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Substances additionnelles pour les aliments fourragers La présente invention est relative à des substances addi- tionnelles pour les aliments fourragers et à un procédé pour les obtenir.
Il est connu que l'organisme animal a besoin d'être appro- visionné de nombreuses substances parmi lesquelles figurent
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les produits appelés amino-acides essentiels, par exemple la lysine, qui sont d'une importance vitale. Il est également bien connu que la quantité des amino-acides essentiels con- tenus dans la protéine végétale est souvent trop faible pour que les animaux puissent pleinement profiter des aliments con- tenant uniquement de la protéine d'origine végétale. Lorsque ces amino-acides faisant défaut dans les aliments d'origine végétale sont, comme la lysine, ajoutés artificiellement ces aliments, il en résulte une meilleure utilisation du fourrage, c'est-à-dire on peut obtenir une croissance plus rapide avec la même quantité d'aliments fourragers.
Or, on a trouvé qu'on peut également obtenir une meilleure utilisation des aliments fourragers contenant uniquement de la protéine d'origine végétale si l'on ajoute à ces aliments, au lieu de la lysine,de l'acide Ó-amincbutyrique ou les pro- duits physiologiques initiaux de cet acide, tels que l'acide 0(-hydroxybutyrique, ou des composés qui sont probablement des produits physiologiques secondaires de l'acide d-aminobuty-
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rique, tels que l'acide a-amino-f-hydroxybutyrique.
En conséquence, la présente invention se propose de fournir un procédé pour la proàuction d'un aliment fourrager végétal destiné à favoriser la croissance, qui consiste à incorporer de l'acide cc-aminobutyrique ou un produit physiologique initial ou secondaire de cet acide aux aliments fourragers contenant uniquement de la protéine végétale.
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Cette découverte est très surprenante, attendu que l'acide OC-aminobutyrique, et respectivement l'acide oc-hydroxybutyrique
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ou l'acide d-amino-d'-hydroxybutyrique, ne font pas partie des amino-acides essentiels et que leur présence dans la protéine animale et végétale est généralement discutée. Il était également surprenant de constater que ces composés possèdent une activité supérieure à celle de la lysine, car la croissance augmente dans la même proportion avec la même quantité de nourriture en utilisant seulement 0,14 % d'acide
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d,1-OE-aminobutyriqae (acide aC-hydroxybutyrique ou acide aC-amino- hydroxybutyrique), par rapport à 0,5 % de lysine.
L'acide Ó-aminobutyrique et ses dérivés étant plus facilement accessibles que les substances additionnelles pour fourrages proposées jusqu'ici, leur application constitue un important progrès technique.
Exemple 1: 30 poussins blancs "Leghorn",issus d'une seule et même souche, sont chacun alimentés dans trois séries d'essais parallèles et dans les mêmes conditions avec la même quantité de nourri- ture par jour. La nourriture contenait: A) de la protéine d'origine purement végétale, B) un supplément de 0,74 % de -butyryl-lysine, (correspondant à 0,5 % de lysine) C) un supplément de 0,14 % d'acide Ó-aminobutyrique.
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Au bout de quatre semaines, les animaux alimentés avec la nourriture additionnée d'acide Ó-aminobutyrique et de butyryl- lysine accusaient un poids sensiblement supérieur à celui des animaux alimentés avec une nourriture dépourvue desdites sub- stances additionnelles (voir à ce sujet le tableau 1 ci- annexé, dans lequel désignent: A un aliment avec une teneur en protéine d'origine purement végétale, B un aliment addi- tionné de 0,74 % de -butyryl-lysine (correspondant à 0,5 % de lysine) et C un aliment additionné de 0,14 % d'acide Ó-aminobutyrique).
Exemple 2: 30 poussins blancs "Leghorn", issus d'une seule et même souche, sont alimentés dans trois séries d'essais parallèles et dans les mêmes conditions avec la même quantité de nourriture par jour. La nourriture contenait: A) de la protéine d'origine purement végétale, B) un supplément de 0,14 % d'acide Ó-hydroxybutyrique,
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C) un supplément de 0,14 % d'acide C-amino- hydroxybutyrique.
Au bout de quatre semaines, les animaux alimentés avec la nourriture additionnée d'acide Ó-hydroxybutyrique et d'acide
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a-amino- -hydroxybutyrique accusaient un poids sensiblement supérieur à celui des animaux alimentés avec une nourriture dépourvue desdites substances additionnelles (voir à ce sujet le tableau 2 ci-annexé, dans lequel désignent : A un aliment @
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avec une teneur en protéine d'origine purement végétale, B un aliment additionné de 0,14 % d'acide oc-hydroxybutyrique et C un aliment additionné de 0,14 % d'acide Ó-amino-Ù- hydroxybutyrique).