.
- Enfin, un relais de remise à zéro T, en série avec l'alimentation de 16 et qui actionne un contact T1 normalement ouvert, mais temporisé à l' ouverture,par. exemple de cinq secondes, et situé sur le circuit d'alimen- tation de Ro
Le fonctionnement est le suivant, en supposant que la hausse se @ trouve couchée au fond de la rivière dans la position IV de la figo 2 et qu'on veuille l'amener dans une autre position, II par exemple.
En manoeuvrant le moteur 11 par 41, on commence par amener le bras 4 à l'inclinaison correspondnt à l'accrochage d'une hausse en position IV.
Puis on arrête le moteur 11 en plaçant l'inverseur 41 en position neutre.
On actionne ensuite l'inverseur 46 dans le sens de 1.9-enroulement du câble, c'est-à-dire de la remontée du bras d'accrochage. Le relais T se
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trouve alors alimenté, ce ..1. ferme T." .Llf9':l. le K"tiills' 6 3 'Yi6!...f; ,'.... ::1!- . i c1. Yd.,. 3a b:-.F: 9 (fig"3)y sous l'effet du. poids de 13. hausse, a1J.g.L:s:nté de la pression exercée sur elle par le c(.r:'2.nt, le "GobIe 14 e tend 'brusquement. Il en résulte une forte augmentation de 1 .r ex.: du souranc d'alimentation da moteur 1 C. La variation de flux correspondante dans 22, fait débiter 23 qui excite P, provoquant 1& fermeture momentanée de P10 ceife impulsion s.zffi . à exciter R (qui demeure alimenté grâce à R ), ce gai v'.:.'\ft'e R 9 R et ferme R2 ' R mettant en marche le moteur 1 dans le sen de là C!.;9 du bras os2e- Ilant.
Le moteur 11 fournit donc pendant la course 8, 8' (fig.6) de ce bras (correspondant au déplacement 9, 9' de la hausse) un appoint de puissance, au moment où l'effort que doit vaincre le moteur 16 est le plus grand. En outre, le relèvement du bras 4 empêche le crochet 13 de quitter la barre 9, comme il pourrait avoir tendance à le faire.
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Au delà de 9', g p,s::ia pc' laquelle la hausse 1 et le bras 4 sont alignés, l'enroulement du oâble 14 continuant, le bras 4 est sollicité dans
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le sens de la descente. Ce moL; venant est passible grâce au glissement relatif des ééments de l'embrayage 34.
Conne à cei instant le moment moteur sur la barre 9, p:"0vei'3.nt de la traction du câble 14, est devenu nettement plus impor'cant 1.l26 dans la position IV initiale, et que la résistance à vaincre du fait de : e x. est Eicius forte, il est sans importance que l'ac- tion du moteur Il soit devenue résistante. Le relevage de la hausse continue donc, la barre 9 se déplaçant sur l'arc 9 19 9, tandis que l'axe 8 décrit l'arc 8' , 8.
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3rS.oe à l'asservissement réalisé par l'invention, le mécanicien qui a mis en marche le moteur 16 au. db.,-. des cpératicL1s exposées ci-dessus, n'a plus à intervenir '-:Lue pvv:t' empêcher ce moteur lorsque la hausse a lé- gèrement dépassé la position II à laquelle il désire l'arrêter. Immédiatement après il place l'inverseur 46 dans le sens de la descente et l'arc -
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boutant 20 vient en prise avec,- l'encoche ûorrespondte de la glissière 30e ce qui immobilise la hausse.
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La temporisation du ccnbact T. est suffisante pour empêcher que le relais R cesse d'être excite durant la manoeuvre de 46.
Le treuil 15 conti- nuant à dérouler le câble 14, le crochet 13 se décreche et le moteur 11 re- lève le bras oscillant jusqu'à ce que le mécanicien arrête volontairement le moteur 16 du treuil 15. T n'étant plus alors alimenté, Ts'ouvre au bout de 5 secondes, R est .désexcité et l'inverseur 41 est à nouveau en service pour une commande manuelle du moteur 11.
Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux formes d'exécu- tion décrites et que l'on pourrait apporter à celles-ci de nombreuses vari- antes sans sortir de son cadre. En particulier la temporisation de T pourrait être suffisamment grande pour que, en tout état de cause, l'articula- tion 8 du bras 4 revienne toujours en fin de manoeuvre dans la position 8' .
D'autre part, il est évident que les moteurs pourraient être alimen- tés en courant alternatif, un relais d'intensité approprié étant alors pré- vu.
Le processus qui vient d'être décrit pour la manoeuvre d'une haus- se occupant intialement la position IV, se reproduirait dans des conditions analogues si la hausse accrochée s'était initialement trouvée en position I, II ou III.
Le fait que le mécanicien est déchargé du souci de coordonner, com-
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me on doit le faire dans les chariots de manoeuvre actuellement existante la marche des deux moteurs pendant le déplacement d'une haussesimplifie beaucoup les opérationso Celles-ci peuvent notamment être effectuées par boutons-poussoirs et confiées à un simple manoeuvre.
Selon une exécution modifiée de l'invention, on utilise, pour le moteur 11 qui actionne le bras oscillant, un moteur électrique fournissant un couple sensiblement indépendant de la vitesse. Des moteurs de ce genre sont d'un usage courant pour la commande de cabestants, ou de guindeaux, et grâce à la constance du couple moteur, ils exercent, dans le sens de l'enroulement, une traction invariable sur la chaîne ou le câble qu'ils commandento Si la résistance vient à augmenter accidentellement, le câble se déroule momentatnément, mais il s'enroule de nouveau dès que la résistance a diminué.
Si l'on a recours à un tel moteur à couple constant pour le moteur 11 du dispositif décrit ci-dessus, l'embrayage à friction 34, interposé entre ce moteur 11 et le pignon 6 (fig.5) peut être suppriméo
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BE7ENDICATIONS
1 ) Des perfectionnements aux chariots de manoeuvre susceptibles de se déplacer au-dessus des barrages à hausses mobiles et comportant,pour la manoeuvre des hausses, un bras oscillant commandé par un premer moteur et supportant un bras d'accrochage pouvant venir en prise avec une hausse et actionné par un câble s'enroulant sur un treuil porté par le chariot et commandé par un second moteur placé également sur ce chariot,
ces perfectionnements étant caractérisés par le fait que le circuit alimentant le moteur du bras oscillant est fermé automatiquement au moment du contact de l'extrémité du bras d'accrochage avec une hausse, lors du relevage.