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MÉMOIRE DESCRIPTIF
DÉPOSÉ A L'APPUI D'UNE DEMANDE
DE BREVET D'INVENTION Perfectionnements aux machines à décortiquer les arachides.
La présente invention concerne des perfectionnements aux machines servant à décortiquer les arachides, c'est-à- dire à séparer les enveloppes des noyaux ou graines.
L'invention a pour but de compléter et de modifier certaines parties des machines à décortiquer existantes, ain- si que d'ajouter des pièces nouvelles et des dispositifs nouveaux, de façon à rendre ces machines plus efficaces, d'assurer une plus grande production et de permettre le ré- glage en vue du décorticage d'arachides de différentes grosseurs.
Pour que l'invention soit mieux comprise, on se ré- fèrera aux dessins annexés, dans lesquels les mêmes numéros de référence désignent les mêmes pièces dans toutes les figures.
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Les fig. I, IA et IB sont respectivement une éléva- tion, un plan et une vue de profil des perfectionnements apportés aux machines existantes. Dans l'élévation (fig. I) et dans la vue en bout (fig. IB) le cloisonnage est repré- senté en totalité, mais dans le plan (fig. IA) il est com- plèternent supprimé. Dans cette fig. IA on n'a représenté que les lames, les bras et les axes. Dans la vue en bout il y a deux jeux de bras, comme cela est indiqué en 2 et 2'. Ces deux jeux de bras ne sont pas dans le prolongement l'un de l'autre; ils font un angle entre eux, de façon que l'un d'eux se trouve un peu en avant de l'autre pour s'adapter à une lame en forae d'hélice ou légèrement tordue sur elle-même.
Les fig. II et IIA sont respectivement une vue en bout et une vue de face de la machine et elles représentent la trémie d'alimentation et le dispositif à secousses ser- vant à introduire les arachides uniformément dans la machine.
Dans la vue de face (fig. IIA) les barres ne sont pas repré- sentées et dans la vue en bout (fig. II) les lames 1 ne sont pas représentées. Les barres du cloisonnage sont seules représentées, avec les pièces d'écartement.
Les fig. III et IIIA, ainsi que les Fig. IV et IVA sont respectivement une vue en bout, une vue de face, un plan et une vue de face des décortiqueuses d'arachides du type actuel. Dans la vue de face (fig. IVA) le batteur 1, les bras 2 et l'axe 3 sont représentés et dans le plan (fig. IV) les barres du cloisonnage sont représentées.
Les fig. V et VA sont respectivement une vue en bout et une coupe d'un cloisonnage réglable s'adaptant aux dif- férentes grosseurs d'arachides, de façon que tous les noyaux, toutes les graines et toutes les enveloppes puissent passer à travers ce cloisonnage en brisant le moins possible les
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noyaux ou les graines.
Les fig. VI et VIA sont respectivement une vue de face et une vue en bout d'un cloisonnage constitué par des barres rondes insérées à des distances égales dans des barres plates semi-circulaires, de façon à constituer un cloisonnage per- mettant aux graines et bales de passer au travers, ce qui a l'avantage qu'en raison du roulement des arachides entre le cloisonnage en barre ronde et les lames dentées tournan- tes, un mouvement de roulement naturel est imprimé aux ara- chides, de sorte que les noyaux ou graines se séparent des enveloppes sans que les graines soient brisées.
Les fig. VII et VIIA sont respectivement une vue en bout et une vue de face d'un autre type de dispositif d'ali- mentation constitué par un tambour rotatif ou volant 20 com- portant des cloisons qui se trouvent sous la trémie, et au moyen duquel une quantité régulière d'arachides est intro- duite dans la machine sur toute la longueur du cloisonnage 4.
Les décortiqueuses telles qu'elles existent actuel- lement sur le marché sont représentées dans les fig. III, IIIA, IV et IVA.
Dans la fig. III, 1 est un batteur ou bouton monté à l'extrémité du bras ou de la tige de battage. Ces batteurs sont rivés sur des bras 2 fixés sur l'axe de rotation 3.
Au-dessous de ces batteurs est fixé un tamis en tôle 4 concentrique à l'axe et dans lequel sont pratiqués des trous de grosseur appropriée pour permettre aux graines et aux enveloppes de passer au travers.
Dans les fig. IV et IVA le même résultat est obtenu au moyen de batteurs et de bras 1 et 2 constitués par des barres plates, mais le tamis en fonte perforé est remplacé @
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par une série de barres plates 4 équidistantes et fixées au-dessous des batteurs, pour que les arachides introduites dans une trémie tombent sur un tamis ou cloisonnage et soient broyées par les batteurs rotatifs, de façon que les graines se séparent des enveloppes et que les deux, graines et enve- loppes, tombent à travers le cloisonnage.
Dans la fig.II la machine comporte un couloir pour les noyaux et les enveloppes, couloir dans lequel un jet d'air continu est soufflé par un ventilateur 8, ce qui per- met aux enveloppes ou bales de s'échapper à travers un cou- loir 14, les graines tombant en même temps à travers le couloir 13 sur le sol ou dans tout récipient convenablement placé.
Dans les machines existantes l'action est semblable à celle du battage des arachides au moyen d'un bâton, cette action produisant un pourcentage considérable de graines brisées, ce qui réduit la valeur commerciale des graines.
Comme il n'y a aucun dispositif assurant l'alimenta- tion uniforme et continue des arachides, la machine est alimentée par un ouvrier et comme l'alimentation est inégale et parfois trop abondante, les arachides ne sont pas battues d'une façon uniforme, et lorsque la quantité d'arachides introduite au même moment dans la machine est trop grande, celle-ci s'engorge et s'arrête complètement, ce qui réduit la production.
Pour éviter les inconvénients mentionnés plus haut et pour assurer aux arachides un mouvement de roulement uniforme comme si on les faisait rouler entre les paumes des deux mains, les perfectionnements suivants ont été ap- portés aux machines existantes:
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Premièrement, la décortiqueuse d'arachides perfec- tionnée comporte une série de plaques ou d'autres lames de batteur d'un type approprié et elle est fixée sur un axe rotatif, de façon à pouvoir imprimer un mouvement de roule- ment naturel aux arachides pour séparer les enveloppes des noyaux en brisant ceux-ci le moins possible, les batteurs étant fixés aux bras de façon que, pendant la rotation, les bords antérieurs des lames de battage soient parallèles, mais se trouvent,par rapport à la surface ou cloisonnage,
à une distance plus grande que la distance entre le bord postérieur des lames et le cloisonnage, ce qui fait que les arachides introduites graduellement entre ces plaques et le cloisonnage sont amenées par le mouvement des lames à une position longitudinale parallèle relativement aux lames et aux barres du cloisonnage, l'enlèvement de leur enveloppe extérieure étant ainsi facilité. Dans ces machines les bat- teurs ou lames peuvent être faits sous forme de plaques minces en métal ou en toute autre matière, tordues longitu- dinalement sur elles-mêmes, sensiblement en forme d'hélice, ou maintenues droites, et la surface extérieure de ces pla- ques tordues ou droites peut comporter des dentures paral- lèles ou transversales de façon à donner aux plaques la surface rugueuse représentée dans les fig. I, IA, IB et IIA.
Si on le préfère, ces plaques peuvent être lisses, les den- tures n'étant pas essentielles. Ces plaques sont fixées aux bras au moyen de boulons ou autrement et elles tournent de façon que le bord antérieur 17 de la lame soit parallèle à la surface du cloisonnage 4, mais se trouve, par rapport à ce cloisonnage, à une distance plus grande que celle du bord postérieur 18, comme cela est représenté dans la vue en bout fig. IB. n
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Deuxièmement, dans les décortiqueuses existantes le cloisonnage est constitué par des barres plates fixées en demi-cercle comme le montrent les fig. IV et IVA. Cette dis- position a l'inconvénient que les noyaux et les enveloppes projetés vers le bas par les batteurs 1 ne tombent pas aussi librement que cela est désirable, de sorte que les barres du cloisonnage s'engorgent.
Le perfectionnement apporté à ces machines consiste à faire ces barres 4 cunéiformes comme cela est représenté en coupe dans la fig. 5, de façon à per- mettre aux enveloppes et aux noyaux de tomber librement au lieu d'engorger les barres. Cette action perfectionnée est due au fait que l'espace de fond restant entre ces barres cunéiformes, c'est-à-dire l'espace entre les bords extérieurs, est plus large que l'espace au sommet ou entre les bords intérieurs.
Troisièmement. Comme l'indiquent les fig. VI et VIA, d'autres perfectionnements ont été apportés au cloisonnage par l'insertion de barres rondes au lieu de barres plates, ce qui a l'avantage que l'engorgement des barres par les noyaux et par les enveloppes est pratiquement réduit au mi- nimum et que les arachides sont roulées graduellement (et non battues) d'une façon naturelle entre les lames dentées 1 et le cloisonnage 4 constitué par des barres rondes, fig. VI et VIA, ce qui évite dans une grande mesure l'écrase- ment des noyaux, ceci étant un très grand avantage au point de vue commercial.
Quatrièmement. Dans les décortiqueuses existantes (fig. IV) les distances entre les barres plates adjacentes du cloisonnage 4 sont réglées par l'insertion de petites pièces de bois (en forme de coins) entre les barres. On donne à ces coins une largeur plus grande ou plus petite suivant
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la grosseur des noyaux qui doivent passer à travers le cloi- sonnage. Ceci ne peut être fait que si l'on enlève complète- ment toutes les barres de fer plat et tous les coins en bois et si on les remplace. L'ancienne méthode est représentée dans la fig. IB, dans laquelle des coins en bois 6 se trou- vent entre toutes les barres 4, qui sont maintenues dans leur position par la courroie 7.
Le perfectionnement qui fait l'objet de l'invention consiste à remplacer ces coins en bois 6 par des coins en forme d'étoiles ou par des organes d'écartement en forme d'étoiles à plusieurs branches 15 en métal ou en toute autre matière appropriée, fixés entre les barres cunéiformes adja- centes 4. Pour la fixation de ces coins en forme d'étoiles 15, des trous sont percés à une distance uniforme de l'ex- trémité inférieure des barres 4 et à travers les centres des étoiles, qui sont enfilées sur une tige courbe 19 et fixées aux deux extrémités par des vis et des écrous ou d'une autre façon. Les quatre extrémités de ces étoiles a, b, c et d (fig.
V) ont des épaisseurs différentes pour s'adapter aux différentes grosseurs des arachides, de façon qu'une épaisseur particulière du noyau, celle qui correspond à 1'extrémité de l'étoile, soit amenée entre les deux barres adjacentes 4, après quoi les barres 4 et les étoiles 15 sont fixées dans leur position au moyen d'écrous de serrage sur les extrémités des tiges 19, comme l'indique la fig. VA. Cette disposition évite une perte de temps et beaucoup d'ennuis dans le réglage des barres pour que celles-ci soient toutes équi-distantes, comme cela est nécessaire.
Cinquièmement. Les machines existantes ne comportent pas de dispositifs d'alimentation. Un autre perfectionnement (voir les fig. II et IIA) consiste donc à introduire les ara-
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chides au moyen de la trémie 9 et de l'agitateur 10. L'agita- teur est actionné par le levier d'agitation 11 et la came d'agitation 12 et il peut comporter une embouchure réglable 13. Grâce à cette disposition, non seulement les arachides sont introduites avec une vitesse uniforme; la plaque régla- ble 13 empêche en outre les grosses pierres (que l'on ren- contre parfois parmi les arachides) de pénétrer entre les lames et le cloisonnage, ce qui détériorerait la machine.
Un autre type plus simple de dispositif d'alimentation est représenté dans les fig. VII et VIIA, où les arachides sont introduites par un dispositif à volant 20 à partir de l'ou- verture d'alimentation pratiquée dans le fond de la trémie.
Conformément à la présente invention les arachides sont roulées graduellement ou prises entre les lames et les barres du cloisonnage par suite de la variation de la dis- tance entre le bord antérieur et le bord postérieur des lames de battage d'une part et les barres du cloisonnage d'autre part.
Elles sont ainsi roulées, comme elles le seraient entre les mains, jusqu'à ce qu'elles atteignent une partie de la surface de la lame qui les retient et qui brise l'envelop- pe extérieure, celle-ci étant enlevée au cours du mouvement de roulement subséquent et par la pression subséquente.
Bien que le dispositif préférable consiste à donner aux lames de battage une légère torsion en hélice, ceci n'est pas essentiel, les lames pouvant être droites, restant ainsi parallèles à l'axe du batteur, mais avec la caractéristique essentielle que le bord postérieur de chaque lame du batteur est séparé du cloisonnage par une distance moindre que celle du bord antérieur.
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Les perfectionnements mentionnés en deuxième, troisième, quatrième et cinquième lieu ne sont revendiqués qu'en combinaison avec cette caractéristique essentielle et non sous forme d'inventions indépendantes.
En outre, bien que les lames du batteur soient de préférence dentées ou rendues rugueuses, ce traitement de la surface n'est pas essentiel, mais il assure d'excellents résultats en pratique.