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On sait qu'un des procédés de pesage d'une charge consiste à l'atteler de manière appropriée à un peson articulé de manière l lui faire soulever celui-ci d'un certain angle fonction du poids de la charge, le déplacement du peson entraînant celui d'une ai- guille en face d'une graduation appropriée. Bien entendu l'exac- titude des indications de l'aiguille est essentiellement condi- tionnée par une mise de niveau absolument rigoureuse de l'ensem- ble de l'appareil.
Cette condition constituant unegène dans le cas des appareils de pesage susceptibles d'être déplacés,on a imaginé des disposi-
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tions à deux pesons déviant en sens 'inverse l'un de l'autre, de manière que les défauts de mise de niveau agissent en sens inverse sur l'un et sur l'autre et arrivent ainsi à se compenser. Le cal- cul montre toutefois que cette' compensation est impossible à réa- liser de façon rigoureuse quand on accouple les deux pesons par les moyens usuels.
Dans le brevet français 984 083 du 9 Février 1949 au nom de la demanderesse pour : "Perfectionnements aux appareils de pesage à pesons" on a décrit un dispositif de bascule à deux pesons dans lequel la liaison entre les deux pesons est réalisée de manière à obtenir que ceux-ci dévient toujours d'angles rigoureusement égaux et opposés ce qui permet d* obtenir une compensation de l'influence de l'inclinaison de l'appareil de pesage.
Dans 11 appareil suivant' le brevet on peut en outre suspendre un palonnier aux extrémités de deux bras croisés solidaires des pesons et fixer à ce palonnier une crémaillère pour entraîner l'aiguille indicatrice. On démontre aisément que le palonnier se déplace rigoureusement suivant une verticale, de telle sorte que l'engrènementde la crémaillère avec le pignon qu'elle commande reste toujours assuré de façon parfaite au prix d'une certaine complication. Dans la construction on abou- tit avec cet appareil à une compensation absolument rigoureuse et qui dépasse largement ce qu'on est en droit d'attendre d'un appareil courant.
Dans le brevet français 1 076 172 du 27 Janvier 1953 au nom de la demanderesse pour': "Perfectionnements aux bascules à pesons à inclinaison compensée", on a décrit une autre solution du pro- blème, qui consiste à accepter l'idée d'une erreur résiduelle ré- sultant de l'inclinaison de la bascule, mais à agencer les divers paramètres constructifs de telle sorte que cette erreur soit repré- sentés en fonction de l'inclinaison par une courbe peu inclinée et
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qui coupe plusieurs fois de suite l'axe des abscisses. De cette manière l'erreur résiduelle peut être inférieure à une limite dé- terminée dans un champ relativement large de variation de l'incli- naison de part et d'autre de la valeur zéro (horizontalité parfai- te).
On parvient ainsi sans difficulté à pouvoir utiliser pratique- ment la bascule entre les inclinaisons de + 10 % ce qui est con- sidérable. Cette solution amène à croiser les leviers d'attelage des pesons à la tringle de transmission, ce qui complique quelque peu la construction.
En outre, si, comme dans la solution précédente, on tente d'associer aux pesons un palonnier se déplaçant verticalement pour assurer la commande de l'aiguille par le moyen d'une crémaillère, comme les angles de déviation des pesons ne sont pas rigoureuse- ment égaux, ce palonnier s'incline légèrement dans un sens ou dans l'autre enentraînant avec lui la crémaillère qui n'engrène plus correctement avec son pignon.
On peut encore reprocher aux bascules connues du genre en question qu'elles se prêtent mal à l'application de mécanismes tâteurs électriques. Ces mécanismes doivent en effet obligatoire- ment opérer sur l'organe dont le déplacement représente le dépla- cement moyen des pesons, c'est-à-dire sur le palonnier. Or ce der- nier est disposé sensiblement dans le plan moyen de la bascule, son accès étant gêné par tous les autres organes de celle-ci. Le tâtage est donc relativement délicat et compliqué.
L'invention vise à permettre de réaliser une bascule à deux
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pesons de construction très simple, dans laC:t.u3lle la compen,<3..t-i(j.i de l'inclinaison soit assurée de façon acceptable et suffisante bien des applications où au-delà d'un certain degré d'incli- naison évident pour l'usager, les erreurs introduites par les le- viers et articulations intermédiaires de la bascules sont d'un
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ordre de grandeur bien plus important que celui qui est tolére par le mécanisme des pesons. L'invention vise en outre à permette . de réaliser une bascule du genre précité dans laquelle l'aiguilla puisse sans difficulté être commandée par une crémaillère entrai- née par un palonnier actionné par les pesons.
L'invention vise enfin à permettre de réaliser une bascule à laquelle on puisse aisément associer un mécanisme tâteur électrique.
Suivant une première caractéristique de l'invention les le- viers d'attelage des pesons à la tringle de transmission ne se croisent pas, mais leurs extrémités passent aussi près que possi- ble l'une de l'autre. Avec une telle disposition.on ne peut plus obtenir les courbes d'erreur exposées au brevet 1 076 172'préci- té, mais cependant l'on peut s'en rapprocher suffisamment pour que la bascule puisse être utilisée avec une erreur absolument négligeable pour les faibles inclinaisons, telles que celles qui peuvent subsister après une mise de niveau grossière de l'appa- reil, ou bien lorsque celui-ci a été déplacé sur une table, un socle, etc...
En contre-partie de la limitation du champ d'uti- lisation, on réalise une construction beaucoup plus simple des organes de transmission, sans avoir à prévoir des fourches ou analogues, difficiles à obtenir sous une forme suffisamment ri- gide pour ne pas introduire des erreurs secondaires par effet de déformation.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on suspend un palonnier par des tringles aux extrémités de deux bras croisés solidaires des pesons et l'on assure un déplacement vertical de 1' partie centrale de ce palonnier en attelant cette partie centrale à l'un des bras précités par le moyen d'une biellette qui, à la position de mi-course de la bascule, est substantiellement horizoh tale et située au voisinage du plan des axes des pesons. Le calcul
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montre en effet que moyennant une détermination judicieuse de la longueur et de l'emplacement de cette biellette on peut obtenir que son point d'articulation au palonnier décrive une ligne droite perpendiculaire au plan des axes des pesons.
Comme les angles dont oscille le palonnier en raison des déviations inégales des pesons restent très faibles, on peut admettre que toute la zone centrale du palonnier se déplace suivant une ligne droite. On peut donc, conformément à l'invention, articuler au palonnier dans cette zone une crémaillère qui se déplacera également en ligne droite et qui pourra ainsi toujours engrener de façon correcte avec un pignon solidaire de l'axe de l'aiguille indicatrice. Pour maintenir cette crémaillère en prise avec son pignon on dispose l'articulation sur la crémaillère de manière à créer un balourd donnant lieu à une composante horizontale qui sollicite la crémaillère en direc- tion du pignon.
Enfin suivant une troisième caractéristique de l'invention, lorsque la bascule doit être combinée avec un dispositif tâteur électrique, on dispose le palonnier de façon déportée de manière qu'il se trouve à l'extérieur de l'ensemble du mécanisme, au voisi- nage immédiat de l'appareil de tâtage sans que la mise en place et le fonctionnement de ce dernier ne soient gênés par les autres or- ganes de la bascule.
Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer :
Fig. 1 est une vue schématique générale en élévation d'une bascule suivant l'invention.
Fig. 2 est la vue en plan correspondante.
Fig. 3 et 4 sont des coupes de détail suivant III-III et IV-IV (fig. 1).
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Fig. 5 est une coupe transversale très schématisée non- trant comment le palonnier déporté conformément à l'invention se prête particulièrement bien à l'adaptation d'un tâteur électrique.
La bascule représentée comporte deux pesons 1 portés par deu: axes à couteaux parallèles 2. Chaque axe 2 est solidaire d'un levier 3, les deux leviers 3 étant orientés l'un vers l'autre de manière à passer aussi près que possible l'un de l'autre, comme montré. A l'extrémité de chacun des leviers 3 est articulée une chape 4 soli- daire d'une tringle 5, les deux tringles 5 étant articulées d'autre part à une tige unique 6 (non représentée) qui forme transmetteur de la charge à peser.
Chaque axe 2 est encore solidaire d'un bras, respectivement 6 et 7, ces deux bras étant décalés l'un par rapport à l'autre de manière à se croiser comme le montrent bien fig. 1 et 2. Chacun de ces bras porte à son extrémité un petit axe transversal, respec.@@@e- ment 8 et 9, dont les extrémités, prévues de diamètre suffisamment réduit, supportent à articulation deux étriers, respectivement 10 et 11. Les extrémités inférieures de ces étriers supportent un même palonnier 12.
Comme le montre bien fig. 3, l'étrier 10,'renforce par une entretoise 13, porte à son'extrémité inférieure un axe transversal 14 dont l'une des extrémités est solidaire d'une des extrémités du palonnier 12. Au contraire l'étrier 11 est asymétrique, l'une de ses branches rejoignant obliquement l'autre. Le palonnier 12 est arti- culé à la branche inférieure unique par le moyen d'un petit goujon 15 prévu sur un côté du palonnier. Il résulte de cette disposition que le palonnier 12 n'est supporté qu'en trois points, ce qui le maintient de façon suffisante sans imposer aucune réaction anormale au mécanisme.
Le palonnier 12 n'est pas rectiligne, il comporte au contraire
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. ne partie substantiellement horizontale prolongée de chaque côté par une partie oblique descendante. Il est solidaire d'un bras 16 qui descend verticalement sur un des côtés du plan transversal de symétrie de la bascule. A l'extrémité de ce bras 16 est arti- culée une biellette 17 dont l'autre extrémité s'articule à un bras
18 solidaire du bras 7. La disposition est telle qu'à la position de mi-course de la bascule la biellette 17 soit sensiblement hori- zontale et disposée dans le .plan d'oscillation des axes 2 (plan des arêtes des couteaux).
Enfin le palonnier 12 porte dans sa partie supérieure un petit axe latéral 19 sur lequel est articulée de façon déportée une crémaillère 20 qui descend verticalement en engrenant au passage avec un pignon 21 solidaire de l'aiguille 22 de la bas- cule.
On comprend que lorsqu'une charge est appliquée à la bascu- le les deux tringles 5 agissent sur les pesons 1 par l'intermé- diaire des leviers 3 en les faisant dévier en sens inverse l'un de l'autre. Cette,déviation est transmise aux bras 6 et 7 qui par les étriers 10 et 11 ,élèvent le palonnier 12. Si la bascule est exactement de niveau les angles de déviation des deux pesons sont rigoureusement.égaux et le palonnier monte ou descend dans un mouvement de translation parfait. La biellette 17 est d'ail- leurs établie de telle manière qu'elle impose à son axe d'arti- culation 23 avec le bras 16 solidaire du palonnier un trajet rigoureusement vertical. Cette condition est facile à remplir.
Si en effet l'on considère la biellette aux deux positions de fin de course verticale du palonnier, on peut aisément prévoir les choses pour qu'à ees deux positions l'articulation 23 se trouve sur une même verticale. Il suffit alors de donner à la biellette une longueur telle qu'à mi-course le point 23 se re-
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trouve sur cette verticale. On est alors assuré que ce point décrit une courbe à double influence qui se confond pratique- ment avec la verticale en question.
Dans ces conditions la crémaillère 20 se déplace vertica- lement, son balourd par rapport à son axe d'articulation 19 au palonnier 12 la maintenant engrenée avec le pignon 21 qu'elle entraîne convenablement. Il peut au surplus être prévu des bu- tées pour éviter tout dégagement intempestif de cette crémail- lère lors des secousses.
Lorsque la bascule est inclinée, les angles de déviation des deux pesons ne sont plus rigoureusement égaux, mais la différence est minime. Les deux extrémités du palonnier 12 ne sont plus soulevées de même manière et le palonnier s'incline dans un sens ou dans l'autre, mais cette inclinaison reste ex- trêmement faible et tant que l'inclinaison de la bascule elle- même reste peu importante, on peut admettre que les déplacements. verticaux du point d'articulation 19 restent proprotionnels aux charges. En raison de l'articulation de la crémaillère 20 au palonnier 12 les petites inclinaisons du palonnier restent sans .effet sur la crémaillère qui engrène toujours correctement avec le pignon 21.
En fait une bascule établie à la façon décrite donne des indications exactes avec les tolérances admises en la matière, dès qu'elle est mise -grossièrement de niveau et sans qu'il soit besoin de vérifier l'horizontalité avec des appareils de préci- sion.
D'autre part grce à la disposition fortement désaxée du palonnier 12, ce,dernier se trouve tout à fait sur le côté de l'ensemble des organes, comme le montre bien la coupe schéma- tique de fig. 5. On peut donc aisément associer à la bascule
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un dispositif tâteur électrique dont le doigt, schématiquement figuré en 24, vient-,tâter le bord supérieur du palonnier 12 dnas la région centrale de celui-ci, tandis que le bâti de l'appareil, schématiquement silhouette en 25, peut être disposé sans incon- vénient aussi près qu'on-le désire du-plan vertical dans lequel se déplace le palonnier 12.
Il est ainsi possible de tirer le meilleur parti du dispositif de tâtage sans avoir à recourir à un agencement compliqué et susceptible de comporter des déforma- tions et des vibrations entraînant des erreurs.
Lorsqu'au contraire la bascule n'est pas destinée à être associée à un tâteur électrique, on peut disposer le palonnier 12 entre les leviers 6 et 7 ce qui simplifie la construction des étriers 10 et 11 et réduit quelque peu l'encombrement du mécanis- me.
Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précèd n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on de sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend aisément que lorsque la bascule est appelée à fonctionner sous des inclinaisons relativement fortes, on peut agencer les deux leviers 3 de manière à ce qu'ils se croisent à la façon in- diquée au brevet français 1 076 172 précité, tout en conservant les autres caractéristiques de la présente invention.
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