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On n'ouvre et on ne ferme que rarement les vannes ou organes d'arrêt d'un réseau de'distribution d'eau, tels que par exemple les robinets de raccordement utilisés pour le branchement de l'installation de distribution de l'eau dans un immeuble quelconque. Il est également rare que l'on ait à manoeuvrer les dispositifs d'arrêt permettant d'interrompre la distribution dans des secteurs importants. Mais on exige de ces appareils une grande longévité et un fonctionnement simple et sûr, même lorsqu'ils n'ont pas fonctionné pendant des dizaines d'années,ainsi qu'une protection pratiquement suffisante' contre la corrosion. Or les types connus de dispositifs de ce genre ne répondent à ces conditions que d'une manière imparfaite.
Le but de l'invention est de permettre la réalisation d'une vanne d'arrêt destinée aux utilisations préci- @ al !
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tées et à des utilisations analogues et caractérisée par la présence d'un organe obturateur allant en s'amincissant légère- ment vers son extrémité libre, en s'appliquant à la manière d'un tiroir ou distributeur dans un évidement pratiqué dans le boisseau, par un mouvement sensiblement perpendiculaire au sens d'écoulement du fluide, pour venir recouvrir les orifices du boisseau par son revêtement en caoutchouc ou en une matière analogue au caoutchouc,(par exemple en une matière synthétique), le revêtement de .cet organe obturateur se¯prolongeant par un tuyau plissé ou un soufflet entourant avec un certain inter- valle un organe d'actionnement constitué, de préférence,
par un axe et dont le bord est logé et serré de façon étanche dans le boisseau. Cet agencement permet de supprimer le presse-étoupe usuel, dont les défauts sont bien connus. L'organe obturateur est de préférence, tronconique, sa forme correspondant à celle d'une clef de robinet et il présente une large base. Il est évident toutefois que le canal de passage usuel de la clef de robinet est supprimé. Mais on peut également utiliser un organe obturateur cunéiforme. En position de fermeture, cet organe obturateur s'engage par son extrémité plus- grêle dans un évidement s'étendant au-dessous du canal de passage du boisseau.
Des essais pratiques s'échelonnant sur de longues périodes apportent la preuve certaine que lés vannes d'arrêt conformes à l'invention répondent parfaitement aux conditions exigées, même dans le régime de fonctionnement le plus défavo- rable. Même lorsque la pression régnant dans le conduit est notablement plus élevée que la pression du réseau de distribu- tion d'eau de la ville, ces vannes d'arrêt fonctionnent très facilement, même après une longue période d'inaction, tout en conservant leurs qualités et en assurant une fermeture parfaite- ment étanche à l'endroit de la brocne ou de l'axe et dans le sens d'écoulement du liquide.
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Il existe bien des vannes d'arrêt comportant un organe obturateur formant un angle obtus et recouvert de caoutchouc dont le prolongement sépare l'intérieur du boisseau comme un diaphragme. Mais ces vannes nécessitent une forte pression de l'organe obturateur sur son siège lorsqu'on désire obtenir une étanchéité parfaite. Il en résulte que le revêtement de caoutchouc est soumis à une contrainte indésirable, mais surtout que, quand on ouvre et qu'on ferme le robinet, la membrane est soumise à une grande fatigue, de sorte que sa durée est très limitée.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple' illustratif mais non limitatif, un mode de réalisation possible de l'objet de l'invention.
La figure t est une vue en coupe longitudinale d'un robinet d'arrêt suivant l'invention.
La figure 2 est une vue en coupe transversale du boisseau par un plan vertical.
Les éléments essentiels de la vanne ou du robinet d'arrêt sont le boisseau 10 et l'organe obturateur ou clef 11 de forme tronconique. Ce boisseau est traversé par un canal 12 de passage du fluide, qui coupe l'évidement conique 13 perpendiculaire à ce canal et dans lequel s.rengage la clef.
Dans le prolongement de cet évidement 13 est prévu un bossage tubulaire 14, qui est lui-même recouvert par un organe.de fermeture 15. Les deux éléments 14 et 15 sont réunispar un filetage 16. La broche ou l'axe d'actionnement 17 est tôurillonné dans l'organe de fermeture 15. Cette broche 17 présente un collet 18 qui est placé entre un épaulement 19 et un bouchon fileté 20. La broche 17 peut ainsi tourner, mais ne peut se déplacer axialement; elle porte à son extrémité inférieure un filetage 21 qui stengage dans un taraudage correspondant d'un prolongement tubulaire 22 du tronc de cône 11.
Le tronc de cône 11-22 est empêché de tourner de façon
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appropriée (non représentée sur le dessin). Ilactionnemelit, de la brocne 17 a donc pour conséquence le soulèvement ou l'abaissement: de la clef 11.
Le tronc de cône 11 est par ailleurs muni d'un revêtement 23 constitué par du caoutchouc ou par une autre matière ayant les propriétés du caoutchouc. Ce revêtement 23 se prolonge en 24 sur la base relativement grande du tou de cône 11. Vers le haut, le revêtement 23 se prolonge par un soufflet 25 entourant la partie 22,21 de la broche et dont le bord 26 formant bride est coincé de façon étanche entre le bossage tubulaire 14 et l'organe de fermeture 15 du boîtier. L'intérieur de la clef est donc obturé de façon étanche par rapport à l'extérieur, que la clef soit ouverte dit fermée. La mobilité axiale de la clef 11 n'est gênée en aucune façon.
En position de fermeture, la clef il s'applique étroite- ment par son revêtement 23 et sur toute sa périphérie sur les parois de.l'évidement 13 du boisseau 10, à l'exception des .deux surfaces 27 et 28. Il suffit d'une pression d'appli- cation relativement légère pour obtenir une fermeture absolument étanche. Mais,même en cas de pression d'application plus forte, il n'en résulte aucun inconvénient-étant donnée la superficie de la surface d'application. Il ne peut se produire un endommagement par écrasement du revêtement 23. Les contraintes subies par le soufflet 25 lors de l'ouverture ou de la fermeture de la clef sont absolument infimes. La-pression exercee extérieurement sur le soufflet provoque éventuellement une réduction de diamètre très faible.
Une contraction telle que l'actionnement de la clef puisse s'en trouver gêné n'est pas à craindre.
Afin de reduire encore la compressibilité du soufflet 25 dans le sens radial ou même la rendre impossible, on peut lui donner une épaisseur plus forte sur les parties
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saillantes 29 et dans les dépressions 30, comme indiqué en traits mixtes dans la partie gauche de la figure 1. Une autre possibilité de renforcement est indiquée dans la partie droite de la figure. Il y est prévu dans chacune des parties saillantes et des dépressions une bague 'de raidissement 31 en métal. Les deux possibilités indiquées à droite et à gauche de la figure 1 peuvent être d'ailleurs combinées pour renforcer encore la stabilité du soufflet 25.
Les détails de réalisation peuvent être modifiés, dans le domaine des équivalences, sans s'écarter de l'invention.
REVENDICATIONS
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¯¯¯¯------------------------- 1.- Vanne d'arrêt, en particulier robinet de branchement, caractérisée par la présence d'un organe obturateur dont le diamètre va en diminuant légèrement vers son extrémité libre et guidé à la manière d'un tiroir ou distributeur, dans une direction sensiblement perpendiculaire au sens de passage du fluide dans le boisseau, dans un évidement de forme appropriée de celui-ci, cet organe recouvrant les orifices du boisseau par un revêtement constitué par du caoutchouc ou par une matière analogue au caoutchouc, au besoin par une matière synthétique ou plastique, le revêtement de cet organe obtura- teur se prolongeant par un soufflet entourant avec un certain jeu un organe d'actionnement, de préférence un axe, et dont le bord est serré de façon étanche dans le boisseau.