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La présente invention est relative à des perfectionne- ments aux métiers à tisser et plus spécialement à un métier à tisser sans. navette ou à un système applicable sur les métiers à tisser existants 'et permettant la suppression desdites navettes et de tous les organes et mécanismes que celles-ci supposent habituellement.
Le métier suivant l'invention comprend essentiellement au moins deux coulisses mobiles, l'une amenant la trame jusqu'au voisinage du centre de la foule, l'autre reprenant la trame à cet endroit pour l'entraîner de l'autre côte de la foule, la fixation momentanée de la trame par rapport aux'coulisses et un déplacement
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relatif de cette trame par rapport auxdites coulisses s'effectuant
Grâce à un système pneumatique.
Un support fixe sera prévu peur Guider chaque coulisse dans son déplacement. Chaque coulisse mouile peut elle-même porter au moins une seconde coulisse mobile animée d'un mouvement relatif d'avancement par rapport à .la première; ce sera le cas notamment pour les tissus de grande largeur.
Un support fixe est donc prévu de chaque côté de la foule et présentera normalement au moins un conduit longitudinal relié à un système pneumatique d'aspiration ou de soumage. Enfin chaque coulisse mobile portée par les supports fixes sera pourvue d'un moyen de commande d'un mouvement de translation d'amplitude réglable sur les supports fixes. Ce moyen de commande sera, par exemple, du type des systèmes bobinoirs à bobines croisées.
Suivant un mode de réalisation général, la coulisse des- tinée à amener la trame de la bobine jusqu'au centre de la foule comporte: au moins un conduit de longueur limitée, dans sa face correspondant au support, ce conduit pouvant être soumis à l'aspi- ration régnant dans ledit support un tuyau conducteur de trame relie longitudinalement à la coulisse mobile, dans lequel passe la trame venant de la bobine, et dans lequel également est prévu un clapet pouvant se mouvoir dans ce tuyau pour fixer la trame contre :
la paroi interne de.ce tuyau conducteur de trame, le conduit susdit de la coulisse étant relié au tuyau conducteur de trame à l'endroit où le clapet agit dans ce dernier.-
Suivant un mode de réalisation particulier, un second , conduit est prévu dans la coulisse mobile susdite, indépendant du Premier et.pouvant être mis en communication avec le conduit d'aspiration du support fixe, ce second conduit étant relié à une chambre dans laquelle peut se mouvoir un .second clapet relié par un jeu de leviers basculants au premier clapet prévu dans le tuyau conducteur
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(le trame.
Un taquet fixe, disposé à un endroit approprié du métier et,de préférence, de position réglable, sera normalement prévu pour agir sur les leviers basculants dans le sens de l'appli- cation alternative sur leurs sièges des clapets reliés à ces leviers, lesdits clapets étant maintenue sur leurs sièges par l'effet d'aspi- ration qui leur'est appliqué grâce aux conduits prévus dans la cou- lisse mobile et qui sont mis en communication aux moments appropriés avec le support fixe.
Dans une forme de réalisation particulière, le tuyau conducteur de trame de la coulisse mobile se termine par un doigt ou conduit de faible dimension transversale, par lequel sort la trame passant dans le tuyau susdit, ce doigt entrainant dans la foule, au début du mouvement de déplacement de la coulisse mobile sur son support fixe, l'extrémité ou bout dépassant de la trame précédemment tissée et dépassant du tissu, ca bout dépassant étant ensuite coupé de la trame suivante et appliqué contre le tissu par un système d'aspiration pour former la lisière.
Suivant un mode de réalisation général, la coulisse destinée à emporter, hors de la foule, la trame qui y a été amenée par la première coulisse mobile, et qui peut se déplacer sur son support fixe, présente: un conduit longitudinal destiné à être mise en communication avec le conduit d'aspiration correspondant du sup- port fixe; un tuyau.d'aspiration fixé longitudinalement à cette coulisse mobile, et relié à cette dernière par un conduit permettant à l'aspiration d'agir dans une chambre où peut se mouvoir un clapet qui'sera destiné à fixer entré lui et son siège, la trame amenée par la première coulisse précitée; et des moyens destinés à appli- quer ledit clapet sur son siège et à soulever ledit clapet, en fin de course de la coulisse sur son support, à l'intervention d'un moyen de commande approprié.
Dans une forme de réalisation plus particulière, le
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tuyau d'aspiration de la seconde coulisse mobile susdite se termine par un entonnoir ou chambre de forme appropriée pour abouter au tuyau conducteur de trame de la première . coulisse, autour du doigt d'extrémité de cette dernière, cet entonnoir entraînant, dans la foule, au début du mouvement de déplacement de la seconde coulisse mobile sur son support fixe, l'extrémité ou bout venant de la trame précédemment tissée, ce bout étant appliqué, après coupure, contre le .tissu par un système d'aspiration pour former la lisière.
Les moyens destinés à appliquer le clapet du tuyau d'aspiration de la seconde coulisse contre son siège peuvent être constitués par un jeu de leviers soumis à l'action d'un moyen élas- tique, tel qu'un ressort, dans le sens de l'application dudit clapet sur son siège.
Dans une forme de réalisation particulière, le moyen de commande du soulèvement du clapet .de son siège est constitué par un taquet fixé à un endroit approprié du métier mais, de préférence, de position réglable, destiné à agir sur le jeu de leviers pour sou- lev-er ledit clapet, de préférence un peu avant que le clapet de ' la première coulisse ne libère la trame que cette première coulisse amène à la seconde, le bout de la trame étant aspiré hors du doigt. du tuyau conducteur de trame de la première coulisse, dans le tuyau d'aspiration de la seconde pour y être maintenu entre le clapet de celle-ci et son siège, lors du mouvement de retour de cette seconde coulisse sur son support fixe.
Des moyens seront en outre prévus pour appliquer contre le tissu la trame qui vient d'être tissée.
Suivant un autre mode d'application général de l'inven- 'tion, le support fixe destiné à recevoir la coulisse mobile devant amener la trame, de la bobine sensiblement jusqu'au milieu de la foule, est pourvu d'un moyen assurant un soufflage dans ledit support et dans ladite coulisse, au lieu d'une aspiration.
Dans ce cas, la coulisse susdite présente: une chambre destinée à recevoir un effet
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de soufflage du support fixe; un tuyau de soufflage prévu latérale- ment à la coulisse, et relié à la chambre susdite de celle-ci pour .pouvoir recevoir'un effet de soufflage destiné à agir sur une soupa- pe prévue dans ledit tuyau ;
et ,un conduit longitudinal prévu dans la face de la coulisse, correspondant au support fixe et pouvant recevoir un effet de soufflage de celui-ci, cet effet étant transmis de ce conduit au tuyau de soufflage où passe la trame, celle-ci pouvant être maintenue contre une paroi dudit tuyau sous l'action de la soupape lorsque celle-ci est déplacée par l'effet de soufflage provenant de la chambre de la coulisse, ou étant rendue libre lors- que la soupape n'est plus soumise à cette action et étant, dans ce cas, soumise à l'effet de soufflage régnant dans le tuyau en prove- nance du conduit longitudinal de la coulisse, pour être soufflée dans le doigt ou conduit'd'extrémité du tuyau de soufflage.
Dans le cas de la réalisation d'un tissu en plus d'une couleur, le tuyau prévu sur la première coulisse amenant la trame dans la foule est prévu amovible pour pouvoir être remplacé par un' ou des autres tuyaux fournis par un distributeur approprié.
D'autres détails et particularités de l'invention res- sortiront de la'description donnée ci-après à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 est une vue de face des perfectionnements suivant l'invention.
La figure 2 est une vue en plan.de la disposition des coulisses par rapport à la foule. -
La figure 3 est une vue en élévation d'un des deux supports de coulisse.
La figure 4 est une vue en plan du support de la figure 3..
La figure 5 est une yue en coupe suivant le plan V-V de la figure 3.
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La figure.6 est une vue en plan d'une des coulisses mobiles.
La figure 7 est une vue en; élévation et en coupe sui- vant le plan VII-VII de la figure 6.
La figure $ est une vue en élévation de la même coulis- se.
La figure 9 est une coupe suivant le plan IX-IX de la figure 7.
La figure 10 est une vue en plan de la seconde coulis-. se mobile.
La figure 11 est une vue en élévation e en coupe sui- vant le plan XI-XI de la figure 10.
La figure 12 est une vue en élévation correspondant à la figure 10.
La figure 13 montre la disposition relative des deux coulisses mobiles lors de leur rencontre.
Les figures 14 et 15 montrent les dispositions relati- ves des deux coulisses par rapport à leurs supports, lorsque ces' coulissés se rencontrent.
Les figures 16 et 17 montrent des détails de réalisa- tion, la figure 17 étant prise suivant le plan XVII-XVII de la @@ gure 16.
Les figures 18 et 19 schématisent le fonctionnement dans le cas,de deux coulisses mobiles par support fixe.
Les figures 20 et 21 schématisent le fonctionnement en cas de soufflage au lieu'd'aspiration dans l'une des coulisses, la figure 20 étant une vue en'élévation, et la figure 21 une vue en plan.'
En se référant tout Sabord, d'une façon générale aux figures 1 et. 2, l'appareil se compose de deux supports fixes A et - D sur lesquels se meuvent deux coulisses mobiles B et C dont le déplacement est commandé par un mouvement à va-et-vient, tel qu'on
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en rencontre dans les systèmes bobinoirs à bobines croisées.
Ces coulisses B et C sont destinées à se mouvoir l'une versl'autre pour se rencontrer sensiblement au milieu de la foule des fils de chaîne 2 (figure 2), la référence 1 à la figure 1 dési- gnant le peigne.
Les coulisses B et C portent respectivement des tuyaux T et T' qui se déplacent avec elles, la trame traversant le tuyau T et étant amenée par celui-ci jusqu'au milieu de la foule, où elle est reprise par le tuyau T' qui l'emmène avec lui lors de son dé- placement de retour vers le support D. Pour compléter cette des- cription très générale, il y a lieu de remarquer qu'un travail d'aspiration et, dans certains cas, de soufflage s'effectue par ces tuyaux T et T'.
Le support A a été représenté à plus grande échelle à la figure 3. Le support D est identique au support A mais disposé à l'inverse de ce dernier. Comme on peut le constater, le support A présente en coupe un découpage en mortaise 3 dans lequel coulis- sera la forme en tenon correspondante de la coulisse mobile corres- pondante. Le support A présente, en outre, un conduit longitudinal 4.se terminant à une extrémité par une ouverture inférieure 5 desti- née à être'reliée à une source d'aspiration 6 (figure 1).
La coulisse B qui est destinée à se déplacer sur le support A présente en coupe (figure 9) une base en tenon 7 qui glis- sera donc dans la mortaise 3 du support A. A cette coulisse B est relié par des soutiens appropriés 8 et 9, un tuyau T dans lequel passe le fil de trame 10. La coulisse B présente un conduit 11 avec ses'ouvertures 12 et 13, ce conduit 11 étant relié par un conduit latéral 14 au tube T. La coulisse B présente en outre une petite chambre 15 reliée par un conduit latéral 16 à une seconde chambre 17 dans laquelle peut se déplacer un clapet 18, cette chambre 17 n'étant cependant pas en communication avec le tuyau T.
On comprendra que lorsque la coulisse B est montée sur
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le'support B, l'aspiration créée en 5 et dans le conduit 4 du sup- port A pourra se-transmettre suivant les cas dans le conduit 11 et dans la chambre 15, une patte d'extrémité 19 étant prévue sur la coulisse B de manière à fermer le conduit 4 du côté gauche (en con- sidérant la figure 4) et ce au fur et à mesure du déplacement de la coulisse B sur le support A,.et ce afin d'éviter des pertes d'aspiration.
Le clapet 18 pouvant se mouvoir en hauteur dans sa chambre 17 est relié par une tringle 20 à une barre de pivotement
21 à laquelle est reliée également une tringle 22 portant un clapet
23 pouvant se mouvoir en hauteur dans le tuyau T, en regard du tuyau latéral 14, ce clapet coinçant sous lui la trame 10 lorsqu'il occupe une position abaissée sur le fond du tuyau T.' Comme on le verra à la figure 8, lorsque le clapet le est abaissé, le clapet
23 est levé et réciproquement.
La fine rainure 24 prévue dans le sens longitudinal du tube T et du doigt 48 sert à réintroduire la trame dans le cycle du travail, lorsqu'il y a eu cassure, cette trame étant alors aspï- rée dans le conduit T vers -le clapet 23.
.La coulisse mobile C (figures 11 à 12) présente égale- ment un conduit central 25 dans-lequel peut se produire une aspira- tion et qui est relié par un conduit latéral 26 à une chambre 27 'dans laquelle peut se mouvoir verticalement un clapet 28. La cou- lisse C se termine'par une patte dtextrémité 36 destinée à se dé- placer dans le conduit 4 du support fixe D 'pour éviter des pertes d'aspiration. Le tuyau TI est monté latéralement à la coulisse C et est fixée à celle-ci par des soutiens appropriés 29 et 30. Le tuyau T' est donc relié au conduit 25 de la coulisse C par le con- duit latéral 26 et la chambre 27.
Le clapet 28 est suspendu à un levier 31 soumis à l'action d'un ressort 35 qui force normalement ce clapet 28 à reposer sur le fond de'la chambre 27 dans le tuyau
Tt. Ce levier 31 est monté à pivotement en 32 et est prolongé par
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un levier 33 dont le basculement peut être provoqué par un taquet 34 fixe, mais de position réglable.
On comprendra que, lorsque la coulisse C avance sur son support D, vers la gauche en considérant la figure 1, le levier 33 finira par entrer en contact avec le taquet 34 qui -obligera le levier 33 à s'abaisser en soulevant ainsi le clapet 28 à l'encontre du ressort' 32, pour occuper une position similaire à celle de la figure 12. Le taquet 34 pourra être de position réglable, de ma- nière à permettre de faire varier le moment où lE! clapet 28 se lève.
Les diverses phases de fonctionnement seront expliquées ci-après en se référant aux figures qui viennent d'être décrites et en donnant d'autres explications encore concernant'des détails de réalisation non développés précédemment.
La trame 10'(figure 2) provient de la bobine normale d'alimentation (non représentée);elle passe dans un anneau fixe 38 (figure 2) garni d'un bouchon en caoutchouc qui présente centrale- ment un orifice de passage pour la trame et dont l'enfoncement plus ou moins grand,dans le tuyau 38 permet le freinage sur la trame, et. passe ensuite, par un tâteur unique destiné à réaliser l'arrêt automatique du métier en cas de casse (non représenté).
'Si on suppose être à la période de la fermeture de la : foule (figures 1 et 2) le tenon 39.prévu en bout de la tringle 40 pivotant en 41 et reliée respectivement en 43 et 44 en bout des coulisses B et C se déplace dans une rainure 45 prévue dans le tam- bour mobile 42. Cette rainure 45 est perpendiculaire à l'axe lon- git@dinal du tambour.
En d'autres mots, tant- que ce tenon 39 'sera dans cette rainure perpendiculaire 45,les coulisses B et C ne'se déplaceront pas. - Le tambour mobile 42 est monté à rotation, comme il est con- nu, dans un tambour fixe 46 qui présente à sa partie supérieure une fente longitudinale dans laquelle la tringle 40 est guidée dans un
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@@@ment de va-et-vient dans le sens de l'axe longitudinal des @@mbours. Le point de pivotement 41 des tringles 40 peut être reglé en hauteur en déplaçant en hauteur la console de soutien 47, et ce de façon à faire varier la course de déplacement, des coulisses
B et C.
Pendant ce déplacement des tenons 39 dans les rainures
45 des tambours 42, la trame 10 se trouve donc dans le tuyau T, en étant donc reliée à la bobine d'alimentation; cette trame passe sous le clapet 23 qui maintient la trame fixe contre le fond du tuyau T, et passe de là dans un doigt 48 ou cylindre de petit dia- mètre (figures 2 et 13), prévu en bout du tuyau T, pour aller ensuis te au tissu, c'est-à-dire à la duite précédente.
Dans le tuyau T' de la coulisse C, la trame (précédant celle qui va être tissée) a son.extrémité fixée par le clapet 28 sur le fond de ce tuyau T', ce clapet 28 étant donc poussé sur son ,siège par l'action du ressort 35 et y aspiré. Cette trame précé- dente sort donc du tissu pour pénétrer dans l'entonnoir 49 prévu en bout du tuyau T' (figure 10) .
On'supposera ensuite que l'aspiration se produit par les deux orifices 5 des supports A et D et ce en provenance de la source 6 (figure 1). A ce momentégalement, la foule est fermée et le tenon 39 a fini de parcourir la rainure perpendiculaire 45 de son parcours pour amorcer son trajet sur le tambour 42 dans la rainure oblique 50.- Les coulisses B et C commencent à se déplacer sous l'action des tringles 40 mues-en va-et-vient grâce aux tenons 39.
La coulisse b entraîne la trame venant de la bobine via le clapet. 23 appuyant cette trame sur le fond du tuyau T. En même temps, le doigt 48 de l'extrémité du tuyau T entraîne dans la foule la partie de cette trame attachée au tissu, c'est-à-dire à la trame précé@@ment tissée. La trame se tend et elle est coupée à longueur par l'extrémité du doigt 48. La partie, coupée et dépassant du tis su, de la.trame précédente est donc ainsi entraînée dans la foule
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et aspir3ée contre le tissu à l'intervention d'une tubulure trans- versale 51 reliée à l'aspiration 6 et qui présente une fente longi- tudinale en regard du tissu pour permettre l'aspiration contre le tissu de la partie coupée susdite qui formera la lisière.
Du côté de la glissière C, l'entonnoir 49 entraîne l'extrémité de la ttame précédemment tissée, dans la foule, la cou- pe par son bord à une longueur déterminée, et cette partie coupée est'à nouveau aspirée cont@ le tissu par la tubulure 51. Comme on le comprendra mieux ci-après, la trame précédente était bloquée, dans le tuyau T' sous le clapet 28. Après l'entraînement par l'entonnoir 49 et le coupage de cette trame précédente, le bout de trame restant sous le clapet 28 sera aspiré, à la première levée de ce clapet 28, vers le dispositif général d'aspiration.
Pendant une partie du déplacement de la coulisse B, le clapet 23 est maintenu sur son siège', en coinçant sous lui la tra- me, et ce par l'aspiration qui se produit via les conduits 5, 12,
11, 13 et 14. Il arrive un moment où le conduit 11 et son ouvertu- re 12 ne sont plus en contact avec le support A. L'aspiration cesse donc dans ce conduit et, par conséquent sur le clapet 23. Par , contre, l'aspiration peut toujours se faire dans la'chambre 15 (figures 14 et 15) et, par conséquent, sur le clapet 18. En outre, le .taquet 37 (figures 1 et 15) a agi sur la tringle 20 pour faire .. baisser le clapet 18 et, par conséquent, sur la tringle 22 pour
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4" faire lever le clapet 23.
Le clapet 18 est donc descendu sur son siège et y est maintenu grâce à l'aspiration se produisant par passage dans le support A, la chambre 15, et le conduit latéral 16 pour agir sur ce taquet 18. Le taquet 23 lui sera maintenu levé jusqu'au moment où la coulisse B rentrera sur son support A. Pen- dant ce temps, la coulisse C s'est rapprochée de la coulisse B.
L'entonnoir 49 va abouter contre, l'extrémité du tuyau T en entou- rant le doigt 48. Pour l'étanchéité de l'aspiration, l'extrémité de l'entonnoir 49 peut, être pourvue d'une garniture souple. A la
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fin de ce déplacement-de la coulisse C, le taquet 34 va agir sur le levier 33 pour provoquer le soulèvement du clapet 28; de ce fait spiration peut se faire dans le tuyau'T' et dans son entonnoir 49 et ce par passage par le support D, le conduit longitudinal 25 de la coulisse C, le conduit latéral 26 et la chambre 27. En agis. sant sur les taquets 34 et 37, on règle le dispositif de façon que l'aspiration commence dans le tuyau T' avant que la trame ne soit libérée du clapet 23 dans le tuyau T.
Les coulisses B et C sont donc à fond de course (figu- res 13,14 et 15), le tenon 39 (figure 1, des tringles 40 entre dans la rainure 55 du tambour 42, cette rainure étant perpendicu- laire à l'axe du tambour, comme la rainure 45. Les coulisses B et
C sont ainsi immobilisées. Dans le tuyau T, la trame' a été libérée du clapet 23. L'entonnoir 49 a déjà opéré sa succion sur la trame et l'a aspirée dans le tuyau T'et la chambre 27 (figure 13), la garniture de carde du siège 54 (figure 12) du clapet 28 fixant cette trame au moment où ce clapet 28, libéré par son taquet 34 et aidé par le ressort 35, presse la trame sur le fond du tuyau T'.
Les coulisses B et C ont donc commencé leur mouvement de retour, c'est-à-dire, que le doigt 48 s'est dégagé de l'enton- noir 49 et'que le clapet 28 s'est'abaissé sur son siège 54.
Au moment où le conduit 11 (figures 6 et 7) de la cou- lisse B va reprendre contact par son ouverture 12 avec le conduit d'aspiration 4 du support A, l'aspiration va reprendre dans ce con- duit et pourra agir sur le clapet 23. Cependant, ce clapet reste , levé car l'aspiration se produit toujours également sur le clapet le qui est de dimensions supérieures à-celles du clapet 23. L'aspi- ration aura cependant pour effet de tendre la trame entre le clapet 28-du tuyau T' (clapet qui coince la trame sous lui) et le clapet 23 du tuyau T. Pendant ce temps, le tuyau T' rentre normalement sur son siège sans autre travail.
Le taquet 37 (figure 15) a fini par rabaisser le clapet
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23 sur son siège en agissant sur la tringle 22, et l'aspiration par le conduit 11 maintient à nouveau ce clapet 23 sur son siège en fixant la trame sous lui sur le fond du tube T. Bien entendu, par le jeu des tringles 20 et 22, le clapet 18 s'est soulevé lors- que le clapet 23 s'est ,abaissé.
Les coulisses B et C sont donc à nouveau sur leur sup- port après avoir amené une nouvelle trame et sont arrêtées, le te- non'39 étant dans sa rainure 45. C'est le moment où la foule se ferme, l'aspiration de la trame tissée contre le tissu déjà formé se fait par la tubulure d'aspiration 51 (figure 1) ainsi que par des, tendeurs '56 (figures 1 et 16). A cet effet, un excentrique 53 pous- se la came 58 qui entraîne les tendeurs 56 montés sur l'arbre 59 commun à ces tendeurs et à la came 58, la trame étant ainsi poussée contre le tissu. Après-passage de l'excentrique 57 au-delà de la came 58, celle-ci est ramenée en position de repos, ainsi donc que les tendeurs 39, grâce à des ressorts 60.
L'excentrique 57 est commandé grâce à une roue dentée 61 ou autre moyen convenable de commande de la rotation.
On a vu précédemment qu'un seul tâteur est nécessaire.
Il se dispose du côt'é gauche de la figure 2 entre l'anneau-frein 38 pour la trame et le tissu. Lorsque la trame est-cassée, on réarme par la fente 24 de la coulisse B et du doigt 48 et les bouts 'de trame flottants sont avalés' dans le système d'aspiration à la première levée des.clapets 23 et 28.
Si on désire changer la largeur' du tissu, on règle la position en hauteur des- consoles 47 des tringles 40 (figure 1), ce'qui règle le déplacement des coulisses B et C, et on déplace 'les tendeurs de trame 56 (figure 16) qui peuvent glisser sur leur arbre 59.
Dans le cas.de grandes largeurs de tissu, on peut pré- voir plus de deux coulisses mobiles B et C. C'est ainsi qu'en considérant les figures 18 et 19, on voit que sur le support A est
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prévue une première coulisse B sur laquelle est disposée une secon- de coulisse mobile B1. En considérant la figure 18, on remarque que l'avant du support A est relié, par des câbles d'acier 62 traversant des rainures ou caniveaux et glissant sur de petits cylindres à rotation libre ou autres moyens quelconques, à l'ar- rière de la coulisse B1 en,passant entre A et B. De plus, l'avant du support A est relié par des câbles 63 à l'arrière égalerient de la'coulisse B1 mais en passant entre B et B1.
Comme précédemment, le mouvement de B est commandé par une tringle 40 à partir d'un tambour 42. Lorsque la coulisse B avance vers la coulisse C opposée, il pousse devant lui les câbles 63 qui forcent donc la coulisse B1 à avoir un mouvement relatif d'avancement par rapport à la coulis- se B, les câbles 62 suivant le mouvement. Lors du retour de la coulisse B, celle-ci agit cette, fois sur les câbles 62, ce qui provoque la rentrée de B sur B pendant que B lui-même retourne sur A. On peut évidemment varier le nombre de coulisses ainsi d'ailleurs que leur course.
On peut aussi prévoir un tissage à plusieurs fils de couleurs, A cet effet, il suffit de prévoir le tuyau T. amovible par rapport à la coulisse'B. On prévoit un jeu de tuyaux T qui pourront être alimentés et fixés à la coulisse B grâce à un système à barillet du type utilisé dans les métiers à changement automati- que de navettes ou de canettes.
Au lien d'une aspiration dans la coulisse B, on peut prévoir un soufflage (figures 20 et 21), tandis que,l'aspiration . est maintenue dans la coulisse C. Au lieu donc d'aspirer par 65 dans le support A,on fait agir un soufflage',au contraire, le sup- port A restant pratiquement identique à celui de la réalisation à aspiration. La coulisse B, par contre, ne porte plus de tringles -
20 et 22 ni de clapets 18 et 23., Dans le tuyau T, est prévue une soupape 66 qui peut être refoulée contre le plafond du tuyau T par le soufflage, en fixant ainsi la tram. 10 entre elle et ce pla.
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fond.
Dans la coulisse B est prévue une chambre 67 reliée au tuyau T par un conduit latéral, 68 et ainsi à la soupape 66. Cette i;' coulisse B présente aussi un conduit longitudinal 69 qui peut être mis en communication avec le conduitlongitudinal 4 du support A par un conduit 70, ce conduit 69 communiquant en outre avec le tuyau T par les conduits latéraux 71 et 72.
Dès que la coulisse B quitte son support A pour se di- rigér, comme d'habitude vers la coulisse C, et que la chambre 67 et son conduit latéral 68 ne sont plus en communication avec le conduit longitudinal de soufflage 4 du support A, la soupape n'est plus poussée vers le haut et elle est ramenée sur son siège infé- rieur dans le tuyau T par son ressort; la trame est donc ainsi libérée.
Au même moment, .le conduit longitudinal 69 de la coulis- se B entre en communication avec le conduit de soufflage 4 du sup- port A, et une action de soufflage peut se produire dans le tuyau
T via.les conduits 69 et les conduits latéraux 71 et 72. L'action de soufflage se produit sur la trame 10 dans le tuyau T et cette trame est donc ainsi soufflée dans le doigt habituel 48, d'où elle sera aspirée, comme précédemment par l'entonnoir 49 du tuyau T'.
Il.est à remarquer que le système suivant l'invention- peut s'appliquer aisément aux anciens métiers, puisque la hauteur des coulisses A et C peut très bien n'atteindre qu'un maximum de 3 cm, ce qui est la hauteur normale des navettes en usage.
On remarquera que de nombreux avantages peuvent.être atteints grâce à ce système suivant l'invention. On a donc en premier lieu, la suppression de la navette, ce qui suppose aussi la suppression de bons nombres d'autres organes, tels que chasse, sabres, cuirs, canettes, dispositif de chargement automatique des navettes, tubes de canettes, canetières. On a également une écono- mie de force motrice par suppression de la chasse, du battant, du ,changement automatique de canettes, des entières. La vitesse est- en outre grandement augmentée. On arrive également à une sérieuse
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économie de déchets provenant des canetières et des changements automatiques de canettes.
La vitesse peut être pratiquement égale à celle des . va-et-vient des bobinoirs à bobines croisées. On peut donc prévoir un rendement de 145 duites environ à la minute et plus.
La tension et la pression de la duite contre le tissu ' sont donc assurées. La lisière est formée aisément par introduc- tion:des bouts de trame coupés dans la foule et aspiration de ces bouts contre le tissu.
L'arrêt automatique du métier est obtenu par un seul tâteur prévu d'un seul côté du tissu.
Enfin, le système peut s'appliquer aux tissus de toute largeur notamment par utilisation de coulasses multiples et il per- met' également l'emploi de trames de différentes couleurs.
D'autres avantages apparaîtront d'ailleurs encore aux techniciens en ce domaine.
Il doit être entendu que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit mais que bien des variantes sont pos- sibles sans sortir du cadre du présent brevet.
'- REVENDICATIONS
1. Métier à tisser, caractérisé en ce que, pour le tis- sage de la trame, il comprend essentiellement au moins deux coulis.- ses mobiles, l'une amenant la trame jusqu'au voisinage du centre de la foule, l'autre reprenant la trame à cet endroit pour l'entraîner de l'autre côté de la foule, la fixation momentanée de la trame par .rapport aux coulisses et'un déplacement relatif de cette trame par , rapport auxdites coulisses s'effectuant grâce à un système pneumati- que.