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Pour la transmission de signaux, on utilise bien souvent des champs magnétiques, lorsqu'une liaison galvani- que entre les points d'émission et de réception ne peut être établie ou n'est pas souhaitée. Ces cas se présentent en parti- culier dans les installations de protection de chemin de fer, où, par exemple, pour la signalisation entre un convoi et la voie, une liaison galvanique entre les points d'émission et de réception de signaux n'est pas possible, ou dans d'autres cas, lorsqu'une liaison de ce genre ne peut être envisagée pour des raisons techniques de sécurité.On connaît plusieurs moyens de faire agir des champs magnétiques sur des récepteurs de signaux.
Bien souvent on utilise pour cela un procédé d'induction, par ,lequel le changement de champ magnétique induit une tension dans un enroule- ment, tension qui actionne le récepteur de signaux. Dans une pareille installation, les trajets de courant ne sont pas
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surveillés du point de vue du courant de repos, puisque la tension n'est engendrée par le changement de champ que pendant le moment de l'émission d'un signal En outre,la bobine exposée au champ magnétique nécessite un grand espace. Pour ces raisons, on utilise dans d'autres cas, une armature polarisée dans l'entrefer de laquelle le champ magnétique servant à la signali- sation est appliqué par des pièces polaires appropriées.
Pour une telle disposition, l'armature sensible polarisée doit être logée en un endroit où elle est le plus souvent difficilement accessible et où elle est exposée à des vibrations importantes en cours de service. De plus, on a proposé également de faire agir le champ magnétique sur le noyau de fer d'une self dont l'enroulement est alimenté sous tension alternative. Le champ magnétique de signalisation influence alors la perméabilité du noyau de la self et donc l'inductance de la self et le courant qui parcourt l'enroulement de celle-ci. Ici, il est nécessaire d'alimenter l'enroulement de la self par un courant alternatif, dont la fréquence est suffisamment supérieure à la fréquence du signal.
Ceci n'est pas souhaitable dans des postes de manoeuvre et sur des convois, où existent principalement des sources à courant continu et où il faut engendrer,par un dispo- sitif particulier, la tension alternative pour la self.
Suivant l'invention, il est proposé, pour des installations de signalisation par champ.magnétique d'actionner le récepteur de signaux par une tension,qui est engendrée par l'influence du champ magnétique sur des porteurs mobiles- de charges électriques. L'existence d'une telle tension est connue en physique sous le nom d'effet Hall. L'utilisation de l'effet
Hall dans les dispositifs de protection des chemins de fer offre des avantages essentiels par rapport aux installations. connues. Tout d'abord tous les circuits intéressés peuvent être contrôlés sans difficulté, en ce qui concerne le courant permanent; en outre, les équipements peuvent être alimentés
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.aussi bien en courant continu, provenant d'une batterie qui existe toujours dans de telles installations, qu'en courant alternatif.
Un avantage particulier est que l'élément,dans lequel le champ magnétique de signalisation influence les porteurs mobiles de charges électriques, peut avoir des dimensions extrem ment réduites et n'exige pas d'entretien, de sorte qu'il peut être logé à l'endroit désiré sans difficulté.
Pour l'utilisation de l'effet Hall dans les dispositifs de protection des chemins de fer et dans des domaine. apparentés, il est avantageux de construire le générateur Hall en une matière avec une mobilité aussi grande que possible des porteurs d'électricité. Il est particulièrement opportun de choisir pour la mobilité des supports, une valeur plus grande que 6000 cm2/v sec. Ceci peut être obtenu lorsque le générateur Hall est construit au moyen d'une combinaison semi-conductrice d'un des éléments tels que bore, aluminium, gallium,,indium avec l'un des éléments : azote,phosphore,arsenic,antimoine.
Des modes d'application de l'invention sont expliqués plus clairement dans les figures. La figure 1 représent' une installation pour le contrôle magnétique des trains. File se compose, à la partie inférieure de la figure, d'un aimant de voie et,au-dessus, de l'aimant,dit du convoi avec l'équipement électrique correspondant. Le circuit magnétique de l'aimant du convoi se compose des pièces polaires 1,2, du pont en fer doux 3,4 et des pièces polaires 5,b solidaires de ce dernier. Dans un entrefer situé entre ces dernières est disposé le générateur Hall. 7 Il se compose d'une petite plaque mince rectangulaire dont les bords sont pourvus d'électrodes. Les bords horizontaux portent les électrodes de commande 10,11 qui s'étendent sur toute la longueur du bord.
Sur les bords verticaux, sont disposes
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les électrodes Hall 12, 13 moins étendues.. Les électrodes de commande sont alimentées par la batterie du convoi 8 via la - résistance en série 9. Aux électrodes Hall est raccordé un récepteur de signaux 14, par exemple un relais. Sous l'influence du courant qui circule dans les électrodes de commande et de l'induction magnétique dans l'entrefer entre les pièces polaires 5, 6, il apparaît aux électrodes Hall une tension pro- portionnelle, à chaque instant, au produit des deux grandeurs.
Le courant qui parcourt les électrodes de commande et l'in- duction magnétique dans l'entrefer entre les pièces polaires
5,6 sont désignés par "grandeurs de commande" . De même le courir, s'appelle courant: de commande et l'induction :l'induction de commande ou encore,champ de commande. La résistance électrique entre les électrodes de commande dépend de la grandeur de l'induction de commande et elle croît, avec celle-ci.
Il convient de ce fait de maintenir constant le courant de commande par un moyen spécial.Dans le mode d'exécution de la figure 1,ceci est obtenu par la résistance 9 en série dont la valeur est grande par rapport à la résistance entre les électrodes de com- mande 10,11.5'il est nécessaire de contrôler le courant de commande, on peut remplacer la résistance serie 9 par l'nroule- ment d'un relais de contrôle dans le circuit de commande.
Si, dans l'équipement,tous les circuits ,doivent être contrôlés sous le rapport du courant de repos,il convient d'établir le dispositif magnétique de façon que lorsque l'appareil n'est pas influencé, la grandeur du flux de'commande dans le générateur Hall,soit au moins suffisante pour que le récepteur de signaux soit maintenu en position de fontionnemnnt 15 par la tension Hall.A cet effet un aimant complémentaire/est prévu dans l'aimant du convoi de la ifg. 1 Le flux émanant du pôle nord de l'aimant complémentaire revient à son pôle sud par la pièce
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polaire 1, le pont 3, la pièce polaire 5, le générateur Hall 7, la pièce polaire 6, le pont 4 et la piece polaire 2.
Il opère defaçon que la tension Hall,qui naît sous son influence lors du passage du courant de commande, maintient le récepteur de signaux 14 en position de travail. Si une interruption devait se produire soit dans le circuit de commande, soit dans le circuit du récepteur de signaux, ce dernier se mettrait en position de repos indiquant ainsi le dérangement.
L'aimant permanent placé sur la voie 16 porte deux pièces polaires en fer doux 17 et 18 sur lesquelles se trouvent les bobines d'amortissement 19 et 20. Il est polarisé de telle façon qu'il tend à faire passer par le générateur Hall, un flux de sens contraire à l'aimant complémentaire 15.
Par des dimensions appropriées, on peut arriver à étouffer, tout à fait ou presque, l'induction dans le générateur Hall lors de l'interruption. La tension Hall tombe à une valeur nulle ou si petite que le récepteur de signaux 14 se met au repos et de ce fait les freins du convoi sont appliqués.
Si l'aimant de voie est franchi alors que le signal correspondant est sur 'arrêt" un courant parcourt les bobines d'amortissement 19 et 20. Ces bobines empêchent qu'un flux magnétique important ne sorte des noyaux 17 et 18 vers le haut, prévenant ainsi une action sur l'aimant du convoi.
Comme récepteur de signaux 14, on peut utiliser un relais neutre ou polarisé. Un relais polarisé peut,par exemple êtreutilisé., de façon que, grâce à des dimensions- importantes de l'aimant de voie, le champ de commande dans le générateur Hall soit inversé. La tension Hall change alors également de signe de sorte que l'armature du relais polarisé est renversee. Si le relais polarise est pourvu d'une armature qui a une position moyenne stable, et peut,par suite d'une excitation de signe convenable de l'enroulement du relais, 's'appliquer contre l'un ou l'autre contact de travail, on peut
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avec cet équipement, transmettre deux informations différentes, Il suffit pour cela, de supprimer l'aimant complémentaire 15 et de choisir les polarités de 1aimant de voie suivant l'informa- tion à transmettre.
Au lieu d'un relais polarisé, on peut, dans une pareille installation, se servir également de deux relais neutres en parallèle, équipes chacun d'une soupape électrique, de façon qu'un relais reagisse à un sens du courant et l'autre à l'autre sens du courant.
L'équipement décrit peut non seulement être utilisé pour la transmission de signaux de la voie vers le convoi par exemple, pour influencer un train, mais également a la transmission de signaux du convoi vers la voie,par exemple la couverture automatique d'un train ou le déblocage d'un parcours,l'enclenchement d'un dispositif avertisseur ou la manoeuvre d'un aiguillage. A cet effet l'aimant permanent 16 doit être placé sur le convoi et l'équipement renfermant le générateur Hall disposé sur la voie. Si un tel équipement doit, comme il est d'usage par exemple pour la couverture automatique des trains, fonctionner avec un courant de travail, l'aimant complémentaire 15 peut être omis.
Pour un équipement prévu pour la manoeuvre des aiguilles depuis le convoi, pour lequel deux informations différentes doivent être transmises, l'aimant 16 peut, par exemple, être placé sur le-convoi et pouvoir tourner, et,comme récepteur de signaux, on peut utiliser un relais polarisé avec armature à position moyenne stable. Dans certains cas, il peut être commode d'insérer un amplificateur entre le générateur Hall¯et ,le récepteur de signaux. Tour -cela il convient dans les dispositifs de protection de chemins de fer, d'utilisé des amplificateurs à transistors,puisqu'ils ne sont pas exigeants en ce qui concerne leur alimentation en courant et, en outre ils peuvent être utilisés comme amplificateurs à courant continu.
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Les figures 2 et 3 représentent un mode d'exécution de l'invention appliqué à un dispositif de comptage d'essieux.
La figure 2 représente scnématiquement un compteur d'impulsions de comptage d'essieux avec compensation magnétique. Près du rail
22 est disposé l'aimant principal 21 ou aimant d'émission. Le flux magnétique sortant de son pôle nord revient à son pôle sud par les pièces polaires 23,24. Dans l'entrefer situé entre les pièces polaires 23,24, se trouve le générateur Hall 25. L'aimant de compensation 26 émet, par les pièces polaires 23,24, un flux magnétique de sens contraire à celui de l'aimant principal 21.
Normalement l'effet de l'aimant principal l'emporte. Sous l'effet du passage d'une roue du convoi, le flux de l'aimant principal est dévié des pièces polaires 23 et 24 et, par là, son influence sur le générateur Hall est affaiblie. Les dimensions sont choisies de façon que, désormais, les effets de l'aimant principal et de l'aimant de compensation dans le générateur Hall 25 s'annulent tout juste, de sorte que son flux de commande tombe à une valeur nulle ou à peu près. L'équipement est donc tel que, l'appareil n'étant pas influencé, un flux de commande est toujou présent dans le générateur Hall, de sorte que le récepteur de signaux qui lui correspond peut opérer avec un courant permanent..
Puisque les générateurs Hall sont à basse résistance et que dans les dispositifs de comptage d'essieux, 'il existe fréquemment de grandeslongueursde câble entre le poste de manoeuvre et le compteur, il convient de disposer en cas d'alimentation en courant continu, les récepteurs de signaux immédiatement à côté des émetteurs d'impulsions. Si un courant alternatif est utilisé comme courant de commande,.on peut adopter la disposition conforme à la figure 3. La fréquence du courant alternatif sera choisie assez élevée de façon qu'elle se différencie des fréquences des signaux contenues dans les impulsions de comptage. A la figure 3 on a représenté
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les organes de la voie à gauche de la ligne interrompue 50, et les organes du poste de manoeuvre à droite de cette ligne.
La partie- du montage au-dessus de la ligne interrompue 57 appartient à l'un des émetteurs d'impulsions d'un poste de'comptage et la partie du circuit en-dessous de la ligne 57, à l'autre de ces émetteurs. Ces deux émetteurs sont, d'une façon connue, décalés l'un par rapport à l'autre dans le sens de la marche, de sorte que leur comptage est subordonné à la direction dans laquelle . le convoi se déplace. Le courant de commande part d'une source de courant 41, dans laquelle par exemple la fréquence 500 p/s est engendrée, et parcourt le conducteur de câble 51, le gene- rateur Hall 42, le générateur Hall 43, le conducteur de câble
56, pour revenir à la source.
Sous l'influence du flux de com- mande sortant de l'aimant principal, prend naissance, pour un poste de comptage non influencé, une tension alternative, égale- ment de 500 p/s dans les deux générateurs Hall. ces tensions alternatives sont élevées par les transformateurs 44 et 45 et acheminées au poste de manoeuvre par les conducteurs bifilaires
52,53 et 54,55. Là, les relais de réception 48 et 49 sont alimentés par les redresseurs 46,47 qui actionnent l'appareil de comptage d'une façon connue quelconque. Si un poste de comptage est franchi par le convoi, le flux de commande dans le générateur Hall correspondant disparaît complétement ou à peu près. La tension Hall descend également à une valeur très petite ou nulle, et le relais correspondant dans le poste-de manoeuvre relâche son armature.
Pour économiser les conducteurs des câbles, on peut attribuer à chaque émetteur d'impulsions d'un poste de comptage un courant de commande de fréquence déterminée. Les circuits des courants de commande des deux générateurs Hall d'un
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poste de comptage sont alors alimentés par une ligne bifilaire commune. Par un dispositif de filtrage électrique au poste de comptage, chaque générateur Hall n'est excité qu'avec un courant de commande de fréquence correspondante. Chaque générateur Hall fournit une tension de fréquence appropriée. Les tensions Hall des deux émetteurs d'impulsions d'un poste de comptage sont renvoyées vers le poste de manoeuvre par une deuxième ligne bifilaire commune aux deux émetteurs d'impulsions.
Les deux fréquences sont alors séparées de nouveau par un dispositif de filtrage électrique de sorte que chaque relais récepteur ne reçoit que le courant du poste de comptage correspondant.
Le dispositif de commutation pour'un équipement de comptage d'essieux qui vient d'être décrit peut, de la même façon, être utilisé dans d'autres équipements pour transmettre des signaux à partir d'un convoi vers la voie. D'une façon semblable, les relais récepteur, dans des dispositifs de comptage peuvent être alimentés par des amplificateurs, en particulier ceux à transistors.
L'utilisation des générateurs Hall ne se limite pas à des dispositifs magnétiques du type décrit dans les exemples, mais peut s'appliquer à tous les dispositifs magnétiques connus où il y a influence entre un convoi et la voie. L'invention peut être utilisée avec succès, en dehors des dispositifs de protection de chemins de fer, lorsqu'il faut transmettre des signaux entre des objets mobiles et des points fixes, comme c'est le cas par exemple dans l'exploitation des mines.
La figure 4 représente un mode d'exécution de l'invention, qui s'étend à un dispositif de signalisation automatique de voie libre au moyen d'un circuit de voie.
Pour des chemins de fer électriques, les circuits de voie sont en général à courant alternatif et
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souvent des moteurs-relais sont utilisés pour identifier l'état de la voie. Au moyen de moteurs-relais les contacts eont déplacés par le rotor d'un moteur asynchrone Diphasé, dont une phase, appelée phase de voie, est alimentée par le circuit de voie, tandis que l'autre phase, appelée phase auxiliaire, reçoit son courant de la même source, qui alimente aussi le circuit de voie, mais en contournant ce dernier. Si les fréquences des courants dans la phase de voie et dans la phase auxiliaire sont concordantes et si de plus les courants sont déphasés d'environ 90 , il se produit dans le rotor,lorsque la voie est libre, un couple constant et suffisant pour .maintenir le contact attiré.
Si une phase, par exemple la phase de voie est inversée; le couple change de sens. Cette propriété peut être utilisée pour transmettre un signal d'une extrémité de la voie à l'autre. Si un courant de traction circule dans le circuit de voie, un couple pulsatoire prend naissance dont la fréquence est égale à la différence entre la fréquence du système-bloc et la fréquence du courant de traction. Si le rotor du relais est suffisamment inerte et si de plus la fréquence du bloc-système est choisie de telle façon que la différence entre celle-ci et la fréquence du courant de traction ou d'une de ses harmoniques est suffisam- ment grande, on évite le risque de voir le relais de voie attiré par le courant de traction lorsque la voie est occupée.
Les moteurs-relais dans des équipements pour la signalisation automatique de la voie libre, sont des appareils relativement coûteux et compliqués: D'après l'invention, le problème peut être résolu par un simple relais à courant continu alimenté par la tension d'un généra- teur Hall, lorsqu'il a un facteur de retombée suffisamment grand. A cet effet, il convient de déterminer l'une des grandeurs de commande du générateur Hall, par exemple le courant
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de commande, correspondant à la phase de voie du moteur- relais, par le circuit de voie, et de dériver l'autre gran- deur de commande, par exemple le champ de commande corres- pondant à la phase auxiliaire du moteur-relais, de la même source de courants continu, qui alimente le circuit de voie.
Dans la figure 4, on a supposé que la source de cou- rant 27, qui alimente le dispositif de signalisation de voie libre, a une fréquence de blocage égale à 100 p/s. Le cou- rant part de cette source et traverse la résistance série
39, l'inverseur de polarité 28, le rail supérieur du circuit de voie 29, la résistance série 40, les électrodes de comman- de du générateur Hall 32, le rail inférieur du circuit de voie 29, et revient à l'inverseur de polarité 28. Le champ de commande du générateur Hall est engendré par une self à enroulements36, 37 qui sont également alimentés par la source 27 à travers le condensateur 38. Le générateur, Hall proprement di.t est disposé dans un entrefer du circuit ma- gnétique de cette self.
Si le champ de commande et le cou- rant de commande sont en phase, et puisque la tension Hall est le produit de ces deux grandeurs, il apparaît aux élec- trodes Hall une tension continue pulsatoire. La composante continue de cette tension est appliquée au relais de voie 35 tandis que la composante alternative .est éliminée par le filtre passe-bas 33, 34,65. Lorsque, à ce moment, il se trouve encore des essieux sur le tronçon de rail 29, il se produit un court-circuitage du circuit de commande du géné- rateur Hall. Le courant de commande diminue, et la tension Hall tombe à une valeur pour laquelle le relais de voie 35 relâche son armature, Si le champ de commande et le courant de commande ne sont pas en phase, la composante continue de la tension Hall diminue d'autant plus que le déphasage entre les deux grandeurs de commande est plus grand.
Pour un déphasage de 90 ,la composante de courant continu de- vient nulle. Pour un déphasage encore plus grand, cette com-
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posante croît à nouveau, mais dans le sens opposé et, pour un déphasage de 180 , atteint sa valeur maximum dans ceder- nier sens. Lorsque le relais de voie 35 est un relais pola- risé dont l'armature comporte une position intermédiaire sta- ble, on peut obtenir, en actionnant l'inverseur de polarité 28, un changement de la position de l'armature lorsque la voie est libre. De cette façon, l'état du tronçon de voie limitrophe au joint isolé 30 peut être signalé par exemple au relais de voie disposé au joint isolé 31. Au lieu d'un relais polarisé avec une armature à position intermédiaire, on peut employer deux relais neutres, combinés avec des soupapes électriques.
La concordance de phase du courant de commande et du champ de commande peut être obtenue de façon simple en branchant le condensateur 38 en série avec les enroulements 36 et 37 de la self qui contient le générateur Hall. Si l'on admet que le circuit de voie 29 ne comporte pas d'inductance, de sorte que le courant de commande du générateur Hall est en phase avec la tension d'alimentation, .le circuit réson- nant série (composé des enroulements de self 36, 37 et du condensateur 38) doit être accordé à la fréquence de blocage.
Dans ce cas, le courant qui circule dans la self et donc aus- si le champ de commande, sont également en phase avec la tension d'alimentation. Au cas oùle courant de commande est déphasé en arrière par rapport à la tension d'alimentsa- tion par suite de l'inductance dans le circuit de voie, on peut obtenir une remise en phase des deux grandeurs de com- mande en augmenta n t. la capacité du condensateur 38. Le montage en série du condensateur 38 et des. enroulements 36, 37 de la self présente encore l'avantage de compenser la puissance magnétique réactive qui commande le générateur Hall, de façon que le circuit de phase auxiliaire ne soit alimenté qu'en puissance réactive pure.
Toutefois, l'application du générateur Hall pour la
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signalisation de voie li le s est pas limitée au montage qui vient d'être décrit. La remise en phase peut encore être réalisée par d'autres montages connus. Il n'est pas nécessaire non plus que les deux grandeurs de commande soient exactement en phase. Il suffit que le déphasage entre les deux grandeurs diffère de 90 , puisque dans ce cas il apparaît déjà une composante continue aux électrodes Hall.
Dans le cas où du courant de traction se superpose au circuit du générateur Hall la grandeur qui alimente le circuit de la phase auxiliaire est modulée par la fréquence de ce courant de traction. Dans ce cas, il apparaît aux élec- trodes Hall, outre la fréquence du système-bloc, la somme Et la différence des fréquences des courants de blocage et de traction. Lorsque le filtre 33,34, 65 est constitué de telle manière que la plus basse de ces fréquences est, elle aussi, empêchée d'accéder au relais 35, ce dernier est pro- tégé contre son actionnement inopportun par le courant de traction.
On peut obtenir un effet semblable lorsque l'arma- ture de ce relais, ainsi que les organes qu'elle actionne, possèdent un moment d'inertie tel que cette armature réagit seulement à la valeur moyenne du courant continu, mais non aux alternances, d'un courant alternatif, tel qu'il peut apparaître lorsque le courant de traction se superposa au courant du circuit de commande.
La résistance 39 de la figure 4 doit déterminer une chute de tension aussi élevée que possible aux électrodes du générateur Hall, lorsqu'un convoi franchit la voie La résis- tance 40 sert dans certains cas pour déterminer un courant de commande proportionnel à la tension de la voie. A titre de variante du montage de la figure 4, les enroulements qui engendrent,le champ de commande peuvent être alimentés par l'entremise du circuit de la voie, le courait de comman- de du générateur Hall pouvant être dérivé, en tant que cir- cuit de phase auxiliaire, de la source de courant de blocage, par l'entremise d'un montage en quadrature.
A titre d'avantage particulier du système selon l'in-
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vention, il convient de souligner que le cirecuit de phase auxiliaire , qui excite le champ de commanda,d'une part, et le circuit du relais de voie, d'autre part, peuvent être galvaniquement séparés l'un de l'autre à l'aide d'une résis tance d'isolement très élevée, de façon, par exemple, à ren- dre impossible une arrivée directe du courant du circuit de phase auxiliaire au relais de voie, ce qui pourrait provoque dans certains cas l'attraction de ce relais lorsque la voie est occupée.
Afin de réaliser des conditions électriques favorable; dans le générateur Hall, il est avantageux de réduire au minimum l'épaisseur de celui-ci dans le sens du champ de commande. De ce fait, la surface du générateur disposée per- pendiculairement au sens du chanp de commande est également limitée, pour des raisons mécaniques. Cette limitation du volume du générateur Hall impose également une limite à l'énergie magnétique présente dans le champ de commande.
Dans certaines applications, l'énergie magnétique disponible pour l'établissement du champ de commande est plus importan- te qu'il n'en faut, pour les raisons exposées, pour commander un seul générateur Hall, Lorsque, dans ce cas, il est souhai- table de fournir au récepteur de signaux une puissance élec- trique plus importante que celle pouvant être cédée par nn
EMI14.1
seul générateur Hall. il esl utiJ¯1'.1 de faire débiter plu- sieurs générateurs Hall sur un même I" :cepte . -le 3ign 'u.x.
A cet effet, on peut p'''r exe=Ytwis disposer deux ou .pl ur? générateurs Hall côte à côte dans un même entrefer le eir- cuit magnétique de commande. De plus, on peut prévoir plu- sieurs entrefers dans un montage magnétique série et équiper chacun de ces entrefers d'un générateur Hall.
Puisque, dans le générateur Hall, le circuit de com- mande et le circuit Hall sont reliés galvaniquement, il est avantageux de disposer en parallèle tous les générateurs Hall appelés à débiter sur le même récepteur de signaux, c'est-à-
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dire, de connecter entre elles les électrodes de eammande et les électrodes Hall correspondantes. Lorsque les électrodes
Hall de deux générateurs Hall différents sont parcourues par des potentiels inégaux, rapportés au circuit de commande, il s'établit dans le circuit Hall un courant supplémentaire, qui peut être inopportun, Ce courant apparaît surtout lors- qu'on ne parvient pas à disposer les électrodes Hall exacte- ment aux mêmes points des faces latérales de tous les généra- teurs Hall.
Cette difficulté peut être évitée si l'on alimen- te les générateurs Hall en courant alternatif. La figure 5 montra un tel exemple. Celui-ci concerne le circuit de voie de la figure 4. A l'extrémité de ce dernier circuit est rac- cordé le primaire 59 du transformateur 58 dont les deux se- condaires 60 et 61 alimentent chacun le circuit de commande d'un des deux générateurs Hall 62 et 63. Les électrodes Hall de ces deux générateurs sont branchées en série entre elles et avec le relais de voie 64. Ce montage série est admis, puisque les circuits de commande des deux générateurs n'ont aucune liaison entre eux, du fait de la séparation galvanique des enroulements 60 et 61.
Au lieu de séparer galvaniquement les circuits de commande des générateurs Hall, on peut aussi, lorsque ces générateurs ne doivent fournir que du courant alternatif, séparer galvaniquement les circuits Hall et disposer tous les générateurs Hall dans le même circuit. On doit alors prévoir un transformateur dont le secondaire alimente le ré- cepteur de signaux, tandis que chacun de ses primaires est connecté aux électrodes de tension Hall de l'un des généra- teurs Hall.
En outre, la séparation galvanique des circuits peut aussi être obtenue en munissant le récepteur de signaux d'autant d'enroulements qu'il existe de générateurs Hall et en alimentant chaque enroulement par un des générateurs Hall, ces enroulements étant séparés galvaniqueement les uns
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des autres. Ce système peut également fonctionner en courant continu.
REVENDICATIONS.
1/ Equipement pour la signalisation par champs magnétiques, notamment pour les systèmes de protection employés dans les che- mins de fer, caractérisé en ce que le récepteur de signaux est actionné au moyen d'une tension engendrée par l'action d'un champ magnétique sur des porteurs mobiles de charges électriques.