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L'invention concerne des dispositifs connus de fragmentation des substances servant à l'alimentation du bétail, telles que le foin, la paille, le fourrage vert, les tubercules, etc. Ces dispositifs sont connus sous le nom de hache-paille et comportent une trémie de chargement du pro- duit, au-dessous de laquelle se trouve dans un panier un tambour actionné par un moteur et garni de chevilles, coopérant avec des chevilles oomplémen- taires disposées sur la paroi du tambour et projetant par la force centri- fuge le produit ainsi fragmenté par une ouverture de sortie ménagée dans le panier du tambour, en le déposant sur le sol ou le faisant arriver dans une conduite sous pression qui s'y raccorde.
Dans certaines applications (par exemple pour engraisser les porcs), il ne suffit pas de fragmenter le produit, mais il est nécessaire de le mettre aous forme de bouillie plus ou moins épaisse. L'invention a principalement pour but d'arriver à ce résultat et a pour objet un disposi- tif qui non seulement peut être utilisé de la même manière qu'un hache-pail- le ordinaire, mais encore est susceptible de fragmenter lesproduits de fagon à obtenir une sorte de bouillie ou de marmelade.
L'invention consiste à disposer au fond du panier du tambour, au- dessous du cylindre à chevilles, une seconde barre complémentaire garnie de chevilles, en choisissant la distance de la barre à chevilles de façon à permettre aux chevilles du tambour de passer dans les intervalles entre les diverses chevilles . On peut faire sortir la seconde barre à chevilles du trajet des chevilles du tambour et dans ce cas le tambour fonctionne comme dans les 'hache-paille ordinaires.
Une forme de réalisation choisie de préférence consiste à donner aux chevilles de fragmentation du produit la forme de dents d'une barre, en tôle qu'on peut faire basculer hors du trajet des chevilles du tambour, et à laquelle se raccorde une portion de paroi qui prolonge l'enveloppe du tambour, qu'on peut faire basculer de bas en haut pour dégager l'ouverture de déchargement et qui comporte à une de ses extrémités une ouverture de pas- sage du produit fragmenté jusqu'à l'état de marmelade, etc.
On peut aussi dans cette forme de réaliaation faire sortir du trajet les barres de chevilles complémentaires disposées au fond du panier du tambour, ainsi que la surface de glissement qui se raccorde à l'ouvertu- re de déchargement et faire fonctionner encore le dispositif comme un hache- paille ordinaire.
L'invention est décrite ci-après en détail avec le dessin ci-joint à l'appui sur lequel :
La figure 1 est une coupe longitudinale du dispositif de l'inven- tion.
La figure 2 est une vue en plan.
Les figures 3 à 10 représentent des détails de ce dispositif.
La figure 11 est une coupe longitudinale à plus grande échelle du tambour à chevilles.
La figure 12 est une élévation observée dans la direction de la flèche.
La figure 13 représente à plus grande échelle la barre en tôle en forme de peigne.
La figure 14 est une vue en perspective de la portion de paroi sup- plémentaire du tambour.
La figure 15 est une coupe longitudinale du tambour à chevilles.
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Les figures 16 à 18 représentent des détails concernant le tambour à chevil- les et la figure 19 est une vue en plan du nouveau dispositif.
Le dispositif de l'invention comporte un châssis roulant se com- posant de cornières longitudinales 1 et de traverses 2. Les cornières lon- gitudinales 1 supportant une enveloppe 3 formant en haut une trémie de char- gement et contenant à son extrémité inférieure un cylindre à chevilles 4, entourét par un panier, dont la partie supérieure est désigide par 5 et la partie inférieure par 6. Le panier comporte une ouverture 7 de sortie du produit fragmentaire. L'enveloppe 3 peut basculer autour d'un axe trans- versal 8, réuni aux deux longerons 1. Les bords inférieurs de l'enveloppe sont coudés de l'autre côté, figure 3, et les portions coudées se posent sur les longerons 1, auxquels elles sont réunies par des vis 9.
Si on desserre les vis, on peut faire basculer l'ensemble de l'en- veloppe à l'exception de la tôle de fond 6, en avant, c'est-à-dire du cô- té du déchargement et le faire venir dans la position en pointillé de la fi- gure 1. Son extrémité s'appuie ainsi sur le sol par l'intermédiaire d'un cadre 10 disposé sur le bord supérieur de l'enveloppe. Ce cadre forme En même temps un élément de protection, empêchant louvrier de tomber dans l'en- veloppe.
Lorsqu'on a fait basculer l'enveloppe, on met le cylindre à che- villes 4 à découvert. La portion 11 d'un palier est fixée sur l'extrémité inférieure de l'enveloppe en face de l'axe transversal 8 et vient se poser, dans la position de fonctionnement de l'enveloppe, sur la portion inférieu- re 12 qui est fixée sur le longeron correspondant 1 (voir figures 3 et 4).
Des axes 14 et 15 qui forment l'extrémité d'une barre à chevilles 16 se posent dans les trous de portée 13. Si donc on fait basculer l'enve- loppe, les portions supérieures 11 des paliers l'accompagnent et les axes 14 et 15 sont ainsi à découvert, de sorte qu'on peut faire sortir la barre à chevilles sans difficulté de ses paliers.
Il y a lieu encore de remarquer que l'axe de rotation 15 comporte sur son extrémité qui émerge de la paroi de l'enveloppe 3 un levier à main 17, qui, figure 5, coopère avec une échelle graduée 18 disposée sur la pa- roi de, l'enveloppe, du fait qu'en faisant osciller le levier on peutlimmobi- liser dans la position qu'on désire en introduisant une cheville 19 dans un trou de l'échelle.
En même temps que le levier à main, on fait osciller la barre 16, garnie de chevilles 20, dont les tiges pénètrent dans la barre 16 et peu- vent y être fixées en les vissant. On peut donc dévisser les diverses che- villes et faire ainsi varier-à volonté l'écartement qui,les.sépare.
La barre 16 est représentée sur la figure 6 dans la position dans laquelle ses chevilles sont horizontales. La barre à chevilles est disposée par rapport au cylindre à chevilles 4, de façon à laisser toujours subsister un certain intervalle 21, figure 7. Cet intervalle augmente ou diminue sui- vant la position de réglage de la barre à chevilles. On peut en même temps faire osciller la barre à chevilles de façon à diriger les chevilles vers le haut ou vers le bas.
Le cylindre à chevilles 4 de la forme de réalisation représentée comporte quatre rangées de chevilles. Les chevilles 22 d'une des rangées sont décalées par rapport aux chevilles 23 de la rangée suivante, qui sont également décalées, par. rapport aux chevilles 24 de la rangée suivante de mê- me que les chevilles 25 de la dernière rangée, de sorte qu'on obtient la dis- position de la figure 8.
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Les diverses chevilles pénètrent donc dans les intervalles entre les chevilles 20 de la barre à chevilles 16, figure 8, qui représente non seulement le développement du tambour, mais encore la barre à chevilles.
Les intervalles entre les rangées de chevilles sont recouverts par des barres 26, figures 1 et 2, qui sont représentées en pointillé sur la fi- gure 8 et sont fixées sur les deux parois de bout 27 du tambour à chevilles, tandis lue les chevilles 22 à 25 sont portées par les barres correspondan- tes 28. La distance entre les diverses chevilles 22 à 25 permet au tambour à chevilles de saisir une assez grande quantité de produit, sous forme de fruits des champs, etc. ou de fourrage en feuilles, tandis que les barres
26 empêchent le produit saisi de pénétrer à l'intérieur du tambour.
S'il s'agit de produits qui doivent être fragmentés en-particules particulièrement fines, comme par exemple dans le cas de fourrage pour les porcs on dispose sur la tôle de fond une autre rangée spéciale de chevilles 29, figure 1,9 en coupe transversale et 10 en coupe longitudinale. Ces chevilles sont coudées sur une barre 30 qui peut être poussée dans une évide- ment 31 de la tôle de fond. Les extrémités de la barre 30 pénètrent chacune dans un évidement d'une plaque 32 qui est fixée sur la paroi extéreure 33 de l'ouverture de déchargement 7.
Les barrer 30 sont fixées par des écrous à oreil- les 34 aux points où elles pénètrent dans la plaque 32 et par suite peuvent être démontées ou montées à volonté en desserrant les écrous:
Les chevilles 20 sont séparées par des intervalles permettamt jus- te aux chevilles 22 à 25 de passer, de sorte que le produit subit une fragmen- tation spéciale en arrivant entre les chevilles.
Un moteur électrique 35, qui fait tourner l'arbre 37 du tambour à chevilles par une transmission à courroie 36, est monté sur le châssis.
L'ouverture de déchargement de la forme de réalisation des figures 11 à 19 est fermée par une tôle 38, qui forme une partie de la paroi du tam- bour. Cette tôle peut osciller autour d'un axe 39 sur l'extrémité duquel est fixé un levier 40 qui peut coopérer avec la paroi de l'enveloppe au mo- yen de chevilles de réglage, figure 12.
On peut faire venir la portion de paroi 38 en la faisant basculer autour de l'axe 39 dans une position supérieure indiquée en pointillé; fi- gure 11, en dégageant ainsi complètement l'ouverture de déchargement, ainsi qu'il est'nécessaire lorsqu'on traite un produit ordinaire, pour le proje- ter une fois fragmenté par la force centrifuge par les chevilles du tambour coopérant avec celles de la paroi.
De plus une tôle 42 se terminant en haut par des dents de peigne 43 peut osciller autour d'un axe 41. On peut faire tourner l'axe 41 monté dans la paroi de l'enveloppe au moyen d'un levier 44 fixé sur son extrémité, de façon à faire venir la tôle de peigne de la position de la figure 11 dans la position en pointillé en la faisant basculer de haut en bas. La tôle de peigne vient ainsi hors du trajet des chevilles 25 du cylindre ainsi qu'il est nécessaire pour utiliser le dispositif comme hache-paille ordinaire.
Lorsque tous les éléments occupent la position de la figure 11, il est important que les chevilles du tambour passent dams les intervalles entre les dents du peigne 43 avec un jeu aussi faible que possible. Or les chevilles du cylindre ont reçu une forme spéciale qui ressort des figures 16 à 18. La forme de chaque cheville 25, qui est fixée par une tige de sup- port 45 dans la paroi du tambour est choisie de façon à faire correspondre exactement la surface longitudinale 46 de la tôle à l'intervalle entre les dents.
Pour le reste, la section des chevilles, figure 18, est celle d'un
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triangle à angles aigus 46, 47, 48, de façon à diriger son hypoténuse 47 dans un sens faisant avancer le produit sortant du peigne en tôle 42 dans le sens .de la longueur du tambour vers une ouverture de sortie 49 de la tôle de la paroi 38.'
Les chevilles triangulaires 25 du tambour arrivent donc d'abord par la pointe du triangle dans les intervalles des dents du peigne et pous- sent par leur surface 47 en faisant avancer le produit derrière la tôle du peigne de gauche à droite sur lesfigures 12 et 15.
La portion d'enveloppe 38 se termine par son bord 50 à une cer- taine distance de la paroi de l'enveloppe, en formant ainsi une ouverture de passage 49 du produit. Etant donné que ce produit est poussé dans l'ou- verture par la forme des chevilles, il sort par cette ouverture. En outre on dispose pour en faciliter la sortie sur le cylindre à chevilles, figure 15, du côté en question deux tôles 51 en forme de pelles diamétralement opposées.
Si donc on fait osciller la portion de paroi 38'de bas en haut et le peigne de haut en bas, le produit fragmenté est projeté en dehors par les chevilles du tambour coopérant avec les barres complémentaires 20.
De plus pour éviter en particulier que le produit arrivant par la trémie de chargement 3 sur le tambour à chevilles ne soit éventuellement pas trai- té dans la région des tôles en forme de pelles 51, on dispose, figure 19, dans la région de la trémie une tôle de recouvrement 52 qui recouvre au-des- sus du tambour à chevilles la portion du tambour qui ne comporte pas de chévilles La largeur de cette tôle peut être plus ou moins grande suivant les besoins.
Quoique l'invention s'applique en principe à la fragmentation de substances spécialement destinées à la nourriture du bétail, elle permet de fragmenter de la même manière des copeaux de bois, qui en sortant du dis- positif peuvent servir immédiatement à la confection en particulier de pla- ques en fibres dures.