<Desc/Clms Page number 1>
Dans les matériaux routiers composes d'une masse de base pouvant être coulée, avec un matériau en petite morceaux qui se trouvent dans cette masse et qui augmen- tent la résistance à l'usure, on peut exercer une influence sur la clarté de la,teinte de la surface de la route en choisissant d'une manière appropriée le matériau en petits morceuax précité .
La masse de base qui, pendant la coulée du rêvé- te eau de la route, enrobe de toutes- parts les petits mor- ceaux, n'use, en effet, par la circulation, progressivement à la surface de la route, de sorte que la partie supérieure du materiau pierreux se dénude.
La masse de base peut être, en principe, n'importe laquelle dés matières usuelles pour la coul de des revêtements routiers. Mais on peut envisaper, en particuler, une augmentation de la clarté de la teinte au moyen du metériau en petits morceaux lorsqu'on veut @
<Desc/Clms Page number 2>
utiliser une masse de base, co..i e, par exemple, le goudron ou le bitume, qui convient spécialement pour leu voiesde roulement, aussi bien au point de vue mécanique que surtout en raison de sa ténacité et de sa souplesse, mais qui pré- sente toutefois l'inconvénient de colorer la voie de roule- ment d'une teinte très sombre.
Au lieu de ces matériaux, on peut'également imaginer d'utiliser d'autres matières ' plastiques,' par exemple des matières synthétiques thermo- plastiques, thermo-durcissables ou chimico-durcissables.
Il est souhaitable de réaliser un matériau routier assez clair ou réfléchissant, ou à la fois assez clair et réfléchissant, étant donné qu'on a observé qu'il est avan- tageux, surtout dans la circulation du soir et de la nuit, d'éclairer la voie de roulement par de'la lumière provenant de véhicules ou de sources de lumière qu'on utilise surtout . dans la ville et dans ses rues de pénétration, ou de faire réfléchir de cette lumière par la voie de roulement, ou à la fois de l'éclairer, par cette lumière et de la lui faire réfléchir.
On connaît des matériaux routiers dont les petits matériaux sont constitués par du silex bleu qui, pour devenir
Plus clair, a été soumis à une.opération de grillage pour chasser le ch.rbon..11 est cependant très coûteux de se pro- curer ce matériau en la quantité désirée, et, en raison des propriétés de la matière première, l'effet d'éclaircissement qu'on peut obtenir sur le revêtement routier terminé est li- mité dans une certaine mesure. Il n'y a pas possibilité de régler l'effet d'éclaircissement par modification du carac- tère d'un tel matériau pierreux.
Lors de la calcination des pierres naturelles précitées, ces dernières se réduisent en morceaux si petits qu'elles ne peuvent plus contribuer à l'obtention d'une voie de roulement suffisaient à l'abri du dérapage, et il se produit, en outre, une formation de fissures. D'autre
<Desc/Clms Page number 3>
part, par suite de la petitesse des morceaux de pierre qui font saillie, la voie de roulement prend, lorsqu'elle est mouillée, le caractère d'un miroir, ce qui est désagréable, en particulier, dans la circulation de nuit en deux sens contraires où des parties saillantes relativement grossières de la voie de roulement pourraient conférer un caractère rugueux'et non réfléchissant.
Cet état s'aggrave encore lors de la compression progressive de la voie de roulement par la'circulation, étant donné que la fissuration augmente par suite de la progression des lignes de rupture qui se sont formées à la calcination. Cela présente l'inconvénient que l'ensemble de la voie de roulement devient poreux, étant donné que le goudron ou le bitume, qui constitue souvent la masse de base du matériau pierreux considéré, n'est plus en mesure de remplir les nouvelles fissures provoquées par la circulation. Si la voie de roulement devient poreuse de cette façpn, de l'eau pénètre dans le revêtement routier et peut donner lieu à des dégâts.
La présente invention a pour but d'améliorer ces conditions et, à cet effet, sa caractéristique particulière consiste en ce que.les petits matériaux sont constitués d'une matière à point de fusion élevé, analogue à du verre ou à un émail. On sait que les matières de ce genre, qui sont basées systématiquement sur les procédés de la fabri- cation du verre, peuvent être fabriquées, suivant les pro- duits d'addition utilisés, dans des variantes multiples en ce qui concerne la clarté de leur feinte et le caractère deleur couleur.
Toutes ces matières peuvent être fabriquées de façon qu'elles soient dures et non poreuses ou faiblement poreuses., de sorte qu'il n'y a pas de risque que la matière de base qui les entoure, par exemple le goudron ou le bitume, puisse pénétrer dans la surface des petits matériaux et empêcher par ce moyen l'action de l'usure qui est la condi- tion nécessaire pour que le caractère de clarté de la teinte
<Desc/Clms Page number 4>
des petits matériaux puisse se faire-valoir dans l'impres- sion d'ensemble que produit la voiede roulement.
Les maté- riaux du genre précité ont, en outre, l'avantage qu'ils ré- fléchissent fortement la lumière et que, en ce qui concerne le réglage-de ce pouvoir réfléchissant, il y a de bonnes possibilités, de même qu'on peut choisir la grosseur des grains à volonté pour réduire le risque de dérapage et l'ef- fet de miroir lorsque la route est humide.
Par ce moyen, il est possible, entre autres, de régler la clarté de la teinte de la voie de roulement quand on se base sur le fait que, dans la circulation du soir et: de la nuit, ce n'est pas le rayonnement réel, mais le rayonnement relatif de lumière des phares d'une voiture venant en sens contraire qui exerce un effet désagréable, En effet, le contraste, par exemple, entre les sources lumineuses provenant d'un véhicule venant en sens contraire et la voie de roulement est si grand qu'il se produit un effet d'aveuglement.
Si la voie de roulement réfléchit au contraire la lumière suffisamment, mais sans produire un effet de miroir ou avoir la possibilité, d'une autre manière, de provoquer un effet de contraste moindre entre la voie de roulement et le source de lumière d'un vé- hicule venant en sens contraire, il.-.ne s'ensuit pas d'effet d'aveuglement ou bien il n'en résulte qu'un effet d'aveugle- ment faible. Comme, conformément à la présente invention, il est question d'un produit fabriqué industriellement, par différence avec un produit naturel, il est plus facile de se procurer un petit matériau ayant exactement-le caractère désiré dans chaque cas particulier. En outre, les ,petits ma- tériaux peuvent être obtenus à meilleur compte parce qu'ils peuvent provenir d'une matière première bon marché.
Comme la masse de base ne pénètre pas ou ne pénètre que faiblement dans le petit matériau, on peut encore obtenir une économie, également ,sur la masse de base.
On peut fabriquer un matériau routier particulià-
<Desc/Clms Page number 5>
relent bon marché, conformément à la présente ' invention, en utilisantcomme matière des déchets de verre qu'on trouve en très grandes quantités et à. des prix très faibles. Ces déchets de verre ne peuvent être mis en valeur que très ra- rement dans l'état où ils se présentent, mais il fournissent un bon matériau, qui se laisse mélanger à la masse de base, après qu'ils ont été refondus et qu'on y a ajouté des ma- tières colorantes, depréférence claires, et qu'on les a ensuite broyés. On peut également utiliser les matières premières ufmslles de la fabrication du verre à la place des déchets ou avec les déchets de verre.
Le broyage peut se faire.par voie mécanique, après que la matière vitreuse par 'n'est entièrement prise, ou bien/refroidissement brusque de la matière liquide qui sort du four de fusion par cou- lée ou par tirage vers le haut. Par refroidissement brusque, les petits matériaux prennent une forme de grain favorable à la stabilité, et qui, par comparaison avec le gravillon de concassage, par exemple, ou avec un petit matériau for:::é de grains à peu près sphériques, exerce par elle-même un effet intense de coincement ou serrage. Ordinairement, un matériau vitreux broyé a des arêtes vives, ce qui est important pour la réalisation d'une voie de roulement non glissante, en combinaison avec la grosseur de grains qu'on peut graduer, par exemple, par tamisage.
Conformément à la présente inven- tion, il est toutefois avantageux, dans certains cas, d'ar- rondir un peu' les arêtes vives; en chauffant les petits matériaux jusqu'à la température .de ramollissement. Pour en- pêcher la matière de s'agglomérer à nouveau par fusion ou frittage, on peut, selon'la présente invention, assurer le chauffage alors que ladite matière est mélangée avec une matière qui ne fond pas ou qui fond.avec une difficulté tou- te spéciale, comme, par exemple, de la craie, du sable, du gravier , etc... On peut également procéder à l'arrondisse- ment des arêtes vives par un traitement dans des tambours tournants, éventuellement en combinaison aveo une matière abrasive appropriée.
<Desc/Clms Page number 6>
La transparence du verre ,est due, connue on le Huit, à un refroidissement si rapide de la musse de verre fondue que la cristallisation ou la dévitrification n'ait pas le temps de s'accomplir, comme elle se produit autrement aux températures immédiatement inférieures au point de fusion, et qui tend à donner au verre un aspect laiteux. Coujne, dans les-ratières vitreuses à utiliser conformément à la présente invention, on souhaite justement, dans beaucoup de cas, que le verre ait un tel caractère; on peut mettre à profit avec avantage cette tendance du verre à la cristalli- sation et à la dévitrification.
Lorsqu'on soumet la matière vitreuse broyée à un nouvel échauffement, ainsi que cela a été indiqué ci-dessus, il se produit donc automatiquement une certaine dévitrification qu'on peut laisser se développer plus ou moins en maintenant la matière vitreuse pendant un temps plus où moins long à une température située dans la région de la dévitrification. On a observé, en outre, que, par la dévitrification,.on améliore l'adhérence des petits, morceaux du matériau contre la masse de base.
Le réchauffage d'une matière vitreuse broyée en vue de sa dévitrification' peut se faire, par exemple, dans un four rotatif, et on peut éventuellement conduire ensuite la matière dans un silo dans lequel on la laisse se refroidir lentement, jusqu'à ' ce qu'elle soit extraite finalement à l'extrémité inférieure
Une autre possibilité consiste à laisser se re- froidir lentement la matière vitreuse fondue, de telle sort( que, pendant ce refroidissement, commence à se produire une dévitrification. Si, de ce fait, la matière devenait-.trop visqueuse pour s'écouler d'elle-même hors du récipient, on peut éventuellement, et au lieu de-cela, la tirer vers le haut hors du bain de fusion.
Après la dévitrification, le . verre possède encore toujours une tempéra suffisamment élevée pour pouvoir être réduit en petits arceaux par un refroidissement brusque. On obtient de cette façon une ma-.
<Desc/Clms Page number 7>
tière qui présente, sans traitement consécutif, une nuance claire la rendant apte à l'utilisation pour les matériaux routiers selon l'invention. @
On sait que certaines additions à la masse de verre, comme, par exemple, la cryolithe ou le spath fluor, ont déjà par elles-mêmes la tendance de donner au verre un aspect laiteux, car ces constituants qui fondent très diffi- cilement ne fondent pas à la température normale régnant dans le four de fusion, mais restent en suspension dans la masse de verre fondue.
Par conséquent, les produits d'addi- tion de ce genre' conviennent également très bien à l'utilisa., tion dans la fabrication des matières vitreuses pour les re- vêtements routiers selon l'invention, et dans ce cas il n'est nécessaire de procéder ni au refroidissement lent pré- cité, ni à un nouveau réchauffage, pour dévitrifier la ma- tière. Suivant les circonstances, il sera toutefois avanta- geux de combiner l'utilisation de matières d'addition de ce genre avec une dévitrification, étant donné qu'on peut alors se contenter d'une quantité moindre de produits d'addition que celle qui est autrement nécessaire.
Si on veut utiliser des matériaux en petits mor- ceaux d'une forme plus exactement déterminée que celle qu'on peut obtenir par broyage mécanique ou par refroidissement brusque,'on peut utiliser des pièces ou corps de forme coulés, conformément à la présente invention, en une matière vitreuse ou semblable à un émail. Conformément à la présente invention, on peut opérer par exemple en tirant la matière vitreuse sous la forme d'une plaque dans laquelle on enfonce des lignes de rupture, à,la suite de quoi on rompt la pla- que en morceaux le long de ces lignes de rupture.
Les lignes de rupture peuvent être imprimées, par exemple, en creux en faisant passer une plaque de verre étirée, avant qu'elle se soit refroidie en dessous de la température de ramollissement, par dessus un cylindre muni par exemple d'un dessin en relief
<Desc/Clms Page number 8>
triangulaire ou carré. La rupture le long des lignesde rup- ture peut se faire par exemple en faisant passer la plaque de verre refroidie entre des cylindres de rupture qui. tendent à forcer la plaque suivant une trajectoire courbe.
Dans la fabrication des matériaux en petits mor- ceaux, il est possible de mélanger à la masse fondue des produits' d'addition pour agir sur la clarté de la teinte de la matière et sur la nature de sa surface. On peu-t utiliser, par exemple, des produits d'addition tels que des oxydes métalliques, qu'on envisage en général pour la fabrication des émaux et des glaçures. On peut obtenir, de cette maniè- re, une coloration différente des matériaux en petits Il.01'- ceaux, ce qui peut être utile pour marquer des voies de rou- lement séparées, par.exemple des voies d'accès à des points de bifurcation ou à des emplacements à circulation giratoi- re, ou pour marquer des pistes cyclables, des passages pour piétons, des bandes de signalisation pour la circulation, etc...
D'autre part, conformément à une forme d'exécution de la présente.invention, on peut incorporer à la masse de verre à partir de laquelle 'on prépare les matériaux en petits morceaux, des substances luminescentes. Il devient ainsi possible de fabriquer des matériaux routiers qui pa- raissent beaucoup plus clairs à la nuit que les matériaux qui sont simplement réfléchissants, et comme les matières luminescentes s'éclairent lorsqu'elles sont atteintes même par de la lumière invisible,- par exemple de la lumière ultra-violette, on réalise de bonnes possibilités, pour l'ob- tention d'une voie de roulement éclairée sans effets d'aveu- glement.
C'est ainsi, par exemple, qu'en des endroits par- ticulièrement importants ou dangereux des voies de circula- tion, on peut disposer des projecteurs pour rayonner sur la voie de roulement de la lumière ultra-violette, ou encore munir les véhicules de projecteurs rayonnant de la lumière ultra-violette.
<Desc/Clms Page number 9>
Au lieu d'incorporer des matières luminescentes à la masse à partir de laquelle on fabrique des matériaux en petits morceaux, on peut aussi, quand on utilise des maté- riaux en petits morceaux transparents, enduire ces derniers d'une couche de matière luminescente. La matière luminescen- te peut être contenue, par exemple, dans-un vernis, dans une matière plastique, ou une autre substance.
Il est vrai que cette couche de matière luminescente s'use avec le temps .sur -la partie des petits morceaux qui est exposée directe- ment à la circulation, mais la. transparence des matériaux en petits morceaux constitue alors un avantage, étant donné que le revêtement de matière luminescente qui se trouve sur les surfaces protégées situées plus profondément dans la masse le base sont également atteintes par les rayons incidents visible c que de la lumière/peut être rayonnée au-dessus du revête- ment de la route.
Enfin, on peut aussi incorporer des matières lumines- centes à la masse de base lorsqu'elle est constituée, par exemple, d'une matière plastique claire. Dans ce cas, égale- ment, il se forme, à cause de la présence des petits mor- ceaux translucides, un grand nombre de petites surfaces qui rayonnent de la lumière secondaires dans toutes les direc- tions possibles au-dessus de la surface de la route. Comme la masse de base ne représente, en général, qu'une pro- portion très faible de la quantité totale de matière, on peut réaliser cette variante sans dépenses excessives.
Conformément à la présente invention, on peut aussi introduire dans la masse vitreuse à partir de laquelle on fabrique le matériau en petits morceaux, des corps étran- gers augmentant l'adhérence, comme par exemple du sable de gros calibre ou de petits cailloux. Une augmentation de l'adhérence peut s'obtenir, en outre, par l'utilisation d'une matière vitreuse ayant le caractèrede bulles ou am- poules, mais qui ne soit pas hygroscopique, ce qui permet également, de réduire le poids et par conséquent le prix
<Desc/Clms Page number 10>
la quantité de matière nécessaire pour une quantité déter- minée de m tériaux routiers.
Le ces échéant, on peu!; uussi, par ce moyen, accroître l'adhérence entre le.- matière de bese et le produit d'addition.
Il va de soi que les matériaux en petits morceaux selon la présente invention peuvent être utilises en mélange avec d'autres matériaux en petits Morceaux éventuellement meilleur marché, par exemple pour abaisser le prix de la fabrication.
La réalisation du revêtement routier avec un matériau routier selon l'invention se fait en général par mélange du matériau en petits morceaux avec la masse de base avant que cette dernière soit versée sur le voie de roule- ment. En raison des possibilités particulières qui résulter!' de la présente invention pour la fabrication de -.matériaux en petits morceaux d'une forme et d'une grandeur recher- . chées et déterminées et d'une teinte claire déterminée, il est cependant possible également;, conformé ent à la présente invention d'utiliser des matériaux en petits morceaux pour modifier et améliorer des revêtements rou- tiers existant déjà.
On peut alors procéder, par exemple, en 'répandant tout d'abord sur le revêtement routier un matériau en petits morceaux qu'on enfonce ensuite par cy- lindrage dans le revêtement de la route. Il faut, pour cela, que le revêtement routier soit assez plastique pour permettre l'enfoncement par cylindrage.. C'est pourquoi ce procédé doit être envisagé, en particulier, pour les,revêt ments routiers qui ont en quelque sorte un caractère therm Plastique, comme, par exemple, les masses à base de goudrc. et les masses à base de bitume.
L'enfoncement par cylindra, se fait, de préférence, après un chauffage modéré ou bien, par exe ple, par des journées chaudes, de telle sorte que, la matière plastique prenne une consistance nettement plas- tique qui suffise pour faire refluer la matière de base
<Desc/Clms Page number 11>
sous la pression de cylindrage, de telle sorte qu'elle s'ap- plique étroitement autour des morceaux du matériau en pe- tits morceaux et assure ainsi une solide liaison de ces pe- tits morceaux dans le revêtement routier, En variante, on peut enfoncer par cylindruge dans le revête ment routier non spécialement réchauffé le matériau en petits morceaux porté à température élevée.
Selon la présente invention, on peut également lier les morceaux du matériau en pe tits morceaux dans le revêtement routier en commençant par enduire la route d'une couche d'une .matière thermo-plastique, constituée par exemple par du goudron, du bitume ou une matière plastique, ou en projetant sur la route une couche d'une telle matière, et en enfonçant ensuite par cylindrée le matériau en petits morceaux dans cette couche thermo- plastique.