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On a jusqu'à présent proposé un grand nombre de dispositifs pour la transmission de signaux entre le train et la voie, en particulier des dis- positifs fonctionnant par induction. Tous les systèmes connus présentent l'inconvénient que, pour éliminer les perturbations causées par les parois et les masses métalliques des wagons, on est amené soit à donner aux appa- reils portés par le train et par la voie une taille exagérée, soit à adop- ter un espacement réduit entre émetteur et récepteur ;
il est alors diffici- le de respecter le gabarit des wagonso
Ces difficultés sont particulièrement importantes dans le cas d'un dispositif d'annonce de fin de 'convoie car il s'agit alors de munir le der- nier wagon du train d'un appareil léger, facilement interchangeable, ne né- cessitant aucune source d'énergie et qui, au passage devant un appareil fixé à la voie entre en interaction avec celui-ci. Etant donné que l'appareil porté par le train ou "signal terminal" doit être fixe de façon que sa posi- tion géométrique soit la même pour toutes les espèces de wagons qui peuvent se présenter, la distance minimum entre ce "signal terminal" et l'appareil de la voie est de l'ordre de 50 om. Même lorsque le "signal terminal est disposé sous les tampons, l'intervalle minimum doit être d'environ 30 om.
Cette valeur de la distance entre les organes actifs du train et de la voie a jusqu'à présent fait échouer toute réalisation pratique d'un dispositif d'annonce de fin de convoi. Les pièces métalliques perturbatrices des wagons passent d'ordinaire considérablement plus¯près de l'appareil de voie que l'ap- pareil du train. Si, comme on l'a déjà plusieurs fois proposée on utilisait la réaction de l'appareil du train sur l'émetteur pour déclencher le signal, la sensibilité aux perturbations serait grande, car toute fluctuation à l'in- térieur de l'oscillateur (par exemple des variations de tension) peut avoir exactement le même effet que l'influence du train lui-même.
Dans le dispositif d'annonce de fin de convoi, objet de l'invention, l'appareil de voie comporte une bobine émettrice qui a la forme d'un long solenoide dans lequel un générateur crée un champ magnétique alternatif, et un récepteur accordé sur la même fréquence et possédant une inductance cor- respondant à celle de la bobine émettrice. Selon l'invention, les bobines émettirice et réceptrice sont suffisamment espacées ou sont disposées l'une par rapport à l'autre pour que leur action réciproque directe soit négligea- ble, tandis que l'appareil fixé au dernier.wagon du train, c'est-à-dire le "signal terminal", assure la transmission d'une énergie suffisante pour dé- clencher le signal.
Cet appareil porté par le train est constitué, dans le cas le plus simple, de deux bobines dont l'une entre en interaction avec l'oscillateur et l'autre avec lé récepteur lors du passage du train. Les deux bobines sont reliées électriquement par un condensateur de façon à former un circuit ré- sonnant accordé à la même fréquence que l'oscillateur et le récepteur.,La liaison électrique entre les bobines peut être suffisamment longue pour que la distance de ces bobines, c'est-à-dire de l'émetteur et du récepteur, soit nettement supérieur à la somme des entrefers des systèmes magnétiques.
Toutes les bobines à action réciproque, aussi bien celles de l'ap- pareil du train que celles de l'appareil de la voie, comportent des noyaux en matière ferromagnétique pour amplifier l'induction magnétique. Ces noyaux sont de préférence réalisés en oxydes de fer (ferrites) mis au point durant ces dernières années.
Ils ont la forme de barres ou de tubes d'environ 30 cm de long et d'une section d'au moins quelques centimètres carréso
La durée d'activité des appareils, déterminée par la vitesse maxi- mum du convoi, ainsi que la durée non négligeable;de leur amorçage obligent à choisir des fréquences d'oscillation d'au moins 50000 périodes, si l'on veut mettre à profit entièrement les possibilitésdes circuits oscillants per- mises par l'eimploi des ferrites.
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mises par l'emploi de ferrites.
L'oscillateur et le récepteur peuvent être disposés sur un même côté ou sur deux côtés différents de la voie.,
On considérera d'abord le cas, représenté par la figure 1, où l'é- metteur et le récepteur sont disposés chacun d'un côté différente de la voie, donc, par conséquent, sont séparés par une distance d'environ 3 m.-La lettre W désigne l'arrière d'un wagon se déplaçant perpendiculairement au plan de la figure. Aux tampons ou aux colliers des tampons est fixé l'appareil SZ constituant le "signal terminal". Cet appareil comporte une barre-support H munie à ses extrémités des bobines L2 et L30 VI et V2 sont des conducteurs électriques reliant L2 et L3 au condensateur C2.
La barre H est avantageu- sement constituée par un tube à l'intérieur duquel sont disposées des bobines cylindriques L2 et 13, les conducteurs V1 et V2 ainsi que le condensateur C20 Ce--tube peut être d'un seul bloc en une matière isolante ou être en mé- tal, et dans ce cas, afin de réduire les pertes, les bobines doivent être entourées d'un cylindre de papier fort et fixées aux extrémités du tube mé- tallique avec interposition d'un élément isolant.
La figure 1 correspond à l'instant où l'arrière du wagon, et par conséquent, l'appareil du train, se trouve dans un même plan que l'appareil de la voie. Ce dernier appareil comprend l'émetteur S avec sa bobine Ll et le récepteur E avec sa bobine L4. A L'instant considéré, la' bobine émettri- ce, la bobine réceptrice et les-bobines de l'appareil du train sont coaxia- les et il en résulte une transmission maximum d'énergie . Le champ magnéti- que alternatif de la bobine émettrice Ll est produit par un générateur de courant alternatif G de type connu, par exemple, un générateur à lampes, dont la fréquence fixe est d'environ 10.000 périodes;
, La tension alternati- ve de ce générateur est transmise par un câble aux bornes de la bobine L1 à travers un transformateur de sortie (non représenté) et un condensateur d'accord C1. Le générateur lui-même peut donc tre disposé à l'intérieur des bâtiments de la station ou du poste de block, à une distance quelconque de l'émetteur So L'énergie dépensée par le générateur est de quelques watts.
Le récepteur représenté sur la figure 1 de l'autre côté de la voie comporte,comme l'émetteur, une bobine cylindrique L4 et une capacité d'ac- cord C3. La bobine L4 est accouplée à un redresseur G1, par'exemple une dio- de au germanium, dont le courant actionne un relais R. La réponse de ce re- lais est transmise au poste de contrôle, par l'intermédiaire d'un conduc- teur séparé (non représenté) ou par l'intermédiaire du conducteur reliant le générateur G et l'émetteur S. Les noyaux ferro-magnétiques des bobines doivent, pour la fréquence utilisée, présenter le minimum de pertes et une perméabilité aussi élevée que possible, afin de transmettre une énergie suf- fisante de l'émetteur S au récepteur E, à travers un espace d'air de deux fois 30 à 50 om.
Etant donné que la longueur de la bobine émettrice et de la bobine réceptrice atteint environ 30 cm, il se trouve, dans le mode de réa- lisation représenté sur la figure 1, que le récepteur et l'émetteur sont séparés d'environ 3 m, c'est-à-dire par un distance égale à dix fois l'in- tervalle entre poles et par conséquent, il ne sera transmis qu'une tension négligeable tant que le "signal terminal' ne produira pas le couplage de l'émetteur et du récepteur.
Cette séparation spatiale de l'émetteur et du récepteur dans la disposition précédente réduit 1 énergie perturbatrice transmise directement de l'émetteur au récepteur à une valeur très inférieu- re à celle exigée pour déclencher le signal-utile.La tension utile dans le récepteur atteint dix à cent fois la valeur de la tension résiduelle, lors- que le ' signal terminal" entre en action.
Les parties métalliques d'un convoi'ne peuvent que réduire.la fai- ble quantité d'énergie transmise directement de l'émetteur au récepteur.
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De même, lorsque les tubes ou des barres de fer viennent à se placer dans la direction émetteur-récepteur, le couplage direct demeure négligeable. Si l'on remplace le circuit de couplage accordé par des barres de ferrite, lon- gues de quelques mètres, l'énergie transmise à travers ces barres n'atteint? dans ce cas encore qu'une très faible valeur.
La fréquence du dispositif d'annonce de fin de convoi est de 50000 à 500000 périodeso La limite supérieure de cette fréquence est déterminée par les pertes dues aux courants de Foucault qui réduisent les qualités du circuit de résonance.La limite -inférieure de la fréquence est imposée par la néces- sité de faire osciller le circuit de résonance de 1 émetteur et,
par consé- quent aussi du récepteur pendant la durée du passage de l'appareil du train et par la nécessité que la tension utile transmise de 1 émetteur au récepteur pendant la durée d'oscillation des circuits de résonnanceattieigne une valeur élevée par rapport à la tension résiduelle Il faut donc tenir compte du fait que la durée du régime transitoire est proportionnelle au coefficient de qua- lité du circuito La durée des divers amorçages ne doit pas dépasser à peu près 1/50 de seconde pour une vitesse maximum du convoi d'environ 30 m par seconde
Afin de prolonger la durée de l'influence exercée par l'émetteur sur le récepteur,
on peut augmenter les dimensions des bobines mais il est beaucoup plus avantageux d'accroître la durée de l'influence en disposant le long de la voie deux ou trois groupes de bobines émettrices et réceptri- ces, les bobines d'un même.groupe étant distantes l'une de l'autre d'envi- ron deux fois la longueur d'une bobine.
Les bobines émettrices sont reliées en série et se trouvent par conséquent en phase, de même les bobines récep- tricesoLa structure de l'appareil du train n'est pas modifiée
On peut remplacer le montage des bobines représenté par la figure-1 par le montage que montre la figure 2 et qui a un rendement analogue.Toutes les bobines se trouvent alors, au moment de l'accouplement maximum, dis- posées dans un même plan et perpendiculaire à la direction du déplacement
Dans la disposition représentée par les figures 1 et 2,l'émetteur et le récepteur sont suffisamment éloignés l'un de l'autre pour qu'on puisse négliger la transmission directe d'énergie. Une autre possibilité de réduire la transmission directe de l'énergie tout en assurant la dérivation par le "signal terminal" est représentée par la figure 3.
L'émetteur et le récepteur sont placés du même côté de la voie. Ils sont, comme le montre la figure, disposés de façon à former une sorte de T, et par conséquent aucuhe tension n'est induite dans la bobine réceptrice bien que la bobine émettrice soit parcourue: par un courant alternatif de même fréquence.Seul le passage du "signal terminal", dont les bobines sont également disposées en t, assure un accouplement susceptible de déclencher le signalo
Dans la disposition du "signal terminal" représentée par les figu- res 2 et 3,
la transmission des oscillations au récepteur se fait également par redresseur et relais non figuréso L'organe représenté schématiquement sur la figure 1 comme un relais électromagnétique peut être remplacé par un amplificateur magnétique dont le courant d'alimentation est emprunté au cir- cuit émetteur S et dont le signal de sortie, renforcé et redressé, est trans- mis par un conducteur individuel ou par la conduite d'alimentation de l'émet- teur au poste d'annonce. l'amplificateur magnétique excité par la fréquence d'émission-- possède un délai de réponses suffisamment réduit.
Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de mo- yens techniques équivalents, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la pré- sente invention.