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La présente invention a trait à l'agglomération d'une matière en poudre qui contient un combustible, telle que les cendres volantes, ou à laquelle on a ajouté un combustible, par exemple en poudre.
Le procédé consistant à agglomérer des matières en poudre telles que les cendres volantes (qui sont les cendres résiduaires des foyers à combustible pulvérisé), particulièrement dans le but de former des agrégats de béton léger, est bien connue
A cet effet, divers dispositifs ont été proposés tels que des fours rotatifs et des grilles d'agglomération; toutefois, ces dispositifs présentent le désavantage de requérir du combustible supplémentaire pour l'allumage et l'entretien de la combustion, qui s'ajoute au combustible initialement contenu dans la matière.
La présente invention consiste en un procédé d'agglomération de telles poudres, dans lequel la poudre est d'abord pré-façonnée de manière à lui donner des formes convenables pour la combustion et est ensuite in- troduite dans un four à manche vertical dans lequel la combustion a lieu, ce qui agglomère la matière qui est alors extraite du four à manche ver- tical.
En faisant usage d'un four à manche vertical selon la présente invention, on réalise une très grande économie de combustion, un supplé- ment de combustible étant seulement requis pour la mise à feu initiale ou après un arrêt. Le processus même est entretenu par la réaction exother- mique de la matière combustible contenue dans les cendres volantes (ou une autre matière semblable).
La présente invention va être décrite plus avant en se référant au dessin annexé.
Le dessin représente une section schématique d'un dispositif des- tiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
Les cendres volantes (ou la matière semblable) sont amenées à passer par un mélangeur à palettes (non représenté) où une petite quantité d'eau leur est ajoutée pour s'opposer à la formation des poussières, de même que d'autres matières, telles que des scories, de la sciure de bois ou des débris de coulée, dont la présence peut être désirable pour régler le pouvoir calorifique ou pour augmenter la porosité du produit fini. Du mélangeur à palettes, la matière est acheminée, par exemple par une vis transporteuse 1, vers un nodulisateur 2 à table inclinée, l'inclinaison, de l'axe de cette dernière étant réglable au minimum entre plus ou moins 8 degrés autour d'une position moyenne d'environ 30 degrés. Dans une va- riante, la matière peut être introduite directement dans le nodulisateur à table 2.
Ce nodulisateur à table 2 consiste en un plateau d'un diamètre de 6 à 20 pieds, selon le débit, comportant une bordure perpendiculaire ou inclinée sous un certain angle sur le plateau. La matière est alors asper- gée d'eau par un dispositif non représenté et,du fait du mouvement rotatif, forme des nodules de forme approximativement sphérique, les plus grandes nodules dévalant le talus de matière à former un courant supérieur d'une grosseur granulométrique quasi uniforme, les dimensions étant réglées par le réglage angulaire du nodulisateur, de sa vitesse et de la teneur en hu- midité, de même que par la disposition de l'alimentation et de l'asper- sion.
Ce procédé présente cet avantage sur un nodulisateur cylindrique antérieurement employé que les frais de premier établissement sont moindres et qu'il produit un classement automatique de la grosseur des nodules que
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l'on trouve la plus avantageuse pour le processus, 'bien qu'un nodulisateur cylindrique ou même un dispositif de briquettag puisse être employé.
Pour retenir tout nodule de grosseur exagérée, un manchon fendu peut être attaché à la bordure du plateau,manchon qui retient et rompt gra- duellement tout nodule qui a acquis une grosseur exagérée.
La matière pré-façonnée ou nodulisée est alors placée sur un transporteur 3 qui l'achemine vers un four à manche vertical 4, appelé ci- dessous four De préférence, le four est alimenté par l'intermédiaire d'un distributeur rotatif 5 disposé à son sommet et comporte un dispositif 6 destiné à exercer un réglage précis de la température,une grille de déchargement automatique 7 disposée à la base, et un système 8 à sas d'air, destiné à évacuer la matière et à empêcher le vent soufflé à la base du four de s'échapper par cette voie.
L'entrée d'air est représentée en 9 et la sortie des fumées en 10
Le distributeur rotatif 5 sert à établir une répartition préférée du lit du four pour améliorer le profil et la stabilité de la zone de com- bustion. La grille exerce la -fonction supplémentaire consistant à rompre tout gâteau de matière qui pût se former dans le four.
Après le flambage, la matière est évacuée, toutes les mottes trop grosses sont concassées pour donner à la matière la grosseur granolu- métrique requise et le tout est alors tamisé et classé.
Le réglage de la température du four est représenté comme étant obtenu en faisant usage d'un excès d'air pour éliminer toute chaleur non désirée et, en même temps, en stabilisant la zone de préchauffage par un dispositif convenable tel que le dispositif représenté en 6, destiné à éva- cuer une partie des gaz chauds à un niveau intermédiaire du four (voir le brevet britannique No 652.838 au même nom). Ce dispositif rend disponible pour d'autres usages la chaleur de combustion du combustible supplémentai- re contenu dans la matière et réalise ainsi une économie supplémentaire.
D'autres moyens de réglage de la température peuvent être employés, tels que les suivants a) Variation de la teneur en eau de la charge, eau destinée à absorber la chaleur excédentaire produite par le combustible. b) Renvoi d'une partie réglée de la matière déjà traitée de l'ap- pareil de tamisage vers l'alimentation, ce qui réduit la teneur en com- bustible dans l'alimentation totale. c) addition de pulvérin ou de vapeur d'eau au vent d'air pénétrant dans le four. d) Addition de gaz inertes au vent d'air pénétrant dans le four, e) Dans le cas d'une teneur trop faible en combustible, l'addi- tion d'une matière combustible solide telle que la sciure de bois et/ou les cendres de locomotive aux matières brutes. Cela non seulement fournit les calories nécessaires, mais augmente aussi la porosité du produit fini, ce qui est une caractéristique désirable.
Ces divers moyens de réglage de la température peuvent être com- binés de toute manière désirée.
Diverses variantes peuvent être conçues dans le domaine de l'in- vention, corme, par exemple, celle qui consiste à employer au lieu d'un grand four à manche vertical, une batterie de petites chambres verticales disposées de maniere à travailler en succession, ainsi qu'il est décrit
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dans le brevet britannique No 694430. En outre, le four ou les fours peuvent être amenés à fonctionner en atmosphère oxydante ou réductrice, cette der- nière donnant lieu à la formation d'un revêtement non poreux sur les no- dules agglomérés.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé d'agglomération d'une matière en poudre contenant un combustible, caractérisé en ce que la poudre est d'abord pré-façonnée de manière à lui donner des formes convenables pour la combustion et est ensuite introduite dans un four à manche vertical dans lequel la combus- tion a lieu, ce qui agglomère la matière qui est alors extraite du four à manche vertical, l'agglomération étant effectuée à une température étroi- tement réglée.