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" Moule defaconnage "
L'invention se rapporte a un appareillage de cintrage du verre et particulièrement a un moule pourvu d'organes sup- ports de verre montés sur pivot et agencés de manière a por- ter un feuillet de verre au-dessus de la surface de façonnage d'un moule et en position de cintrage par rapport a celle-ci, les organes supports étant raccordés entre eux de manière à ce que leurs mouvements en déposant un feuillet de verre sur la surface de façonnage du moule soient synchronisés.
Lorsque des feuillets de verre cintré doivent être uti- lisés comme vitres, il est désirable, et dans certains cas nécessaire, que la qualité optique du verre cintré soit substantiellement égale à la qualité optique d'un feuillet de verre plat comparable. Autrement dit, l'opération de cin- trage ne doit pas introduire des distorsions, tensions, ou imperfections de surface locales qui seraient visibles dans le verre cintré terminé. Il est donc nécessaire lors du cintrage du verre destiné à servir comme vitres que le verre soit supporté seulement en ses aires marginales et
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qu'il soit abaissé sur la surface de façonnage du moule durant le processus de cintrage sans glissement sur une portion quelconque de cette surface.
En vue d'éviter un affaissement indésirable du verre, étant donné qu'il est supporté par son aire marginale seule- ment, il est souhaitable d'exercer des forces de cintrage sur le verre qui agiront pour le forcer en son profil galbé.
Ces forces tendent à cintrer le verre au profil final dési.ré avant que le verre soit suffisamment plastique ou mou pour se plier ou s'affaisser en une telle courbure exacte par son propre poids. Lorsque des membres supports montés sur pivot, qui portent le feuillet de verre non cintré en position de cintrage par rapport a un moule, sont agencés pour appliquer une force longitudinalement contre les extrémités du feuillet de verre, il est nécessaire que le mouvement de cet organes soit exactement contrôlé de manière à ce qu'ils abaissent avec précision le verre sur le moule sans permettre qu'une portion quelconque du verre glisse sur la surface de fa- çonnage du moule.
Suivant l'invention, une paire d'organes pivotants amé- nagés à chaque extrémité d'un moule sont raccordés entre eux par une articulation conçue de manière à ce que les.mouve- ments des organes soient synchronisés et soient généralement symétriques par rapport à la surface de façonnage. L'arti- culation de synchronisation est particulièrement importante si le rayon de la courbure de la surface de façonnage du moule est relativement court à proximité de ses extrémités, c'est-à-dire si le verre à cintrer a ses régions de courbu- res aiguës situées à proximité de ses extrémités.
Lorsqu' on produit ce type de verre cintré il est souhaitable qu'une force longitudinale soit appliquée contre les extrémités du verre et contribue ainsi au cintrage des sections termina- les du verre sans qu'il soit nécessaire que la température
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du verre soit élevée au point où il s'affaisse transversale- ment a sa longueur. En montant de manière pivotante les or- ganes de support sur des axes qui sont proches et légèrement en-dessous des extrémités de la surface de façonnage, ces or- ganes agissent comme des articulations à genouillère et, en s'approchant des conditions d'alignement, ils exercent des forces dans le sens longitudinal du moule.
Donc, dans le cin- trage d'un feuillet de verre qui à l'état non cintré est sup- porté au-dessus de la surface de façonnage sur les organes pivotants, le feuillet de verre agit comme une colonne ou pou- tre horizontale soumise à des forces de compression longitudi- nales. Lorsque le verre est chauffé et qu'il s'amollit légè- rement, le moment de cintrage exercé par son poids, moment qui est maximum au centre du verre, cause l'affaissement du verre et ne sait plus se comporter comme une colonne en com- pression. La force de compression a action longitudinale de- vient alors active en poussant la section centrale du verre vers le bas en direction de la surface de façonnage du moule, jusqu'à ce que cette section centrale vienne au contact de la surface de façonnage.
A ce moment le verre se comporte comme deux entretoises ou colonnes qui chacune se sont affaissées vers le bas dans une certaine mesure et qui s'étendent depuis le centre du feuillet de verre jusqu'aux points terminaux du support.
Etant donné que les organes supports pivotants se com- portent comme des articulations à genouillère dont la force horizontale augmente avec la déflection du feuillet de verre, le verre est rapidement forcé en contact substantiel avec la surface de façonnage sur toute sa longueur. Tout à la fin du processus de cintrage, la force exercée par les supports a une composante substantielle agissant perpendiculairement a la surface du verre, composante qui, en combinaison avec un chauffage localisé, est active dans le cintrage des sec-
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tions terminales du feuillet de verre à la courbure raide se produisant aux extrémités de la surface de façonnage du moule.
Dans ce procédé de cintrage du verre, il est nécessaire que les organes supports pivotants se déplacent à un même taux général. Si les cadres pivotants ne se déplacent pas au même taux, il est difficile, voire impossible, de déposer le feuil- let de verre sur la surface de façonnage du moule sans que certaines portions au verre glissent sur le moule. Un tel' mouvement ae glissement est préjudiciable a la qualité du verre fini.
Un tel mouvement de glissement est difficile à prévenir parce que, en l'absence d'une articulation quelcon- que de synchronisationg le système comprenant les organes pivotants et le feuillet déferre est en équilibre instable, et un léger écart des conditions d'équilibre exact a pour con- séquence qu'un des organes pivotants porte son extrémité du verre vers le bas tandis que l'autre organe pivotant est ou bien poussé en arrière en ayant tendance à lever son extrémi- té du verre ou bien il est maintenu dans sa position originale jusqu'a ce que le premier organe ait achevé son parcours.
L'objet principal de la'présente invention est d'-appor- ter un moule de cintrage du verre avec supports pivotants agencés de manière à porter un feuillet plat de verre au- dessus de la surface de façonnage d'un moule et à abaisser le verre sur la surface de façonnage pendant l'opération de cintrage sans causer le glissement du verre sur une portion quelconque du moule et sans permettre qu'un objet quelconque touche une partie quelconque du verre, sauf le long de son aire marginale.
Un autre objet de l'invention est de produire une arti- culation de synchronisation entre les supports pivotants, de manière à ce que les supports portent le verre directe- ment en la position qui lui est destinée sur la surface de façonnage.
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Un autre objet de l'invention est encore d'aménager les axes de pivotement des supports pivotants obliquement par rap- port au moule de manière à ce que la portion, contactant le verre, du support pivotant puisse demeurer en alignement avec l'arête d'un feuillet de verre non rectangulaire durant tous les stades d'une opération de cintrage.
Un autre objet est aussi de produire une articulation de synchronisation sous la forme d'un levier pivotant raccordé de manière articulée à chacun des supports pivotants, qui par sa rotation et son raccordement avec ces supports, le.s main- tient en rapport synchronisé lorsqu'ils déposent un feuillet de verre sur la surface de façonnage.
Des Objets plus spécifiques et avantages ressortiront de la description suivante dans laquelle on se réfère aux dessins annexés.
Dans les dessins .
La fig. 1 est une vue latérale en hauteur d'un moule de cintrage du verre caractéristique de l'invention.
La fig. 2 est une vue en plan du moule amélioré.
La fig. 3 est une vue terminale du moule.
La fig. 4 est une vue fragmentaire en hauteur et partiel- lement en coupe d'une extrémité du moule amélioré.
La fige 5 est une vue en hauteur fragmentaire d'une for- me modifiée du moule de cintrage du verre.
La fig. 6 est une vue fragmentaire en plan'du moule modifié.
La fige 7 est une vue fragmentaire latérale et verticale d'une extrémité du moule modifié.
Ces figures spécifiques et la description qui suit sont destinées simplement à illustrer l'invention et non à limi- ter sa portée.
Le moule de cintrage du verre construit suivant l'in- vention comprend une base généralement rectangulaire 1 qui
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en plan? se conforme généralement au contour d'un feuillet de verre à cintrer. Cette base est de préférence construite en tube d'acier inoxydable, a section transversale rectangulaire, et elle comprend un/organe transversal central 2 qui sert a raidir la base. Un certain nombre de piédestaux ou montants élancés 3 partant de la base 1 portent à leurs extrémités su- périeures une bande d'acier mince 4 dont l'arête supérieure constitue la surface de façonnage du moule. La bande 4, pour réduire sa capacité calorifique, est pourvue d'un certain nom- bre de trous rapprochés 5.
Ces trous 5 retardent la transmis- sion de la chaleur à travers la bande 4 et permettent ainsi à la surface de façonnage d'atteindre la même température que celle du verre en cours de cintrage. La prévision des trous 5 produit sensiblement le même effet que le crénelage de l'a- rête supérieure de la bande pour réduire la quantité de métal en contact avec le verre. Une bande comportant les trous 5 est préférable étant donné que la surface de façonnage est continue.
Des montants 6 qui sont dressés à chaque extrémité de la base 1 et étrésillonnés par des entretoises 7 s'étendant de- puis les entretoises adjacentes des piedestaux 3 renforcés par des étrésillons 8, portent à leurs extrémités supérieures des organes supports pivotants 9 et 10, chacun de ceux-ci étant pourvu d'une surface d'emprise 11 avec un feuillet de verre (fig. 3) et de doigts de maintien 12. Les connexions pivotantes 13 .entre les montants 6 et les supports pivotants 9 et 10 sont situées en-dessous des extrémités de la. bande de moule ou bende de surface de façonnage 4 et généralement à proximité mais en-dessous du niveau des extrémités de la bande de façonnage du moule 4.
Comme on peut le voir dans la fig. 4, les organes supports pivotants 9 et 10 peuvent être basculés en arrière, en direction de la verticale, pour recevoir un feuillet de verre non cintré 14. L'intervalle de mouvement
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de l'organe support pivotant 9 est limité par une console en forme de crochet 15, si bien que l'organe ne peut atteindre une position dans laquelle il tendrait à tomber hors du moule.
Lorsque le feuillet de verre 14 est chauffé dans le four à travers lequel le moule est transporté, il tend à s'amollir et commence a s'affaisser sous son propre poids. Lorsqu'il s'affaisse, les supports 9 et 10 basculent intérieurement sur leurs pivots 13 de manière a continuer a porter le verre, librement par rapport a la surface de façonnage du moule.
En outre, en mettant les axes de pivotement 13 à environ le même niveau que les extrémités de la surface de façonnage du moule, une composante de force assez granae agissant horizon- talement est exercée contre l'extrémité du verre et ainsi ces extrémités sont poussées l'une vers l'autre pour accélérer le cintrage du verre.
Il est souhaitable au cours au fonctionnement d'un tel moule que le verre plie et s'affaisse de manière a ce que la section centrale entre la première en contact avec la surface de façonnage du moule etque la force a direction longitudi- nale agisse alors pour forcer les portions restantes du verre en contact avec le moule. Si on exécute le processus de cette manière, il n'y a pas tendance a ce qu'une portion quelconque du verre glisse sur la surface de façonnage ou racle par le travers les extrémités de cette surface. Pour assurer ce mode d'action il est toutefois nécessaire que les mouvements des cadres supports pivotants soient synchronisés.
Etant donné que le verre est porté au-dessus des axes de pivotement des cadres pivotants, le verre et les supports sont en équilibre instable et un mouvement quelconque de l'un ou l'autre des supports tend à déranger cet équilibre et a pousser le verre vers le support.pivotant le plus approxima- tivement vertical. Ce mouvement continue jusqu'a ce qu'un support abaisse son extrémité du feuillet de verre sur la
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surface de façonnage tandis que l'autre support est maintenu en sa position originale ou forcé en une position plus voisi- ne de la verticale.
Si un moyen d'encliquetage, des articu- lations coulissantes ou autres moyens sont employés pour em- pêcher le mouvement inverse de l'un ou l'autre support pivo- tant, alors le support qui est le plus proche de la verticale demeure en sa position initiale jusqu'a ce que l'autre extré- mité du verre ait été abaissée sur la surface de façonnage et le feuillet de verre fait un pont depuis ce point jusqu' au support le plus approximativement vertical. Lorsque le verre amolli s'affaisse d'une telle position, la première ex- trémité déposée glisse sur une courte distance sur son extré- mité de surface de façonnage jusqu'a ce qu'il se conforme fina- lement a la surface de façonnage.
En même temps l'autre extré- mité du verre est poussée en position mais, comme le verre n'est pas abaissé uniformément sur la surface de façonnage mais plutôt poussé a une extrémité, un excès de verre se pro- duit à cette extrémité et le support ne se déplace pas sur tout le parcours vers la surface de faconnage.
Pour surmonter cette difficulté, suivant l'invention chacun des organes supports pivotants 9 et 10 est pourvu d'un bras suspendu 16 qui est en forme de V, considéré en vue ter- minale verticale, avec les branches du V s'étendant vers le haut en direction des organes latéraux des supports pivotants 9 et 10 et joignant ceux-ci. Les extrémités inférieures du bras en forme de V 16 sont raccordées par l'intermédiaire de bielles 17 a un levier 18 qui est monté de manière pivotante sur l'organe transversal 2 de la base 1. Le levier 18, les bielles 17 et les bras en forme de V 16 synchronisent les mouvements des supports pivotants 9 et 10.
Par interconnexion des supports pivotants 9 et 10, l'instabilité résultant de l'équilibre instable du verre sur les supports pivotants est éliminée les extrémités du verre
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sont portées l'une vers l'autre à des taux généralement égaux, et le centre du verre est a.baissé directement sur le centre de la surface de façonnage. A mesure que le cintrage progres- se, le verre continue à s'abaisser sur la surface de façonnage jusqu'à ce que finalement les portions terminales viennent re- poser sur les extrémités de la surface de façonnage. A ce moment la surface 11, en prise avec le feuillet de verre, s'éloigne de préférence du feuillet, laissant un léger écart entre lui et le feuillet pour assurer qu'un glissement du ver- re ne se produise pas sur une portion quelconque de la surface.
De même, vers la fin de l'opération de cintrage, une force est exercée perpendiculairement à la surface du verre pour produire en combinaison avec un chauffage localisé la courbure relativement raide se produisant aux extrémités du moule.
La hauteur de l'axe de pivotement par rapport a l'extré- mité de la surface de façonnage détermine dans une large me- sure la grandeur de la force horizontale appliquée au verre pendant une opération de cintrage. Plus l'emplacement de cet axe de pivotement est élevé plus la force exercée est 'grande, particulièrement quand le support adopte une position à peu près horizontale. La longueur de cette portée et par consé- quent l'angle suivant lequel le support bascule lorsqu'un feuillet de verre est cintré, est déterminée par la longueur du support. Cette longeur doit être suffisamment grande pour que, aux positions extrêmes du support, elle exerce une force substantiellement horizontale contre le verre.
En outre, le parcours de l'extrémité du verre doit en tous points être situé à une hauteur suffisante au-dessus de l'extrémité de la surface de façonnage pour que le verre ne râcle pas sur cette surface. Ces exigences sont satisfaites par les supports pivotants représentés dans les dessins, supports qui sont agencés de manière à ce que l'extrémité du verre approchant la surface de façonnage se déplace vers cette
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surface le long d'une ligne qui est située entre une ligne verticale et une tangente à la surface. Dans cette propor- tion, le verre est maintenu à tout moment au-dessus de la sur- face de façonnage jusqu'à ce qu'il soit prêt a entrer direc- tement en contact avec cette surface, sans glisser sur celle-ci.
Ces constructions de moule sont conçues pour l'usage dans un four au type à rouleaux, four ayant une chambre de chauffage allongée, équipée d'un grand nombre de rouleaux transversaux commandés par moteur, formant un transporteur portant les moules a travers cette chambre. Afin que le moule n'oscille pas lorsqu'il passe d'un rouleau transporteur a un autre, il est équipé d'organes terminaux allongés 19 qui sont suffisamment longs pour contacter au moins deux rouleaux du transporteur à la fois. Les moules sont également pourvus d'entretoises transversales 20 s'étendant en diagonale au tra- vers de l'espace ouvert du moule entre les parties latérales de la bande 4 formant la surface de façonnage.
Cet agencé- ment produit une surface de façonnage extrêmement rigide et stable et, en combinaison avec les supports pivotants, il permet la production économique de vitres de verre galbées ayant des courbures relativement aiguës aux extrémités de la vitre.
Le moule de cintrage de verre représenté dans les fig.
1 à 4 est conçu pour la production d'un feuillet de verre cin- tré qui est de forme générale cylindrique. L'expression "cylindrique" est employée dans son sens général pour dénoter une surface qui est engendrée par une ligne se déplaçant per- pendiculairement à sa longueur et qui sur tout son parcours demeure parallèle à une ligne droite donnée bien que non nécessairement à une distance fixe de celle-ci. Si la dis- tance demeure constante la ligne trace un cylindre vraiment circulaire. Si la distance n'est pas constante, la ligne trace une surface cylindrique qui peut varier depuis un
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plan jusqu'a une ligne et qui peut comprendre des portions de courbure inverse. Ainsi, la courbe formée par le moule représenté dans les fige 1 à 4 est une surface cylindrique dont une section est approximativement une portion d'ellipse.
Dans les fig. 5 à 7 inclus, on représente une forme mo- difiée de l'invention. Dans cette forme, le moule est apte à produire un feuillet de verre cintré qui est dans une certaine mesure gauchi, en ce sens qu'il ne suit pas une forme cylin- drique mais présente plutôt des portions qui sont des sections approximatives d'une surface conique. En outre, alors que les feuillets de verre traités sur le moule dans les fig. 1 à 4 étaient généralement de iorme rectangulaire, (bien que les côtés étaient plus ou moins courbés), les feuillets de verre traités sur la forme modifiée ont leurs extrémités cou- pées suivant un angle, de manière à former en général un trapézoîde équilatéral (dans cette forme également le côté peut être incurvé).
Dans la formation d'une telle.courbure, il est nécessaire de placer les axes de pivotement des supports en faisant des angles par rapport a l'arête adjacente de la surface de façon- nage du moule et du verre, de manière à ce que la portion, contactant le verre, de chaque support puisse dans une posi- tion coïncider avec l'extrémité de la surface de façonnage du moule et dans une autre position coïncider avec l'arête d'un feuillet de verre/non cintré.
En plus qu'il est agencé pour coïncider avec le verre dans ses diverses positions, le support pivotant doit également fournir une quantité substan- tielle de poussée terminale contre les feuillets de verre étant donné que dans ce moule, tout comme dans le premier qui a été décrit, une quantité relativement importante de force provenant d'une action de basculement du support est utilisée pour pousser le verre en sa configuration cintrée.
Ce type de moule est en outre compliqué du fait que la dis-
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tance entre les portions, contactant le verre, des supports pivotants en leur position supérieure doit être égale à la longueur des côtés incurvés de la surface de façonnage du moule afin qu'un tel verre puisse être supporté sur les sup- ports et se conformer aussi, quand il est cintré, à une telle surface de façonnage. Ces exigences sont satisfaites en faisant varier la distance entre l'extrémité de la surface de façonnage et l'axe de pivotement, de manière à ce qu'un mouvement angulaire aonné du support pivotant produise à la fois le changement requis en hauteur du verre de même que le mouvement horizontal de l'extrémité du verre.
Cette condition est satisfaite si l'axe de pivotement de chaque support est situé selon l'intersection de deux plans dont le premier com- prend comme élément de celui-ci une extrémité de la surface de façonnage du moule et l'autre comprend comme élément de celui-ci l'arête d'un feuillet de verre non cintré reposant sur le support pivotant. Pour que les deux lignes ou éléments décrits, l'extrémité de la surface de façonnage du moule et l'arête du verre, puissent coïncider lorsque le verre est en sa position cintrée, il est nécessaire en outre que l'inter- section des plans soit à des distances égales ae ces surfaces lorsqu'elles sont dans leur position écartée préalablement à une opération de cintrage.
Comme dans le moule décrit précédemment, il est également souhaitable que l'axe de pivotement du support pivotant soit situé au-delà et au-dessus d'une ligne qui est tracée perpen- diculairement à la surface du verre cintré à l'extrémité du moule. Cette condition assure que le verre approche de la surface de façonnage et se dépose sur celle-ci, sans glisser dessus.
Se référant maintenant aux dessins, un moule modifié pour prouuire des courbures gauchies comprend une base géné- ralement rectangulaire 21 construite avec des sections d'acier
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tubulaire, a section transversale rectangulaire, soudées en- semble pour former- un cadre généralement rectangulaire corres- pondant d'une manière générale en son contour a la marge d'un feuillet de verre à cintrer. Cette base 21 est en outre pour- vue d'une âme ou organe transversal 22 qui sert à raidir les organes latéraux de la base 21 et à les maintenir en un ali- gnement plus complètement rigide.
Des organes transversaux 23 sont situés à chaque extrémité de la base 21 et servent de patins ou supports pour empêcher la base 21 d'osciller lors- qu'elle passe de rouleau en rouleau sur un transporteur à rou- leaux s'étendant a travers le four de cintrage. Un certain nombre de piédestaux ou montants 24 sont érigés par interval- les sur le côté de la base 21 et en leurs extrémités supérieu- res ils supportent une bande d'acier plat 25, montée sur champ, dont la surface supérieure constitue la surface de fa- çonnage du moule. La bande 25 est pourvue d'un certain nom- bre de trous 26 qui servent à réduire la capacité calorifique de la bande, sans affecter sérieusement sa résistance ou sa raideur.
A chaque extrémité de la base 21 sont érigés une paire de montants 27 et 28, le montant 27 étant approximativement ver- tical tandis que le montant 28 s'étend extérieurement et verticalement en faisant un angle approximatif de 45 .Unsupport .pivotant. 29 qui comporte une surface de support du verre 30 et des doigts de maintien 31 est monté de manière pivotan- te aux extrémités supérieures des montants 27 et 28.
Lors de la conception du cadre support 29 pour un moule de ce genre, il est nécessaire de déterminer tout d'abora la longueur des arêtes au verremesurée le long ae la surface de façonnage du rnoule et alors de localiser la surface de support 30 dans l'espace de manière à ce qu'elle coïncide avec l'arête d'un feuillet de verre plat qui est dehors pour s'adapter a la surface de façonnage a la fin d'une opération
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de cintrage, Ayant déterminé les positions initiale et fina- le de l'arête du feuillet de verre;
, l'emplacement des points de pivotement 32 dans les extrémités des montants 27 et 28 peut être déterminé en situant ces points sur les bissectri- ces perpendiculaires des lignes passant par les positions ini- tiale et finale des extrémités du support 30, avec les points de pivotement situés a une distance de l'arête de support qui est généralement proportionnelle à la longueur du parcours de l'extrémité particulière ae la surface de support du verre 30. Lorsqu'on choisit la position initiale de la surface supportant le verre, il est nécessaire de la situer à une hauteur telle au-dessus de l'extrémité de la surface de fa- çonnage 25 pour que cette arête de support approche la surfa- ce de façonnage par le haut lorsqu'elle porte un feuillet de verre au contact du moule.
Si cette surface de support est située trop bas, ce qui voudrait dire que les points de pivo- tement 32 sont situés beaucoup plus près de la base 21, on risquerait que le verre glisse sur les coins ou l'extrémité de la surface de façonnage et soit griffé au point d'être inacceptable commercialement. Donc dans ce moule modifié, de même que dans le premier moule décrit, il est souhaitable que les points de pivotement soient situés a une distance substantielle au-dessus d'une ligne passant par l'extrémité de la surface de façonnage et perpendiculaire a la surface d'un feuillet de verre cintré reposant sur cette surface.
Comme dans l'exemple précédent, il est également néces- saire de prévoir un moyen pour synchroniser les mouvements des supports pivotants 29 pendant l'opération de cintrage.
On réalise ceci a l'aide d'une articulation comprenant un levier inverseur 33 qui est monté de manière pivotante sur l'organe transversal de l'âme transversale 22 de la base 21, et ce levier est raccordé par l'intermédiaire des bielles
34 aux bras suspendus en forme de V 35 du support pivotant
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29. Cette articulation surmonte l'instabilité provenant de l'équilibre instable des feuillets de verre sur les supports pivotants et elle oblige le verre à se déposer sans aucun glissement entre verre et surface de façonnage.
Dans chaque exemple de moules de cintrage décrits, les supports pivotants sont interconnectés par un mécanisme de synchronisation agencé de manière à ce que le verre soit dé- posé sur la surface de façonnage sans aucune action de glisse- ment sur celle-ci. Dans chaque cas l'articulation est arran- gée en fonction de la courbure du verre et du déplacement de chaque extrémité du verre, si bien que chaque cadre support s'accomode de tout mouvement quelconque requis pour causer la chute de la section centrale du feuillet de verre direc- tement contre la portion correspondante d'une surface de fa- çonnage de moule. Si le verre encours de pliage est symétri- que, l'articulation l'est également.
Le moule amélioré par un emplacement adéquat des axes pivotants des supports et une synchronisation de leurs mouve- ments permet un cintrage précis des feuillets de verre sans griffage de surface de ceux-cimême si des portions du verre ont a être pliées a des courbures relativement aiguës, que ce soit de forme généralement cylindrique ou généralement conique. Les emplacements des supports pivotants font que la composante horizontale de la force appliquée au verre aug- mente d'une valeur assez réduite appliquée à un feuillet de verre non cintré jusqu'a une valeur relativement grande lors- que le feuillet de verre s'abaisse contre la surface de fa- çonnage du moule.
On peut apporter diverses modifications a l'articula- tion de synchronisation et a l'emplacement des points de pivotement des organes de support sans s'écarter de l'esprit et de la. portée de l'invention.