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Les chemins de fer, les postes, les ministères, les adminis- trations, les entreprises commerciales et les institutions les plus diver- ses ont eu l'habitude jusqu'à présent de munir des enveloppés de papier d'un système imprimé de lignes ou cases multiples permettant de les uti- liser à plusieurs reprises.
Ces enveloppes de papier ne pouvaient toutefois être utilisées que pour le service interne, pour la simple raison que la fermeture des- dites enveloppes par gommage ou agrafage rendait impossible leur utilisa- tion répétée dans les communications par voie postale. En outre, l'intro- duction pure et simple de la languette dans l'enveloppe rendait la perte du contenu toujours possible. Le papier généralement plus ou moins absor- bant retenait rapidement les souillures de toute espèce et l'enveloppe, prenant un aspect peu attrayant, avait tôt fait de devenir inutilisable.
Le but proprement dit consistant à réaliser une enveloppe de papier plu- sieurs fois utilisable,.ne fut donc pas atteint.
Le but de la présente invention est de porter remède à cet in- convénient. Elle a pour objet une enveloppe pour communicatiomde service et d'affaires, réalisée en matière plastique et munie d'un fermoir "éclair".
En outre, l'enveloppe comprend au moins un compartiment muni d'une fenê- tre et pouvant renfermer au moins une carte interchangeable destinée à recevoir l'adresse du destinataire.
L'enveloppe de service ou d'affaires suivant l'invention est fabriquée en une matière thermoplastique, de préférence un chlorure de polyvinyle ou d'autres matières synthétiques telles que les polystyroles du méthylméthacrylate ou de l'acétate de cellulose, par exemple par sou-, dage, et cela dans tous les formats standard ou spéciaux au gré de l'uti- lisateur. Elle est résistante à l'eau, aux acides et aux efforts mécaniques, infroissable, inabsorbante, lavable et partant toujours propre durant son va-et-vient entre l'expéditeur et le destinataire, qu'il s'agisse de re- lations par voie postale ou de service interne; elle peut de plus être scellée au moyen d'un cordon et d'un plomb métallique ou encore d'une ban- de de papier. La double possibilité de plombage du fermoir "éclair" assu- re le secret de la correspondance dans les relations par voie pos.tale.
Le dessin ci-après reproduit deux exemples d'exécution schéma- tique de l'objet de la présente invention.
La figure 1 donne un aspect possible de l'enveloppe avec fermoir "éclair", avec compartiment pour la carte destinée à recevoir l'adresse du destinataire et avec fenêtre de contrôle; la figure 2 représente une coupe de cette pochette suivant la ligne a-b de la figure 1 et la figure 3 reproduit la pochette conformément à la figure 1, mais après enlèvement partiel du volet antérieur. La figure 4 représente une forme d'exécution modifiée de la pochette avec fermoir "éclair" et compartiments pour une carte d'adresse, une carte d'affranchissement et une carte pour les anno- tations postales; la figure 5 représente une coupe de cette pochette sui- vant la ligne c-d de la figure 4 et la figure 6 reproduit la pochette con- formément à la figure 4, mais après enlèvement partiel du volet antérieur.
La carte d'adresse 4 en Aetralon (matière obtenue par copolymé- risation de chlorure de vinyle et de méthylméthacrylate) prévue au recto de la pochette peut être muni plusieurs milliers de fois d'inscriptions manuscrites par l'expéditeur au moyen d'un crayon spécial cristallogra- phique, inscriptions qui peuvent ensuite être effacées par le destinatai- re; la carte peut donc être réutilisée à volonté et reste toujours pro- pre. Le même processus peut être répété à volonté soit à la machine à écri- re, soit à l'adresseuse automatique (Adréma). Il est possible également de
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munir de façon indélébile au moyen d'une électrode à haute fré- quence le recto de la carte de l'adresse de l'expéditeur et son verso de celle du destinataire.
En retournant simplement la carte d'adresse 4, on épargne les travaux d'écriture. Ceci est valable pour les adresses fixes de succursales, filiales, etc.
Une autre possibilité de gagner du temps consiste à n'imprimer de façon indélébile au moyen d'une électrode à haute fréquence que les textes intéressant, par exemple, les chemins de fer (lettre-télégramme documents de service interne expédiés par train, à le, transportés par train n en, via, etc. ) et à compléter le texte à la main au moyen d'un crayon spécial cristallographique. Les inscriptions manuscrites sont ef- facées à l'aide d'un chiffon humide par le destinataire et l'opératioh peut être répétée plusieurs milliers de fois à volonté.
La fenêtre transparente 3 en Azella (acétylcellulose) prévue au-dessus de la carte d'adresse 4 rend impossible l'effaçage des inscrip- tions de l'extérieur au cours du transport. La carte d'adresse 4 est in- troduite de l'intérieur dans son compartiment spécial 2, le fermoir "éclair" 6 étant ouvert. Etant donné que la carte d'adresse est plus longue que le compartiment 2, l'introduction et l'extraction s'effectuent sans la moin- dre difficulté. Afin d'éviter toute confusion entre la carte d'adresse et la carte d'affranchissement 8 (figure 4), on a consciemment conservé une différence dans la largeur respective des deux cartes (voir figure 4).
Afin d'éviter, au moment de l'expédition, toute confusion en- tré l'adresse de la lettre mise sous enveloppe (par exemple, dàns le cas des filiales) et la carte d'adresse à y introduire, on prendra soin d'at- tacher la carte d'adresse à la lettre en question au moyen d'une attache parisienne ou encore d'introduire la carte dans l'enveloppe de service dès qu'on y a apporté les inscriptions nécessaires.
Les coins arrondis permettent de glisser les cartes dans les enveloppes sans la moindre difficulté.
L'épaisseur des cartes est toujours choisie en fonction du mode d'inscription utilisé, par exemple, à la main (mince), à la machine à écrire (très mince) ou encore au moyen de l'adresseuse automatique (Adréma).
Un autre avantage de la présente invention consiste dans la pos- sibilité de choisir la couleur des cartes d'adresse de façon à permettre de reconnaître directement le degré d'urgence ou la valeur de la lettre, chose essentielle pour la rapidité et le soin apporté au transport des lettres. Cette identification par des cartes de couleurs différentes offre des possibilités illimitées.
Conformément à la figure 4, le compartiment 11 muni d'une fe- nêtre renferme, outre la carte d'adresse 4, une carte d'affranchissement lavable 8 qui est également glissée de l'intérieur; bien lisible à tra- vers la fenêtre en Azella, elle ne peut être effacée de l'extérieur. Le destinataire ne peut effacer l'affranchissement qu'après avoir extrait la carte en question de la pochette. Cette opération peut être répétée plu- sieurs milliers de fois et contribue aussi à la longévité de l'enveloppe.
Pour compléter l'invention, une bande de papier ou de carton (9) conformément à la figure 4 peut également être glissée de l'intérieur dans le compartiment 11; contrairement aux cartes d'adresse et d'affranchis- sement, elle est toutefois accessible de l'extérieur. Cette carte est des- tinée à recevoir les annotations postales ainsi que les timbres dans le cas où l'expéditeur ne dispose pas d'une machine d'affranchissement automa- tique.
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Les trois cartes, à savoir la carte d'adresse 4, la carte d'af- franchissement 8 ainsi que la carte 9 en papier pour les annotations pos- tales, doivent, comme le montre le dessin, être disposées sur la partie droite de l'enveloppe permanente. Les trois cartes peuvent aussi être réu- nies en une seule. Font exception à la règle les enveloppes destinées au service interne, par exemple, dans les chemins de fer, les postes, les ministères, etc.
Etant donné que ces enveloppes ne reçoivent que la carte d'a- dresse 4, elle sont réalisées suivant les désirs de l'utilisateur.
Lorsque les trois cartes sont introduites dans l'enveloppe, on peut fermer cette dernière au moyen du fermoir "éclair" 6. L'enveloppe peut ainsi être ouverte et fermée à volonté et n'est exposée qu'à une usure minime comparativement aux enveloppes de papier utilisées jusqu'à présent.
L'enveloppe fermée par erreur ne pouvait être réutilisée que dans des cas extrêmement rares. Le scellage de l'enveloppe s'effectue très simplement au moyen d'une bandelette de papier toile d'une longueur de 32 mm et d'une largeur de 5 mm., qui est introduite dans l'ouverture 5 à la partie infé- rieure du fermoir "éclair" 6, celui-ci étant fermé; cette bandelette est ensuite collée et scellée de façon telle que le fermoir "éclair" ne puisse plus être ouvert que par violence.
Ce mode de scellage peut être modifié à volonté au gré de l'u- tilisateur. Une autre forme d'exécution consiste dans le fait qu'une car- te en Astralon est doublée de papier bon marché et comprend les trois par- ties nécessaires, telles qu'adresse et affranchissement, expéditeur, case pour les annotations postales. La grandeur de la carte en Astralon est supérieure aux deux tiers de l'enveloppe.
Il suffit que l'expéditeur plonge la carte en Astralon dans l'eau et le papier collé s'en détache aisément. La carte peut être réuti- lisée à volonté.
Dans cette forme d'exécution de l'enveloppe, une fenêtre n'a pas été prévue au-dessus de la carte en Astralon, mais celle-ci est, comme dans les enveloppes décrites ci-dessus, introduite de l'intérieur sans pou- voir être retirée de l'extérieur.
Cette forme d'exécution présente également un gros avantage pour les services effectuant des envois postaux considérables car, une fois que le contenu a été glissé dans l'enveloppe, l'affranchissement et l'adresse sont reçus par une feuille de papier. La lettre fermée peut pas- ser par la machine à affranchir, ce qui exclut toute possibilité d'erreur.
Ce mode d'exécution est tout aussi économique que les formes de réalisa- tion décrites plus haut.
Afin d'assurer le secret de la correspondance, le double scel- lage s'effectue comme déjà décrit ci-dessus. La fente 5 dans la pochette 1 permet de plomber le fermoir "éclair" 6 en passant, par exemple, dans la fente 5 une bandelette de papier toilé d'environ 80 mm de longueur et 30 mm de largeur, dont l'extrémité supérieure a été taillée en pointe, et portant en son milieu une fente transversale; on fait passer l'extrémi- té taillée en pointe de la bandelette extérieurement au-dessus du fermoir "éclair", l'introduit dans la fente transversale de la bandelette et la colle avec cette dernière. Le point de collage peut encore être scellé.
Le curseur du fermoir "éclair" 6 et l'oeillet 10 de la pochette 1 permet- tent un deuxième mode de scellage pour lequel on fait passer l'oeillet 10 et l'ouverture du curseur 12 un fil ou élément analogue aux extrémités duquel on pose ensuite un plomb.
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La réunion des trois cartés eu une carte unique présente des avantages particuliers. Cette carte en Astralon destinée à recevoir l'a- dresse du destinataire, l'affranchissement et les annotations postales, per- met d'avoir recours à une simple feuille de papier bon marché dont les cô- tés sont plus petits d'un centimètre que ceux de la carte en Astralon; ce papier peut tout d'abord être muni de l'adresse du destinataire soit à la machine à écrire, soit à l'adresseuse automatique (Adréma), collé légèrement sur la carte, introduit de l'intérieur dans l'enveloppe qui est ensuite fermée et affranchie.
L'encadrement qui retient la carte unique (portant l'adresse du destinataire, l'affranchissement et les annotations postales) est cons- titué de matière plastique et calculé de façon à rendre impossible toute perte de la carte lorsque l'enveloppe est pliée dans un sens ôu dans l'au- tre. Contrairement aux formes d'exécution mentionnées précédemment, la carte portant l'adresse du destinataire, l'affranchissement et les annota- tions postales est, dans ce cas, accessible de l'extérieur.
Dès réception de l'envoi, le destinataire détache le papier à l'eau et la carte de matière plastique peut être réutilisée. Cette opéra- tion peut être répétée aussi fréquemment qu'on le désire. Ceci constitue un gros avantage sur l'ancienne façon de procéder qui consistait à coller successivement diverses étiquettes l'une sur l'autre.
Sous le chiffre 7 dans les figures 1, 2 et 3 on a représenté un voyant qui permet de contrôler si l'enveloppe a été vidée de son con- tenu.