CH384494A - Métier à tisser à réserve de trame fixe - Google Patents

Métier à tisser à réserve de trame fixe

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CH384494A
CH384494A CH522562A CH522562A CH384494A CH 384494 A CH384494 A CH 384494A CH 522562 A CH522562 A CH 522562A CH 522562 A CH522562 A CH 522562A CH 384494 A CH384494 A CH 384494A
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CH522562A
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English (en)
Inventor
Claeys Marcel
Original Assignee
Prive Des Inventions Modernes
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    • DTEXTILES; PAPER
    • D03WEAVING
    • D03DWOVEN FABRICS; METHODS OF WEAVING; LOOMS
    • D03D47/00Looms in which bulk supply of weft does not pass through shed, e.g. shuttleless looms, gripper shuttle looms, dummy shuttle looms

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Textile Engineering (AREA)
  • Looms (AREA)

Description


      Métier    à     tisser    à     réserve    de     trame        fixe       L'invention a pour objet un métier à tisser à ré  serve de trame fixe, dans lequel le fil de trame est  inséré dans le pas par un organe lancé à la façon  d'une navette et qu'on appelle couramment pour cette  raison une fausse navette, cette fausse navette étant  pourvue de deux pinces pour saisir et retenir     ce    fil.  



  Le métier à tisser suivant l'invention est caracté  risé en ce que chaque pince est actionnée par un  levier disposé sous la fausse navette et susceptible  d'osciller autour d'une position moyenne approxima  tivement longitudinale par     rapport    à     celle-ci,    lequel  levier est déplacé au passage dans un sens et dans  l'autre par des butées     éclipsables    portées par le     che-          min    de glissement de la fausse navette sur le métier.  



  Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, une  forme d'exécution du métier faisant l'objet de l'inven  tion.  



  Les     fig.    1 à 7 sont des vues en plan montrant très  schématiquement les diverses phases du mouvement  de la fausse navette du métier. Pour simplifier le des  sin les     fils    de chaîne n'ont été représentés qu'en     fig.    1  et 2 seulement.  



  La     fig.    8 est une vue en plan de la fausse navette.  Les     fig.    9 à 11 en sont des coupes transversales  suivant     IX-IX,        X-X    et XI-XI, chacune de     ces    coupes  ne montrant d'ailleurs que les pièces situées dans le  plan de coupe ou au voisinage     immédiat    de     celui-ci.     



  La     fig.    12 est une vue en perspective montrant la  face inférieure d'un des leviers de commande des       pinces    de la fausse navette.  



  Les     fig.    13 à 15 sont trois vues partielles en pers  pective montrant trois phases successives du     départ     de la fausse navette à     partir    de l'extrémité gauche du  métier.  



  Les     fig.    16 et 17 sont des vues en plan schémati  ques montrant deux phases ultérieures du mouvement    de la navette pour exposer le mécanisme de coupe du  fil de     trame    et le     repliage    du bout dans le pas.  



  La     fig.    18 est une vue en perspective semblable  à celle des     fig.    13 à 15, mais correspondant à     l'ins-          tant    où la fausse navette sort du pas à droite du mé  tier.  



  Les     fig.    19 à 21 sont des vues en plan extrême  ment schématisées     exposant    le     fonctionnement    des  butées de commande des     pinces    de la fausse navette.  



  Les     fig.    22 à 24 sont des     vues    de côté représen  tant le mécanisme de     commande    du peigne de ser  rage de la duite à trois positions successives de son  cycle de fonctionnement.  



  La     fig.    25 est une coupe schématique indiquant  le mécanisme     d'actionnement    d'une des butées de  commande des pinces de la fausse navette.  



  La     fig.    26 est une vue semblable à     celle    de la       fig.    25, mais     correspondant    à une autre butée.  



  La     fig.    27 montre en plan la disposition des deux  butées correspondant au côté gauche du métier.  



  La     fig.    28 est une coupe     indiquant    schématique  ment le mécanisme de     commande    d'un des tampons  de serrage local du pas en arrière de la fausse navette.  



  Dans la vue en plan de la     fig.    1 on a très schéma  tiquement indiqué en 1 les     fils    de chaîne du métier,  la largeur de la nappe de chaîne étant d'ailleurs con  sidérablement réduite pour ne pas surcharger inutile  ment le dessin. Comme à l'ordinaire la chaîne se dé  roule d'une ensouple non figurée et la formation de  la foule est assurée par des mécanismes de lisses avec  ratière, mécanique d'armure, etc., tous ces dispositifs  étant sans importance pour la présente     invention    et  n'étant donc pas non plus représentés. Le métier       comporte    encore deux réserves de trame, respective  ment disposées de     part    et d'autre de la     chaîne    1.

   De  ces réserves, non représentées, se dévident deux fils 2      qui constituent à tour de rôle les duites successives  du     tissu    3. L'insertion de ces duites successives est  assurée par une fausse navette 4 lancée alternative  ment dans un sens et dans l'autre de     manière    à tra  verser la foule à la     façon    habituelle. Cette fausse na  vette se déplace sur ou contre un guide 5 dont la par  tie située au droit de la     chaîne    1 est     constituée    par le  peigne de serrage des duites.  



  En     fig.    1 la fausse navette 4 se trouve à gauche       au-delà    du bord de la chaîne. Elle va recevoir du       mécanisme    de chasse du métier une impulsion la  lançant vers la droite pour traverser le pas qui vient  de s'ouvrir.  



  En     fig.    2 la fausse navette 4 vient d'entrer dans  le pas ou foule. Par sa pince, qu'on décrira plus en       détail    ci-après,     elle    a saisi le fil de trame 2 de gauche  qui était     encore    solidaire de l'avant-dernière duite  insérée. Elle a     coupé    ce fil entre le point où il est       pincé    par elle et la duite en question en ménageant  une petite longueur     libre        au-delà    du bord du tissu,  longueur qui est automatiquement rabattue     dans    la  foule, comme on le verra plus loin, pour constituer  la lisière.  



  En     fig.    3 la fausse navette a presque achevé de  traverser la foule en entraînant avec elle le fil de  trame 2 provenant de la réserve de gauche. On notera  que dans     cette    figure et dans les     fig.    4 à 7 qui suivent,  l'on n'a plus représenté les fils de chaîne 1 afin de  simplifier le dessin.  



  La     fig.    4 représente la fausse navette à la position  qui suit immédiatement celle de la     fig.    3. Un taquet  vient d'ouvrir la pince de cette fausse navette en libé  rant     ainsi    le fil 2 de gauche qui reste déposé dans la  foule pour constituer la duite. La fausse navette 4  continue ainsi son chemin seule pour     sortir    du pas.  



  En     fig.    5 la fausse navette 4 est entièrement déga  gée de la foule et a été arrêtée dans un dispositif de  boîte. Le peigne 5 vient de réaliser son mouvement  d'avance en serrant ainsi dans le tissu la duite que  la     fausse    navette vient d'insérer. Le cycle de travail  du métier va recommencer en sens inverse.  



  La     fig.    6 montre la     première    phase du mouve  ment en sens     inverse    de la fausse navette. On notera  que cette     figure        correspond    à la     fig.    2. La fausse na  vette 4 vient de prendre le fil de trame 2 de droite  et l'entraîne     dans    la foule.  



  La     fig.    7 montre les pièces après     l'arrivée    de la  fausse navette 4 dans la boîte de gauche du métier  après que la     duite    tirée à     partir    de la droite a été  serrée par le peigne 5 et que celui-ci est     revenu    en  arrière. La     fig.    7 reproduit finalement la     fig.    1,  comme on peut     aisément    le constater.  



  Les     fig.    8 à 11 montrent le détail de la fausse  navette 4.     Celle-ci    est constituée par un corps allongé  6 à section de forme générale     triangulaire    aplatie,       comme    montré     dans    les     fig.    9 à 11, et pourvu à ses  extrémités de pointes 7 propres à recevoir l'action de  taquets de chasse. L'ensemble étant symétrique par       rapport    à l'axe transversal moyen, il     suffira    d'en     dé-          crire    ci-après une moitié.

   Comme indiqué en 6a cha-    que moitié 6     est        creusée    par en dessous pour     recevoir     un bras mobile 8 monté à articulation sur un axe 9       porté    par une partie 6b solidaire du corps 6. L'axe 9  est situé au voisinage     de    l'extrémité de la moitié con  sidérée du corps 6, le levier 8 étant orienté vers la  partie centrale.

   Comme le montre la vue en perspec  tive de la     fig.    12 (qui     représente    le levier 8 vu     par-          dessous),    ce levier     affecte    la forme d'une barrette  plate sur la face     inférieure    de laquelle sont     rapportées     deux saillies     triangulaires,    respectivement 8a et 8b,  destinées comme on le verra plus loin à     assurer        l'ac-          tionnement    du levier 8 par l'intermédiaire de butées  fixes.

   La saillie 8b est disposée vers l'extrémité libre  du levier 8, de manière à déborder sur l'un des côtés  de     celui-ci,    tandis que la saillie 8a, orientée à l'opposé  de la première et disposée à une     certaine    distance de  l'extrémité précitée, ne dépasse pas l'autre bord du  levier. Il est prévu un dispositif     d'encliquetage    pour  maintenir le levier 8 à deux positions     déterminées,    cet  encliquetage comportant une bille 10     (fig.    11) logée  dans un alésage borgne 6c percé au fond de la     creu-          sure    6a, laquelle bille reçoit l'action d'un     ressort    11.

    La bille 10 coopère avec les deux     empreintes    8c pra  tiquées dans la face supérieure du levier 8.  



  Le levier 8 est destiné à commander une pince  comprenant un bras transversal 12     (fig.    10) logé     obli-          quement    à l'intérieur de la creusure 6a du corps 6 et       articulé    autour d'un axe 13. Comme montré en poin  tillés en     fig.    8, le bras 12 est relativement large. Il  coopère avec une plaquette 14 rapportée     au-dessus     d'une creusure de la     partie    supérieure de la moitié  considérée du corps 6.

   Cette plaquette 14 affecte la  forme d'une languette à extrémité orientée vers le  plan     transversal    moyen du corps 6 de manière à for  mer organe pour     cueillir    le fil de trame     ainsi    qu'il  sera expliqué plus loin.  



  Le bras 12     comporte    un petit bossage 12a propre  à     recevoir    l'action du levier 8 lorsque celui-ci tourne  dans le     sens    des aiguilles d'une montre en     fig.    8.  Comme le montre bien la     fig.    10, lorsque le levier 8  agit sur le bossage 12a il fait tourner le bras 12 dans  le sens des aiguilles d'une montre dans ladite figure,  en amenant ainsi l'extrémité dudit bras     contre    la  plaquette 14 pour pincer le fil de trame,     ainsi    qu'on  le comprendra mieux ci-après.

   Le bras 12 est encore  solidaire d'un talon 12b orienté de manière à recevoir  lui aussi l'action du levier 8 lorsque ce dernier tourne  en sens inverse des aiguilles d'une montre en     fig.    8.  La     fig.    10 fait bien     comprendre    que l'action du levier  8 sur le talon 12b a alors au     contraire    pour effet  d'écarter l'extrémité du bras 12 par     rapport    à la  plaquette 14.  



  La     fig.    13 est une vue en perspective montrant la  fausse navette à la position de     départ    correspondant  à la vue schématique de la     fig.    1. La fausse navette 4  se trouve alors au repos dans sa boite, non figurée.  Le pas vient de s'ouvrir, le peigne 5 étant à la posi  tion reculée. Le fil de trame 2 provenant de la réserve  de gauche     est        encore        solidaire    de     l'avant-dernière     duite. Il est tendu entre celle-ci et le     dispositif    de ten-      Sion associé à la réserve ; la disposition est telle qu'il  passe immédiatement au-dessus de la fausse navette.  



  En     fig.    14 la fausse navette vient juste de recevoir  l'action de la chasse du métier et d'amorcer son dépla  cement vers la droite     pour    traverser la foule. Le     fil     de trame 2 a été abaissé par un petit bras mobile dou  ble 15, ce bras portant d'une part une plaquette 16  qui abaisse le fil 2 immédiatement en avant de la  fausse navette 4, d'autre     part    un doigt     terminal    17  qui agit sur ce fil au-dessus de la fausse navette. De  cette manière la partie A du fil 2 comprise entre la  plaquette 16 et le doigt 17 va être prise au passage  par la pointe 14a de la plaquette 14 de gauche.  



  En     fig.    15 la fausse navette 4 est entrée dans le  pas. Le fil 2 a été saisi par la plaquette 14 de gauche  et est venu s'engager dans le petit espace ménagé  entre cette plaquette et le corps 6 dont elle est soli  daire. Simultanément le bossage triangulaire 8a du  levier 8 de la moitié gauche de la fausse navette 4 a  rencontré une butée     d'actionnement    qu'on peut aper  cevoir en 18 en     fig.    13. Sous l'effet de cette butée le  levier 8 a tourné autour de son axe 9     dans    le sens des  aiguilles d'une montre en     fig.    8. Il a actionné le bos  sage arrondi 12a de la branche articulée 12 corres  pondante et le fil 2 a été pincé entre l'extrémité de  cette branche et la plaquette 14 de gauche.  



  On notera que le bord avant du corps 6 de la  fausse navette comporté vers chaque pointe 14a une  ondulation 19 qui oblige le fil 2 à passer sous la pla  quette 14 pour ne pas échapper à l'action de l'extré  mité du bras 12.  



  La fausse navette continuant son chemin, la partie  B     (fig.    15) du fil 2 comprise entre la plaquette 14 de  gauche et le tissu 3 s'engage au fond de l'espace       compris    entre la plaquette et le bord de la fausse  navette, et arrive ainsi à s'appliquer contre le bord 20       (fig.    13) qui forme fond de l'espace en question. Ce  bord 20 est affûté de manière à constituer couteau  et à couper le fil qui s'applique ainsi sur lui.  



  La     fig.    16 montre en plan de façon simplifiée la  position de la fausse navette 4 un instant après que  le fil de trame 2 a été coupé. On aperçoit nettement  en C la petite longueur de ce fil qui est restée solidaire  de la     lisière    du tissu 3, cette petite longueur C, qu'on  appellera ci-après bout, étant rabattue à l'intérieur du  pas.  



  Revenant aux     fig.    13 à 15 l'on peut voir que le  bord avant dé la fausse navette 4     porte    au voisinage  de l'une et de l'autre extrémité du corps 6 un petit       mouchet    21 de poils de brosse qui dépasse légèrement  vers l'avant du métier. Lorsque le fil de trame vient  d'être coupé, le     mouchet    21 qui se trouve en arrière  dans le sens d'avance de la fausse navette vient frot  ter dans le fond de la foule.

   Dans ce mouvement ce       mouchet    21 rabat complètement le bout C contre la       dernière    duite du tissu, comme le montre bien la       fig.    17.     Dans        cette    zone les deux nappes de fils de  chaîne sont serrées entre les deux branches d'une       sorte    d'épingle 22 réalisée par le moyen d'un fil  d'acier     convenablement    replié sur lui-même. Le mou-         chet    21 oblige le     bout    C à s'engager entre les deux  branches de l'épingle 22 qui le maintient ainsi en  place par serrage élastique.

   On comprend que le bout  ainsi replié va rester pris dans le pas lorsque     celui-ci     se refermera, en     réalisant        ainsi    la lisière du tissu.  



  Le métier comporte des moyens pour faire reculer  légèrement l'épingle 22 lors du serrage de la duite       afin    d'éviter que le peigne ne soit endommagé par  celle-ci.  



  La     fig.    18 est une vue en perspective semblable  à celles des     fig.    13 à 15, mais montrant la fausse       navette    à     l'instant    où elle sort de la foule sur le côté  droit du     métier.    Elle est passée sur une butée de  commande 23     (fig.    21)     qui    a agi sur le bossage trian  gulaire     8b    du levier 8 de gauche pour dégager le fil 2  que la fausse navette entraînait à partir du côté gau  che du métier. On aperçoit clairement ce fil 2 engagé  entre les fils de     chaîne    1 pour constituer la duite sui  vante du tissu 3.

   On aperçoit     également    en     fig.    18 le  fil de trame 2 provenant de la réserve de droite. Ce  fil étant solidaire de la dernière duite serrée du tissu,  on comprend que lorsque le fil 2 provenant de la  gauche aura été serré par le peigne 5, il constituera  la duite suivante du tissu 3. Lorsque la fausse navette  4 sera arrivée     dans    sa boîte de droite, le cycle pourra  commencer à nouveau, la fausse navette se déplaçant  cette fois de droite à gauche.  



  Les     fig.    19 à 21 font bien comprendre la disposi  tion et le fonctionnement des butées de     commande     des leviers 8 de la fausse navette 4. Dans ces vues  très schématiques, le métier est supposé vu en plan.  Le levier 8 représenté est celui de la moitié gauche  de la fausse navette. En     fig.    19 la fausse navette       !est    à son point de départ sur la gauche, ce     qui     correspond à la position de     fig.    1 et 13.

   Le levier  8 est     incliné    vers l'arrière du métier, de     manière     qu'il ouvre la pince     constituée    par le bras 12 et  la plaquette 14 (position de la     fig.    10). En     fig.    20  la fausse navette a commencé son mouvement  vers la droite. Le bossage 8a a rencontré la butée 18  qui était à la position soulevée ou position utile, ce  quia eu pour effet de faire tourner ledit levier 8 et  de fermer par conséquent le bras 12 contre la pla  quette 14 en pinçant le fil de trame 2 pour assurer  son entraînement     dans    le pas.

   En     fig.    21 le bossage  8b du levier 8 considéré vient de rencontrer la butée  23 susmentionnée, qui se     trouvait    en position soule  vée utile,     ce    qui a eu pour effet de ramener le levier 8  à sa position la plus en arrière de la     fig.    19 en     ouvrant     la pince constituée par le bras 12 et la     plaquette    14  (position de la     fig.    10). Le fil 2 est     ainsi    libéré.

   Pour  assurer le cycle suivant du métier, au cours duquel la  fausse navette 4 va se déplacer de droite à gauche, il  est prévu deux autres butées symétriques des     précé-          dentes,    savoir d'une part une butée 24, semblable à  la butée 18 et qui va agir pour fermer le levier 8 de  droite de la fausse     navette    4 en vue de pincer le     fil    2  provenant de la droite, et d'autre     part    une butée 25  semblable à la butée 23 et propre à ouvrir le levier 8      de droite de la fausse     navette    lorsque celle-ci arrivera  à sa     fin.    de course vers la gauche.  



  Dans le     fonctionnement    qui précède il n'a pas été  tenu compte de la tendance du fil     constitutif    de la  duite à se     vriller    sur lui-même aussitôt qu'il est libéré  de la fausse navette, au moment où celle-ci sort du  pas (position de la     fig.    18). Comme le montre cette  figure, l'extrémité la plus en     arrière    de la fausse na  vette 4 est encore engagée dans la foule lorsque le       fil    2 disposé dans celle-ci se trouve libéré.

   Ce fil 2  va avoir une     certaine    tendance à se recroqueviller  sur lui-même et par conséquent d'une     part    il     risquera     de     donner    lieu à des défauts par formation de bouclet  tes à     l'instant    du serrage, d'autre     part    la     longueur     totale de la duite serrée sera moindre que celle pré  vue.  



  Pour éviter l'apparition de ce défaut, il est prévu  à chacune des     extrémités    du métier un tampon 26       (fig.    18) qui, à l'instant précis où le fil est lâché par  la fausse     navette,    se soulève     pour    fermer localement  le pas     immédiatement    en arrière de cette     dernière.    De  ce fait le     fil    2 est pincé     localement    entre les deux  nappes de     fils    de chaîne et est donc retenu en posi  tion.

   Lors du serrage le tampon 26 glisse     contre    les       fils    de chaîne 1 de la nappe     inférieure    sans gêner le  mouvement, de     sorte    que la nouvelle duite est serrée       dans    le pas     sans    qu'il lui ait été possible de provoquer  aucun défaut.  



  Le tampon 26 peut affecter toute forme désirée.  IL peut être     lisse,    ou bien réalisé sous la forme d'une  sorte de brosse dont les     poils    viennent pincer le     fil    2  pour la retenir plus     efficacement.     



  Avant de décrire le mécanisme de commande des  butées 18, 23, 24, 25 et des tampons 26, il     convient     de     détailler    le     dispositif        d'actionnement    du peigne, ce  qu'on fera ci-après en référence aux     fig.    22 à 24.  



  Le peigne 5 est porté par deux supports 27 monté  sur un arbre 28, lui-même monté à rotation     dans    les  bâtis latéraux 29 du métier. Chaque     support    27 est       commandé    par une     courte    bielle 30 dont l'extrémité  libre est attelée à une autre bielle 31, elle-même arti  culée sur un goujon     fixe    32. Le goujon 32 est     fixe     pendant     la-marche-normalë    du métier, mais sa posi  tion     péut    être réglée à volonté.

   Dans l'exemple repré  senté chaque goujon 32 est porté par un plateau 33,  les deux plateaux 33 étant montés sur un arbre com  mun 34, convenablement     fixé    à une position réglable  dans les deux bâtis 29.  



  D'autre part l'axe     d'articulation    35 des bielles 30  et 31 traverse à jeu réduit une fente profilée 36a  découpée dans une pièce     mobile    36, les deux pièces  36 étant montées sur un arbre commun 37     porté    à  rotation par les bâtis 29. Chaque pièce 36 est com  mandée par une bielle 38 qui vient s'articuler sur le  maneton 39a de l'arbre vilebrequin 39.  



  On     comprend    que lorsque le     vilebrequin    39  tourne, il fait     osciller    les deux pièces 36. Cette     oscil-          lation    est d'ailleurs assez     irrégulière    en     raison    de la  faible longueur relative de la bielle 38. On peut plus       particulièrement    considérer que les pièces 36 restent    pendant un temps relativement long à la position re  culée de la     fig.    22 et qu'au     contraire    elles ne demeu  rent que pendant un temps relativement     court    à la  position avancée de la     fig.    24.

   De plus il y a lieu de  noter que le profil des fentes 36a comporte une partie  en arc de cercle concentrique à l'arbre 37, suivie  d'une partie rectiligne. Lorsque le maneton 39a du       vilebrequin    39 est à la position correspondant au  recul maximal des pièces 36 (position de la     fig.    22),  les     axes    d'articulation 35 des bielles 30 et 31 sont  dans la partie en arc de cercle des fentes 36a corres  pondantes, de     sorte    que les débattements des pièces  36 sont alors sans influence sur le     support    27. Le  peigne 5 reste donc     fixe    à la position reculée.

   Tou  tefois lorsque le vilebrequin 39 a tourné d'environ un  quart de tour (position de la     fig.    23), les axes 35  arrivent dans la     partie    rectiligne des fentes profilées  36a. A partir de ce moment l'avance ultérieure des  pièces 36 entraîne les bielles 30 et 31 et par consé  quent les     supports    27 qui avancent eux-mêmes avec le  peigne 5. On arrive ainsi à la position de la     fig.    24  pour laquelle le peigne 5 est lui-même à sa     position    la  plus avancée,     correspondant    au serrage de la     duite     dans le pas.  



       Le    vilebrequin 39 continuant à tourner, on re  trouve les mêmes phénomènes en sens inverse,     c'est-          à-dire    que le peigne 5 recule pendant environ un  quart de tour du vilebrequin 39, jusqu'à arriver à sa  position la plus en arrière, position à laquelle il de  meure immobile pendant le dernier quart de tour né  cessaire pour revenir à la position de départ de la       fig.    22.  



  Si l'on résume les explications qui précèdent, on  voit que sur 180  de rotation du vilebrequin 39, le       peigne    5 reste vigoureusement à sa position reculée  pendant environ 180 , les     180,)    restants correspon  dant à son mouvement d'avance et de recul. Cette  disposition     particulière    présente l'avantage considéra  ble que pendant tout le trajet de la fausse navette  dans la foule, le chemin sur lequel elle se déplace  reste rigoureusement     immobile,    ce qui supprime la  cause la plus     importante    des défauts qu'on constate  dans les métiers à tisser à grande vitesse.  



  On a exposé plus haut que la fausse     navette    se  déplaçait sur un chemin dont le peigne 5     constituait     une     partie.    Ce chemin comprend, outre le peigne 5,  deux lattes parallèles 40, comme le montrent bien les       fig.    15 et 18. Les butées 25 et 23 sont logées entre  les deux lattes 40 et il en va de même des tampons  26. Au contraire les butées 18 et 24 sont disposées  entre les lattes 40 et le peigne 5.  



  La     fig.    25 montre bien l'agencement du méca  nisme de     commande    de chacune des butées 18 et 24.  La butée (on supposera qu'il s'agit de la butée 18)  est     portée    par une tige coudée 41 qui peut coulisser  verticalement sur un     support    42 calé sur l'arbre 28.  La tige 41 est traversée     librement    par l'un des bras  43 d'un levier double 43-44 articulé en 45 au bâti  du métier. Le bras 43 est incurvé suivant un arc de      cercle qui, lorsque le bras 44 porte contre la     partie     circulaire de la came 47, est     concentrique    à l'arbre 28.  



  Dans ces     conditions    on comprend que la     came    47  fait osciller le levier double 43-44, lequel commande  la montée et la descente de la butée 18. Lors du  serrage de la duite la butée 18 se trouve à la position  abaissée,     c'est-à-dire    que le bras 44 porte contre la  partie circulaire de la came 47 et que le bras 43     est     concentrique à l'arbre 28. Donc le déplacement angu  laire du support 42 ne provoque aucun déplacement  radial de la tige 41,     c'est-à-dire    que la butée 18 reste  alors immobile par     rapport    aux lattes 40.  



  La     fig.    26 montre le mécanisme de     commande     de chacune des deux autres butées, par exemple de  la butée 25. Ce mécanisme est à peu près identique au  précédent de la     fig.    25,à ceci près que la tige coudée,  ici référencée 49, est orientée à l'opposé par rapport  à la tige 41. Cette     tige    49 est là encore traversée par  le     port    à la tige 41. Cette, tige 49 est là encore tra  versée par le bras incurvé 50 d'un levier double  50-51 articulé autour d'un axe constitué par le pro  longement de l'axe 45 de la     fig.    25. Le bras 51 reçoit  l'action d'une came 52 calée sur le même arbre 48  que la came 47.

   Il est encore prévu un ressort 53  pour     maintenir    le bras 51 contre la came 52.  



  La     fig.    27 montre schématiquement en plan la  disposition générale des deux commandes des     fig.    25  et 26. On comprend que l'arbre 48 peut se prolonger  sur toute la longueur du métier pour porter les deux  cames 47 et 52 correspondant à l'autre côté de     celui-          ci.    Dans     cette    figure on a indiqué en 54 la boîte qui  reçoit la fausse navette 4 sur le côté gauche du métier.  



  La     fig.    28 montre le     mécanisme    de commande  d'un tampon tel que le tampon 26 de la     fig.    18.     Dans     l'exemple représenté ce tampon est constitué par des       mouchets    de brosse. Il est porté par une tige 55 qui  peut se déplacer     radialement    sur un support 56 calé  sur l'arbre 28. La tige 55 est attelée à un levier dou  ble 57 articulé en 58 sur le support 56.     L'extrémité     opposée du levier 57 est elle-même attelée à un  poussoir 59 dont l'extrémité opposée est articulée en  60 à un levier 61, lui-même     articulé    en 62 au     support     56.

   Le levier 61     porte    en     bout    un galet 63 qui vient  porter     contre    une came 64 montée sur l'arbre     porte-          came    48 déjà décrit. Le levier 57 reçoit l'action d'un       ressort    65 monté sur le poussoir 59, et qui prend ap  pui contre une oreille 66 solidaire du     support    56 et  librement traversée par le     poussoir    59.  



  Lorsque l'arbre 48     tourne,    la came 64 commande  la montée du tampon 26 à l'encontre de l'action de  rappel du     ressort    65.     Certes    le point d'articulation 62  du levier 61 oscille avec l'arbre 28, mais il est facile  de tenir     compte    de cette oscillation dans la détermi  nation de la longueur du bossage de la came 64 de  manière que le tampon 26 reste soulevé jusqu'à ce  que le peigne 5 ait achevé le serrage de la duite.  



  Le métier représenté comporte évidemment des       dispositifs    de contrôle de la     trame    et/ou de la chaîne  pour assurer l'arrêt automatique en cas de rupture    d'un fil. Ce métier peut recevoir l'application de tou  tes les dispositions     accessoires    connues.  



  Dans ce qui précède, on a     implicitement    supposé  que la chasse de la fausse navette était effectuée par  le moyen de sabres classiques. Mais bien entendu  l'on pourrait également     utiliser    tous autres dispositifs  de chasse, par exemple pneumatiques, électromagné  tiques, etc. Il est à noter à ce sujet que la fausse na  vette que comprend le métier représenté est particu  lièrement favorable à l'adaptation de tels dispositifs  de chasse du fait précisément qu'elle ne renferme pas  de canette     volumineuse    et encombrante.  



  Un dispositif de chasse particulièrement intéres  sant     consiste    à prévoir de chaque côté du métier un  organe tel qu'un ruban, une tringle ou     analogue,    pro  pre à traverser le pas, à saisir     magnétiquement    la  fausse navette et à l'entraîner dans son mouvement  de retour. On peut ainsi     réaliser    un mouvement très  sûr de la fausse navette avec des vitesses de fonc  tionnement très élevées.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Métier à tisser à réserve de trame fixe, dans lequel le fil de trame est inséré au moyen d'une fausse na vette pourvue de deux pinces pour saisir et retenir ce fil, caractérisé en ce que chaque pince est action née par un levier disposé sous la fausse navette et susceptible d'osciller autour d'une position moyenne approximativement longitudinale par rapport à celle- ci, lequel levier est déplacé au passage dans un sens et dans l'autre par des butées éclipsables portées par le chemin de glissement de la fausse navette sur le métier. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Métier suivant la revendication, caractérisé en ce que le levier d'actionnement de chacune des pinces de la fausse navette comprend deux saillies de forme triangulaire formant rampes pour recevoir l'action des butées. 2. Métier suivant la revendication, caractérisé en ce que la fausse navette comporte, pour chaque levier d'actionnement, un dispositif d'encliquetage destiné à maintenir ce levier à chacune de ses positions extrê mes. 3.
    Métier suivant la revendication et la sous-re- vendication 2, caractérisé en ce que chaque pince comprend une plaquette en forme de languette orien tée en direction du plan transversal moyen de la fausse navette de manière à cueillir le fil de trame au début de la course de la fausse navette et une branche mobile articulée appliquée contre la plaquette par le levier d'actionnement de la pince à l'encontre d'un ressort de rappel. 4.
    Métier suivant la revendication et les sous-re- vendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour abaisser le fil de trame de manière qu'il puisse être pris par l'extrémité de la languette correspondante de la fausse navette au début de cha cune des courses de celle-ci. 5.
    Métier suivant la revendication, caractérisé en ce que la fausse navette comporte des arêtes tran- chantes pour couper 1e fil de .trame après qu'il a été saisi par l'une des pinces de cette fausse navette et à l'instant où il commence à se tendre sous l'effet du déplacement de celle-ci. 6.
    Métier suivant la revendication, caractérisé en ce que le support du peigne est monté sur un arbre oscillant commandé à partir d'un vilebrequin tour nant par au moins une pièce oscillante intermédiaire découpée d'une fente profilée dans laquelle s'engage un goujon solidaire d'une bielle articulée d'une part au support du peigne,
    d'autre part à un levier lui- même articulé au bâti en un point réglable, la fente profilée comprenant une partie concentrique à l'axe de la pièce intermédiaire et dans laquelle le goujon se trouve lorsque le peigne est à la position reculée. 7. Métier suivant la revendication et la sous-re- vendication 6, caractérisé en ce que chaque pièce oscillante intermédiaire est reliée au vilebrequin par une bielle relativement courte. 8.
    Métier suivant la revendication, caractérisé en ce que les butées éclipsables sont élevées et abaissées par des leviers commandés par des cames portées par un arbre transversal.
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