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Certaines matières possèdent la propriété d'émettre un rayonne- ment lumineux, sensible à l'oeil humain, même si elles ne sont pas soumises à une irradiation quelconque émise par une source lumineuse visible ou invisible.
La propriété lumineuse de ces matières est appelée LUMINESCENCE.
Cette luminescence apparaît anus forme de PHOSPHORESCENCE lorsque la matière emmagasine une partie du spectre visible ou invisible d'une source lumineuse qui l'irradie et la renvoie sous forme d'ondes sensibles à l'oeil humain lorsqu'elle n'est plus soumise à cette irradiation.
La luminosité de ces matières décroît dès que l'irradiation cesse et n'est plus perçue par l'oeil humain après un temps plus ou moins court; suivant la matière employée.
La luminescence de ces matières,est appelée RADIO-ACTIVE lorsque la chute de la luminosité est arrêtée par la présence dans la matière, de particules radio-actives faisant office de source irradiante interne.
La visibilité de ces matières dépend donc de plusieurs facteurs, notamment:
Du pouvoir lumineux sous forme de brillance- de la matière lumi- nescente, c'est-à-dire, dans le cas d'une matière lumineuse radio-active, de sa teneur en radio-élément, et
De l'importance de la surface recouverte de matière luminescente, c'est-à-dire une plus grande surface ayant pour conséquence une meilleure visibilité.
Il semble donc que pour obtenir une visibilité adéquate, il suffit d'augmenter d'une part la teneur en radio-élément de la matière luminescente et, d'autre part la surface recouverte de matière luminescente jusqu'à ce que la combinaison des deux donne la visibilité désirée.
Le fait d'augmenter la teneur en radio-élément de la matière luminescente pose immédiatement le problème de l'auto-destruction de la matière lumineuse par le radio-élément.
Pour obtenir une luminosité pratique initiale de 26 microlamberts- ce qui constitue encore une brillance relativement faible - il faut prévoir une perte de luminosité de l'ordre de 68% après 300 jours de vie.
Cette perte de puissance extrêmement sensible entraîne l'impossi- bilité de mettre au point une matière luminescente combinant une luminosité suffisante et une stabilité raisonnable.
Tenant compte de ce qui précède, il semble indispensable d'augmen- ter très sensiblement la surface recouverte de la matière lumineuse afin d'obtenir la visibilité nécessaire.
L'augmentation de cette surface ne constitue cependant pas la solu- tion idéale, car elle entraîne des problèmes de fabrication, d'encombrement, de prix de revient et de rendement et donne un résultat peu efficient.
Nous avons donc cherché la solution ailleurs et avons trouvé que pour éviter une destruction trop rapide de la matière luminescente par le radio-élément, il était possible de mettre au point une matière lumineuse radio-active complètement indépendate de sa charge en radio-élément.
L'exemple suivant explique ce principe:
La matière lumineuse est appliquée en épaisseur suffisante sur un support quelconque (bois, aluminium, acier, verre, etc..) et le radio- élément est appliqué, en couche transparente, sur un autre support en plexi-
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glass ou toute autre matière appropriée.
Il suffit alors de mettre en contact le support transparent con- tenant le radio-élément avec la matière luminescente de l'autre support pour obtenir une source lumineuse radio-active dont la brillance est fonction de la quantité de radio-élément.
Lorsque l'effet lumineux n'est plus désiré, le radio-élément est écarté de la matière luminescente et celle-ci ne subit plus l'effet destruc- tif de la radio-activité.
Par cette méthode, nous obtenons donc une source lumineuse radio- active qui ne s'use et ne se détruit que si les deux parties qui la compo- sent sont en contact. Lorsque le radio-élément est écarté, seule sa destruc- tion naturelle entre en ligne de compte, mais celle-ci est extrêmement fai- ble et varie suivant le radio-élément choisi. Elle peut être d'environ 50% en 25 ans.
L'application ci-dessus est purement exemplative et d'autres combinaisons peuvent être obtenues en se basant sur le même principe.
D'autre part, nous avons trouvé que la visibilité de ces matières est considérablement augmentée lorsque l'onde émise parc celles-ci est ren- voyée par une sùrface réfléchissante quelconque.
Cette augmentation de la visibilité pratique de la source lumineuse n'est pas provoquée par une augmentation de l'intensité de cette dernière, mais par une augmentation de ses dimensions, due à la présence de la ou des parois réfléchissantes.
Nous avons donc mis au point un dispositif, conçu de telle manière que la visibilité de la source lumineuse est considérablement augmentée.
Ce dispositif est caractérisé par les particularités suivantes: a) Surface émet 'ce de base:
Celle-ci est constituée par un support, métallique ou autre, opa- que ou transparent, de forme quelconque, revêtu partiellement ou entièrement de matière luminescente à radio-activateur incorporé ou indépendant. Elle sera plane, bombée ou incurvée ou d'une disposition quelconque. b) Surface réflectrice-amplificatrice:
Les parois réfléchissant l'onde ou les ondes émises sont oonsti tuées par du métal ou autre matière quelconque, coulé, soufflé, moulé sous pression, extrudé, estampé, laminé ou mandriné, ayant la forme et les dimensions, ainsi que l'angle d'inclinaison, en rapport avec l'amplification recherchée.
Les détails et particularités de l'invention apparaîtront par la description du dessin annexé, donné à esemple titre explicatif et non limi- tatif dans lequel:
Fig. 1 représente une surface support opaque ou transparente et la couche d'un mélange de substance luminescente sous l'effet du rayonnement
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radio-actif d'un radio-aativmteur incopé,.
Fig. 2 représente une surface support opaque ou transparente et la couche d'une substance luminescente sous l'effet du rayonnement radio- actif et un support transparent ou translucide éventuellement coloré, à faible coefficient d'absorption, supportant le radio-activateur.
Fig. 3 est une vue perspective d'un élément à surface luminescente en forme de cercle conjuguée à un système catoptrique centré.
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Fig. 4 est une vue analogue à la Fig. 3, la surface luminescente étant carrée.
Fig. 5 est une vue analogue à la Fig, 3 avec adjonction d'un système dioptrique schématisé par une lentille biconvex.
Fig. 6 est une V analogue à la Fig.5, système dioptrique étant protégé par un prolongement du système catoptrique.
Fig. 7 représente un élément à deux systèmes dioptriques.
Fig. 8 montre une association d'éléments selon Fig. 3, et
Fig. 9 montre une association d'éléments selon Fig. 4.
Les mêmes éléments sont désignés dans les différentes figures par les mêmes références,
Une surface support 12 est recouverte d'une couche 13 d'un mélange -de substances luminescentes sous l'effet d'un radio-activateur.
On obtient ainsi un élément à surface luminescente qui peut être employé en 14 et 15 dans les exemples des Fig. 3 à 9.
Cette réalisation présente l'avantage de la simplicité ' mais a pour principal inconvénient la détérioration continue de la matière lumi- nescente soumise à l'action permanente du rayonnement radio-actif, alors que son utilisation sera généralement intermittente.
Une solution obviant à cet inconvénient est schématisée en Fig.2.
Une surface support 16 est recouverte d'une couche 17 de substance ou d'un mélange de substances luminescentes sous l'effet du rayonnement radio-actif, tandis qu'une autre surface support 18 transparente ou translucide est recouverte, elle, d'une couche 19 contenant des substances radio-active.
Ces deux éléments 16, 17 et 18, 19 peuvent être mis en présence ou séparés suivant que l'utilisation de la luminescence est requise ou non.
En Fig. 3 on a amélioré le coéfficient de visibilité de l'élément 14 à surface luminesoente dans la direction normale à sa surface en y adjoignant un réflecteur 20 qui peut être quelconque mais préférablement à pouvoir réfléchissant élevé. Bien que dans la pratique, la forme tronconique représentée sera généralement adoptée pour sa réalisation économique, les réfecteurs les mieux étudiés pourront être utilisés, notamment les réflec- teurs paraboliques.
Ce même résultat est obtenu en Fig. 4, le réflecteur 20 étant remplacé par un réflecteur 21 en forme de tronc de pyramide.
L'utilisation de lentilles ou de systèmes dioptriques 22 et 23 (Fig. 5 à 7) soit isolément, soit en combinaison, les lentilles ou systèmes étant dans ce dernier cas préférablement centrés, permet de concentrer mieux encore l'émission des ondes lumineuses de la source luminescente et d'augmen- ter par conséquent sa visibilité dans une direction.
Enfin, soit pour former des motifs décoratifs, publicitaires, d'i- dentification, de signalisation ou de balisage, fixes ou mobiles, plusieurs éléments peuvent être assemblés.
Les éléments 14 et 15 des Fig. 3 à 9 peuvent être du type de la Fig. 1 ou de la Fig. 2.
Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et/ou représentés et que bien des modifications peuvent être appor- tées au genre, au nombre, aux formes et aux dimensions des éléments entrant dans sa réalisation, sans pour cela sortir du cadre de celle-ci.