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L'invention est relative aux scies mécaniques à bois du genre de celles dans lesquelles le bois, généralement sous forme de billes brutes de grumes qui doivent être débitées à l'état de doéses, madriers ou planches, est supporté par un chariot à déplacement longitudinal, auquel on imprime des mouvements de va-et-vient longitudinaux, d'abord pour faire avancer le bois (appelé ci-après "bille") le long de la ligne de sciage, par rapport à la soie, puis pour ramener le chariot à sa position de départ.
D'ordinaire, dans des scieries (appelées ci-après "scieries à gru- mes) de ce genre le chariot est décalé automatiquement pendant son mouvement de retour afin que la bille soit dégagée de la scie, pour être finalement c'est-à-dire au bout de son mouvement de recul) rétablie automatiquement dans sa position de sciage par rapport à la scie. Dans d'autres genres de soieries à grumes de ce genre, on prévoit des moyens destinés à décaler la bille sur le chariot pendantle mouvement de retour de celui-ci, afin d'évi- ter la nécessité de déplacer le chariot le long de ses essieux.
Une bille destinée à être débitée dans une soierie de ce genre se place sur le chariot porte-bille et sa position sur celui-ci est soigneuse- ment déterminée par deux ou un plus grand nombre de supports ou butées mon- tés sur le chariot à des intervalles réguliers et de façon à pouvoir être réglés dans le sens transversal du chariot, afin que la bille puisse être avancée ou reculée par rapport à la ligne de sciage, selon la nécessité.
Ces supports ont en général la forme d'une équerre et leur bras vertical ou sensiblement vertical peut porter contre la surface arrière (o'est-à-dire la plus éloignée de la ligne de sciage) de la bille, le réglage de ces supports dans le sens transversal du chariot s'effectuant, à la main ou au- tomatiquement, à l'aide de crémaillères, de pignons, et d'un arbre, appelé "arbre de réglage", porté par le chariot et commandé par le scieur ou son aide.
Bien que l'invention s'applique tant aux soies circulaires qu'aux; soies à ruban, elle concerne surtout le domaine des scies à ruban verticales.
Il existe une grande variété de procédés permettant de débiter ou de transformer une bille de bois brut et le procédé ou la combinaison de pro- cédés que l'on utilise pour la mise en oeuvre de l'invention est fonction de nombreux facteurs. C'est ainsi qu'il est avantageux de débiter une bille brute par sciage de bout en bout (par coupes parallèles et d'un bout à l'au- tre de la bille) par quartiers, ou par une combinaison de ces procédés;
mais, dans de nombreux cas, il est avantageux de commencer par enlever une dosse, puis éventuellement une ou plusieurs planches ou madriers, après quoi on fait tourner la bille autour de son axe afin d qu'elle présente une autre face à la scie, et que l'on puisse débiter une nouvelle dosse, et, éventuel- lement,une ou plusieurs planches dans la bille,ce processus étant répété plusieurs fois, en général quatre fois L'invention concerne plus spéciale- ment ce dernier genre d'équerrissage des billes.
Pour permettre la rotation d'une bille autour de son axe longitu- dinal sur le chariot porte-bille d'une scierie à grumes, on a déjà proposé différents dispositifs et dans chaque cas ceux-ci comprenaient, jusqu'ici, une machine distincte placée devant le chariot porte-bille (c'est-à-dire sur le coté de la ligne de sciage qui est opposé au chariot porte-bille) au poste de chargement ou à l'extrémité d'alimentation de la scierie. En rai- son de leur position devant le chariot porte-bille et, par conséquent, de- vant la bille elle-même, et du fait qu'il était nécessaire que tous ces dis- positifs antérieurs appliquent à la bille un effort de rotation orienté vers le haut, il s'ensuivait que le dessus de bille tournait en arrière,vers les supports ou cales du chariot à bille.
Ainsi, pour transformer une bille bru- te en une bille équarrie à section carrée ou rectangulaire, il était indis-
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pensable, après que la première dosse, ou la première dosse et une ou plu- sieurs planches avaient été détachées de la bille, de faire tourner celle- ci de 270 autour de son axe afin de présenter une ou autre face à la scie et d'amener la première face sciée à plat sur les glissières des supports, comme nécessaire ou avantageux pour effectuer la deuxième coupe.
Il est également évident qu'une autre rotation de 270 de la bille devait être produite pour pouvoir effectuer la troisième coupe, et la même opération était encore répétée pour la quatrième coupe, ce qui entraînait une rotation totale d'une valeur angulaire de 810 simplement pour produire une bille équarrie à section transversale sensiblement rectangulaire.
Les dispositifs susdits, qui étaient destinés à assurer cette rotation de la bille sur la machine appartenaient en général au genre de doux utilisant un bras animé d'un mouvement vertical de va-et-vient, pourvu de griffes transversales et propres à être entraîné selon un mouvement trans- versal limité par un système de chaînons, les griffes portées par ce bras étant propres à attaquer le côté antérieur de la bille au cours du mouvement ascendant de ce bras, de manière à produire le mouvement ascendant et de ro- tation en arrière de cette bille.
Les griffes des dispositifs connus destinés à assurer la rotation des billes entament la surface des billes et, en raison de leur contact pro- longé avec les billes,celles-ci sont fréquemment endommagées d'une manière appréciable, au cours des opérations de rotation des billes, ce qui a évi- demment pour conséquence de diminuer la valeur commerciale du bois débité dans une bille ainsi traîtée. De plus, la nécessité de faire tourner la bille sur un angle aussi important que 270 à chaque changement de face re- présente une perte de temps sensible pour le sciage.
Par conséquent, l'un des buts de-1'invention consiste à réaliser un dispositif perfectionné pour faire tourner les billes, grâce auquel on peut diminuer sensiblement l'endom- magement des billes tout en accélérant considérablement l'opération de rota- tion des billes; par ailleurs, l'invention a pour but de réaliser une scie mécanique plus spécialement une scie à ruban vertical, munie d'un dispositif perfectionné pour assurer la rotation des billes et présentant les caracté- ristiques avantageuses indiquées ci-dessous.
Conformément à l'invention, on fait comporter à une scie mécani- que, du genre spécifié un dispositif destiné à faire tourner les billes, ce dispositif comprenant des moyens propres à attaquer et à faire tourner les billes tout en étant monté ou pouvant être monté sur le chariot porte-bille de la machine, de manière telle qu'une fois mis en marche ces moyens d'atta- que et de rotation des billes fassent tourner vers l'avant la partie supé- rieure de la bille à débiter, c'est-à-dire en éloignant cette partie supé- rieure des supports du chariot, l'installation comportant en outre des moyens propres à empêcher la bille de rouler en avant sur le chariot à bille pendant l'opération qui assure la rotation de celle-ci.
Par cette disposition, le mouvement angulaire effectué vers l'a- vant et qui doit être imprimé à la bille à chaque opération de rotation dans le but d'amener la dernière face coupée de la bille sur les glissières des supports se trouve sensiblement réduit par rapport à ce qui est nécessaire lorsqu'on fait tourner la bille en arrière à l'aide des dispositifs connus utilisés à cet effet.
Ainsi, en se servant du dispositif de rotation des billes, établi selon l'invention pour transformer une bille brute en une bille équarrie à section rectangulaire, l'angle suivant lequel la bille doit tourner à chaque changement de face de sciage est réduit de 270 (valeur de l'angle de rotation exigé par les dispositifs connus) à 90 , de façon que la rotation totale, qui doit être imprimée à une bille pour en scier les quatre faces de façon que celles-ci soient à angle droit entre elles, ne représente que 270 au lieu de 810
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Bien que le dispositif de rotation des billes suivant l'invention puisse être placé en d'autres endroits, par exemple au-dessous de la position normalement occupée par la bille sur le chariot porte-billes,il est préfé- rable de placer ce dispositif derrière la bille,
entre deux supports adja- cents du chariot porte-bille, et de préférence près du centre ou à mi-lon gueur de ce chariot.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, le dispositif pour faire tourner les billes est ou peut être monté sur le chariot porte- bille dans une position telle qu'il se trouve derrière une bille à débiter lorsque celle-ci est placée sur le chariot porte-bille et que lesdits moyens d'attaque et de rotation de la bille soient propres à se déplacer suivant un mouvement ascendant,, transversalement par rapport à la partie arrière de la bille, afin qu'au cours d'un mouvement de rotation de la bille ils atta- quent cette partie arrière,la soulèvent et,la force de gravité aidant, fassent tourner la bille autour de son axe, dans une direction telle que la partie supérieur de la bille se déplace d'abord vers l'avant, puis vers le bas, si bien que la dernière face sciée tourne vers le bas et vers l'ar- rière,
vers les glissières de support du chariot porte-bille.
De préférence, les moyens d'attaque des billes sont agencées de manière telle qu'ils se déplacent le long d'une trajectoire inclinée vers le haut et vers l'arrière, l'inclinaison vers l'arrière de cette trajectoi- re étant, de préférence , voisine de 20 par rapport à la verticale.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens d'at- taque des billes comportent des griffes ou dents qui sont portées à des in- tervalles réguliers de long d'une chaîne sans fin qui passe autour de plu sieurs (par exemples trois) galèts ou pignons de guidage et d'entraînement convenablement espacés, montés sur un bâti ou carter du dispositif assurant la rotation des billes, ce bâti ou carter étant monté à son tour avec une orientation transversale sur le chariot porte-bille,tout en étant relati- vement semblable à un support normal.
Les axes des galets ou pignons sont disposés parallèlement aux bords longitudinaux du chariot porte-bille. il est avantageux que le galet ou pignon d'entraînement de la série de galets ou de pignons soit entraîné à son tour, par l'intermédiaire d'un train ré- ducteur, par un moteur électrique, en utilisant à cet effet tout,dispositif approprié de transmission,mais toute autre transmission peut être adoptée pour commander ce galet ou pignon d'entraînement.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, les moyens de maintient des billes peuvent comporter un ou plusieurs bras qui peuvent être amenés dans une position sensiblement droite ou verticale en avant de la bille, lorsque cela est nécessaire ces bras étant convenablement établis sur le tablier de chargement des billes brutes, à l'extrémité d'alimenta- tion de la machine, tout en étant entraînés, de préférence, par un disposi- tif à moteur, par exemple hydraulique ou pneumatique.
De préférence, également et suivant une autre caractéristique de l'invention les bras susdits, destinés à retenir les billes brutes, sont propres à attaquer élastiquement la bille à maintenir, de manière à céder légèrement sous l'effet de la poussée en avant produite par la bille pendant que celle-ci est soumise au mouvement de rotation autour de son propre axe sous la sollicitation du dispositif destiné à faire tourner les billes.
Les bras de maintient des billes peuvent également servir de moyen de chargement pour transférer une bille du tablier de chargement au chariot porte-billes.
Le dispositif destiné à faire tourner les billes est agancé, de préférence, de manière à se déplacer normalement en travers du chariot por-
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te-bille et en synchronisme avec les supporte, lorsqu'on procède au régla- ge de ces derniers, le mouvement du dispositif de rotation des billes étant assuré par un mécanisme à crémaillère et pignon, d'une manière analogue à celle qui est prévue pour les supports, ce mouvement étant d'ailleurs comman- dé par le même arbre que celui qui actionne les supports susdits.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, le dispositif destiné à faire tourner les billes peut être également réglé dans le sens transversal du chariot porte-bille indépendamment des supports susdits, ce réglage indépendant étant agencé de manière telle que le dispositif de ro- tation des billes puisse être maintenu normalement dansune position propre à éviter que les moyens ou griffes d'attaque de la bille soient en contact avec la bille bien qu'ils puissent également être déplacés vers l'avant, lorsqu'on le désire, afin de faire saillie sur le plan des faces antérieu- res des supports afin d'attaquer la bille pour exécuter son mouvement de rotations lesdits moyens ou bras de maintien empêchant l'ensemble de la bille,pendant ce mouvement, d'effectuer un mouvement transversal, par rap- port au chariot porte-bille,
dans une direction qui l'éloigné des supports en forme d'équerre.
Ce réglage indépendant du dispositif destiné à assurer la rota- tion de la bille peut être convenablement effectué par des moyens hydrauli- ques ou pneumatiques9par exemple en utilisant un vérin pneumatique comman- dé directement par le scieur ou son aide.
Eventuellement, on peut munir le chariot porte-bille de plusieurs dispositifs de ce genre pour assurer la rotation des billes,
Les dessins ci-annexés montrent à titre d'exemple un mode de réalisation de l'invention appliqué à une scie mécanique à ruban du genre de celles mises sur le marché par la société demanderesse sous la dénomina- tion type VE mais l'invention est, bien entendu, applicable tout aussi bien à d'autres scies mécaniques,
La fig. 1 montre, en vue en bout schématique, une scie mécanique à ruban du genre susdit, la scie étant vue vers l'extrémité où les pièces détachées de la bille sont débitées.
La fig. 2 montre, en plan schématiquela machine montrée sur la fig. 1
La fig. 3 montre, en coupe transversale et à plus grande échelle, cette même machine, la coupe étant faite suivant III-III fig. 5 et à travers l'extrémité avant du tablier de chargement des billes.
La fig. 4 montre, en perspective, le chariot porte-bille de la machine montré sur les figs. 1 à 3 avec le dispositif établi selon l'inven- tion pour faire tourner les billes.
La fig. 5 montre, en coupe longitudinale partielle suivant V-V fig. 3, un détail de construction.
La fig. 6 montre, semblablement à la fig. 39 la même machine avec une bille pendant le mouvement de rotation que lui imprime le dispositif établi selon l'invention.
La fig. 7 montre, à une plus grande échelle et en coupe suivant VII-VII fig. 3, la machine en question.
Les figs. 8,9 , 10 et 11 montrent schématiquement les phases-suc- cessives de la rotation d'une bille obtenue par le dispositif établi selon l'invention.
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L'installation avec scie mécanique à ruban verticale d'un genre connu et telle que montrée, comporte essentiellement une scie à ruban verti- cal 1 et un chariot 2 propre à se déplacer horizontalement en étant monté sur des rails 3 établis le long de la scie en effectuant un mouvement de va- et-vient dans une direction perpendiculaire au plan contenant les deux brins du ruban. Des moyens (non montrés) sont prévus pour assurer le mouvement alternatif du chariot 2 sur ses rails, de même que pour décaler le chariot, comme exposé plus haut, au cours de sa course de retour.
Un tablier de chargement 4 est prévu le long des rails 3 à l'en- trée de la machine, tandis qu'un tablier de déchargement (non montré) des dosses et des planches est prévu à la sortie de la machine, ces tabliers de chargement et de déchargement étant établis du même côté des rails 3 que la soie à ruban 1
Après avoir été transféré du tablier de chargement 4 au chariot
29 une bille brute, par exemple la bille 6, est calée avec précosion dans le sens longitudinal du chariot, à l'aide de plusieurs supports ou butoirs réglables 7, le mode de réalisation montré, comportant quatre de ces sup- prts ou butoirs.
Ceux-ci sont montés sur le chariot 2 à des intervalles ré- guliers et de manière qu'ils puissent être réglés dans le sens transversal du chariot afin que la bille brute 6, à débiter ,puisse être rapprochée de la ligne de sciage ou écartée de celle-ci, selon la nécessité, ces sup- ports ayant sensiblement la forme d'équerres, dont le bras vertical ou sen- siblement vertical 8 peut porter avec sa face antérieure contre la face ar- rière de la bille 6, tandis que le bras horizontal de ces supports 7 peut se déplacer sur des glissières fixes 9 prévues en travers du chariot 2 et perpendiculairement aux bords longitudinaux de celui-ci.
Ainsi, le réglage des supports ou butées 7 dans le sens transversal du chariot produit le réglage de la position de la bille 6 sur le chariot et par rapport à la li- gne de sciage de la machine, ce qui détermine l'épaisseur de la coupe à effectuer à travers la billeo
Les supports ou butées 7 sont réglés dans le sens transversal du chariot par des crémaillères transversales 12 fixées sur les supports 7 et engrènent avec des pignons 13 convenablement disposés sur un arbre commun 14 monté sur le chariot 2 dans le sens longitudinal de celui ci, la rotation de cet arbre 14 étant réglée par le scieur ou son aide, de préférence par l'intermédiaire d'une boîte de commande à distance.
La bille 6 peut être calée sur le chariot 2 àl l'aide de griffes supérieures et inférieures 10 et 11, prévues sur des supports 7, ces griffes pouvant être actionnées à la main ou par un dispositif à moteur propre à serrer ces griffes contre la bille pour caler celle-ci sur le chariot ,ou à les écarter pour libérer lab bille afin que celle-ci puisse tourner autour de son axe par rapport au chariot porte-bille.
Le tablier 4 de chargement des billes est incliné vers le bas et vers la ligne de sciage de la machine ainsi que vers le bord avant du cha- riot 2, ce tablier étant pourvu de moyens(décrits plus loin) destinés à transférer une bille du tablier 4 au chariot 2 lorsque ce dernier se trouve dans une position de préparation à sa course d'avancement ou de travail. Le tablier de chargement des billes comporte également des moyens de déclenche- ment (décrits plus loin) propres à retenir les billes pour éviter qu'elles roulent accidentellement le long du tablier.
Dans une machine du genre en question, et modifiée pour qu'on puisse lui faire comporter l'objet de l'invention, les moyens de transfert des billes comportent avantageusement une série de deux ou trois bras pa- rallèles 15 par exemple (figso 293 et 6) disposés perpendiculairement à la
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ligne de sciage et fixés, par leur extrémité avant, sur un arbre horizontal
16 établi le long du bord du tablier qui est le plus rapproché du chariot 29 tout en étant parallèle à l'avant de ce chariot, du moins par rapport aux extrémités libres de ces bras qui se trouvent i normalement un peu au- dessous de la face supérieure, inclinée vers le bas du tablier à billes 4,
ces bras étant cependant à même de pivoter pour prendre une position sensiblement verticale près du bord avant du chariot afin de soulever une bille, qui se trouve sur l'extrémité, voisine du chariot, du tablier 4 pour la transférer sur le chariot lui-même.
Pour régler l'alimentation en billes le long du tablier de charge- ment on a prévu, parallèlement à l'arbre susdit 16, un arbre horizontal 17 sur lequel sont établis plusieurs cales de. déclenchement 18 (quatre dans l'exemple montré) ces cales étant propres à retenir toutes les billes bru- tes qui se trouvent sur le tablier, sauf la première à l'avant qui porte contre les bras 15 afin d'empêcher que ces billes'prissent rouler sur la surface inclinée supérieure du tablier,, Ces cales de déclenchement 18 peu- vent être commandées de toute manière appropriée, mais il est préférable de les actionner hydrauliquement ou pneumatiquement, à l'aide d'un vérin 20 et d'un levier 19 commandé par le scieur.
Le dispositif, destiné à faire tourner les billes et désigné dans son ensemble par 21, est placé entre les deux supports centraux 7 (fige.2 et 4,5) et comporte un bâti 22, constitué de préférence en tôles métalliques soudées, la forme,en vue en plan, de ce bâti étant allongée et sensiblement rectangulaire, les grands côtés du bâti sont placées 'transversalement par rapport au chariot 2.
Le bâti comporte, à sa base, deux patins 23 (figs, 5 et 7 ) qui peuvent coulisser sur deux glissières parallèles 24 fixées au chariot 2, leur écartement correspondant à celui des patins 23. Ces glis- sières 24 sont orientées transversalement par rapport au chariot et paral- lèlement aux glissières 9 qui portent les supports réglables 7 tout en étant perpendiculaires aux bords longitudinaux dan chariot 2.
Le réglage normal du bâti ou carter 22, dans le sens transversal du chariot 2 et sur les glissières 24, a lieu à l'aide d'un pignon 25 calé sur l'arbre 14 du chariot, ce pignon engrenant avec une crémaillère 26 fi- xée le long de la base du bâti 22 entre les glissières 24 La disposition est telle que le réglage de ce bâti soit effectué simultanément et automa- tiquement avec celui des supports-butées 7 dans le sens transversal du cha- riot 2. Toutefois, la crémaillère 26 n'est pas rigidement fixée au bâti 22 comme c'est le cas pour les crémaillères 12 solidaires des supports 7 la fixation de la crémaillère 26 se faisant indirectement,
c'est-à-dire par l'intermédiaire d'un cylindre pneumatique 17 établi dans le prolongement du bâti 22 et dont l'extrémité avant est reliée à l'aide d'un axe 28 à l'extré= mité arrière du bâti en question. Un piston 29 coulisse dans ce cylindre 27 et comporte une tige de piston 30 dont une extrémité porte le piston et dont l'autre extrémité est reliée à un étrier 31 qui fait saillie au-dessus de la crémaillère 26 à l'intérieur du bâti 22.
Le cylindre pneumatique 28 est à double effet et ses deux extrémités sont re- liées respectivement, par des conduits 32 et 33, à deux lumières d'un dis- tributeur à quatre voies 34, (fig. 3), ce distributeur étant actionné, de préférence, électriquement et commandé à distance. En outre, une arrivée d'air comprimé 35 et un échappement d'air comprimé 36 sont reliés aux deuxan tres lumièes du distubuteur La fonction du vérin pneumatique 27, 29,décrit ci dessus, est expliquée plus loin.
On voit surla fig. 5 qu'un compresseur d'air 37, entraîné par un moteur électrique 38, et un réservoir d'air compri- mé 39 sont établis sur le chariot 2 afin de délivrer la pression pneumatique nécessaire pour alimenter la conduite d'air comprimé 35.
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Entre les flasques latéraux du bâti 22 sont tourillonnés, aux sommets d'un triangle,trois arbres horizontaux désignés respectivement par
40 9 41 et 42 ces trois arbres étant parallèles à l'arbre 14. L'arbre 40 est établi à l'argle antérieur et inférieur du bâti 22, l'arbre 42 près de son angle supérieur et arrière et l'arbre 41 devant l'arbre 42 mais légère- ment en retrait par rapport à l'arbre 40 ett légèrement au-dessus du niveau de l'arbre 42 L'avant du bâti 22 est incliné vers le haut et vers l'arriè- re avec une pente d'environ 20 par rapport à la verticale et d'une manière analogue les axes des deux arbres 40 et 41 se trouvent dans un plan longitu- dinal commun faisant un angle d'environ 20 par rapport à la verticale.
Sur les deux arbres 40 et 41 sont calés respectivement des pignons à chaîne
43 et 44,tandis que sur l'arbre 42 est calé un pignon d'entraînement 45 sen- siblement plus grand. Ces divers pignons à chaîne sont placés dans le plan médian vertical et longitudinal du bâti 22 Sur ces trois pignons passe une chaîne sans fin à rouleaux 46 dont le brin avant passe devant la face anté- rieure du bâti 22 et se déplace sur la surface antérieure inclinée vers l'arrière et vers le haut de ce bâti, cette surface étant continue;, sauf en ce qui concerne des intervalles ou échancrures prévus 'à. ses extrémités supérieure et inférieure pour permettre le passage de la chaîne et des grif- fes qu'elle porte (comme expliqué plus loin) lorsqu'elle entrent dans le bâti 22 et sortent de celui-ci.
La surface antérieure et inclinée du bâti constitue ainsi un chemin sur lequel glisse la chaîne sans fin et qui sup- porte cette chaîne lorsqu'elle subit la pression exercée par la bille 26
L'arbre 42, qui porte le pignon 45, sert d'arbre d'entraînement de la chaîne sans fin 46 et il sort du bâti 22 à une extrémité pour pénétrer dans le carter d'un mécanisme réducteur ou démultiplicateur de vitesse 47 montée sur une console 48 fixée latéralement sur le bâti 22 L'arbre d'entrée du mécanisme réducteur 47 est entraîné par un moteur électrique 49 par l'in termédiaire d'une courroie 50 ou de toute autre transmission appropriée.Ce moteur 49 est monté sur une autre console 51 placée latéralement sur le cô té du bâti 22 opposé à celui où se trouve la console 48 Ainsi, lorsque le moteur 49 tourne;
, la chaîne sans fin 46 est entraînée autour des pignons 43,44 et 45afin que son brin antérieur se déplace sur la face avant du bâti 229 le pignon 45 assurant d l'entraînement de la chaîne tandis que les autres pignons ne sont, de préférence, que de simples renvois ou des pignons fous. De préférence, la marche du moteur 49 est commandée du même endroit que celui à patir daquel on commande le fonctionnement de l'arbre commun 14 le fonc tionnement du moteur 38 du compresseur ainsi que d'autres parties de la ma chine, par exemple à partir du poste de commande du scieur.
A des intervalles réguliers des griffes 52 sont établies le long de la chaîne sans fin 46. Ces griffes sont, de préférence, relativement rap- prochées le long de la chaîne 46 et elles peuvent, par exemple, être au nombre de douze. Cependant, pour simplifier les dessins, ceux-ci ne montrent que quatre griffes. La partie la plus haute de chaque griffe, lorsqu'on con- sidère celle-ci au moment pû elle se trouve devant la surface antérieure, inclinée vers l'arrière et vers le haut du bâti 22, et alors que la griffe remonte le long de cette surface, est inclinée à la fois vers le haut et vers l'avant, de manière à constitusrune sorte de dent qui "mord" dans la surface périphérique de la bille à scier 6 afin de faire tourner celle-ci autour de son axe.
La chaîne 46 est entraînée dans le sens indirect par rapport aux figs. 3 et 6,de manière telle que les griffes 52 aient tendance à morrdre dans la partie inférieure de la bille lorsque le dispositif,qui en assure la rotation, fonctionne, pour ensuite soulever la partie arrière de la bil- le par derrière et l'élever de manière telle que la bille roule en avant dans le sens indiqué par la flèche A sur les figso 3 et 6
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Il est avantageux que les griffes 52 fassent partis' intégrants des mail lons intercalés dans la chaîne, mais elles peuvent également être fixées au- dessus où à des maillons existants de la chaîne. on agence le brin ascendant de la chaîne 46 de façon qu'il soit incliné vers le haut et vers l'arrière d'environ 20 par rapport à la verti= cale;
on obtient un mouvement de rotation de la bille qui est très efficace car les griffes montantes tendent à faire tourner la bille en l'éloignant de la chaîne qui porte ces griffes, tandis que la chaîne elle-même s'éloi- gne de la bille au fur et à mesure de sa montée. il est également important que le brin antérieur de la chaîne 46 porte contre la paroi antérieure, inclinée vers le haut et vers l'arrié- re du bâti 22, pendant que le dispositif de rotation des billes fonctionne, car cette paroi antérieure du bâti 22 constitue un support approprié pour la chaîne et les griffes qu'elle porte, pendant que celles-ci subissent la pression d'avant en arrière exercée par la bille.
La position du bâti 22 du dispositif, destiné à faire tourner les billes, est normalement réglée de manière tellµ que le brin antérieur de la chaîne 46 et les griffes qui s'y trouvent soient situés à une distance minimum de cinq à huit cm. derrière le plan où se trouvent les faces anté- rieures des éléments verticaux 8 des supports-butées 7.
Cependant, lorsqu' on désire faire tourner la bille 6 que porte le chariot 2, on fait avancer le bâti 22 par rapport aux supports 7 jusque à une position dans laquelle le brin avant de la chaîne 46, et en particulier la partie inférieure de ce brin, soit nettement en avant des éléments verticaux 8 des supports 7 afin que les griffes 52 portées par la chaîne puisent s'engager au-dessous de la face arrière de la bille pour mordre dans cette face, si bien qu'en poursuivant leur mouvement avec la chaîne les griffes aient tendance à sou- lever la partie arrière de la bille et fassent tourner celle-ci en avant autour de son axe.
Dès que l'opération de rotation de la bille est terminé le bâti 22 est renvoyé à sa position en retrait, c'est-à-dire derrière les faces verticales avant des supports 7
Le réglage vers l'avant ou vers l'arrière du bâti 22 par rapport aux supports 7 est assuré par un actionnement approprié du distributeur à quatre voies 34 qui assure l'admission sélective dellair comprimé dans l'ex- trémité appropriée du cylindre pneumatique 27, afin de commander le sens dans lequel ce cylindre 27 doit se déplacer par rapport au piston 29, ce dernier ,comme on le voit clairement d'après les figures, restant immobile pendant le réglage de la position du bâti 22, car l'arbre de réglage 14 est fixe à ce,,! moment et la crémaillère 26 ne se déplace qu'à condition que 1 arbre 14 tourne.
Lorsque les griffes 52 fonctionnent pour faire tourner la bille, elles font rouler celle-ci vers l'avant par rapport au chariot 2. Il convient donc de limiter le déplacement de-la bille dans ce sens avantageusement en soulevant les bras de retenue 15 jusqu'à leur position verticale ou sensi- blement verticale(figs 3 à 6). Toutefois, comme la bille n'a pas une forme absolument ronde et comme, après en avoir détaché une dosse ou une plan- che, son profil n'est plus du tout circulaire, il est préférable que les bras 15 appuient élastiquement sur la bille, ou avec la possibilité de cé- der dans une certaine mesure.
Par conséquent la disposition est, de pré- férence, telle que les bras 15 s'élèvent sous l'action de vérins ou de dis- positifs analogues 53, pneumatiques ou hydrauliques, dont le fonctionnement peut être commandé d'un endroit éloigné et de toute manière appropriée\) l'action élastique des bras étant indiquée sur la fig. 6 où l'on voit une bille qui a été partiellement tournée après qu'une planche en a été sciée
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sur un coté, ce qui fait que la bille a un coté plat.
Les figso 8 à 11 montent le mode de fonctionnement d'un disposi tif destiné à faire tourner les billes de bois à acierce dispositif étant établi conformément à l'invention. Ces figures montrent clairement qu'il suffit de faire tourner la bille de 90 après chaque taille ou sciage pour que la rotation totale de la bille pour pouvoir en découper les quatre faces, soit seulement de 270 au lieu d'être de 810 comme nécessaire aveo les dis- positifs connus antérieurement.
Comme il suffit refaire tourner la bille de 90 au lieu de 270 à chaque rotationg on gagne un temps considérable en utilisant l'appareil à tourner les billes suivant l'invention et de plus, la période durant la- quelle la bille 6 est attaquée par les griffes 52 est réduite dans des pro- portions sensibles par rapport aux procédés antérieurs, ce qui diminue d' autant les risques d'endommagement des billes par les griffes.
REVENDICATIONS
1 Dispositif destiné à faire tourner les billes de bois dans une installation mécanique pour scier des billes de bois brutes, caractéri- sé en ce qu'il comprend des moyens propres à attaquer et à faire tourner la bille à scier, ces moyens étant montés ou propres à être montés sur le chariot porte-bille de la scie mécanique deemanière telle qu'en étant action- nés, ces moyens se déplacent dans un sens tel, par rapport au chariot sus- dit, qu'ils provoquent la rotation de la partie supérieure de la bille vers l'avant en l'éloignant des supporta-butées du chariot porte-bille, ainsi que d'autres moyens pour empêcher la bille de rouler en avant et de quitter le chariot pendant une opération de rotation de la bille autour de son axe.